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Aujourd’hui mercredi 23 juin 2021

Couverture de Planet stories réalisée par Graham Ingels en 1944.

Graham Ingels (né le à Cincinnati dans l'Ohio et mort le à Lantana en Floride) est un dessinateur de comics, connu surtout pour ses bandes dessinées d'horreur. Dès son adolescence il est obligé de travailler pour nourrir sa famille après la mort de son père. Doué pour le dessin, il suit des études d'art qui lui permettent de trouver un emploi d'illustrateur pour des magazines. Sa carrière démarre vraiment après la Seconde Guerre mondiale. Bien qu'il considère les comics comme un art mineur, il est amené, pour assurer un revenu à sa famille après son récent mariage, à placer des histoires chez plusieurs éditeurs. En 1946, il est engagé par Standard Comics comme éditeur et responsable artistique. Il continue cependant de proposer ses services à d'autres maisons dont EC Comics à partir de 1948. Il s'y intègre très bien et y dessine des westerns, des récits policiers ou de la science-fiction. Mais c'est lorsque l'éditeur William Gaines, aidé du scénariste et dessinateur Al Feldstein, décide d'abandonner le genre du policier au profit de l'horreur que Graham Ingels révèle tout son talent. Il est un des dessinateurs les plus présents et signe toutes les histoires mettant en scène le personnage de The Old Witch. En 1954, les bandes dessinées d'horreur sont interdites par la censure. Graham Ingels reste chez EC Comics, qui lance de nouvelles collections plus acceptables, jusqu'à ce que William Gaines décide d'arrêter car les ventes sont beaucoup trop faibles. Graham Ingels continue à trouver du travail chez d'autres éditeurs, dont la maison d'édition chrétienne George A. Pflaum, mais il se détache finalement de cet univers après avoir trouvé un emploi de professeur de dessin. Miné depuis des années par un alcoolisme chronique et vivant de plus en plus mal son mariage, il disparaît en 1962. Il abandonne tout pour refaire sa vie en Floride avec une autre femme. Il gagne sa vie comme professeur et rejette tout ce qui peut lui rappeler son ancienne existence. Il peint aussi plusieurs portraits pour des personnalités ou des fresques pour des organismes publics ou privés. Il meurt le à Lantana en Floride.

Bien que sa carrière dans les comics soit plutôt brève et soit florissante pendant moins d'une dizaine d'année lorsqu'il dessine des histoires d'horreur chez EC Comics, elle laisse une forte empreinte. Son style unique le fait considérer comme un des maîtres de l'horreur et a marqué les lecteurs.

Programme du mois

Mardi 1er juin 2021

Représentation du plan hyperbolique.

En mathématiques, la géométrie hyperbolique (nommée auparavant géométrie de Lobatchevski, lequel est le premier à en avoir publié une étude approfondie) est une géométrie non euclidienne vérifiant les quatre premiers postulats d’Euclide, mais pour laquelle le cinquième postulat, qui équivaut à affirmer que par un point extérieur à une droite passe une et une seule droite qui lui est parallèle, est remplacé par le postulat selon lequel « par un point extérieur à une droite passent plusieurs droites parallèles à celle-ci » (il en existe alors une infinité).

En géométrie hyperbolique, la plupart des propriétés métriques de la géométrie euclidienne ne sont plus valables ; en particulier le théorème de Pythagore n'est plus vérifié, et la somme des angles d'un triangle est toujours inférieure à 180°. Les droites restent cependant les lignes de plus court chemin joignant deux points, ce qui a permis à Beltrami, dans le cas du plan hyperbolique, de les modéliser comme des géodésiques sur une surface de courbure constante négative, comme les droites de la géométrie elliptique sont modélisées par des grands cercles sur une sphère.

À la suite de Beltrami, Klein et Poincaré ont construit plusieurs autres modèles de géométrie hyperbolique, comme le modèle de l'hyperboloïde ou celui du disque de Poincaré. Ces modèles montrent l'indépendance de l'axiome des parallèles, c'est-à-dire l'impossibilité de le démontrer (ou de le réfuter) à partir des autres axiomes ; cela revient également à dire que si la géométrie euclidienne ne contient pas de contradiction, il en est de même de la géométrie hyperbolique.

La détermination de la « vraie » géométrie de notre espace physique s'est posée dès la découverte des géométries non euclidiennes ; au début du 21e siècle, les tests expérimentaux ne permettent toujours pas de décider ce qu'il en est, ce qui constitue le problème de la platitude, l'une des questions non résolues de la cosmologie.

Mercredi 2 juin 2021

L'ex-roi Constantin II photographié par Allan Warren (1997).

Constantin II de Grèce (en grec : Κωνσταντίνος Βʹ της Ελλάδας / Konstantínos II tis Elládas), roi des Hellènes et prince de Danemark, est né le au palais de Psychikó, dans la banlieue d'Athènes, en Grèce. Dernier souverain de Grèce, il règne officiellement du au , date à laquelle il est renversé par la Dictature des colonels. La démocratie restaurée, cette déposition est confirmée par un référendum organisé le . Constantin II se pose depuis lors en prétendant au trône.

Né au début de la Seconde Guerre mondiale, le futur Constantin II passe l'essentiel de ses premières années en Afrique du Sud, où une partie de sa famille a trouvé refuge après l'invasion de la Grèce par les forces de l'Axe. Rentré en Grèce en 1946, il est nommé diadoque, autrement dit prince héritier, quand Paul Ier monte sur le trône, l'année suivante. Proche de ses parents, l'enfant est éduqué selon les préceptes du pédagogue Kurt Hahn, avant d'être initié à la vie politique par son père. Adolescent, le prince se passionne pour le sport. En 1960, il participe aux Jeux olympiques d'été de Rome, lors desquels il obtient une médaille d'or en voile avec ses coéquipiers Odysséas Eskitzóglou et Geórgios Zaïmis.

Après un entraînement dans les trois armes, Constantin se fiance à la princesse Anne-Marie de Danemark, qu'il épouse juste après avoir accédé au trône, en 1964. Devenu roi à l'âge de 24 ans, Constantin II est confronté à de multiples difficultés, tant sur la scène internationale, avec la crise de Chypre, que sur la scène intérieure, où il entre bientôt en conflit avec Geórgios Papandréou. Convaincu que le Premier ministre représente un danger pour la couronne, le souverain déclenche, en 1965, une crise politique qui déstabilise la Grèce. Victime d'un putsch militaire le , le roi choisit la voie de la collaboration, avant de tenter un contre-coup d'État, qui échoue le suivant. Il part alors en exil en Italie, mais la Dictature des colonels qui gouverne la Grèce maintient la monarchie jusqu'en 1973.

