Wikipédia:Lumière sur/Mai 2019

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Aujourd’hui dimanche 26 mai 2019

Vue du château depuis le pont Charles.

Prague (/pʁag/, en tchèque : Praha /ˈpra.ɦa/) est la capitale et la plus grande ville de la République tchèque, en Bohême. Située au cœur de l'Europe centrale, à l'Ouest du pays, la ville est édifiée sur les rives de la Vltava (en allemand : Moldau).

Capitale historique du royaume de Bohême, berceau du peuple tchèque, Prague connaît son apogée au XIVe siècle sous le règne du roi de Bohême et empereur germanique Charles IV qui en fait la capitale de l'Empire. Elle est alors un centre culturel et religieux de première importance, où naissent les balbutiements de la Réforme protestante lorsque Jan Hus prêche contre les abus de la hiérarchie catholique et le trafic des indulgences. Brièvement redevenue capitale impériale et culturelle au tournant des XVIe et XVIIe siècles sous le règne de Rodolphe II, Prague perd progressivement en importance jusqu'au Réveil national tchèque au XIXe siècle puis la création de la Tchécoslovaquie au lendemain de la Première Guerre mondiale, en 1918, dont elle devient la capitale. Dans le camp communiste au cours de la Guerre froide, Prague voit émerger en 1968 une tentative de libéralisation politique, le « socialisme à visage humain », lors du « Printemps de Prague ». Celui-ci sera écrasé en août de la même année par les troupes du Pacte de Varsovie. Il faudra alors attendre la Révolution de Velours de 1989 pour que la ville sorte de sa torpeur.

Centre économique de la République tchèque, Prague compte 1 308 632 habitants en 2019. Bien qu'affaiblie par un demi-siècle de régime communiste, la ville bénéficie d'une économie extrêmement dynamique portée par le secteur tertiaire et le tourisme, avec près de 7,6 millions de visiteurs en 2017, ce qui en fait en 2016 la septième région la plus riche de l'Union européenne. Le taux de chômage s'y est établi en 2017 à seulement 1,7 %, soit le plus faible de toute l'Union. Les disparités avec le reste du pays sont de fait très importantes, les autres régions ne bénéficiant pas du même dynamisme économique.

« Poème épique d'architecture » pour Rainer Maria Rilke, la « ville aux cent tours » témoigne d'une richesse architecturale exceptionnelle. Tous les styles y sont représentés, mêlant notamment des chefs-d'œuvre gothiques comme le pont Charles ou la cathédrale Saint-Guy, Renaissance, baroques — avec les nombreux palais et églises du quartier de Malá Strana — Art nouveau, ses nombreuses réalisations cubistes, modernistes ou contemporaines, avec par exemple la célèbre Maison dansante. Depuis 1992, le cœur historique de la ville est ainsi inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.

Programme du mois

Mercredi 1er mai 2019

Jument de Heck et son poulain dans le parc d'attractions Erlebnispark Tripsdrill, en Allemagne.

Le cheval de Heck (allemand : Heckpferd) est une race de chevaux créée dans les années 1930 au zoo de Munich par les frères Heck, dans l'objectif de reconstituer le Tarpan (Equus ferus ferus), un animal sauvage désormais éteint. Bien que Lutz et Heinz Heck ne soient pas parvenus à ressusciter cet équidé éteint, ces chevaux s'en rapprochent phénotypiquement, notamment par leur taille et leur robe de couleur souris, à marques primitives. Leur programme étant concurrent de celui du Polonais Tadeusz Vetulani, durant l'invasion de la Pologne par les nazis, sa harde de Koniks sélectionnés est capturée, puis intégrée à la sélection du cheval de Heck, ce qui conduit à l'arrêt du programme de Vetulani. Les chevaux de Heck sont exportés vers les États-Unis, où une association de race est créée dans les années 1960.

Bien qu'il n'ait pas été sélectionné dans cet objectif, le cheval de Heck peut être monté ou attelé, et est entré en croisement pour donner le poney rustique canadien. Ces animaux perdurent essentiellement dans la forêt de Białowieża où ils ont été réintroduits, dans des parcs zoologiques, et dans le cadre de gestion d'écopâturage, dans divers pays d'Europe ainsi qu'en Amérique du Nord.

Jeudi 2 mai 2019

Paul Doumer en 1931.

Joseph Athanase Doumerc dit Paul Doumer est un homme d'État français né le à Aurillac (Cantal) et mort assassiné le à Paris. Il a été président de la République du à sa mort.

Issu d'un milieu modeste, il travaille dès l’âge de douze ans, comme coursier puis ouvrier graveur. En parallèle de ces emplois, il obtient une licence en mathématiques et devient enseignant. Il est également journaliste dans l'Aisne et à Paris.

Entré en politique comme radical, il s’éloigne de la gauche à partir de la fin des années 1890. Il est élu plusieurs fois député entre 1888 et 1910, alternativement pour l’Aisne et l’Yonne. Partisan du colonialisme, il occupe de 1897 à 1902 la fonction de gouverneur général de l’Indochine française, dont il assainit les finances publiques et où il lance d’importants travaux, notamment le Transindochinois et le chemin de fer du Yunnan.

Entre 1895 et 1926, il est ministre des Finances à trois reprises. À ce titre, il porte en 1896 un projet de loi visant à instaurer l’impôt sur le revenu qui se heurte à l’opposition du Sénat, et cherche invariablement à atteindre l’équilibre budgétaire. Élu président de la Chambre des députés en 1905, il se présente sans succès à l’élection présidentielle de 1906 face à Armand Fallières. Battu aux élections législatives de 1910, il se consacre un temps au monde des affaires.

Lors de la Première Guerre mondiale, qui coûte la vie à quatre de ses fils, il dirige le cabinet civil du gouvernement militaire de Paris, puis est nommé ministre d’État et membre du comité de guerre. Ministre des Finances après la victoire alliée, il adopte une attitude intransigeante sur les réparations de guerre dues par l’Allemagne. Sénateur de la Corse à partir de 1912, il devient président du Sénat en 1927. Briguant une nouvelle fois la présidence de la République en 1931, il l'emporte sur le républicain-socialiste Aristide Briand grâce au soutien du centre et de la droite.

En tant que chef de l’État, il se montre partisan d’un renforcement de la puissance militaire française, appelle à l’unité nationale, et critique l’attitude des partis politiques. Moins d'un an après le début de son septennat, alors qu'il inaugure un salon d'écrivains anciens combattants, il est assassiné par Paul Gorgulov, un immigré soviétique aux motivations confuses.

Vendredi 3 mai 2019

Ramona Fradon en 2010.

Ramona Fradon est une dessinatrice de comics américaine née le 2 octobre 1926 à Chicago (Illinois).

Issue d'une famille où l'art est très important, elle suit très jeune des cours dans une école des beaux-arts. Ses études terminées, elle et son mari ont beaucoup de mal à gagner leur vie, aussi propose-t-elle ses services à l'éditeur DC Comics. Après une brève période d'essai, on lui propose en 1950 de dessiner les aventures d'Aquaman qui seront son principal travail durant une décennie. En 1965, le scénariste Bob Haney imagine le personnage de Metamorpho auquel Ramona Fradon donne corps. Elle quitte ensuite le monde des comics pendant plusieurs années pour se consacrer à son enfant. En 1972, Roy Thomas l'invite à travailler pour Marvel Comics où il est responsable éditorial. Mais l'expérience tourne court et DC Comics l'accueille de nouveau surtout pour des histoires fantastiques puis pour la série Superfriends. En 1981, elle quitte DC car elle est engagée pour dessiner le comic strip Brenda Starr, Reporter, jusqu'en 1995. Elle prend ensuite sa retraite de dessinatrice, ce qui ne l'empêche pas de parfois dessiner un épisode de comics.

