Wikipédia:Lumière sur/Octobre 2008

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Programme du mois

Mercredi 1er octobre 2008

Armoiries de la Tunisie

Le président de la République tunisienne est le chef d’État de la République tunisienne depuis l’instauration de la fonction le . À ce titre, il est le chef de l’exécutif national qu’il dirige avec l’aide d’un Premier ministre qui est formellement le chef du gouvernement. Selon l’article 44 de la Constitution, il est également le chef suprême des forces armées.

Il est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans. Il est rééligible sans limitation du nombre de mandats contrairement à la période antérieure à la réforme constitutionnelle du où ce nombre était limité à quatre puis trois, exception faite de la présidence à vie instaurée de 1975 à 1988. L’élection du président de la République tunisienne n’est pas libre à l’heure actuelle en raison du contrôle des médias par le pouvoir, la violation des droits de l'homme et la répression des opposants politiques selon des médias internationaux, des associations de défense des droits de l’homme, la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) française et des dirigeants internationaux tels que la secrétaire d’État américaine.

Depuis l’instauration de la fonction et la promulgation de la Constitution républicaine du , cette fonction a été occupée par les personnalités suivantes : Habib Bourguiba jusqu’à sa mise à l’écart le après trente ans de pouvoir (déclaré médicalement inapte à assumer ses fonctions par un collège de médecins) ; Zine el-Abidine Ben Ali qui assure cette charge à titre intérimaire jusqu’aux élections anticipées de 1989 puis est réélu largement aux élections organisées par la suite ; Fouad Mebazaa proclamé président par intérim par le Conseil constitutionnel le suite à la révolution tunisienne. Bourguiba puis Ben Ali ont également présidé le parti au pouvoir depuis l’indépendance en 1956 (appelé successivement Néo-Destour, Parti socialiste destourien puis Rassemblement constitutionnel démocratique).

Jeudi 2 octobre 2008

Amanite phalloïde

L’amanite phalloïde (Amanita phalloides), également connue sous les noms d’oronge verte ou de calice de la mort, est un champignon vénéneux du genre des amanites. Largement distribuée en Europe, A. phalloides est trouvée en association avec différents feuillus ou conifères. Cet organisme, doté d’excellentes capacités d’adaptation, s’est rapidement étendu dans d’autres pays et continents, transporté sur des chênes, châtaigniers ou pins. Le sporophore (partie émergée du champignon), apparaissant en été et en automne, est généralement verdâtre, avec lames et pieds blancs.

Ce champignon toxique ressemble à de nombreuses espèces comestibles, augmentant le risque d’ingestion accidentelle. En effet, la réputation de l’amanite phalloïde comme étant un des plus dangereux champignons vénéneux connus n’est plus à faire. Elle est impliquée dans la majorité des cas d’empoisonnements mortels par champignon chez les humains, dont certaines figures historiques célèbres comme l’empereur romain Claude ou l’empereur du Saint-Empire Romain Germanique Charles VI.

Ce champignon a été l’objet de nombreuses recherches et de nombreux agents actifs biologiques ont été isolés. Le principal constituant toxique est l’α-amanitine, qui endommage le foie et les reins, souvent de manière fatale. Aucun antidote réellement efficace n’est connu à l’heure actuelle .

Vendredi 3 octobre 2008

D. novaehollandiae novaehollandiae à collier blanc au Victoria

L’Émeu d’Australie (Dromaius novaehollandaiae) est la seule espèce de la famille des dromaiidés, encore vivante de nos jours.

C’est aussi, par sa taille, le deuxième plus grand oiseau du monde actuel derrière l’autruche. Il peut atteindre deux mètres de haut. Cet oiseau brun, au plumage original est commun sur presque tout le territoire australien bien qu’il évite les régions trop densément peuplées, les zones trop humides ou trop sèches. Il peut voyager sur de grandes distances d’un bon pas et si besoin courir à 50 kilomètres/heure. Ce sont des oiseaux nomades capables de parcourir de nombreux kilomètres à la recherche d’une nourriture variée à base de plantes et d’insectes.

La sous-espèce d’émeu qui habitait la Tasmanie (diemenensis) s’est rapidement éteinte après l’arrivée des premiers Européens en 1788. La répartition des différentes sous-espèces (novaehollandiae, woodwardi et rothschildi) a aussi été modifiée par les Européens. Alors qu’autrefois les émeus étaient très communs sur la côte est de l’Australie, ils y sont maintenant devenus rares ; en revanche, le développement de l’agriculture et la création de points d’eau pour le bétail à l’intérieur du continent ont fait augmenter leurs effectifs dans les régions arides. On les élève pour leur viande, leur huile et leurs plumes.

Samedi 4 octobre 2008

Drapeau d’Acadie

Gamaliel Smethurst (Marblehead, 1738 - Londres, 1826) est un marchand, politicien et écrivain britannique. Intéressé par la science dès son plus jeune âge, il écrit plusieurs livres et articles sur le sujet.