Frappé par des difficultés financières et confronté à des problèmes conjugaux, Constantin II part s'installer au Danemark (1973), avant de s'établir au Royaume-Uni (1974) avec sa femme et leurs trois enfants : Alexia (née en 1965), Paul (né en 1967) et Nikólaos (né en 1969). Pendant ce temps, le régime des colonels s'effondre, après l'échec de la conquête de Chypre. Une transition démocratique se déroule alors et les Grecs sont consultés sur la forme du régime qui va désormais les gouverner. Organisé le , ce référendum confirme la mise en place de la Troisième République hellénique. Maintenu en exil jusqu'aux années 2000, Constantin II n'est ensuite autorisé à séjourner en Grèce qu'à deux reprises, en 1981 (lors des funérailles de sa mère, la reine Frederika) et en 1993 (pour des vacances familiales). Entre-temps, l'ex-roi a eu deux autres enfants : Théodora (1983) et Phílippos (1986).

En conflit avec les autorités hellènes à propos de la possession des biens de sa famille, Constantin II parvient, en 1991, à récupérer 68 tonnes d'objets personnels que lui remet le gouvernement Mitsotákis. Puis, en 2002, la Justice européenne oblige la Grèce à lui verser 12 millions d'euros d'indemnité pour la confiscation de ses domaines. Peu de temps après, l'ex-souverain parvient à rentrer dans son pays dans le cadre de son travail pour le Comité international olympique. Au fil des années, les relations de Constantin II avec les autorités républicaines se normalisent et il fait le choix de revenir vivre en Grèce en 2013. Installé à Porto Heli, il y mène une vie relativement discrète, même si la publication de ses mémoires en 2015 n'est pas sans soulever les critiques. Toujours privé de sa citoyenneté grecque car il refuse d'utiliser un nom de famille, l'ancien monarque voit sa santé décliner à partir de 2016 et souffre de problèmes de mobilité.

Jeudi 3 juin 2021

Le sanctuaire en 2006.

Le sanctuaire du Bom Jesus de Matosinhos, en portugais : Santuário do Bom Jesus de Matosinhos, est un complexe architectural paysager formé par une église, une esplanade et six chapelles attenantes, situé dans la municipalité de Congonhas, dans l'État du Minas Gerais au Brésil.

L'église est un exemple important de l'architecture coloniale brésilienne, avec une riche décoration intérieure en bois sculpté et peintures dorées. L'escalier en terrasse de l'esplanade est orné de douze statues de prophètes en stéatite et les chapelles contiennent des groupes de sculptures en bois polychrome représentant les étapes de la Passion du Christ, statues créées par Aleijadinho et ses assistants. D'autres artistes de renom ont participé aux travaux de construction et de décoration, parmi lesquels Francisco de Lima Cerqueira, João Nepomuceno Correia e Castro et Mestre Ataíde. L'ensemble a été construit en plusieurs étapes entre 1757 et 1875 : l'église et l'esplanade sont achevées en 1790, les sculptures d'Aleijadinho sont exécutées entre 1796 et 1805, mais certaines chapelles prennent d'importants retards et certaines statues sont peintes plusieurs décennies après leur réalisation.

L'implantation scénographique et monumentale du sanctuaire, sur le modèle des sacri monti européens, n'a pas d'équivalent de cette importance au Brésil, et les statues des chapelles et de l'esplanade de l'église sont l'œuvre sculpturale la plus remarquable d'Aleijadinho. Le sanctuaire est également le centre de l'une des dévotions les plus populaires du pays, accueillant des milliers de pèlerins chaque année et rassemblant une riche collection d'ex-voto. Il est devenu une icône du baroque brésilien et de l'État du Minas Gerais, dont il est une grande attraction touristique. En raison de son importance historique, sociale et artistique supérieure, l'ensemble a été inscrit en 1939 sur la liste des sites historiques nationaux par le SPHAN — l'actuel Institut national du patrimoine artistique et historique (IPHAN) — et a été déclaré patrimoine mondial par l'UNESCO en 1985. Le , le pape Pie XII a élevé l'église à la dignité de basilique mineure.

Vendredi 4 juin 2021

Silhouette de la Dome F105.

La Dome F105, également nommée Dome F105 Infinity et Dome F105i au Japon, est une monoplace de Formule 1 conçue par l'ingénieur Akioshi Oku pour le compte du constructeur japonais Dome. Elle est testée par l'Italien Marco Apicella et les Japonais Shinji Nakano et Naoki Hattori en vue de préparer la venue du constructeur nippon lors du championnat du monde de Formule 1 1997. La F105 est équipée d'un moteur V10 Mugen-Honda MF-301H et de pneumatiques Goodyear.

La F105, développée et construite par le personnel de Dome, constitué de quarante employés, à partir d', est présentée à Tokyo le lors d'un gala pendant lequel le constructeur nippon dévoile son programme d'essais, baptisé F1 GP Nippon Challenge, qui prévoit des sessions de tests au Japon et en Europe, et les seize entreprises japonaises qui la soutiennent financièrement, sous le label F1 Adventure Club. La F105 fait ses premiers tours de roues le sur le circuit de Mine.

Les essais menés au Japon sont régulièrement entravés par des problèmes de fiabilité, en particulier de la boîte de vitesses semi-automatique, tandis que le manque de moyens financiers, dû au faible engouement des entreprises japonaises pour ce projet, contraint Dome à renoncer ses essais en Europe puis à repousser son arrivée en Formule 1 à 1998. Fin , Dome procède à un essai contre-la-montre à Suzuka où la F105 se révèle peu rapide ; à l'issue de ce test, une fuite d'huile provoque un incendie qui endommage gravement la monoplace.

Le changement de réglementation technique de la Formule 1 contraint Dome, déjà en manque de moyens financiers, à concevoir une nouvelle monoplace à partir de la F105 et à reporter sa venue dans la catégorie-reine du sport automobile à 2000. Le constructeur japonais abandonne alors son projet de créer une écurie totalement japonaise et se met à la recherche d'un investisseur étranger, sans succès. Lorsque Dome perd le soutien de Honda qui projette de créer sa propre écurie d'ici , elle abandonne définitivement ses ambitions d'accéder à la Formule 1.

Samedi 5 juin 2021

Le château de Bellevue.

La conférence de Bellevue du est un conseil de la couronne impériale allemande réuni à Berlin, au château de Bellevue, sous la présidence de Guillaume II. Cette rencontre entre civils et militaires est convoquée par Guillaume II, l'empereur allemand, afin de déterminer la nouvelle politique de buts de guerre du Reich impérial, dans un contexte marqué par la révolution de Février et la publication de la note de Benoît XV le  ; rapidement, la question du sort de la Belgique, alors presque totalement occupée par le Reich, focalise l'attention des participants. Enfin, cette rencontre doit aussi définir les termes de la réponse allemande à la note pontificale, appelant les belligérants à mettre un terme à la confrontation armée.