En 1991, elle retourne à l'université et obtient un diplôme en psychologie. Outre ses activités sur les comics, elle écrit aussi des livres : un ouvrage sur le mythe de Faust en 2007 et un album pour la jeunesse en 2010. Elle apparaît encore parfois dans des conventions pour dédicacer, vendre des planches originales et rencontrer des admirateurs toujours présents. En effet, son trait, dans la droite ligne du style DC des années 1960, est célébré par des artistes et des critiques.

Samedi 4 mai 2019

Bulletin de vote utilisé.

Un référendum sur un changement de système électoral a lieu le à Guernesey. La population est amenée à choisir par le biais du système par classement, ou vote alternatif, lequel d'entre cinq projets de système électoral elle souhaite utiliser à l'avenir pour les élections des membres de son parlement, les États de Guernesey.

Le décompte des résultats donne une majorité de préférences à l'option A établissant une circonscription électorale unique, un système jugé propice à la formation de partis politiques au sein d'un parlement historiquement composé d'élus indépendants. La participation ayant dépassé les 40 % des inscrits, le nouveau système devrait être mis en application pour les élections de 2020, selon un engagement du parlement.

Dimanche 5 mai 2019

Vue de l'intérieur de la grotte.

La grotte de Vogelherd (ou simplement la Vogelherd), formée de roches karstiques, est localisée près de la ville de Niederstotzingen au sein de la vallée de la Lone dans le Land du Bade-Wurtemberg, en Allemagne.

La grotte est l'un des plus importants sites archéologiques du Paléolithique supérieur en Europe centrale. Le site est associé à un parc archéologique implanté dans le pourtour de la Vogelherd sur un flanc du massif du Jura souabe oriental, entre Niederstotzingen et Herbrechtingen. En 2017, elle a été désignée par l'UNESCO pour faire partie de l'une des six cavernes inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l'humanité du bien culturel intitulé « Grottes et art de la période glaciaire dans le Jura souabe ».

L'existence de la Vogelherd est connue depuis 1931, avec la mise au jour de figurines zoomorphiques appartenant à la culture de l'Aurignacien. Ces artefacts sont considérés par une partie de la communauté scientifique comme faisant partie des plus anciennes œuvres d'art figuratif façonnées par l'humanité. De son excavation conduite par Gustav Riek au début des années 1930 jusqu'à la campagne de fouilles dirigée par Nicholas J. Conard dans les années 2000 et 2010, la grotte a livré onze figurines, trois flûtes, plus 300 perles ainsi que de nombreuses pièces d'industrie lithique et osseuse. La plus grande partie de ces artefacts sont datés de l'Aurignacien, le reste du mobilier de la Vogelherd appartenant au cultures du Magdalénien, du Micoquien et du Moustérien.

L'occupation de la caverne débute à la fin du Paléolithique moyen, il y a plus de 115 000 années AP. En outre, quelques décennies après leurs découvertes, des restes humains issus de la grotte, tels que les spécimens inventoriés sous les termes « Stetten 1 », « Stetten 2 », « Stetten 3 » et « Stetten 4 », ont été datés entre environ 5 000 et 4 000 années AP, montrant ainsi que ce site préhistorique a été occupé jusqu'au Néolithique final.

Lundi 6 mai 2019

The Legend of Zelda: Spirit Tracks (ou simplement Spirit Tracks) est un jeu d'action-aventure développé par Nintendo EAD et édité par Nintendo sur Nintendo DS le en Amérique du Nord, le en Australasie, le en Europe et le au Japon. Il s'agit du quinzième opus de la franchise The Legend of Zelda et le dernier à sortir sur cette console.

Suite directe de Phantom Hourglass, précédent jeu de la saga sorti en 2007 sur Nintendo DS, le jeu met en scène Link, jeune conducteur de train, accompagné du spectre de la princesse Zelda, dans son aventure à travers Hyrule, qu'il traverse sur une locomotive à vapeur munie d'un canon. Il cherche à retrouver le corps de la Princesse Zelda, séparé de l'âme de cette dernière par un démon, Kimado.

L'équipe de développement du jeu est majoritairement la même que pour l'épisode précédent, avec le réalisateur Daiki Iwamoto et le producteur Eiji Aonuma notamment. À l'instar de The Legend of Zelda: Majora's Mask, suite directe de Ocarina of Time et développé en peu de temps pour profiter du moteur de jeu développé, Spirit Tracks est également conçu en peu de temps en reprenant le moteur de jeu de Phantom Hourglass. S'il reprend le style graphique en cel-shading instauré par The Wind Waker et perpétué par Phantom Hourglass, Spirit Tracks se différencie principalement de ces deux titres en remplaçant les voyages en bateau par des voyages en train, l'une des nouvelles mécaniques principales ajoutées au gameplay.

Le jeu est très bien accueilli par la presse spécialisée, qui vante notamment l'inventivité des énigmes du jeu, le rôle principal de la princesse Zelda ainsi que l'intuitivité des contrôles. Considéré a posteriori comme l'un des meilleurs jeux du catalogue de Nintendo DS, il est réédité sur la console virtuelle de la Wii U le .

Mardi 7 mai 2019

Michael Collins en juillet 1969.

Michael Collins est un militaire, pilote d'essai, astronaute, haut fonctionnaire, cadre et homme d'affaires américain né le à Rome en Italie.

Avant de devenir astronaute, il obtient son diplôme de l'Académie militaire de West Point. De là, il rejoint l'armée de l'air américaine et pilote des chasseurs North American F-86 Sabre à la base aérienne de Chambley-Bussières en France. Il est accepté à l'école des pilotes d'essai de l'United States Air Force de la base aérienne Edwards en 1960. Il se porte candidat sans succès pour le groupe d'astronautes 2 de la Nasa, mais est accepté pour le troisième.

Sélectionné dans le groupe d'astronautes 3 de la National Aeronautics and Space Administration (Nasa) en 1963, il voyage deux fois dans l'espace. Son premier vol spatial est effectué lors de la mission Gemini 10, dans laquelle lui et John Watts Young effectuent deux rendez-vous avec différents engins spatiaux et réalisent deux sorties extra-véhiculaires. Son second vol spatial est en tant que pilote du module de commande et de service Apollo lors de la mission Apollo 11. Alors qu'il reste en orbite autour de la Lune, Neil Armstrong et Buzz Aldrin partent dans le module lunaire Apollo pour réaliser le premier alunissage. Il est ainsi l'une des 24 personnes du programme Apollo à avoir survolé la Lune. Collins est le 17e Américain dans l'espace, la 4e personne et le 3e Américain à effectuer une sortie extravéhiculaire et la première personne à avoir effectué plus d'une sortie extravéhiculaire.

Après avoir pris sa retraite de la Nasa en 1970, ce major général de l'United States Air Force est nommé au poste de secrétaire d'État adjoint aux affaires publiques au département d'État des États-Unis. Un an plus tard, il devient directeur du National Air and Space Museum et occupe ce poste jusqu'en 1978, date à laquelle il démissionne pour devenir sous-secrétaire de la Smithsonian Institution. En 1980, il occupe le poste de vice-président de LTV Aerospace et démissionne en 1985 pour créer son cabinet de conseil.

Mercredi 8 mai 2019

Les Tricheurs.

