Wikipédia:Sélection/Universités japonaises

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Université de Hokkaidō

Musée de l'université.

L'université de Hokkaidō (北海道大学, Hokkaidō daigaku?, couramment abrégée en Hokudai, 北大) est une université nationale du Japon. Elle a été fondée en 1876 comme collège d'agriculture de Sapporo, avant d'être élevée au rang d'université impériale du Japon en 1918. Elle appartient depuis 2004 à l'association des universités nationales du Japon.

L'université compte deux campus principaux à Sapporo et à Hakodate tous deux dans la préfecture de Hokkaidō. Elle forme en 2011 quelque 18 227 étudiants, dont 1 340 étrangers, et compte 3 917 personnes travaillant dans des activités liées à la recherche ou à l'enseignement. Elle est structurée en douze facultés pour le premier cycle et dix-neuf pour les cycles suivants. Elle compte par ailleurs plusieurs infrastructures, dont un hôpital, un service de bibliothèques comptant un peu moins de quatre millions de titres, ainsi qu'un musée.

Parmi les personnalités liées à l'université, un ancien étudiant a obtenu un prix Nobel, un autre a été spationaute et trois ont obtenu un prix Akutagawa.

Université de Tokyo

Auditorium Yasuda, université de Tokyo.

L’université de Tokyo (東京大学, Tōkyō daigaku?, couramment abrégé en Tōdai, 東大) est une université nationale japonaise, située à Tokyo. Elle a été fondée en 1877 comme l’une des universités impériales du Japon et appartient depuis 2004 à l’association des universités nationales du Japon.

L’université compte trois campus principaux, répartis à Tokyo et dans sa région, plus précisément à Hongō, Komaba et Kashiwa. Elle forme quelque 28 000 étudiants, dont 2 100 étrangers, et compte 7 637 personnes travaillant dans des activités liées à la recherche ou à l’enseignement. Elle est structurée en dix facultés pour le 1er cycle et quatorze pour les cycles suivants. Elle compte par ailleurs plusieurs infrastructures, dont deux hôpitaux, un service de bibliothèques comptant plus de huit millions de titres, ainsi qu’un musée.

Parmi les anciens étudiants que compte l’université, 17 ont exercé la fonction de Premier ministre au Japon, six ont obtenu un prix Nobel, deux un prix Pritzker, deux ont été astronautes et un a obtenu une médaille Fields.

Université de Kyōto

Photo de la tour de l’horloge de l’université.

L’université de Kyōto (京都大学, Kyōto daigaku?), dont le nom est couramment abrégé en Kyōdai (京大?), est une université japonaise située à Kyōto. Elle a été fondée en 1897 en tant qu’université impériale du Japon et appartient depuis 2004 à l’association des universités nationales du Japon.

Elle compte environ 22 000 étudiants, tous cycles confondus, dont 1 430 étudiants étrangers, 2 875 enseignants et 2 533 personnels administratifs. Ses trois campus sont situés à Kyōto et dans sa périphérie, plus particulièrement les quartiers de Yoshida et de Katsura, ainsi que dans la ville d’Uji. Elle est organisée en dix facultés pour le premier cycle et en dix-sept pour les suivants et compte par ailleurs plusieurs infrastructures comme un hôpital universitaire, un service de bibliothèques comprenant plus de six millions de livres, ainsi qu’un musée. Parmi les personnalités liées à l’université, cinq anciens étudiants ont obtenu un prix Nobel, deux ont obtenu une médaille Fields, deux ont été Premiers ministres du Japon, et un président de Taïwan.

Université du Tōhoku

Entrée du campus de Kawauchi.


L'université du Tōhoku (東北大学, Tōhoku daigaku?), souvent abrégé en Tōhokudai (東北大?), est une université japonaise située à Sendai, dans la préfecture de Miyagi dans la région du Tōhoku. Elle a été fondée en 1907 comme l'une des universités impériales du Japon et appartient depuis 2004 à l'association des universités nationales du Japon.

L'université compte trois campus principaux répartis à Sendai, plus précisément à Katahira, Seiryo et dans la zone Kawauchi-Aobayama. Elle forme quelque 18 225 étudiants, dont 1 511 étrangers, et compte 5 819 personnes travaillant dans des activités liées à la recherche ou à l'enseignement. Elle est structurée en dix facultés pour le 1er cycle et quinze pour les cycles suivants. Elle compte par ailleurs plusieurs infrastructures, dont un hôpital, un service de bibliothèques comptant plus de 3,8 millions de titres, ainsi qu'un musée.