Dimanche 6 juin 2021

Fouad Hussein, ministre irakien des Affaires étrangères depuis juin 2020.

La politique étrangère de l'Irak regroupe l'ensemble des liens diplomatiques entretenus par la République d'Irak depuis son indépendance de l'Empire ottoman proclamée en 1921. L'Irak est un protectorat britannique sous mandat de la Société des Nations entre 1921 et 1932, puis obtient effectivement son indépendance avec la révolution de 1958 qui renverse la famille royale pro-occidentale, et instaure la République.

L'Irak est membre des Nations Unies, de la Ligue arabe (dont elle est membre-fondateur) depuis 1945, de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (dont elle est également membre-fondateur) depuis 1960, et de l'Organisation de la coopération islamique depuis 1976. Il est toutefois à noter que la mise au ban de l'Irak du commerce international entre 1990 et 2003 en représailles à la suite de l'invasion du Koweït par Saddam Hussein, lui a permis d'épargner relativement ses réserves pétrolières par rapport aux autres pays de la région.

À l'instar de l'Arabie saoudite, une autre ressource majeure de l'Irak est la présence de lieux saints de l'islam sur son territoire qui attire chaque année des millions de pèlerins (essentiellement iraniens) : le mausolée d'Ali à Nadjaf et la ville de Kerbala.

Le ministre irakien des Affaires étrangères est le Kurde Fouad Hussein, depuis . Ce poste est stratégique pour l'Irak qui dépend largement de ses relations extérieures pour son économie et sa sécurité, après avoir été le théâtre d'une guerre civile particulièrement violente entre 2013 et 2017.

Mais l'Irak est aussi un terrain d'affrontement entre des puissances étrangères en lutte pour étendre leur influence au Moyen-Orient, principalement l'Iran, les États-Unis, la Turquie, et dans une moindre mesure, l'Arabie saoudite. Contrairement à la Syrie, son voisin frontalier, ces puissances étrangères évitent toutefois de s'affronter militairement sur le sol irakien (à l'exception notable de l'élimination du général iranien Qassem Soleimani par une frappe américaine à Bagdad en 2020) et privilégient une lutte politique et commerciale.

Ainsi, la constitution des différents gouvernements irakiens est souvent le résultat d'un compromis intégrant les préoccupations iraniennes, américaines, et turques, qui s'assurent que la politique étrangère de l'Irak ne leur sera pas défavorable. Il doit aussi être représentatif de sa population multiethnique et multiconfessionnelle, alors que le sectarisme chiite de Nouri al-Maliki, Premier ministre de 2006 et 2014, est considéré comme l'une des principales causes de la seconde guerre civile irakienne. Cette guerre a vu, à l'instar de la guerre du Golfe, intervenir en Irak une vaste coalition militaire internationale dirigée par les États-Unis, cette fois-ci en appui au gouvernement irakien, qui lui a permis de reprendre le contrôle de l'ensemble du territoire en 2017.

Lundi 7 juin 2021

Tête de l'étalon trotteur français Phaéton dans le Sport universel illustré du 3 janvier 1909.

Phaéton (ou Phaëton, né en 1871, mort en 1896) est un étalon trotteur anglo-normand, fils du Pur-sang The Heir of Linne, considéré comme un étalon fondateur de la race du Trotteur français. Compétiteur moyen, ce cheval issu de croisements entre Pur-sang et Trotteur Norfolk se fait essentiellement connaître grâce aux excellentes performances de ses descendants, durant sa carrière d'étalon au Haras national du Pin. Phaéton devient l'un des quatre grands fondateurs du Trotteur français moderne, avec les étalons Normand, Conquérant et Lavater.

Phaéton est un étalon alezan d'1,61 m, fortement marqué de blanc et réputé pour sa belle apparence, malgré son défaut héréditaire de conformation des jarrets. Sa lignée mâle perdure grâce à son fils James Watt, la lignée de son meilleur fils, Harley, ayant disparu.

Mardi 8 juin 2021

La Simtek S941 de David Brabham à la sortie des stands du Grand Prix de Grande-Bretagne 1994.

La Simtek S941, engagée dans le cadre du championnat du monde de Formule 1 1994, est la première monoplace de Formule 1 construite par l'écurie britannique Simtek et conçue par son fondateur et directeur général, l'ingénieur Nick Wirth. Elle est confiée au pilote australien David Brabham et à l'Autrichien Roland Ratzenberger, remplacé successivement par l'Italien Andrea Montermini, le Français Jean-Marc Gounon, l'Italien Domenico Schiattarella et le Japonais Taki Inoue.

Évolution de l'Andrea Moda S921 engagée par l'écurie italienne Andrea Moda Formula en 1992 et de la Bravo S931, toutes deux conçues par le bureau d'études Simtek Research Ltd., la Simtek S941 est présentée le et fait ses premiers tours de roue le sur le circuit de Silverstone, aux mains de David Brabham. Si elle présente une aérodynamique soignée, la Simtek S941, malgré le sérieux du projet, semble condamnée dès les essais hivernaux à lutter en fond de grille contre l'autre nouvelle écurie du championnat, Pacific Racing.

Le début de saison est marqué par l'accident mortel de Ratzenberger lors de la seconde session de qualifications du Grand Prix de Saint-Marin, puis par le grave accident de Montermini lors des essais libres du Grand Prix d'Espagne. Jean-Marc Gounon, en terminant neuvième du Grand Prix de France, obtient le meilleur résultat de l'histoire de Simtek. La meilleure qualification de Simtek en est une vingt-et-unième place au Grand Prix de Belgique.

Mercredi 9 juin 2021

La mort du général D'Elbée, huile sur toile de Julien Le Blant, 1878, Musée de Noirmoutier.

La bataille de Noirmoutier est un affrontement de la guerre de Vendée qui oppose le les républicains et les Vendéens pour le contrôle de l'île de Noirmoutier.

Située dans la baie de Bourgneuf et reliée au continent par le passage du Gois, l'île est occupée le par les troupes vendéennes du général Charette. Cette prise alarme aussitôt le Comité de salut public, qui redoute une intervention des Britanniques en faveur des royalistes. Cependant Charette ne tente qu'en décembre d'envoyer une goélette vers la Grande-Bretagne pour prendre contact avec le gouvernement de Londres et il ne recevra aucune réponse avant plusieurs mois.

Les républicains débarquent sur l'île de Noirmoutier le matin du et s'emparent de toute sa partie sud après des combats à la pointe de la Fosse et au bourg de Barbâtre. Ils marchent ensuite dans l'après-midi vers la ville de Noirmoutier, où ils reçoivent la capitulation des Vendéens qui déposent les armes contre la promesse d'avoir la vie sauve.