Les Tricheurs est une peinture à l'huile sur toile réalisée par le peintre italien Caravage vers 1595. Un temps considérée disparue jusqu'à sa redécouverte à la fin du XXe siècle dans une collection privée européenne, elle est achetée en 1987 par le musée d'art Kimbell de Fort Worth au Texas où elle est désormais conservée.

Ce tableau de taille moyenne met en scène trois personnages qui jouent aux cartes : un jeune homme riche fait face à un adversaire vu de trois-quarts dos qui se révèle être un tricheur puisqu'il se saisit d'une carte dans son dos tandis qu'un complice lui indique des doigts la valeur de celles du jeune dupé. Exposant un épisode de la vie quotidienne à Rome, l'œuvre présente les caractéristiques de la scène de genre, mais elle s'en éloigne également quelque peu par certains aspects de mise en scène qui empruntent au théâtre, notamment à la commedia dell'arte. De façon plus manifeste, le tableau, dans le but à la fois de divertir le spectateur mais aussi de l'instruire, pourrait être une allégorie de la jeunesse victime de sa naïveté devant les dangers du jeu.

La toile des Tricheurs est souvent rapprochée d'une autre œuvre de Caravage qui lui est contemporaine : La Diseuse de bonne aventure. La proximité de leur style et de leur thématique fait que les critiques et historiens de l'art les traitent fréquemment en parallèle. De fait, la lecture de chacune pourrait éclairer l'autre.

Les Tricheurs est une œuvre de jeunesse de Caravage, dans laquelle il déploie le style et la palette lumineuse et colorée des débuts de sa période romaine, avant d'adopter des teintes plus sombres et de traiter plus volontiers de thèmes religieux. Il semble que le tableau n'ait pas de commanditaire particulier, le créateur s'inspirant librement de thèmes littéraires et théâtraux à la mode. Quoi qu'il en soit, il retient l'attention du cardinal Francesco del Monte qui devient dès lors le premier mécène et protecteur du peintre. De fait, Les Tricheurs participe de la célébrité de Caravage et de son œuvre : dans l'immédiat, en lui ouvrant les portes des riches mécènes romains puis, après sa mort, en créant un genre à part entière dont le succès vaut au tableau de multiples copies et variantes.

Jeudi 9 mai 2019

La Grammaire béarnaise de Vastin Lespy.

Le béarnais (endonyme bearnés ou biarnés) ou la langue béarnaise désigne l'ensemble des parlers occitano-romans du Béarn, formés sur un substrat aquitain de type proto-basque.

La linguistique ne distingue pas le béarnais du gascon, ces parlers forment un ensemble cohérent au sein du triangle Pyrénées-Atlantique-Garonne, une région nommée Aquitania par Jules César, Novempopulanie par l'administration romaine au IIIe siècle puis Gascogne suite à la création du duché de Vasconie au VIIe siècle. L'originalité du béarnais tient à l'histoire du Béarn, vicomté devenue principauté souveraine sous Gaston Fébus. Du milieu du XIIIe siècle jusqu'à la Révolution française, le béarnais est la langue institutionnelle de ce territoire. Les actes administratifs et judiciaires réalisés permettent la constitution d'une scripta béarnaise, adoptée dans certains territoires gascons et basques.

La langue française exerce une influence croissante sur le Béarn à partir du milieu du XVIe siècle, son annexion comme province française en 1620 ne faisant qu'accélérer ce mouvement. L'utilisation du béarnais comme langue institutionnelle se termine à la Révolution, son usage se bornant depuis à la culture populaire. Cyprien Despourrins, Xavier Navarrot ou Alexis Peyret font par exemple vivre le béarnais à travers leurs œuvres. De la deuxième moitié du XIXe siècle à la première moitié du XXe siècle, le béarnais bénéficie d'un travail de normalisation, notamment par Vastin Lespy, Simin Palay ou encore Jean Bouzet.

Le béarnais reste majoritaire auprès des Béarnais au XVIIIe siècle. Il faut attendre la deuxième moitié du XIXe siècle pour voir son usage reculer au profit du français. L'école française entre en conflit direct avec l'usage des langues régionales dans le dernier tiers du XIXe siècle et ce jusqu'à la première moitié du XXe siècle, provoquant le net recul de la transmission du béarnais dans le cadre familial dès les années 1950. La première école Calandreta est créée à Pau en 1980, permettant de relancer son enseignement. La part des béarnophones est difficile à estimer, une enquête de 2008 avance les chiffres de 8 à 15 % de locuteurs, selon la définition choisie. Le béarnais/gascon est classé comme en danger d'extinction par l'Unesco.

Vendredi 10 mai 2019

Plaque en hommage à Eugène Pons, située à l'emplacement de son imprimerie au 21 de la rue Vieille-Monnaie (devenue rue René-Leynaud) à Lyon.

Eugène Pons, né le à Saint-Étienne et mort en déportation le au camp de concentration de Neuengamme, est une figure chrétienne lyonnaise, un imprimeur et un résistant français spécialisé dans l'impression de journaux clandestins. De 1940 à 1944, il se charge dans son imprimerie de la rue de la Vieille-Monnaie de l'impression de journaux de la Résistance, en particulier Témoignage chrétien, Combat, La Marseillaise et Franc-tireur. Il s'est également chargé des 25 000 exemplaires du Faux Nouvelliste le . Prenant la défense d'un des employés de son imprimerie, il est arrêté en mai 1944, puis déporté à Neuengamme où il meurt d'épuisement en 1945.

Samedi 11 mai 2019

Le grand fanum (mur nord du péribole).

L'oppidum des Châteliers (ou des Châtelliers) est un site archéologique français de la commune d'Amboise, dans le département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire. Dominant la ville moderne d'Amboise, il est implanté de manière stratégique sur un éperon calcaire dominant de près de 50 m le confluent de la Loire et de l'un de ses affluents, l'Amasse.

Après des premiers indices de présence humaine au Paléolithique, le plateau des Châteliers est occupé de manière presque continue du Néolithique au IVe siècle. D'une superficie maximale de plus de 50 ha, cet oppidum est peut-être, sous le nom d'Ambacia, la principale ville et la « capitale » du peuple gaulois des Turones à la fin de l'âge du fer. Il est en tout cas, et de loin, le plus vaste des oppida recensés en Indre-et-Loire et parmi les vingt plus grands de France. Il comprend alors un centre religieux et communautaire, des ateliers artisanaux et des secteurs d'habitat, l'ensemble étant organisé selon un plan d'urbanisation que les archéologues commencent à appréhender. La Butte de César, probable tumulus funéraire de l'âge du bronze ou du premier âge du fer mais encore très mal connu, occupe précisément le centre de ce site, limité à l'est par un rempart de terre massif long de près de 800 m. À partir de l'époque d'Auguste, il semble délaissé mais pas totalement déserté, peut-être au profit de Caesarodunum (Tours), la nouvelle capitale de la civitas. À la fin du Ier siècle il reprend de l'importance avec une fonction différente puisqu'il devient un pôle privilégié de productions artisanales, avant d'être abandonné progressivement entre le début du IIIe siècle et la fin de l'Empire.

Des campagnes de sondages, de diagnostics et de fouilles archéologiques s'y succèdent depuis plusieurs décennies, d'abord dans l'urgence d'une urbanisation rapide puis de manière plus planifiée dans le cadre réglementé de l'archéologie préventive. Elles permettent de progresser dans la compréhension de la longue histoire du site qui est inscrit au titre des monuments historiques en 1985.

Dimanche 12 mai 2019

Tsakhiagiyn Elbegdorj et François Hollande lors de la visite du président mongol à Paris en 2015.