Parmi les personnalités liées à l’université, un ancien étudiant a obtenu un prix Nobel et un autre un prix Albert Lasker, et plusieurs inventions comme l'antenne Yagi-Uda ou la mémoire flash ont en partie été développées par des chercheurs de l'établissement.

Université de Kyūshū

Campus d'Ito.

L'université de Kyūshū (九州大学, Kyūshū Daigaku?), souvent abrégée en Kyudai (九大, Kyūdai?), est une université nationale japonaise située à Fukuoka, dans l'île de Kyūshū. Elle a été fondée en 1903 sous la forme d'un collège de médecine avant d'acquérir en 1911 le statut université impériale, et appartient depuis 2004 à l'association des universités nationales du Japon.

L'université compte trois campus principaux répartis à Fukuoka, plus précisément à Ōhashi, à Chikushi, et à Ito. Elle forme quelque 18 743 étudiants, dont 1 713 étrangers, et compte 4 940 personnes travaillant dans des activités liées à la recherche ou à l'enseignement. Elle est structurée en douze facultés pour le 1er cycle et dix-sept pour les cycles suivants. Elle comprend par ailleurs un hôpital, des bibliothèques totalisant un peu plus de quatre millions de titres et un musée.

Université Waseda

Auditorium Ōkuma, Université Waseda.

L'Université Waseda (早稲田大学, Waseda daigaku?), couramment abrégé en Sōdai (早大?), est une université japonaise privée située à Tokyo. Elle est fondée en 1882 par l'homme d'État Ōkuma Shigenobu comme école spécialisée, et accède au statut d'université en 1920.

L'université compte trois campus principaux dans la partie nord de l'arrondissement de Shinjuku. Elle forme en 2011 quelque 53 500 étudiants, dont 2 400 étrangers, et compte 5 900 personnes travaillant dans des activités liées à la recherche ou à l'enseignement. Elle est structurée en treize facultés pour le 1er cycle comme pour les cycles suivants, et en six écoles supérieures. Elle compte par ailleurs plusieurs infrastructures, dont un service de bibliothèques comptant plus de cinq millions de titres, ainsi que deux musées.

Parmi les anciens étudiants que compte l'université, sept ont exercé la fonction de Premier ministre au Japon, et plusieurs ont remporté les principaux prix littéraires de l'archipel, ainsi que treize titres olympiques.

William Smith Clark

Portrait de William Smith Clark.

William Smith Clark, né le et mort le , est un scientifique américain. Également colonel pendant la guerre de Sécession et membre de la Chambre des représentants du Massachusetts, il contribue à la création d’établissements d’enseignement supérieur dédiés à l’agriculture dans le Massachusetts comme au Japon.

Il est connu pour son implication dans le développement de l’agriculture dans le Massachusetts, notamment par sa contribution pour la création du collège d’agriculture d’Amherst, qu’il dirige quelques années. Il est appelé en 1876 par le gouvernement japonais pour développer l’agriculture à Hokkaidō, et y participe en aidant à la création du collège d'agriculture de Sapporo. Il y mène par ailleurs une activité de prosélytisme chrétien.

Ses dernières années sont marquées par son implication dans une société d’exploitation de mines en Amérique du Nord. Cette dernière périclite en 1882 en raison de la gestion de son associé, ce qui entraine sa ruine, et sa mort peu après en 1886.

Affaire Kume

Kume Kunitake.

L'affaire Kume (久米邦武筆禍事件, Kume Kunitake Hikka Jiken?) est une controverse universitaire qui se déroule au Japon, à l'ère Meiji (1868 - 1912). Elle porte sur l'analyse faite par l'historien Kume Kunitake des documents historiques retraçant la fondation mythique du Japon. Dans l'édition d' de la revue Shigaku zasshi, il soutient que le shintō est une croyance religieuse dépassée ; une affirmation qui fait grand bruit dans un pays où le pouvoir en place vient d'instaurer un shintoïsme d'État dont l'origine divine de la lignée impériale est l'un des piliers fondateurs. En effet, la republication de l'article de Kume, le , dans une revue au lectorat plus large, fait éclater une polémique publique. Attaqué par les milieux conservateurs et religieux, et ne pouvant compter sur des soutiens dans le monde académique, le professeur de l'université impériale de Tokyo est contraint à la démission.

Pour les historiens qui l'ont étudiée par la suite, cette affaire est un cas d'atteinte aux libertés académiques et constitue l'une des principales affaires de censure de l'ère Meiji.