Acceptée par le général Haxo, la capitulation n'est pas respectée par les représentants en mission Prieur de la Marne, Turreau et Bourbotte, qui font fusiller 1 200 à 1 500 prisonniers en quelques jours, dont Maurice d'Elbée, l'ancien généralissime de l'Armée catholique et royale.

La reprise de Noirmoutier suit de quelques jours la bataille de Savenay, qui voit la destruction des forces vendéennes engagées dans la virée de Galerne. Après ces deux victoires, considérées comme décisives, les commandants républicains estiment que la guerre de Vendée est en passe de s'achever. Les Vendéens ne contrôlent alors plus aucun territoire et les dernières bandes insurgées ne comptent que quelques centaines ou quelques milliers d'hommes, traqués dans les bois et dans les campagnes. À la mi-janvier, le général Turreau lance ses « colonnes infernales » avec l'intention de porter le dernier coup à l'insurrection vendéenne.

Jeudi 10 juin 2021

Logo de l'album.

Escalator over the Hill (parfois raccourci en EOTH) est un opéra, sorti sous l'appellation de « chronotransduction » avec des « paroles de Paul Haines, adaptées et mises en musique par Carla Bley, produit et coordonné par Michael Mantler » et publié en album sous la forme d'un triple LP en 1971.

Cinquante-trois musiciens y participent, issus des milieux du jazz et du rock. L'œuvre mêle différents styles de musique, allant du jazz au rock en passant par l'expérimentation électronique, la musique indienne et les références à la musique de Kurt Weill.

Vendredi 11 juin 2021

Portrait d'Adele Bloch-Bauer I.

Le Portrait d'Adele Bloch-Bauer I (également appelé La Dame en or ou La Femme en or) est un tableau de Gustav Klimt, réalisé entre 1903 et 1907.

Commandé par le mari du modèle, Ferdinand Bloch-Bauer, banquier juif et producteur de sucre, ce portrait est l'œuvre la plus représentative du cycle d'or de Klimt. C'est le premier des deux portraits d'Adele par Klimt — le second date de 1912 et tous deux font partie des nombreuses œuvres de l'artiste appartenant à la famille Bloch-Bauer.

Adele meurt en 1925 en ayant exprimé le souhait que les œuvres de Klimt appartenant à son mari soient laissées à la Galerie Belvedere de Vienne. Après l'annexion de l'Autriche par l'Allemagne nazie, Ferdinand fuit la capitale en laissant derrière lui une grande partie de son patrimoine. Lorsque le portrait, à la suite d'une accusation d'évasion fiscale, est volé par les nazis en 1941, l'avocat agissant au nom de l'État allemand affirme suivre les volontés testamentaires d'Adele en le remettant à la Galerie Belvedere.

Ferdinand Bloch-Bauer meurt en 1945 : son testament stipule que sa succession doit revenir à son neveu et à ses deux nièces.

En 1998, Hubertus Czernin, journaliste d'investigation autrichien, démontre que la Galerie Belvedere détient plusieurs œuvres volées à des Juifs pendant la guerre. L'une des nièces de Ferdinand, Maria Altmann, engage l'avocat E. Randol Schoenberg afin d'intenter un recours contre la Galerie pour récupérer cinq œuvres de Klimt. À l'issue d'une procédure judiciaire de sept ans, dont une audience devant la Cour suprême des États-Unis puis un arbitrage à Vienne, le tableau ainsi que les autres œuvres volées à la famille sont restitués à Maria Altmann.

La même année, elle vend le portrait pour 135 millions de dollars américains — prix record pour un tableau à l'époque — à l'homme d'affaires collectionneur d'art Ronald Lauder. Celui-ci place l'œuvre dans la Neue Galerie de New York, qu'il a cofondée.

Samedi 12 juin 2021

Session du Conseil d'État, Georgina de Albuquerque.

Session du Conseil d'État (en portugais : Sessão do Conselho de Estado) est un tableau historique réalisé par Georgina de Albuquerque en 1922. Il représente la séance du du Conseil d'État du Brésil, qui a précédé la déclaration de l'indépendance du Brésil.

L'œuvre est importante pour au moins deux raisons. C'est une toile académique peinte par une femme, au Brésil, à l'époque où ce type de tableau était principalement réalisé par des hommes. Elle présente également une perspective de genre sur l'indépendance du Brésil, dans la mesure où elle met en évidence la participation de la princesse Marie-Léopoldine dans le processus politique de la rupture coloniale de 1822.

Pour cette œuvre, Albuquerque reçoit le prix de l'Exposition d'art contemporain et d'art rétrospective à l'occasion du Centenaire de l'indépendance. L'objectif de ce concours était de sélectionner les toiles qui représentaient le mieux les événements historiques de l'indépendance du Brésil. L'œuvre lauréate est ainsi achetée par le gouvernement brésilien afin d'être intégrée à la collection de l'École nationale des Beaux-Arts. La toile est ensuite donnée au musée historique national du Brésil, situé à Rio de Janeiro.

Dimanche 13 juin 2021

Les comics underground ou comix constituent un genre de bande dessinée américaine apparu aux États-Unis à la fin des années 1950, mais ne se développant vraiment qu'à partir du milieu des années 1960. Ces bandes dessinées s'opposent à celles publiées alors par les éditeurs grand public comme Marvel Comics, DC Comics ou Dell Comics par plusieurs particularités. Elles traitent souvent de sujets interdits par le Comics Code, l'organe d'auto-censure des éditeurs, tels la consommation de drogue, ou la sexualité, représentée clairement jusqu'à atteindre parfois la pornographie. Elles abordent aussi la politique en critiquant de très vive manière le gouvernement et tous les pouvoirs : police, justice, et religion notamment. Ces œuvres sont personnelles au sens où elles reflètent les opinions de leurs auteurs, mais aussi parce qu'elles appartiennent totalement à ceux-ci. Alors que dans le système classique de l'édition de comics les scénaristes et les dessinateurs sont privés de leurs droits sur leurs créations, qui reviennent aux éditeurs, ici les auteurs conservent leurs droits. Comme elles ne peuvent être distribuées dans le circuit des marchands de presse et des épiceries qui vérifient la présence du sceau du Comics Code, ces bandes dessinées doivent trouver un autre système de diffusion. Publiées d'abord dans des revues étudiantes diffusées sur les campus, elles se retrouvent aussi en vente dans des magasins spécialisés dans les produits de la contre-culture comme les head-shops, qui vendent des produits liés à la consommation de drogue, ou les disquaires.