Les relations entre la France et la Mongolie ou relations franco-mongoles désignent les liens, échanges, rencontres, collaborations et confrontations, qu'ils soient d’ordre économique, diplomatique ou culturel, qu’ont entretenu hier et entretiennent aujourd’hui la France et la Mongolie.

Si des premiers contacts se nouèrent entre les souverains français et mongols au XIIIe siècle, les relations entre les deux pays n'eurent pas de caractère officiel avant la reconnaissance de la Mongolie par la France le , ni de réelle intensité avant la révolution démocratique de la Mongolie en 1990, induisant sa sortie du « joug » soviétique, elle qui ne disposait pas jusqu'ici « d'indépendance diplomatique ».

Depuis, ces relations se renforcèrent, suite notamment à deux événements : la visite en 1996 du président mongol Ochirbat en France qui aboutit à la signature du premier accord d’amitié entre les deux pays, et le décollage de l'économie mongole, au début des années 2010, qui donna lieu à la signature de nombreux accords franco-mongols. Pour autant, ces relations demeurent aujourd'hui ténues, particulièrement dans le domaine économique.

La France est considérée par la Mongolie comme un « troisième voisin », et incarne pour elle un partenaire alternatif qui peut contribuer à son émancipation face aux deux puissances qui l'entourent, la Russie et la Chine. Ce rapprochement stratégique avec la France se matérialise dans différents domaines (scientifique, culturel, diplomatique, etc.). Enfin, les relations franco-mongoles s'inscrivent dans un cadre plus général de partenariat avec l'Union européenne, qui est aujourd'hui le troisième partenariat commercial de la Mongolie. Un accord-cadre de partenariat, incluant de facto la France, a été signé entre les deux parties en 2017.

Lundi 13 mai 2019

La princesse Eugénie en 1912.

Eugénie de Grèce (en grec moderne : Ευγενία της Ελλάδας), princesse de Grèce et de Danemark puis, par ses mariages successifs, princesse Radziwill et princesse de Tour et Taxis, est née le à Paris, en France, et morte le à Genève, en Suisse. C’est un membre de la famille royale de Grèce, une biographe et une traductrice proche de Sigmund Freud et du milieu psychanalytique français.

Fille de Georges de Grèce et de Marie Bonaparte, la princesse Eugénie passe l'essentiel de sa jeunesse en France. Issue d'une famille fortunée mais éloignée du trône depuis longtemps, elle grandit aux côtés de personnalités brillantes, parmi lesquelles Roland Bonaparte, Aristide Briand ou Rudolph Loewenstein. Atteinte d'une pleurésie à l'âge de seize ans, Eugénie traverse plusieurs années difficiles, qui la conduisent à suivre un long traitement à Leysin, en Suisse. Complètement guérie en 1933, elle effectue alors de nombreux voyages en Europe et en Amérique avec sa mère. Dans le même temps, elle entreprend une analyse et devient une intime de Sigmund Freud et de sa famille.

Mariée, en 1938, au prince polonais Dominique Radziwill, Eugénie donne le jour à deux enfants, Tatiana (1939) et Georges (1942). Elle publie, par ailleurs, la traduction d'un livre de sa mère, consacré à leur chow-chow Topsy (1940). Avec la Seconde Guerre mondiale et la mise en place du régime de Vichy, la famille fuit la France. Exilée en Afrique du Sud, Eugénie y travaille comme infirmière dans un hôpital. Revenus en Europe à la Libération, la princesse et son époux décident de se séparer et leur divorce est prononcé en 1946. Eugénie reprend alors ses voyages avec sa mère et assiste à de nombreux événements liés à la vie du gotha.

Remariée, en 1949, au prince Raymond de Tour et Taxis, Eugénie a, avec lui, un troisième enfant, le prince Charles-Alexandre (1952). Cependant, cette union périclite également et le couple divorce en 1965. Pendant longtemps, la princesse se consacre à sa famille et effectue de nombreux séjours en France et à l'étranger. Au fil des années, elle entreprend aussi des recherches historiques, qui la conduisent à écrire les biographies de deux membres de sa famille, son arrière-grand-père Pierre-Napoléon Bonaparte (1963) et son petit-cousin le tsarévitch Alexis de Russie (1990).

Frappée par la maladie d'Alzheimer sur ses vieux jours, la princesse Eugénie s'éteint en 1989, non sans avoir connu ses cinq petits-enfants. Elle est enterrée auprès de son deuxième mari, au château de Duino, en Italie.

Mardi 14 mai 2019

Une version publicitaire en noir et blanc de la photo ayant servi de pochette à l'album.

Young Americans est le neuvième album studio de David Bowie, sorti en mars 1975 chez RCA Records.

Il s'agit du premier album de Bowie entièrement réalisé aux États-Unis. Le chanteur abandonne le glam rock qui l'a rendu célèbre avec son personnage de Ziggy Stardust au cours des deux années précédentes au profit d'une musique inspirée par la soul et le funk, des genres qu'il a toujours appréciés. La plupart des titres sont enregistrées à Philadelphie entre août et novembre 1974 avec des musiciens américains, parmi lesquels le guitariste portoricain Carlos Alomar, qui continue à travailler avec Bowie tout au long des années 1970, ainsi qu'un jeune Luther Vandross encore inconnu.

Dans un deuxième temps, Bowie enregistre deux chansons à New York avec John Lennon en janvier 1975. L'une d'elles, Fame, devient son premier single à se classer en tête des ventes aux États-Unis. Ce virage artistique est un succès aussi bien commercial que critique et permet à Bowie de percer sur le sol américain. La vision lissée du rhythm and blues qu'il propose ouvre une voie où s'engouffrent d'autres artistes dans les années qui suivent, à l'époque du disco.

Mercredi 15 mai 2019

Area 51 (stylisé Area-51) est un jeu de tir à la première personne développé par Midway Austin et édité par Midway Games sur PlayStation 2, Xbox et PC en 2005 en Amérique du Nord et en Europe et en 2006 au Japon. Il est inspiré du jeu d'arcade du même nom sorti en 1995.

L'intrigue se déroule en plein cœur de la zone 51, célèbre aire géographique située aux États-Unis, et suit les péripéties d'Ethan Cole, un soldat spécialisé dans les risques biologiques et principal protagoniste du jeu. Celui-ci est envoyé dans la zone 51 avec une petite équipe de soldats pour enquêter sur une épidémie d'un virus dangereux qui se serait déclaré dans la base militaire. Ce virus, s'il affecte un humain, transforme son hôte en mutant, ce qui arrive à Ethan Cole. Il doit alors se défendre de soldats ennemis, en plus des mutants qui l'attaquent.

Le gameplay repose principalement sur l'acte de tirer sur des ennemis afin de se défendre. Le joueur a par conséquent accès à plusieurs armes, autant d'origine humaine qu'extraterrestre. Durant le jeu, le personnage peut alterner entre sa forme humaine et sa forme mutante, chacune d'entre elles lui procurant des capacités différentes. En plus d'un mode solo, le jeu propose un mode multijoueur auquel il est possible de jouer en ligne ou à deux joueurs en écran partagé.

Le jeu reçoit un accueil positif. Les critiques estiment qu'il offre une expérience satisfaisante dans son ensemble malgré son gameplay manquant d'originalité par rapport à d'autres jeux de tir à la première personne déjà disponibles. Les critiques s'accordent à dire que ses graphismes, notamment les scènes cinématiques en FMV, sont très réussis. Ils louent la qualité des effets sonores, mais sont toutefois déçus, pour la plupart, par ses doublages ainsi que son mode multijoueur.