Après avoir vécu un certain temps au Royaume-Uni, il obtient en 1761 un permis pour faire du commerce à la baie des Chaleurs, en Acadie. Arrivant en plein milieu de la Déportation des Acadiens, il assiste impuissant au raid de Roderick MacKenzie et est abandonné par son capitaine. Il commence alors un voyage qui le mènera vers le fort Beauséjour. Durant ce voyage, il tient un journal où il note plusieurs observations précieuses sur la déportation, les Micmacs et la géographie. Sa vie et celle de ses guides est menacée à plusieurs reprise et il est fait deux fois prisonniers par les Amérindiens. Il sauve un marin du naufrage du Hulton et parvient à atteindre le fort après six semaines.

Il se fait attaquer par des corsaires en 1762, tente d’établir un autre poste de pêche à l’Île-du-Prince-Édouard la même année puis s’établit à Baie-Verte en 1763. Il survit à un naufrage en 1763 et commence un second journal. Il devient député du comté de Cumberland à la Chambre d’Assemblée de la Nouvelle-Écosse en 1765 et conserve ce poste jusqu’en 1770 où il s’établit pour de bon à Londres. C’est là qu’il publie le récit de ses aventures.

Dimanche 5 octobre 2008

29 espèces différentes d’oiseaux de Finlande

Un oiseau (ou classe des Aves) est un animal tétrapode appartenant à l’embranchement des vertébrés. S’il existe près de 10 000 espèces d’oiseaux, très différentes tant par leur écologie que leurs comportements, chacune d’elles présente un même ensemble de caractéristiques évidentes permettant de les regrouper. Celles-ci sont notamment leur bec, leurs plumes, leurs ailes et leur oviparité.

Les oiseaux sont notamment remarquables par la faculté de voler que possède la plupart d’entre eux, caractéristique particulièrement rare chez les vertébrés. Ils peuplent tous les milieux, des glaces de l’Antarctique aux forêts équatoriales et aux déserts. Ce fait a été rendu possible grâce à des adaptations anatomiques, physiologiques et comportementales (en particulier le phénomène migratoire) variées.

Initialement, la langue française disposait, pour désigner les oiseaux, de noms génériques basés uniquement sur la morphologie comme rapace, vautour, échassier, canard, perroquet, hirondelle, oie, cygne, etc. ou sur leur usage tels volaille ou gibier ; certains de ces termes ne désignant pas les mêmes oiseaux d’une région à l’autre, comme « chouan ». Puis avec l’apparition de la systématique, les ornithologues ont créé des noms davantage basés sur l’anatomie pour faire des regroupements adaptés à un classement taxinomique. Ceux-ci sont passés dans le langage courant, mais beaucoup se sont avérés polyphylétiques, par exemple palmipède. Au cours du XXe siècle, la classification a évolué en regroupant les différentes espèces selon des affinités plus subtiles. Une autre révolution dans la taxonomie s’est produite au cours des années 1990, avec l’apparition d’une classification basée sur la génétique, en l’occurrence des expériences d’hybridation de l’ADN. Celle-ci est dans l’ensemble acceptée en Amérique tandis que les réticences sont plus importantes en Europe.

Lundi 6 octobre 2008

Carte des régions du Pérou

Les régions du Pérou (Regiones del Perú) constituent la subdivision administrative de plus haut niveau du Pérou. Depuis son indépendance en 1821, le Pérou était divisé en départements (departamentos), mais le pays connaissait un problème de centralisation des pouvoirs économique et politique dans la capitale, Lima. Après plusieurs essais infructueux de décentralisation, les départements furent remplacés par des régions et les premiers gouvernements régionaux furent élus le 20 novembre 2002.

Les 24 anciens départements et la province de Callao devinrent des régions. La province de Lima fut exclue de ce processus et n’appartient à aucune région. À la différence des anciens départements, les régions disposent d’un gouvernement élu et disposent de nombreuses prérogatives. D’après la Loi organique des gouvernements régionaux de 2002 (Ley Orgánica de Gobiernos Regionales), le transfert de différentes compétences du gouvernement central vers les régions est en cours. Un référendum tenu en 2005 et visant à fusionner plusieurs régions se solda par un échec.

Les régions péruviennes sont composées de provinces, elles-mêmes sous-divisées en districts.

Mardi 7 octobre 2008

Paul von Hindenburg

Paul Ludwig Hans Anton von Beneckendorff und von Hindenburg, né le à Posen (aujourd’hui en Pologne) et mort le à Gut Neudeck (aujourd’hui en Pologne), est un militaire et un homme politique allemand qui a joué du fait de son prestige et de sa longévité un rôle important dans l’histoire allemande.

Après une longue éducation militaire au cours de laquelle il participe par exemple à la bataille de Sadowa et à la guerre franco-allemande de 1870, Hindenburg occupe la scène politique et militaire allemande de 1914 jusqu’à sa mort. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, il est sollicité par l’Empereur Guillaume II. Vainqueur à la bataille de Tannenberg, Hindenburg est nommé deux ans plus tard chef d’État-major allemand. Il le restera jusque la fin du conflit.