Tous ces éléments font que ces comics ont un lectorat très limité, au regard des ventes habituelles des comics des grands éditeurs. Cependant, peu à peu le lectorat se développe et les comix sont de plus en plus nombreux et se vendent de mieux en mieux. Le début des années 1970 est un âge d'or pour ce genre, mais cela dure peu et très rapidement le mouvement s'éteint. Ces comics sont jugés néfastes et, après un arrêté de la Cour suprême, les revendeurs peuvent être poursuivis. La diffusion diminue d'autant que le mouvement de la contre-culture s'épuise. Le succès de plusieurs œuvres a aussi attiré des artistes de moindre valeur et ce trop-plein finalement nuit aux éditeurs dont les revenus diminuent. Les auteurs les plus importants comme Robert Crumb, Art Spiegelman, Gilbert Shelton ou Trina Robbins parviennent cependant à poursuivre leur carrière d'autant qu'un nouveau système de diffusion des comics s'installe grâce au direct market. L'underground en tant que tel disparaît mais est remplacé par les comics indépendants ou alternatifs.

Alors que l'underground était à ses débuts cantonné à un maigre lectorat, son importance est ensuite davantage reconnue. Certains auteurs, notamment Art Spiegelman et son roman graphique Maus, sont récompensés et leurs œuvres sont vues comme des éléments essentiels de la bande dessinée mondiale.

Lundi 14 juin 2021

Couverture de l'édition 1911 (d'après une aquarelle d'Adolphe Gumery).

Mademoiselle Cloque est un roman de mœurs français de René Boylesve paru en 1899.

Cinquième roman dans l'œuvre de René Boylesve, il raconte, sur fond d'une querelle religieuse à Tours dans les années 1880, les trois dernières années de la vie d'une vieille demoiselle idéaliste et chevaleresque, qui souhaite ardemment la reconstruction d'une grande basilique dédiée à saint Martin. Arc-boutée sur ses principes, elle va jusqu'à refuser à sa nièce un beau mariage avec le fils d'un partisan de la cause adverse, qui milite pour l'édification d'une église modeste ; cette dernière option finit pourtant par prévaloir au terme d'affrontements où la politique, la religion et les intérêts particuliers sont intimement mêlés.

Prenant pour argument la « guerre des basiliques », épisode réel de l'histoire tourangelle, et s'inscrivant donc de manière plus secondaire dans le roman historique, le récit est avant tout une étude de mœurs sur une partie de la société bourgeoise et religieuse tourangelle au XIXe siècle ainsi qu'une galerie de portraits. Il retrace le combat perdu de l'idéalisme contre le réalisme, thématique récurrente chez l'auteur.

Mardi 15 juin 2021

L'Airbus A320 impliqué dans l'accident (D-AIPX), ici photographié à l'aéroport de Barcelone en mai 2014, moins de onze mois avant le crash.

Le crash de l'A320 de Germanwings (vol 4U9525) est un accident provoqué par le suicide du copilote Andreas Lubitz, qui a volontairement précipité son avion contre une montagne dans la commune de Prads-Haute-Bléone, dans les Alpes du Sud françaises, le . Les 144 passagers et 6 membres d'équipage de l'Airbus A320 de la compagnie low-cost allemande Germanwings, qui reliait Barcelone (Espagne) à Düsseldorf (Allemagne), sont tués sur le coup. Il s'agit du troisième plus grave accident aérien en France par le nombre de victimes.

L'écrasement a été causé délibérément par le copilote, Andreas Lubitz, qui avait été traité pour des tendances suicidaires et déclaré « inapte au travail » par son médecin. Il a gardé cette information, n'a pas informé son employeur et s'est tout de même présenté au travail. Peu de temps après avoir atteint l'altitude de croisière et alors que le commandant de bord est hors du poste de pilotage, il verrouille la porte et amorce une descente contrôlée qui se poursuit jusqu'à ce que l'avion percute un flanc de montagne.

Les autorités aéronautiques réagissent en mettant en œuvre de nouvelles réglementations qui exigent notamment la présence permanente de deux membres du personnel autorisé dans le cockpit. La règle dite des « quatre yeux », recommandée par l'Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA) quelques jours après l'accident, est rapidement mise en place au sein de plusieurs compagnies aériennes européennes. En 2017, Lufthansa, organisation mère de Germanwings, ainsi que d'autres compagnies aériennes abandonnent la règle, après que plusieurs syndicats de pilotes ont critiqué l'inefficacité et les potentiels effets dangereux de la mesure.

En , l'Union européenne adopte de nouvelles réglementations pour renforcer les contrôles médicaux et le soutien psychologique aux équipages. De nouvelles évaluations psychologiques sont rendues obligatoires pour les pilotes avant d'entrer dans une compagnie aérienne, les dépistages aléatoires d'alcool et de drogues sont généralisés à l'ensemble des compagnies volant dans le territoire de l'UE et des programmes de soutien renforcés aux pilotes et aux équipages sont mis en place.

L'analyse psychologique de l'auteur et le nombre de victimes pour un suicide ont eu pour aboutissement que l'acte soit requalifié en tuerie de masse par certains experts.

Mercredi 16 juin 2021

The Norfolk Phœnomenon, d'après un dessin contemporain de son époque.

The Norfolk Phœnomenon (né en 1845 dans le comté du Norfolk (Angleterre), mort en 1872 au haras des Rouges-Terres en Normandie) est un étalon de la race du Trotteur Norfolk à la robe noire. C'est un fils ou un petit-fils du plus célèbre étalon trotteur anglais de son époque, The Norfolk Phenomenon. Dans le cadre d'une mission des Haras nationaux, il est importé en France en 1851.

Devenu étalon reproducteur au haras national du Pin entre 1851 et 1872, The Norfolk Phœnomenon meurt en 1872, au Haras des Rouges-Terres, l'élevage de la famille Forcinal. Il est à l'origine d'une lignée mâle de la race du Trotteur français, très fructueuse à la fin du XIXe siècle, mais désormais éteinte, via son fils Niger. Il est possible que The Norfolk Phœnomenon soit le grand-père paternel de l'étalon Lavater. Sa fille Bayadère reste cependant sa descendance directe la plus connue, notamment pour avoir établi un record de temps et de gains.

Jeudi 17 juin 2021

Within Temptation au M'era Luna.

Within Temptation est un groupe néerlandais de metal symphonique. Le groupe est créé en 1996 par la chanteuse Sharon den Adel et le guitariste Robert Westerholt. Leur musique est décrite comme du metal symphonique, bien que leurs premiers albums, comme Enter, soient catégorisés metal gothique. Sharon den Adel décrit la musique du groupe comme étant du rock symphonique aux influences variées.