Jeudi 16 mai 2019

La bioluminescence de Pandora reproduite à Walt Disney World.

Avatar est un univers de science-fiction créé par James Cameron. Cet univers apparaît pour la première fois en 2009 dans le film Avatar de James Cameron, la franchise devrait à terme compter cinq films. Dès la sortie du premier film, l’univers a été décliné sur d'autres supports, notamment sous forme de livres, de jeux vidéo et de zone thématique de parc de loisirs.

L'action se déroule au XXIIe siècle et raconte la lutte entre les na'vi, des extraterrestres qui veulent préserver leur monde Pandora, et les humains qui y extraient un minerai pour l'envoyer sur Terre. Le personnage principal est Jake Sully, un ancien militaire envoyé sur Pandora pour garantir la sécurité des intérêts humains, qui finit par tomber amoureux de ce monde. Avatar a permis de lancer la carrière de certains acteurs alors peu connus, notamment Sam Worthington et Zoe Saldana.

Vendredi 17 mai 2019

Le Wii Zapper.

Link's Crossbow Training est un jeu de tir développé par Nintendo EAD et édité par Nintendo sur Wii en 2007 en Occident, puis en 2008 au Japon. C'est un spin-off de la franchise The Legend of Zelda, sous la forme d'un jeu très court destiné à exploiter les capacités de l'accessoire Wii Zapper vendu avec le jeu. Il met en scène Link au tir à l'arbalète dans des décors issus et identiques à ceux du jeu Twilight Princess sorti en 2006.

Shigeru Miyamoto choisit de créer un jeu Zelda pour accompagner la sortie de l'accessoire Wii Zapper. Face aux doutes de l'équipe, un prototype est proposé en test à une sélection de fans, qui apprécie le concept. Le projet, qui reprend le moteur de jeu de Twilight Princess, est donc lancé. Miyamoto décide de ne pas inclure de scénario et impose de créer un jeu très simple et des niveaux courts.

Link's Crossbow Training est très moyennement accueilli lors de sa sortie par la presse spécialisée. Les critiques jugent le jeu trop court, avec trop peu de contenu et de profondeur de gameplay. La plupart d'entre elles estime cependant le jeu très divertissant, même s'il ne peut être considéré comme un vrai jeu, mais plutôt comme une démo pour le Wii Zapper toutefois amusante. En l'occurrence, celui-ci est unanimement jugé moyen, à la prise en main comme aux apports peu évidents et comme un accessoire dispensable. Eiji Aonuma dévoile fin 2009 qu'il a envisagé d'améliorer le concept en créant une suite, mais la direction de Nintendo a refusé le projet.

Samedi 18 mai 2019

La façade sur douves des logis de la Renaissance.

Le château de Châteaubriant est un château fort médiéval fortement remanié à la Renaissance, situé en Loire-Atlantique, dans la ville de Châteaubriant. Le château a été établi au XIe siècle sur les Marches de Bretagne et, comme ceux de Vitré, Fougères, Ancenis et Clisson, il était chargé de défendre la Bretagne face au royaume de France. Il est d'ailleurs le pendant breton du château de Pouancé, situé en Anjou.

Au départ simple donjon, le château a été agrandi et fortifié à plusieurs reprises au cours du Moyen Âge, et la ville de Châteaubriant s'est développée à côté, s'entourant elle-même de remparts. La seigneurie de Châteaubriant est élevée en baronnie au XIIe siècle, puis elle passe aux familles de Dinan et de Montfort-Laval. En 1488, le château est assiégé par le roi Charles VIII, qui souhaite prendre le contrôle de la Bretagne. Son mariage avec Anne de Bretagne trois ans plus tard réduit l'importance stratégique du château. Le donjon et les logis, endommagés, sont reconstruits et modernisés dans une optique de confort, puis, à partir de 1500 et jusqu'aux années 1540, un « Château-Neuf » est construit dans la basse-cour, en suivant l'architecture de la Renaissance.

La baronnie de Châteaubriant revient à la Maison de Montmorency au milieu du XVIe siècle, puis à la Maison de Condé au début du XVIIe siècle. Témoin de plusieurs sièges pendant les Guerres de Religion, le château est ensuite délaissé par ses propriétaires qui y viennent très rarement. Après la Révolution française, le château connaît plusieurs ventes et il est finalement transformé en cité administrative par le département de Loire-Inférieure qui en fait acquisition en 1853. Depuis la fermeture du tribunal en 2009 et le départ des services sous-préfectoraux en 2012, le château est entièrement dédié au tourisme.

Dimanche 19 mai 2019

Détail d'une Porsche 911 (photo non extraite du film).

Le Départ est un film belge réalisé par le cinéaste polonais Jerzy Skolimowski, sorti en 1967. C'est le premier film du réalisateur tourné hors de Pologne et à l'Ouest du rideau de fer. Écrit en un peu plus d'un mois, tourné en quelques semaines avec une équipe réduite, il raconte l'histoire très simple d'un jeune homme qui cherche par tous les moyens possibles une voiture pour participer à un rallye automobile et rencontre durant sa quête une jeune fille.

Le film est d'abord montré dans quelques festivals dont celui de Berlin, où il reçoit l'Ours d'or. Malgré ce prix, il est accueilli en France d'une manière très défavorable lors de sa sortie en salles, car plusieurs critiques le trouvent moins bon que les trois premiers de son auteur. Le Départ sera réévalué très positivement par la critique par la suite, notamment à la fin des années 1990 et au début des années 2010 où la presse loue de manière presque unanime sa liberté et son inventivité.

Le Départ est une œuvre poétique qui appartient au mouvement de la Nouvelle Vague. Son rythme est remarquablement rapide. La musique, du free jazz composé par le Polonais Krzysztof Komeda, y tient une place prépondérante, s'accordant avec le jeu « physique » très libre de l'acteur Jean-Pierre Léaud. Skolimowski y aborde des thèmes importants de son œuvre que sont la société de consommation et l'aliénation qu'elle entraine ainsi que la jeunesse et, dans un finale qui tranche stylistiquement sur le reste du film, l'arrivée à l'âge adulte.

Lundi 20 mai 2019

Des manifestants néonazis protestent contre l'exposition sur les crimes de la Wehrmacht à Munich le 12 octobre 2002. Les affiches brandies avaient servi à la propagande nazie — on peut y lire « Ruhm und Ehre dem deustchen Soldaten » (Gloire et honneur aux soldats allemands).

Le mythe d'une Wehrmacht aux mains propres, ou la légende de la Wehrmacht propre (en allemand : Legende von der sauberen Wehrmacht), est la thèse selon laquelle la Wehrmacht était une organisation militaire apolitique, comme la Reichswehr de la république de Weimar, à laquelle elle a succédé, et qu'elle était largement innocente des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité commis sous le Troisième Reich. Selon cette théorie, les militaires allemands se seraient comportés de façon honorable, comme leurs adversaires des armées alliées.