Auréolé de son succès militaire, Hindenburg, qui avait pris en main les rênes du pays avec le général Ludendorff sous la forme d’une dictature militaire, est élu président du Reich en 1925. Il le restera jusqu’en 1934. En partie manipulé, et malade, il nomme Adolf Hitler au poste de chancelier d’Allemagne le . Il s’éteint en 1934.

Mercredi 8 octobre 2008

Robert II, surnommé « Robert le Pieux » est né à Orléans vers 972 et est mort au château de Melun le . Fils d’Hugues Capet et de son épouse Adélaïde d'Aquitaine, il est le deuxième roi franc de la dynastie capétienne. Il règne de 996 à 1031 et est ainsi l'un des souverains de l’an mil.

Associé dès 987 à la royauté, il assiste son père sur les questions militaires (avec le siège par deux fois, en 988 et 991 de Laon). Sa solide instruction, assurée par Gerbert d'Aurillac (le futur pape Sylvestre II) à Reims, lui permet de s’occuper des questions religieuses dont il devient rapidement le garant (il dirige le concile de Verzy en 991 et celui de Chelles en 994). Poursuivant l’œuvre politique de son père, après 996, il parvient à maintenir l’alliance avec la Normandie et l’Anjou et à contenir les ambitions d'Eudes II de Blois.

Au prix d’une longue lutte débutée en avril 1003, il conquiert le duché de Bourgogne qui aurait dû lui revenir en héritage à la mort, sans descendance directe, de son oncle Henri Ier de Bourgogne, mais que ce dernier avait transmis à son beau-fils Otte-Guillaume.

Les déboires conjugaux de Robert le Pieux avec Rozala d'Italie et Berthe de Bourgogne (qui lui valent une menace d’excommunication), puis la mauvaise réputation de Constance d'Arles, contrastent étrangement avec l’aura pieuse, à la limite de la sainteté, que veut bien lui prêter son biographe Helgaud de Fleury dans la Vie du roi Robert le Pieux (Epitoma vitae regis Roberti pii). Sa vie est alors présentée comme un modèle à suivre, faite d’innombrables donations pieuses à divers établissements religieux, de charité envers les pauvres et surtout de gestes considérés comme sacrés, telle que la guérison de certains lépreux : Robert est le premier souverain considéré comme thaumaturge. La fin de son règne révèle la relative faiblesse du souverain qui doit faire face à la révolte de son épouse Constance d'Arles puis de ses propres fils (Henri et Robert) entre 1025 et 1031.

Jeudi 9 octobre 2008

L’histoire du terme Wallon et de ses dérivés commence avec le très ancien mot germanique Walh, qui désigne en général les populations de langues celtiques ou romanes avec lesquelles les Germains avaient des contacts, mais son origine dans la langue française n’a pas été clairement identifiée. Il pourrait trouver sa source dans le latin médiéval après l’emprunt lexical au francique. Il est également possible qu’il soit issu, par changement de suffixe, de wallec, « langue d’oïl parlée dans les Pays-Bas ». La portée sémantique de Wallon et de ses dérivés, tel que le toponyme Wallonie, s’est réduite avec le temps pour devenir un endonyme et se réduit encore de nos jours.

Cette histoire lexicologique n’a été étudiée que par peu de monde, surtout dans les cercles intellectuels du mouvement wallon. La principale œuvre sur ce sujet est l’Histoire des mots Wallon et Wallonie d’Albert Henry, qui selon Jean-Pol Demacq montre la volonté des Wallons de « trouver la réponse à leurs questionnements, à l’itinéraire sinueux et tellement actuel de la recherche de [leur] identité wallonne ».

Vendredi 10 octobre 2008

Kurt Gerstein ( à Munster, Allemagne - à Paris, France), ingénieur des mines allemand, militant chrétien anti-nazi mais cependant membre du parti, a été affecté pendant la Seconde Guerre mondiale à l'Institut d'Hygiène de la SS, département « hygiène de l'eau », à Berlin.

Il a été le témoin, en août 1942, d'un gazage homicide dans le camp d'extermination de Belzec, en Pologne. Il a contacté un diplomate suédois et des personnalités religieuses afin qu'ils alertent les dirigeants politiques et le pape Pie XII sur la destruction des juifs d'Europe, mais sans succès. En 1945, il en a fourni un récit qui forme le cœur de son « rapport » aux Alliés. Le dramaturge Rolf Hochhuth a écrit, dans les années 1960, une pièce de théâtre (Der Stellvertreter. Ein christliches Trauerspiel, en français : Le Vicaire) sur la base du témoignage de Kurt Gerstein, lui faisant une renommée mondiale. En 2002, Costa Gavras s'est inspiré de cette pièce pour son film Amen.

Samedi 11 octobre 2008

Localisation et plan du Tramway de Saint-Romain-de-Colbosc

Le tramway de Saint-Romain-de-Colbosc est une voie ferrée d'intérêt local à écartement métrique sise en Seine-Inférieure (aujourd'hui Seine-Maritime) qui relia, entre 1896 et 1929, la commune de Saint-Romain-de-Colbosc à la gare d'Étainhus - Saint-Romain située sur la Ligne Paris - Le Havre.