Après la parution de leur premier album, Enter, le groupe devient connu de la scène underground néerlandaise. Ce n'est qu'à partir de 2001 qu'il se popularise auprès d'un public plus large, avec le single Ice Queen issu de l'album Mother Earth, qui atteint la deuxième place des classements. Dès lors, le groupe remporte le Conamus Exportprijs pendant quatre années d'affilée. Leurs albums suivants The Silent Force et The Heart of Everything débutent à la première place des classements musicaux néerlandais. En 2008, ils font paraître un DVD live et CD, Black Symphony, enregistré au Metropole Orchestra. Dans le cadre d'une de leur tournée acoustique, en 2009, le groupe fait sortir l'album live An Acoustic Night at the Theatre. Le cinquième album du groupe, The Unforgiving, est commercialisé en mars 2011, en parallèle à une série de comics et de courts-métrages. Le 13 novembre 2012, le groupe célèbre sa quinzième année d'existence lors d'un énorme événement appelé Elements au palais des sports d'Anvers. Leur sixième album, Hydra, est commercialisé le au Japon, le 31 janvier en Europe, et le 4 février aux États-Unis. Plusieurs artistes comme Tarja Turunen, Howard Jones, Dave Pirner et Xzibit y ont collaboré. Le sort Resist, le septième album studio du groupe. Cet album est influencé par d'autres styles musicaux tels que l'industriel et l'EDM. En 2016, le groupe avait déjà vendu plus de 3,5 millions d'albums dans le monde.

En tant que groupe reconnu et apprécié pour sa polyvalence musicale, Within Temptation a remporté un certain nombre de récompenses, et leurs enregistrements se sont vendus à près de 3 millions d'exemplaires sur le plan international.

Vendredi 18 juin 2021

Éris (au centre) et Dysnomie (à gauche) vus par Hubble en 2007.

Éris, officiellement (136199) Éris (internationalement (136199) Eris ; désignation provisoire 2003 UB313), est une planète naine du Système solaire. Plus particulièrement, il s'agit de la plus massive (27 % de plus que Pluton) et la deuxième plus grande (2 326 km de diamètre, contre 2 370 pour Pluton). C'est donc le 9e corps connu le plus massif et le 10e plus grand en orbite directement autour du Soleil. Par ailleurs, elle est le plus gros objet du Système solaire n'ayant pas encore été survolé par une sonde spatiale.

Objet transneptunien, et plus précisément un objet du disque des objets épars, Éris est située au-delà de la ceinture de Kuiper. Son orbite possède une forte inclinaison de 44° et est très excentrique, se situant entre 37 et 97 unités astronomiques (UA) du Soleil — plus de deux fois l'aphélie de Pluton. Cela en fait la planète naine connue la plus éloignée en moyenne du Soleil. Elle parcourt cette orbite avec une période de révolution de 559 ans et est, depuis sa découverte, proche de son aphélie, vers 96 UA. Jusqu'en 2018, à l'exception de certaines comètes de longue période, Éris et son unique satellite naturel Dysnomie (d'environ 700 km de diamètre) sont les objets naturels connus les plus éloignés du Système solaire. Sa période de rotation est estimée à 25,9 heures, bien que cette valeur ne fasse pas totalement consensus. Sa densité de 2,52 ± 0,07 g/cm3 indique qu'elle est majoritairement rocheuse et recouverte d'une couche de glaces très brillante, ce qui lui confère un important albédo de 0,96. Elle posséderait une légère atmosphère composée de méthane et d'azote évoluant en fonction de sa distance au Soleil, similairement à l'atmosphère de Pluton.

Éris est découverte le par l'équipe de Michael E. Brown, Chadwick Trujillo et David Rabinowitz du California Institute of Technology (Caltech) à l'observatoire Palomar, qui la surnomment d'abord « Xena », d'après la série télévisée Xena, la guerrière. L'annonce de sa découverte, précipitée à la suite des controverses liées à la découverte de Hauméa, est officiellement faite le . Sa taille, alors estimée comme étant beaucoup plus importante que celle de Pluton, fait qu'elle est initialement qualifiée de dixième planète du Système solaire par ses découvreurs et les médias. Cette qualification, ainsi que la perspective de découvrir d'autres objets similaires à l'avenir, motive l'Union astronomique internationale (UAI) à définir le terme « planète » pour la première fois de façon formelle. Selon cette définition approuvée le , Éris est une planète naine au même titre que Pluton et Cérès, définition qui sera ensuite également appliquée à Hauméa et Makémaké. En , l'UAI décide par ailleurs de classer Éris dans la catégorie des plutoïdes, les planètes naines orbitant plus loin que Neptune. Elle porte le nom de la déesse grecque de la discorde, Éris, en référence au conflit que sa découverte a provoqué parmi les astronomes au sujet des critères définissant une planète.

Samedi 19 juin 2021

En bas de la gravure, la porte médiévale Saint-Vincent à l'emplacement de l'angle sud-ouest du mur des Arcis (extrait d'une gravure de Georg Braun et Frans Hogenberg, 1572).

L'enceinte des Arcis est une enceinte urbaine de la commune française de Tours dans le département d'Indre-et-Loire.

Elle est construite contre le flanc ouest de l'enceinte gallo-romaine de la ville pour en agrandir le périmètre remparé. Son édification remonte sans doute au XIe ou XIIe siècle après la construction du pont sur la Loire qui aboutit dans son angle nord-est mais les sources à son sujet sont rares. Elle a une vocation défensive certaine mais joue également un rôle politique dans la guerre d'influence que se livrent la vieille ville de Tours face au bourg de Châteauneuf en plein développement un kilomètre plus à l'ouest car elle se veut le témoignage de la prospérité d'une ville qui s'agrandit et dont l'autorité et le prestige pèsent sur sa rivale.

Son tracé est presque totalement perdu à l'époque contemporaine car elle est remplacée au XIVe siècle par un nouveau rempart protégeant une zone beaucoup plus vaste englobant notamment les deux noyaux urbains ; et le quartier est bombardé en et il n'en reste presque aucun vestige attesté.

Dimanche 20 juin 2021

La Mi-Carême politique, caricature parue dans le premier supplément illustré du journal monarchiste Le Gaulois (6 mars 1880). Au premier plan à gauche, les ministres du gouvernement Freycinet glissent en conjuguant le verbe « épurer », suivis par « toute la cohue des gens qui ont exploité l'épuration ».

L'épuration de la fonction publique française entre 1879 et 1884, aussi connue sous le nom de révolution des emplois, est un ensemble de mesures politiques prises en France par les républicains aux débuts de la Troisième République pour purger l'administration, l'armée et la justice de leurs membres les plus conservateurs.