Les prémices de la réhabilitation de la Wehrmacht apparaissent dès , en marge du procès de Nuremberg : en effet, un groupe d'anciens officiers supérieurs rédige alors, à la demande du général américain William Joseph Donovan, un mémoire intitulé L'Armée de terre allemande de 1920 à 1945. Le mythe naît dans les années 1950, de la volonté de vétérans et d'anciens officiers de la Wehrmacht de restaurer l'image de l'armée allemande alors que les Américains souhaitent une renaissance des forces armées allemandes dans le cadre de la guerre froide. En octobre 1950, un groupe d'anciens officiers supérieurs adresse alors au chancelier Konrad Adenauer, et sur sa demande, le « Mémorandum sur la formation d'un contingent allemand pour la défense de l'Europe de l'Ouest au sein de la structure d'une force internationale de combat », ou mémorandum Himmerod, qui défend clairement la réhabilitation de la Wehrmacht. Le mythe est entretenu au cours des années suivantes par de nombreux ouvrages apologétiques, dont ceux de l'influent historien britannique Basil Henry Liddell Hart, qui prend notamment la défense de Erich von Manstein lors du procès de celui-ci. Le mythe s'implante solidement dans la plupart des ouvrages historiques et dans l'opinion publique et perdure entre le début des années 1950 et la fin des années 1970.

Cette thèse d'une « Wehrmacht aux mains propres » est remise en cause par les milieux scientifiques dès la fin des années 1970. Les avancées de l'historiographie au cours des années 1980, ainsi que le large succès de l'exposition consacrée aux crimes de la Wehrmacht, itinérante en Allemagne et en Autriche dans la seconde moitié des années 1990 et visitée par environ 900 000 personnes, achèvent de la discréditer auprès de l'opinion publique : ainsi, la responsabilité de la Wehrmacht dans le cadre de la guerre d'extermination menée sur le front de l'Est, pour la mise en œuvre du Kommissarbefehl, son soutien aux massacres de Juifs commis par les Einsatzgruppen et sa radicalisation sur le front de l'Ouest sont aujourd'hui établis et largement reconnus.

Mardi 21 mai 2019

Le HMS Neptune (au centre) combattant la Santísima Trinidad durant la bataille de Trafalgar. À droite, le Bucentaure. Tableau de John Francis Sartorius.

Le HMS Neptune est un vaisseau de ligne de deuxième rang de 98 canons en service dans la Royal Navy entre 1797 et 1813. Il s'agit du troisième navire à porter ce nom.

Le HMS Neptune est construit durant les premières années des guerres de la Révolution française et lancé en 1797. Parmi les rares navires restés loyaux lors des mutineries de Spithead et de Nore, il est envisagé de l'employer pour attaquer les mutins au cas où ceux-ci ne rejoindraient pas le rang. La mutinerie cesse avant que cela ne devienne nécessaire et le HMS Neptune rejoint la flotte de la Manche. Il est transféré en mer Méditerranée en 1799 et sert jusqu'à la paix d'Amiens sous les ordres du vice-amiral Keith. Après refonte, il participe à plusieurs blocus puis rejoint la flotte de l'amiral Horatio Nelson avec laquelle il participe à la bataille de Trafalgar en 1805, où il est sévèrement endommagé. Partiellement réparé, il reprend du service à partir de 1807 dans les Caraïbes. En 1809, il participe à la prise de la Martinique et aux combats contre l'escadre de Troude. De retour en Grande-Bretagne, il est affecté à la flotte de réserve et devient un bateau-prison en 1813. Il est finalement détruit en 1818.

Mercredi 22 mai 2019

Portrait d'Eero Saarinen.

Eero Saarinen est un architecte et designer américain d'origine finlandaise né le à Kirkkonummi et mort le à Ann Arbor.

Fils d'Eliel Saarinen, architecte finlandais réputé, il émigre avec sa famille à l’adolescence. Après des études d’architecture, il entre au cabinet de son père et collabore avec lui. Petit à petit il gère ses projets et concours architecturaux. Il obtient notamment la construction de la Gateway Arch en 1948. À la mort d’Eliel Saarinen, il reprend les rênes de l’entreprise et multiplie les projets. Il conçoit une grande variété de bâtiments : des sièges sociaux de sociétés pour General Motors ou encore Bell, des habitations privées, des bâtiments de facultés à l'université Yale et au Massachusetts Institute of Technology (MIT), des terminaux d'aéroport (Dulles, TWA Flight Center). Son style architectural évolue au fil des années, passant des formes rectilignes à des conceptions multipliant les courbes.

Il conçoit aussi des meubles. Après avoir fait ses premières armes avec Charles Eames, il entame une collaboration à long terme avec la société éditrice Knoll avec laquelle il crée notamment la chaise Tulipe.

Jeudi 23 mai 2019

Portrait de John Keats par William Hilton.

L'Ode sur l'indolence, en anglais Ode on Indolence, est l'une des six odes composées par le poète romantique britannique John Keats en 1819 — avec l'Ode sur une urne grecque, l'Ode à un rossignol, l'Ode à Psyché, l'Ode sur la mélancolie datées de mai, et l'Ode à l'automne écrite en septembre. Réalisée en une période où John Keats se trouve en proie à de sérieux problèmes matériels, l'Ode sur l'indolence lui procure, écrit-il en , un plaisir surpassant tout ce qu'il a pu ressentir en cette année lors de ses réalisations antérieures. À la différence des autres odes, publiées dès 1820, l'Ode sur l'indolence ne paraît qu'à titre posthume en 1848, soit vingt-sept années après la mort de son auteur.

Le poème illustre la manière dont Keats rompt avec les canons de la forme classique. Son déroulement est strictement chronologique. Elle commence in medias res alors que le poète assoupi profite de l'indolence d'une douce matinée. Surgissent trois allégories, mains jointes, têtes baissées, vêtues de nus-pieds et de tuniques blanches, qui solennellement défilent. À leur troisième passage, le narrateur, qui ne sait plus s'il rêve ou veille, parvient à les identifier : ce sont Ambition, Amour et Poésie.

D'abord brûlant de les rejoindre, il se ressaisit bientôt et se penche tour à tour sur chacune en un déferlement de questions auxquelles il apporte lui-même la réponse. En réalité, il s'agit là d'un examen de conscience : désormais apte à les jauger à l'aune de sa propre expérience, il en fait le tour et, à la fin du poème, même s'il garde un faible pour Poésie, il renonce à les intégrer à la trame de sa vie.

L''Ode sur l'indolence est généralement considérée comme inférieure en qualité à ses homologues de l'année 1819 ; on a pu y voir une forme de brouillon préparatoire aux grandes odes qui l'accompagnent. Certains critiques, cependant, lui trouvent, outre sa valeur autobiographique, une réelle unité structurelle, tant dans sa thématique que dans son imagerie et l'alternance de ses rythmes, et la considèrent comme l'un des poèmes majeurs de John Keats.

Vendredi 24 mai 2019

Dans Le Fardeau de la vie (1935).

Kinuyo Tanaka (田中 絹代, Tanaka Kinuyo?) est une actrice et réalisatrice japonaise, née à Shimonoseki le et morte à Tokyo le .

Considérée comme l'une des plus grandes actrices japonaises, Kinuyo Tanaka apparait dans plus de 250 films et sa carrière court sur un demi-siècle. Elle fait ses débuts d'actrice à la Shōchiku en 1924 à l'âge de quatorze ans et devient rapidement une star du cinéma muet. En 1931, elle se retrouve à l'affiche de Mon amie et mon épouse (マダムと女房, Madamu to nyōbō?), le premier film parlant japonais. Elle tourne avec les plus grands cinéastes de son temps : Yasujirō Ozu, Mikio Naruse, Heinosuke Gosho, Hiroshi Shimizu ou encore Keisuke Kinoshita. Sa collaboration riche de quinze films en particulier avec Kenji Mizoguchi, qui lui confie des rôles de femmes engagées à la personnalité complexe, lui vaut une reconnaissance internationale dans les années 1950. À partir des années 1960, sa carrière déclinant, elle se tourne principalement vers la télévision et ne fait plus que des apparitions dans des seconds rôles au cinéma, jusqu'à un retour triomphal en 1974 dans Sandakan N° 8 (サンダカン八番娼館 望郷, Sandakan hachibanshōkan bōkyō?) qui lui vaut de nombreux prix d'interprétation dont l'Ours d'argent de la meilleure actrice à la Berlinale 1975.