Longue de plus de quatre kilomètres, la ligne fut d'abord exploitée par des automotrices à vapeur Serpollet, puis après la défaillance de ces dernières, par des convois ferroviaires tractés par des petites locomotives à vapeur. Jusqu'à la Première Guerre mondiale, l'itinéraire transportait près de 100 000 voyageurs par an même si l'équilibre financier était fragile et les projets d'extension du tramway repoussés par les autorités départementales. Le conflit perturba l'exploitation de la ligne, les difficultés financières qui s'ensuivirent dans les années 1920 conduisirent le tramway à une fermeture précoce en février 1929.

Dimanche 12 octobre 2008

Un roi donne à un évêque les investitures Mediaeval and Modern History by Philip Van Ness Myers, 1905

La Querelle des investitures est le conflit qui opposa la papauté et le Saint-Empire romain germanique entre 1075 et 1122. Elle tire son nom de l’investiture des évêques. Au Moyen Âge, l’investiture est un acte par lequel une personne met une autre en possession d’une chose. Au XIe siècle, les souverains estiment que le fait de confier à un évêque ou à un curé des biens matériels leur permet de choisir l’officiant et de lui accorder les investitures spirituelles. Cette mainmise du pouvoir temporel sur le pouvoir spirituel a comme conséquence une défaillance profonde du clergé, qui n’assure plus son rôle.

La réforme grégorienne qui débute au milieu du XIe siècle entend lutter contre les manquements du clergé à ses devoirs, ce qui incite le pape à vouloir le contrôler, au détriment du pouvoir politique. Les monarques du Saint-Empire romain germanique, pour qui les évêques sont aussi des relais de l’autorité impériale, s’opposent alors à cette prétention. Après une lutte sans merci entre les empereurs et les papes, la Querelle des investitures aboutit à une victoire provisoire du spirituel sur le temporel.

Lundi 13 octobre 2008

Couverture du livre Anklage und Widerlegung de Hans Draeger, symbole de la discussion autour de la Kriegsschuldfrage dans l’Allemagne de la République de Weimar qui s’est principalement articulée autour de la réfutation de l’accusation portée par le traité de Versailles et les Alliés en général

La Kriegsschuldfrage (littéralement question de la responsabilité dans la guerre) désigne le débat public qui s’est déroulé en Allemagne — pour sa plus grande partie à l’époque de la République de Weimar — afin d’établir la part de responsabilité allemande dans la Première Guerre mondiale. S’articulant en plusieurs phases déterminées en grande partie par le retentissement du traité de Versailles et l’attitude des vainqueurs, ce débat a également eu lieu dans d’autres pays impliqués dans le conflit comme la France ou la Grande-Bretagne.

Le débat autour de la Kriegsschuldfrage n’a pas seulement mobilisé les historiens comme Hans Delbrück, Wolfgang J. Mommsen, Gerhard Hirschfeld ou Fritz Fischer mais un cercle bien plus large comprenant de nombreux intellectuels comme Kurt Tucholsky ou Siegfried Jacobsohn ainsi que l’opinion publique. L’histoire de la République de Weimar a été imprégnée de part en part par la Kriegsschuldfrage : fondée peu de temps avant la signature du traité de Versailles, la république incarnera jusqu’à sa disparition ce débat qui sera repris comme argument de campagne par les nationaux-socialistes.

Mardi 14 octobre 2008

Strasbourg (Strossburi en alsacien, Straßburg en allemand) est une ville située dans le Nord-Est de la France, sur la rive gauche du Rhin. C'est le chef-lieu de la région Alsace et du département du Bas-Rhin. La ville, siège du Conseil de l'Europe depuis 1949 et du Parlement européen depuis 1992, porte les titres de capitale européenne et de capitale de l'Europe.

Septième ville de France par la population, elle est l'un des principaux pôles économiques du nord-est. La ville se distingue par un secteur secondaire très diversifié et un secteur tertiaire essentiellement tourné vers les activités financières, la recherche et le conseil aux entreprises. L'économie strasbourgeoise est également marquée par l'implantation de deux pôles de compétitivité, l'un dédié aux innovations thérapeutiques, l'autre aux véhicules de l'avenir.

Ville frontière avec l'Allemagne, Strasbourg est profondément biculturelle. Son histoire, riche et tourmentée, a laissé un patrimoine architectural remarquable. Son centre-ville, situé sur la Grande Île, est entièrement classé patrimoine mondial de l'humanité par l’Unesco depuis 1988 et comprend notamment la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg et le quartier de la Petite France.

Strasbourg est également devenue le symbole de la réconciliation franco-allemande et plus généralement de l’Union européenne. La ville s’est progressivement spécialisée dans les fonctions politiques, culturelles, et institutionnelles. Elle est ainsi l’une des seules villes, avec Genève et New York, à être le siège d'organisations internationales sans être capitale d’un pays. Strasbourg est une ville de congrès internationaux, la deuxième de France après Paris.