À la suite de la crise du et des élections législatives qui suivent, les monarchistes perdent le contrôle de la Chambre des députés au profit des républicains ; à l'épuration conservatrice de mai 1877 répond l'épuration républicaine de décembre 1877, le corps préfectoral étant particulièrement touché. Après la victoire des républicains aux élections sénatoriales de 1879, la nouvelle majorité demande une purge plus complète de l'administration ; une nouvelle période d'épuration débute afin de renouveler en profondeur le personnel de la Troisième République : il s'agit d'écarter tous les fonctionnaires suspects de collusion avec l'Ordre moral et empêcher que l'administration ne s'oppose aux directives du législateur. Cette épuration touche des corps qui sont régulièrement purgés lors des changements de régime — ministère public, généraux, Conseil d'État, magistrature, police, directeurs de ministères, diplomates à l'étranger — mais également l'administration des finances et la magistrature assise ; elle se distingue par son intensité inédite au XIXe siècle. Les purges s'achèvent en 1883-1884 sous le deuxième gouvernement Ferry, avec une épuration du Siège au mépris du principe d'inamovibilité et marquant les esprits comme « la plus sévère de toute l'histoire judiciaire française ».

Cette période d'épuration de la fonction publique, qui s'exerce à l'encontre des conservateurs et des catholiques, assoit le régime et la domination des républicains modérés sur ce dernier, mais contribue également à rejeter dans l'opposition certains milieux comme celui des juristes catholiques, qui fourniront des cadres à la résistance à la laïcisation de la société et aux mouvements antirépublicains comme l'Action française.

Lundi 21 juin 2021

Maurice Duplessis en 1947.

Maurice Le Noblet Duplessis est un homme d'État québécois, né le à Trois-Rivières et mort le à Schefferville. Il est premier ministre du Québec et procureur général de la province de 1936 à 1939 puis de 1944 à 1959. Conservateur, nationaliste, anticommuniste et fervent catholique, il domine avec son parti, l'Union nationale, la scène politique québécoise des années 1930 aux années 1950.

Fils de Nérée Duplessis, conseiller juridique pour l'évêché de Trois-Rivières, juge de la Cour supérieure et député conservateur de Saint-Maurice, Maurice Duplessis étudie le droit à Université Laval à Montréal et devient avocat en 1913. Il rentre dans sa ville natale de Trois-Rivières pour exercer le droit et gagne en notoriété.

Candidat du Parti conservateur du Québec (PCQ) dans la « forteresse libérale » de Trois-Rivières aux élections provinciales de 1923, il est élu aux élections de 1927 et de 1931. Habile orateur et homme politique, il succède à Camillien Houde comme Chef de l'opposition officielle à l'Assemblée législative du Québec en 1933. Duplessis forme une coalition électorale avec l'Action libérale nationale (ALN) aux élections de 1935 pour tenter de défaire le libéral Louis-Alexandre Taschereau, solidement installé au pouvoir depuis 1920. C'est toutefois en grande partie grâce au Comité des comptes publics que Duplessis entraîne, en 1936, la chute du gouvernement Taschereau, accusé de corruption.

Initialement en concurrence avec Paul Gouin, dirigeant de l'Action libérale nationale, Maurice Duplessis devient rapidement la figure proéminente de la coalition PCQ-ALN. De ce fait, le Parti conservateur se dissout et la plupart des députés de l'ANL rejoignent celui que l'on surnommera le « Chef ». Un nouveau parti, l'Union nationale, est alors formé pour l'élection de 1936 : les unionistes y triomphent et Maurice Duplessis devient premier ministre du Québec pour la première fois. Son premier mandat est notamment marqué par l'antisyndicalisme et la lutte contre le communisme. Il devient aussi bâtonnier du Québec, c’est-à-dire le président de l’Ordre des avocats du Québec, de 1937 à 1938. Le mandat de Duplessis à la tête de l’État québécois est toutefois de courte durée puisqu’il est défait par le libéral Adélard Godbout en 1939, lors d'élections anticipées se déroulant dans le contexte de l'entrée du Canada dans la Seconde Guerre mondiale.

En 1944, l'opposition généralisée à la conscription et le plébiscite de 1942 au Québec entraînent le retour au pouvoir de l'Union nationale. Le second mandat de Maurice Duplessis dure quinze ans et quatre législatures, durant lesquelles son gouvernement fait de la défense du champ de compétences provinciales, le maintien du rôle de l'Église catholique dans les domaines de l'éducation et la santé et l'obstruction aux réformes keynésiennes mises de l'avant par le gouvernement du Canada ses priorités. Le second gouvernement Duplessis est aussi connu pour son conservatisme, son autoritarisme, son système clientéliste de grande ampleur, son antisyndicalisme et sa lutte contre le communisme ainsi que contre les Témoins de Jéhovah. Partisan du libéralisme économique et opposant de l'État-providence, Maurice Duplessis préside à une période de forte croissance économique, notamment grâce au développement de la Côte-Nord. Ses adversaires lui reprochent toutefois un capitalisme sauvage s'appuyant sur le clientélisme et les capitaux étrangers ainsi qu'une opposition à la mise en place de programmes sociaux.

Maurice Duplessis meurt en fonction, des suites d'une hémorragie cérébrale, alors qu'il visitait la ville minière de Schefferville. Moins d'un an après sa mort, les libéraux de Jean Lesage remportent les élections de 1960 et ouvrent la voie à l’avènement de la Révolution tranquille. Cette période aurait mis fin à la « Grande Noirceur » qui aurait caractérisé le long règne de Maurice Duplessis à la tête du Québec. Bien qu'encore courante, cette interprétation est aujourd'hui remise en question par d'autres perspectives historiographiques, laissant place à un portrait plus nuancé des années du duplessisme.

Mardi 22 juin 2021

Groupe de Sandalwood à Sumba.

Le Sandalwood ou Sumba (indonésien : kuda Sandel ou kuda Sumba), est une race de petits chevaux originaire de l'île de Sumba, en Indonésie. Son origine reste controversée, ses ancêtres présentant vraisemblablement le type du cheval mongol. La race fait l'objet d'un important commerce durant une grande partie de son histoire, en particulier entre 1890 et 1910, avec le bois de santal dont elle prend le nom. À partir des années 1960, ce cheval est croisé avec le Pur-sang australien dans le but d'augmenter sa taille et ses performances en course. Il en résulte une nette augmentation de sa taille et une évolution dans son modèle, désormais devenu plus proche du cheval de course.

Le Sandalwood actuel est un petit cheval raffiné, doté d'une tête carrée et de crins fournis, sélectionné sur ses performances en course de galop. Il présente une grande variété de robes, bien que le bai, sous toutes ses variantes, soit le plus fréquent. Le cheptel de Sumba est régulièrement victime d'infestations par des parasites trypanosomes, provoquant le surra, une maladie mortelle.