Seconde femme japonaise à passer derrière la caméra avec Lettre d'amour (恋文, Koibumi?, 1953), elle réalise six films, sortis entre 1953 et 1962, devenant ainsi la seule femme cinéaste active durant l'âge d'or du cinéma japonais des années 1950.

En 1985, moins de huit ans après sa mort, le prix Kinuyo Tanaka, qui récompense chaque année une actrice pour l'ensemble de sa carrière, est créé dans le cadre des prix du film Mainichi et un musée consacré à l'actrice-réalisatrice ouvre ses portes dans sa ville natale de Shimonoseki en 2009.

Samedi 25 mai 2019

Vue d'ensemble du prieuré du Louroux.

Le prieuré du Louroux, également connu sous le nom de château du Louroux, est situé sur la commune du Louroux dans le département d'Indre-et-Loire en région Centre-Val de Loire. Il est fondé au cours du XIe siècle par l'abbaye de Marmoutier. Ce monastère bénédictin fait alors partie des neuf prieurés possédés par l'abbatiat tourangeau et implantés dans le diocèse de Tours.

Les bâtiments, construits entre le XIIe et le XXe siècle, sont entourés d'un enclos et d'une enceinte fortifiée d'époque féodale disposant d'un pont-levis et d'un pont dormant. D'époques romane, gothique, Renaissance et enfin classique, l'ensemble comprend plusieurs bâtiments, notamment le logis du prieur, deux granges, une fuye, ainsi qu'une église placée sous le vocable de Saint Sulpice. Le prieuré comportait également un bâtiment de style roman, probablement une « Grande Salle », construit au Moyen Âge et dont il ne subsiste plus que des vestiges.

Vers le milieu du XVIe siècle, avec le début du régime commendataire au sein de l'abbaye de Marmoutier, le prieuré est transformé en établissement agricole, puis passe sous l'administration de l'archevêché de Tours au milieu du XVIIIe siècle. Loué à des exploitants agricoles, l'ancien prieuré et son domaine sont ensuite vendus comme biens nationaux en 1791.

L'église bénéficie d'une inscription en 1973. La fuye, mais également les façades et les toitures des bâtiments agricoles d'époque féodale font l'objet, quant à eux, d'une inscription sur l'inventaire général en 1975.

Le prieuré du Louroux, qui a fait l'objet de multiples campagnes de travaux initiés par des abbés de Marmoutier, a été restauré dans les années 2000.

Dimanche 26 mai 2019

Vue du château depuis le pont Charles.

Prague (/pʁag/, en tchèque : Praha /ˈpra.ɦa/) est la capitale et la plus grande ville de la République tchèque, en Bohême. Située au cœur de l'Europe centrale, à l'Ouest du pays, la ville est édifiée sur les rives de la Vltava (en allemand : Moldau).

Capitale historique du royaume de Bohême, berceau du peuple tchèque, Prague connaît son apogée au XIVe siècle sous le règne du roi de Bohême et empereur germanique Charles IV qui en fait la capitale de l'Empire. Elle est alors un centre culturel et religieux de première importance, où naissent les balbutiements de la Réforme protestante lorsque Jan Hus prêche contre les abus de la hiérarchie catholique et le trafic des indulgences. Brièvement redevenue capitale impériale et culturelle au tournant des XVIe et XVIIe siècles sous le règne de Rodolphe II, Prague perd progressivement en importance jusqu'au Réveil national tchèque au XIXe siècle puis la création de la Tchécoslovaquie au lendemain de la Première Guerre mondiale, en 1918, dont elle devient la capitale. Dans le camp communiste au cours de la Guerre froide, Prague voit émerger en 1968 une tentative de libéralisation politique, le « socialisme à visage humain », lors du « Printemps de Prague ». Celui-ci sera écrasé en août de la même année par les troupes du Pacte de Varsovie. Il faudra alors attendre la Révolution de Velours de 1989 pour que la ville sorte de sa torpeur.

Centre économique de la République tchèque, Prague compte 1 308 632 habitants en 2019. Bien qu'affaiblie par un demi-siècle de régime communiste, la ville bénéficie d'une économie extrêmement dynamique portée par le secteur tertiaire et le tourisme, avec près de 7,6 millions de visiteurs en 2017, ce qui en fait en 2016 la septième région la plus riche de l'Union européenne. Le taux de chômage s'y est établi en 2017 à seulement 1,7 %, soit le plus faible de toute l'Union. Les disparités avec le reste du pays sont de fait très importantes, les autres régions ne bénéficiant pas du même dynamisme économique.

« Poème épique d'architecture » pour Rainer Maria Rilke, la « ville aux cent tours » témoigne d'une richesse architecturale exceptionnelle. Tous les styles y sont représentés, mêlant notamment des chefs-d'œuvre gothiques comme le pont Charles ou la cathédrale Saint-Guy, Renaissance, baroques — avec les nombreux palais et églises du quartier de Malá Strana — Art nouveau, ses nombreuses réalisations cubistes, modernistes ou contemporaines, avec par exemple la célèbre Maison dansante. Depuis 1992, le cœur historique de la ville est ainsi inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.

Lundi 27 mai 2019

La capitaine des pirates Tetra est en réalité la princesse Zelda, une descendante de la lignée royale d'Hyrule (cosplay de Tetra).

The Legend of Zelda: The Wind Waker (ou simplement The Wind Waker) est un jeu d'action-aventure développé par la division Nintendo EAD et publié par Nintendo sur GameCube le au Japon, puis en en Amérique du Nord et en en Europe. C'est le dixième jeu de la franchise The Legend of Zelda.

Le joueur contrôle le protagoniste Link, alors que le jeu se déroule sur un ensemble d'îles situé dans une vaste mer, lieu inédit pour la franchise. Le personnage joueur tente de sauver sa sœur du sorcier Ganon, et se retrouve impliqué dans une lutte pour sauvegarder la Triforce. Aidé par des alliés, dont la capitaine des pirates Tetra, incarnation de la princesse Zelda, et un bateau parlant appelé Lion Rouge, Link navigue sur les étendues d'eau et explore des îles où il y parcourt divers donjons labyrinthiques pour obtenir le pouvoir nécessaire pour vaincre Ganon. Le vent, qui permet la navigation, joue un rôle de premier plan dans le gameplay et peut être contrôlé grâce à la Baguette du vent.

The Wind Waker est réalisé par Eiji Aonuma et produit par Shigeru Miyamoto et Takashi Tezuka. Il conserve le gameplay en trois dimensions de ses prédécesseurs, Ocarina of Time et Majora's Mask, mais diffère au niveau des visuels, affichant des graphismes caractéristiques qui utilisent la technique du cel-shading donnant un aspect plus proche du dessin animé. Le jeu est salué par la presse spécialisée lors de sa sortie, bien que l'esthétique du jeu ait au départ divisé les joueurs et contribué à la faiblesse relative des ventes, le jeu totalisant 4,6 millions d'exemplaires écoulés. Comme ces prédécesseurs, il est depuis considéré comme l'un des plus grands jeux vidéo jamais réalisés. Le jeu connaît deux suites directes sur Nintendo DS affichant également des visuels en cel-shading, Phantom Hourglass sorti en 2007 et Spirit Tracks sorti en 2009. En 2013, Nintendo publie un remaster du jeu en haute définition sur Wii U intitulé The Legend of Zelda: The Wind Waker HD.