Mercredi 15 octobre 2008

Metro-Paris-Ligne-4-2-Stati.jpg

La ligne 14 du métro de Paris est une ligne du réseau métropolitain de Paris. Elle relie la station Saint-Lazare à la station Olympiades en traversant le centre de Paris selon une diagonale nord-ouest / sud-est.

Ouverte le 15 octobre 1998, c'est la ligne la plus récente du réseau et possède plusieurs caractéristiques originales qui en font une ligne à part : c'est ainsi la première ligne du métro parisien à conduite intégralement automatisée, c'est-à-dire sans conducteur, ce qui en fait en général la seule en ordre de marche les jours de grève.

C'est également la vitrine du savoir-faire de la RATP, via sa filiale Systra, d'Alstom pour le matériel roulant et de Siemens Transportation Systems pour les automatismes, lorsque ces entreprises répondent à des appels d'offres internationaux pour la réalisation de métros. La ligne est également connu sous nom de projet : Meteor pour MÉTro Est-Ouest Rapide.

Jeudi 16 octobre 2008

Madonna by David Shankbone.jpg


Madonna est une auteur-compositrice-interprète, danseuse, actrice, réalisatrice et femme d'affaires américaine.

Personnage incontournable de la musique populaire depuis 35 ans, Madonna a marqué son époque par son immense succès mondial sur la scène musicale et ses provocations. Surnommée « la reine de la pop », elle s'inscrit dans le courant musical pop, mais a fait aussi des incursions dans d'autres styles comme la dance, le disco, le RnB, l'electro, le rock et le jazz. Connue pour constamment réinventer son image et sa musique au fil des années, elle utilise ses clips, ses concerts et ses interviews pour s'exprimer notamment sur la religion, la sexualité et la politique.

Vendredi 17 octobre 2008

Klonoa: Empire of Dreams (風のクロノア 〜夢見る帝国〜, Kaze no Klonoa: Yumemiru Teikoku?) est un jeu vidéo de plates-formes développé et édité par Namco, sorti à partir de 2001 sur Game Boy Advance. Klonoa, chat aux oreilles particulièrement développées est contraint, pour avoir commis le crime de rêver dans l’empire de Jillius, de parcourir le monde pour défaire de terribles monstres attaquant depuis peu les civils. Il s’agit du quatrième jeu de la série Klonoa. Il reprend les ingrédients classiques de la série en mêlant plates-formes et réflexion, en entrecoupant le jeu de phases d’action, le tout dans un monde imaginaire et magique composé de créatures anthropomorphiques.

Klonoa: Empire of Dreams est l’un des premiers projets de Namco sur la Game Boy Advance, console sortie en . Il s’inscrit dans la lancée du développement de la licence Klonoa, future mascotte potentielle de Namco. En effet, le premier épisode sur PlayStation a connu une suite sur la nouvelle génération de console, en la qualité de Klonoa 2: Lunatea’s Veil, sorti en mars 2001 sur PlayStation 2.

Samedi 18 octobre 2008

Jean Jaurès

L’assassinat de Jean Jaurès a lieu trois jours avant le début de la Première Guerre mondiale. Le vendredi à 21 h 30, il dîne au Café du Croissant, rue Montmartre, dans le deuxième arrondissement de Paris, à deux pas du siège de son journal, L’Humanité. Deux détonations éclatent : une balle lui perfore le crâne. Jaurès s’effondre, mortellement atteint.

Son meurtre met un terme aux efforts désespérés qu’il avait entrepris depuis l’attentat de Sarajevo pour empêcher l’inéluctable déflagration militaire en Europe. Il précipite le ralliement de la majorité de la gauche française à l’Union sacrée, y compris beaucoup de socialistes et de syndicalistes qui refusaient jusque là de soutenir la guerre. Cette Union sacrée n’existe plus en 1919 lorsque son assassin, Raoul Villain, est acquitté. Le transfert des cendres de Jaurès au Panthéon, en 1924, souligne une autre rupture politique intervenue au sein de la Gauche, entre communistes et socialistes.

Dimanche 19 octobre 2008

Henri de La Rochejaquelein au combat de Cholet, 17 octobre 1793, peinture de Paul-Émile Boutigny, Musée d’histoire de Cholet

La guerre de Vendée est le nom donné à la guerre civile qui opposa partisans et adversaires du mouvement révolutionnaire, entre l’An I et l’An IV (1793 et 1796) au cours de la Révolution française, et plus particulièrement pendant la Première République.

Comme partout en France, la Vendée a connu des manifestations paysannes, entre 1789 et 1792. Mais c’est au moment de la levée en masse, en 1793, que la révolte ou rébellion vendéenne, aussi appelée insurrection vendéenne, s’est déclenchée dans un premier temps comme une jacquerie paysanne classique, avant de prendre la forme d’un mouvement contre-révolutionnaire.

Étalée sur trois années, la guerre a connu plusieurs phases, avec une brève période de paix, au printemps 1795. Elle ne s’est arrêtée qu’au début de 1796, après bien des combats, bien des morts et bien des destructions.

Lundi 20 octobre 2008

Greygoose.jpg

L’Oie cendrée (Anser anser) est un oiseau appartenant à la famille des Anatidae et à la sous-famille des Anserinae. Elle est l'espèce type du genre Anser. On regroupe dans l'espèce les populations d'individus sauvages, les individus des races domestiques, mais aussi des individus marrons, c'est-à-dire domestiques mais revenus à la vie sauvage, ainsi que, dans une certaine mesure, les individus hybrides. De fait, cette espèce présente une vaste aire de répartition.

Elle est, avec l'Oie cygnoïde, un des ancêtres des oies domestiques ; sa domestication remonte à plusieurs milliers d'années.

Les populations sauvages sont protégées par l’Accord sur la conservation des oiseaux d’eau migrateurs d’Afrique-Eurasie (AEWA).

Mardi 21 octobre 2008

Bal du rat mort.JPG

Le Bal du rat mort est une bande dessinée fantastique belge scénarisée par Jan Bucquoy et dessinée par Jean-François Charles. Elle est parue en 1980 aux éditions Michel Deligne et a été rééditée chez Glénat en 1986. Unique travail collaboratif des deux auteurs, Le Bal du rat mort raconte en 45 pages une invasion de rats manipulés par un homme qui se comporte comme un vampire. Le bal du Rat mort est un bal masqué pendant le carnaval d'Ostende de 1977.

Le titre fait référence à un bal masqué annuel organisé à Ostende par le Cercle Coecilia le premier samedi de mars, en commémoration du cabaret Le Rat mort, visité par Ensor et ses amis au cours d’un voyage à Paris en 1896. Dans l’intrigue de la bande dessinée, Jean Lamorgue, inspecteur de police spécialisé en criminologie pathologique, est délégué à Ostende. Il doit résoudre une affaire criminelle. Il perdra le contrôle des événements et de lui-même. « Qu’est-ce qu’il m’arrive ? Il faut que je me surveille, je ne me contrôle plus, cette affaire m’angoisse ! C’est comme si je me sentais concerné… ». Pendant une invasion massive, des rats envahissent les immeubles, vident les réserves dans les caves, bloquent les ascenseurs et s’attaquent aux chats et aux humains. La ville doit être évacuée.

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Mercredi 22 octobre 2008

Oradour-sur-Glane a été conservé « en l'état »

Le massacre d'Oradour-sur-Glane désigne la destruction, le , de ce village de la Haute-Vienne, situé à environ vingt kilomètres au nord-ouest de Limoges, et le massacre de sa population (642 victimes), par un détachement du 1er bataillon du 4e régiment de Panzergrenadier Der Führer appartenant à la Panzerdivision Das Reich de la Waffen-SS. Il s'agit du plus grand massacre de civils commis en France par les armées allemandes, assez semblable à celui de Marzabotto perpétré en Italie, qui transpose sur le front de l'Ouest des pratiques courantes sur le front de l'Est.

Ces événements marquèrent profondément les consciences ; leurs conséquences judiciaires suscitèrent une vive polémique, notamment à la suite de l'amnistie accordée aux Alsaciens « Malgré-nous » qui avaient participé au massacre. Depuis 1999, le souvenir des victimes est commémoré par le Centre de la mémoire d'Oradour-sur-Glane, situé non loin des ruines du village à peu près conservées en l'état.

Jeudi 23 octobre 2008

Denier d'Adalbéron, archevêque de Reims, fin du Xe siècle.

Adalbéron de Reims (né vers 925 et mort à Reims le ), est le trente-neuvième archevêque de Reims de 969 à 989. Homme de lettres et de sciences, Adalbéron est nommé archevêque de Reims par le roi Lothaire pour y imposer une série de réformes religieuses dans cette province ecclésiastique. Il commence par appeler à la tête de son école épiscopale, l’un des plus grands savants de son temps, Gerbert d’Aurillac.

Natif d’une famille lotharingienne, Adalbéron rêve toute sa vie au retour d’un vaste empire en Occident qui serait dirigé par les Ottoniens. Après les attaques répétées du roi Lothaire contre Otton II pour récupérer la Lotharingie, Adalbéron se détourne du roi des Francs et se rapproche de l’empereur germanique. Accusé de trahison par Lothaire puis par son fils Louis V, il est convoqué à Compiègne pour y être jugé (986-987). Sauvé par les morts successives des deux souverains, le prélat reçoit le soutien du duc des Francs Hugues Capet qu’il sacre roi probablement à Noyon en . Pensant à tort qu’Hugues Capet deviendrait un serviteur de l’Empire, Adalbéron est ainsi le principal artisan de l’accession au trône de la famille capétienne. À sa mort (989), dans un contexte de crise (prise de Laon par Charles de Lorraine), le siège rémois échoit à Arnoul (un fils illégitime de Lothaire) plutôt qu’à Gerbert d’Aurillac, le futur pape Sylvestre II.

Vendredi 24 octobre 2008

Lagune du port militaire dominée par la cathédrale Saint-Louis de Carthage

Les ports puniques de Carthage désignent les installations portuaires de Carthage située sur le territoire de l’actuelle Tunisie.