Mardi 28 mai 2019

Un Murin cryptique, photographié par le premier descripteur de l'espèce, Manuel Ruedi, sur un site de « swarming » dans le Jura vaudois.

Le Murin cryptique (Myotis crypticus) est une espèce de chauves-souris de la famille des Vespertilionidae. Son nom, signifiant « caché », provient du fait que cette espèce fait partie d’un complexe d'espèces cryptiques et a longtemps été ignorée en tant que telle car confondue avec le Murin de Natterer (M. nattereri). Sa description, par une équipe de chercheurs de Suisse (Muséum d'histoire naturelle de Genève), d'Espagne (station biologique de Doñana) et de France (université de Montpellier), paraît en février 2019, conjointement à celle de Myotis zenatius d'Afrique du Nord. Le Murin cryptique vit de l'Espagne à l'ouest jusqu'en Autriche à l'est, au nord en Suisse et au sud dans la majeure partie de la péninsule Italienne. Les populations de Corse d'une part, et celles du sud de l'Italie et de Sicile d'autre part présentent une divergence génétique importante par rapport aux autres M. crypticus et pourraient donc représenter une entité taxinomique distincte. Le Murin cryptique a une grande distribution altitudinale, vivant depuis le niveau de la mer jusqu'à plus de 1 000 mètres d'altitude. Il se nourrit principalement dans les forêts, mais aussi dans les prairies, et établit ses colonies de reproduction dans les cavités d'arbres, ainsi que dans des structures artificielles. M. crypticus forme de grands rassemblements automnaux avec d'autres espèces du genre Myotis, et passe l'hiver dans des sites souterrains, caché dans des fissures.

Mercredi 29 mai 2019

Un avion de combat Rafale, produit par l'entreprise française Dassault Aviation. Plusieurs de ces avions militaires ont été acquis par l’Égypte en 2015.

La France, dotée d'un complexe militaro-industriel, exporte de l'armement auprès d'États étrangers. C'est en 2018 le troisième pays exportateur d'armement au monde, derrière les États-Unis et la Russie ; l'Hexagone a toujours figuré depuis les années 1950 parmi les cinq premiers exportateurs mondiaux d'armes.

Ces ventes d'armes sont opérées par des entreprises industrielles qui comptent souvent l'État parmi leurs actionnaires ; elles constituent la base industrielle et technologique de défense. La puissance publique a un rôle moteur dans les exportations au travers d'une politique volontariste amorcée dans les années 1960 par le président Charles de Gaulle, pour des motifs autant économiques que politiques et diplomatiques. La vente de matériel militaire à l'étranger représente en effet environ un tiers du chiffre d'affaires de l'industrie de l'armement, participe positivement à la balance commerciale du pays et représente plusieurs dizaines de milliers d'emplois. Sur le plan politique, les exportations sont jugées indispensables pour rentabiliser l'industrie de la défense, considérée par les présidents successifs comme un instrument essentiel de l'indépendance de la France. Elles servent également la diplomatie française, notamment pendant la guerre froide en favorisant le non-alignement des pays du tiers monde.

Bien qu'étant astreintes à un cadre légal national — d'autorisation préalable — et international croissant au fil des années, les exportations d'armes françaises sont l'objet de nombreuses critiques d'ordres éthique et parfois juridique : l'État et les industriels français arment à diverses reprises des pays en guerre (par exemple durant la guerre Iran-Irak des années 1980), y compris accusés de crimes de guerre (comme l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis qui interviennent au Yémen dans les années 2010), ainsi que des dictatures ou régimes autoritaires qui peuvent les utiliser pour réprimer leur peuple en bafouant les droits humains (c'est le cas de l'Égypte dans les années 2010).

Jeudi 30 mai 2019

Ana Mato en 2012.

Ana Mato Adrover est une femme politique espagnole, membre du Parti populaire (PP), née le à Madrid.

Fille d'un militaire conservateur, elle étudie les sciences politiques à l'université complutense de Madrid, où elle rencontre le secrétaire général de l'Alliance populaire (AP) — dont elle est membre — Jorge Verstrynge. Elle devient en 1983 salariée de l'AP et épouse cette même année Jesús Sepúlveda, également engagé en politique.

En 1987, alors qu'elle est candidate aux élections régionales à Madrid, elle emménage à Valladolid pour travailler auprès de José María Aznar, d'abord pour sa campagne électorale puis comme directrice adjointe de son cabinet à la présidence de la Castille-et-León. Elle fait ainsi partie du « clan de Valladolid » avec d'autres proches d'Aznar.

Elle obtient son premier mandat électoral en 1991, comme députée à l'Assemblée de Madrid et entre deux ans plus tard au Congrès des députés. Elle se spécialise alors sur les questions relatives à la télévision publique et aux télécommunications. Très critique quant à la gestion de l'audiovisuel public, elle défend le recours à l'initiative privée pour l'introduction de la télévision par câble.

En 1996, elle est nommée par Aznar au comité exécutif du Parti populaire. Trois ans plus tard, celui-ci lui confie le poste de coordonnatrice de l'Action sectorielle. Elle est pressentie en 2000 comme ministre de la Santé, puis en 2003 en tant que ministre de la Science. Elle est finalement promue coordonnatrice de l'Organisation et joue un rôle-clé dans la transition entre José María Aznar et Mariano Rajoy.

Après les élections générales de 2004, elle estime que la génération ayant porté José María Aznar au pouvoir doit passer le relais. Elle quitte ses fonctions à la direction du PP et rejoint le Parlement européen, mais Mariano Rajoy la rappelle auprès de lui, d'abord comme candidate aux élections générales de 2008, puis il en fait la vice-secrétaire générale à l'Organisation du parti. Bien qu'elle soit sous l'autorité de la secrétaire générale María Dolores de Cospedal, sa nomination à ce poste stratégique est vue comme la marque de l'influence de Javier Arenas.

Elle assume la direction de la campagne des élections européennes de juin 2009, puis des élections municipales et régionales de mai 2011 qui offrent au Parti populaire une éclatante victoire. Elle est donc désignée directrice de la campagne des élections générales anticipées de novembre 2011, qui voient le PP revenir au pouvoir avec la majorité absolue dans les deux chambres. Un mois plus tard, Ana Mato entre au gouvernement comme ministre de la Santé.

Son action est marquée par de nombreuses réformes, destinées notamment à réduire les dépenses du système de santé publique. Elle supprime ainsi la carte de sécurité sociale des immigrés clandestins, institue des franchises pour les retraités et augmente celles des actifs ; elle supprime l'accès des couples lesbiens et femmes célibataires à la procréation médicalement assistée. En octobre 2014, sa gestion de la contamination d'une infirmière par le virus Ebola est extrêmement critiquée.

Elle est contrainte à la démission un mois plus tard, après avoir été renvoyée devant l'Audience nationale dans le cadre de l'affaire Gürtel, où son nom est apparu dès 2009, causant une polémique qui s'est répétée en 2011. Bien qu'elle ne soit mise en examen pour aucun délit, elle est accusée d'avoir reçu des cadeaux et participé à des voyages financés par l'argent de la corruption versé à Jesús Sepúlveda, dont elle est séparée de fait depuis 2000 et de droit depuis 2005. Ayant mis un terme à sa vie politique en 2015, elle est condamnée en 2018 à rembourser plus de 27 000 euros perçus illégalement de l'entrepreneur Francisco Correa dans ce cadre.

Vendredi 31 mai 2019

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