Durant l’Antiquité, la cité phénicienne]] et punique de Carthage est souvent qualifiée d’« empire de la mer » en raison de la nature de sa puissance : une thalassocratie d’abord fondée sur la prééminence de son commerce maritime, trait commun à de nombreuses cités du bassin méditerranéen comme le rappelle Serge Lancel : « maintes cités du monde antique [ayant] vécu pour et par la mer ».

Produit d’une colonisation orientale, Carthage ou Qart Hadasht (Nouvelle Ville) tire ses origines de Tyr, comme le raconte la légende de Didon, et voit le jour en 814 av. J.-C. selon la date la plus communément admise. Elle n’est pas la première colonie phénicienne sur la côte africaine puisque Utique est fondée vers 1100 av. J.-C. Dès lors, Carthage a largement essaimé dans le bassin occidental de la mer Méditerranée, ne développant son « hinterland » africain qu’à la fin de sa période de domination punique. Par son identité, Carthage est un point d’ancrage entre les deux bassins de la Méditerranée : le bassin oriental, berceau de l’univers phénicien, et le bassin occidental, espace de son expansion et de sa chute.

Les ports d’une telle cité, traits d’union avec l’extérieur, revêtent une importance fondamentale. La source écrite essentielle dont disposent les historiens et les archéologues est la description qu’en a faite l’historien grec Appien au IIe siècle. Elle ne permet cependant pas de les localiser de façon certaine et il fallut attendre l’archéologie moderne, en particulier les fouilles effectuées à l’occasion de la campagne internationale de l’Unesco qui débuta dans les années 1970, pour clore le débat en prouvant l’identification des deux lagunes du quartier de Salammbô comme une partie des ports antiques, du moins dans leur état final.

Samedi 25 octobre 2008

L'ornithorynque

L'ornithorynque (Ornithorhynchus anatinus) est une petite espèce de mammifère semi-aquatique endémique de l'est de l'Australie, y compris en Tasmanie. C'est l'une des cinq espèces de l'ordre des monotrèmes, les seuls mammifères qui pondent des œufs au lieu de donner naissance à des petits vivants (les quatre autres espèces sont des échidnés). C'est la seule espèce survivante de la famille des Ornithorhynchidae et du genre Ornithorhynchus bien qu'un grand nombre de fragments d'espèces fossiles de cette famille et de ce genre aient été découvertes.

L'apparence bizarre de ce mammifère pondant des œufs, muni d'aiguillons venimeux, à bec de canard, à queue de castor et à pattes de loutre a fortement surpris les premiers explorateurs qui l'ont découvert et bon nombre de naturalistes européens ont cru à une plaisanterie. C'est l'un des rares mammifères venimeux : le mâle porte un aiguillon sur les pattes postérieures qui peut libérer du venin capable d'infliger de vives douleurs à un être humain. Les traits originaux de l’ornithorynque en font un sujet d’études important pour connaître l’évolution des espèces animales et en ont fait un des symboles de l’Australie : il a été utilisé comme mascotte pour de nombreux événements nationaux et il figure au verso de la pièce de vingt centimes australiens.

Jusqu’au début du XXe siècle, il a été chassé pour sa fourrure mais il est protégé à l’heure actuelle. Bien que les programmes de reproduction en captivité aient eu un succès très limité et qu’il soit sensible aux effets de la pollution, l’espèce n’est pas encore considérée comme en danger.

Dimanche 26 octobre 2008

Monument commémoratif (un char T-72) à proximité de Stepanakert.

La guerre du Haut-Karabagh est un conflit armé qui a eu lieu entre février 1988 et mai 1994 dans l'enclave ethnique du Haut-Karabagh, en Azerbaïdjan du sud-ouest, entre les Arméniens de la région, alliés à la république d'Arménie, et la république d'Azerbaïdjan. La qualification de guerre pour ce conflit doit toutefois être relativisée, celle-ci n'ayant été officiellement déclarée par aucun des belligérants. Tout commence le 26 février 1988, lorsqu'un million de personnes défilent à Erevan pour revendiquer le rattachement du Haut-Karabagh à l'Arménie. Le parlement de l'enclave et un référendum accordé à la population déterminent le même souhait. La demande d'union avec l'Arménie, qui s'est développée vers la fin des années 1980, a débuté pacifiquement, mais ensuite, avec la désintégration de l'Union soviétique, le mouvement devient un conflit violent entre les deux groupes ethniques, aboutissant à des allégations de nettoyage ethnique par les deux camps.

Cette guerre est un des conflits ethniques les plus destructeurs surgis après la décomposition de l'Union soviétique, en termes de nombre de morts et pertes de propriété. Les affrontements interethniques commencent après que le parlement du Haut-Karabagh, province autonome en Azerbaïdjan, a voté l'union de la région avec l'Arménie le 20 février 1988. La déclaration de sécession de l'Azerbaïdjan est le résultat final d'un « ressentiment éprouvé par les membres de la communauté arménienne du Haut-Karabagh envers les limitations imposées par les autorités soviétiques et azerbaïdjanaises concernant la liberté culturelle et religieuse », mais, plus important, d'un conflit territorial.

Lundi 27 octobre 2008

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Mardi 28 octobre 2008

Vue satellite de l'île Europa.

L'île Europa est une petite île tropicale de l'océan Indien d'un peu moins de 30 km2 située dans le sud du canal du Mozambique.

Ce territoire, français depuis 1896, fait partie avec l'île Juan de Nova, l'atoll Bassas da India, l'île Tromelin et les îles Glorieuses de l'ensemble appelé îles Éparses, incorporé depuis la loi ordinaire du aux Terres australes et antarctiques françaises. Europa est cependant revendiquée par la République de Madagascar.

Île à la végétation naturelle variée et bien préservée, c'est un véritable refuge pour une faune sauvage abondante. Europa est notamment l'un des principaux sites mondiaux de reproduction des tortues vertes. Mais c'est une île inhospitalière pour les hommes, dépourvue d'eau douce, habitée par des nuées de moustiques et cernée par des bancs de requins. Des tentatives de colonisation ont pourtant eu lieu à plusieurs reprises entre 1860 et les années 1920.

La France entretient une présence permanente sur l'île depuis 1950 avec des personnels civils ou militaires relevés régulièrement.

Mercredi 29 octobre 2008

Panorama d'Erevan

Erevan ou Yerevan (en arménien Երևան, Yerevan) est la plus grande des villes d’Arménie et sa capitale depuis 1918, la douzième depuis les origines de l’Arménie.

Elle est fondée en 782 av. J.-C. à l'ouest du pays, à l'extrémité orientale de la plaine de l'Ararat, au-dessus des gorges de la rivière Hrazdan. Elle connaît une histoire mouvementée faite de batailles, de pillages, d'incendies et de séismes pendant plus de 2 500 ans, devient la capitale de l'éphémère première République d'Arménie après la Première Guerre mondiale et recueille une partie des rescapés du génocide arménien. La ville s'étend rapidement au XXe siècle lorsque l'Arménie devient une des quinze républiques de l'URSS. D'une petite bourgade de quelques milliers d'habitants sous la première République, elle devient en moins de cinquante ans le principal centre culturel, artistique et industriel du pays, ainsi que le siège de ses institutions politiques.

Depuis le retour à la croissance du pays, Erevan est en pleine mutation. Les chantiers ont commencé à fleurir aux quatre coins de la ville au début des années 2000. Aujourd'hui, avec ses nouvelles infrastructures (immeubles, quartiers, routes, restaurants et autres boutiques) son visage s'occidentalise et efface rapidement les traces de 70 ans de gouvernance soviétique.

En 2007, la population d’Erevan est estimée à 1 107 800 habitants et son agglomération très peu étendue autour de la ville regroupe avec ses 1 245 700 habitants (estimation officielle actuelle), plus de 42 % de la population arménienne. Ses habitants sont appelés les Erevanais et les Erevanaises.

Jeudi 30 octobre 2008

Haricots grimpants variété phénomène

Le haricot, ou haricot commun (Phaseolus vulgaris), est une espèce de plante annuelle de la famille des Fabaceae (Papilionacées), genre Phaseolus, couramment cultivée comme légume. On en consomme soit le fruit (la gousse), haricot vert ou « mange-tout », soit les graines, riches en protéines. Le terme « haricot » désigne aussi ces parties consommées, les graines (haricots secs) ou les gousses.

Cette plante, originaire d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud (Andes), joue un rôle important dans l’alimentation humaine comme source d’amidon (féculent) et de protéines.

Vendredi 31 octobre 2008

Abbaye sc.jpg

L’abbaye Saint-Corneille de Compiègne (876-1790), située à 75 km au nord de Paris, dans le pays de Valois, s’appelle tout d’abord Sainte-Marie ou Notre-Dame. Elle est rebaptisée par la suite Saint-Corneille et est connue également sous le nom de Saint-Cyprien.

Cette abbaye impériale et royale, fondée par un empereur, pour succéder ou être au moins la rivale de la chapelle palatine d’Aix-la-Chapelle, est consacrée par un pape, honorée par la présence de plusieurs Conciles. Plusieurs Carolingiens se font couronner ou inhumer dans ses murs. L’abbaye Notre-Dame est l’équivalent pour cette dynastie de l’abbaye Saint-Denis pour les Capétiens. Quand ces derniers prennent le pouvoir, c'est en son sein qu'une assemblée reconnaissent roi Hugues Capet. Mais après 987, l'influence de l'abbaye diminue et devient presque uniquement provinciale. L'histoire de la ville de Compiègne et du Valois est étroitement liée à celle de son abbaye. Les moines ont encore des rapports conflictuels avec les puissants seigneurs locaux et les évêques de Soissons. L’abbaye recèle toujours à la Renaissance de nombreuses reliques, des drapeaux pris à l’ennemi et reçoit des princes et des reines. Toutefois le régime de la commende et la réunion de sa mense à l'abbaye royale du Val-de-Grâce vont provoquer son déclin. La Révolution de 1789 met fin à son histoire presque millénaire. L’abbaye royale, encore riche et célèbre, Panthéon de Compiègne est profanée, pillée et laissée à l’abandon, en 1793.

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