Il existe plus de 50 000 chevaux Sandalwood sur les îles indonésiennes, avec une bonne diffusion en dehors de Sumba, mais la race est menacée par les croisements visant à faire naître des chevaux de course. Le Sandalwood est impliqué dans de nombreux aspects socio-culturels de la vie des Sumbanais, depuis les dots de mariages jusqu'aux sacrifices mortuaires, en passant par les compétitions de pasola.

Mercredi 23 juin 2021

Couverture de Planet stories réalisée par Graham Ingels en 1944.

Graham Ingels (né le à Cincinnati dans l'Ohio et mort le à Lantana en Floride) est un dessinateur de comics, connu surtout pour ses bandes dessinées d'horreur. Dès son adolescence il est obligé de travailler pour nourrir sa famille après la mort de son père. Doué pour le dessin, il suit des études d'art qui lui permettent de trouver un emploi d'illustrateur pour des magazines. Sa carrière démarre vraiment après la Seconde Guerre mondiale. Bien qu'il considère les comics comme un art mineur, il est amené, pour assurer un revenu à sa famille après son récent mariage, à placer des histoires chez plusieurs éditeurs. En 1946, il est engagé par Standard Comics comme éditeur et responsable artistique. Il continue cependant de proposer ses services à d'autres maisons dont EC Comics à partir de 1948. Il s'y intègre très bien et y dessine des westerns, des récits policiers ou de la science-fiction. Mais c'est lorsque l'éditeur William Gaines, aidé du scénariste et dessinateur Al Feldstein, décide d'abandonner le genre du policier au profit de l'horreur que Graham Ingels révèle tout son talent. Il est un des dessinateurs les plus présents et signe toutes les histoires mettant en scène le personnage de The Old Witch. En 1954, les bandes dessinées d'horreur sont interdites par la censure. Graham Ingels reste chez EC Comics, qui lance de nouvelles collections plus acceptables, jusqu'à ce que William Gaines décide d'arrêter car les ventes sont beaucoup trop faibles. Graham Ingels continue à trouver du travail chez d'autres éditeurs, dont la maison d'édition chrétienne George A. Pflaum, mais il se détache finalement de cet univers après avoir trouvé un emploi de professeur de dessin. Miné depuis des années par un alcoolisme chronique et vivant de plus en plus mal son mariage, il disparaît en 1962. Il abandonne tout pour refaire sa vie en Floride avec une autre femme. Il gagne sa vie comme professeur et rejette tout ce qui peut lui rappeler son ancienne existence. Il peint aussi plusieurs portraits pour des personnalités ou des fresques pour des organismes publics ou privés. Il meurt le à Lantana en Floride.

Bien que sa carrière dans les comics soit plutôt brève et soit florissante pendant moins d'une dizaine d'année lorsqu'il dessine des histoires d'horreur chez EC Comics, elle laisse une forte empreinte. Son style unique le fait considérer comme un des maîtres de l'horreur et a marqué les lecteurs.

Jeudi 24 juin 2021

Les thermes, façade côté sud-est.

Les thermes de Bliesbruck, découverts dans la ville éponyme dans le département français de la Moselle dans la région Grand Est, sont un complexe thermal romain ayant fonctionné de la fin du Ier jusqu'au milieu du IIIe siècle.

Le complexe fait l'objet de travaux au bout d'un siècle environ, destinés à agrandir les espaces et à les adapter à de nouveaux usages, et de nouvelles modifications ont lieu au IIIe siècle, siècle durant lequel le vicus subit de graves déprédations. Après une réutilisation durant l'Antiquité tardive, l'édifice est dépouillé de ses matériaux les plus précieux, mais il est cependant utilisé de manière très partielle durant le Bas Moyen-Age par l'installation d'une maison forte sur son site. Les ruines s'effacent dans les siècles qui suivent.

Les fouilles archéologiques sur le site de Bliesbruck débutent de manière scientifique dans les années 1970 et le département de la Moselle acquiert une partie du site en 1982, afin d'y réaliser d'importantes fouilles programmées. Les éléments des thermes sont dégagés entre 1987 et 1993, et sont désormais intégrés au parc archéologique européen de Bliesbruck-Reinheim dans un pavillon muséal destiné à protéger les vestiges.

Vendredi 25 juin 2021

Ase fétide iranienne, récoltée dans la région d'Ispahan.

L’ase fétide ou asa-fœtida est une gomme-résine utilisée comme drogue végétale et comme épice. Elle est extraite de la racine pivotante de plusieurs plantes du genre Ferula (famille des Apiaceae) qui croissent en Iran, ainsi qu'en Asie centrale et du sud. C'est une substance dure, de couleur rose pâle à brun-rouge foncé, qui dégage une odeur forte et piquante. Celle-ci évoque l'ail, l'oignon, l'œuf pourri ou le gaz d'éclairage, et lui vaut sa qualification de « fétide », adjectif qui signifie nauséabond.

Comme d'autres résines proches, telles que le galbanum ou le sagapénum, l'ase fétide était déjà connue dans l'Antiquité gréco-romaine. Son histoire se confond en partie avec celle du célèbre silphium, auquel le monde méditerranéen prêtait d'innombrables vertus médicinales et gastronomiques. Elle est aussi largement citée dans la littérature ayurvédique, puis dans les traités médicaux arabo-persans, dans les herbiers médiévaux, dans les textes de la médecine traditionnelle chinoise et enfin dans les pharmacopées de l'époque moderne.

La taxonomie des plantes productrices d'ase fétide est complexe et confuse. La résine est principalement associée aux espèces Ferula assa-foetida et Ferula foetida, longtemps considérées comme synonymes. Moins étudiée, Ferula narthex est également fréquemment citée comme source du produit. La littérature spécialisée mentionne encore d'autres Férules, mais leur importance économique est certainement inférieure et leur composition phytochimique pourrait significativement différer. Dans la plupart des langues, le même nom s'applique à la résine et aux plantes qui la produisent.

L'ase fétide est un remède traditionnel auquel l'ayurveda, la médecine yunâni et la phytothérapie occidentale accordent de nombreuses propriétés, principalement contre les troubles gastro-intestinaux et respiratoires. La résine a fait l'objet d'études pharmacologiques et de nombreuses actions thérapeutiques ont été mises en évidence. Le produit contient en effet des principes phytochimiques comme l'acide férulique, des coumarines sesquiterpéniques et des composés organosulfurés, qui présentent des activités biologiques intéressantes en médecine.

Comme ingrédient culinaire, l'ase fétide est surtout un ingrédient des cuisines indiennes et orientales, où elle accompagne ou remplace les aromates alliacés tels que l'ail et l'oignon. Elle est peu connue et appréciée en Occident en raison de son odeur jugée répugnante, bien qu'elle fasse par exemple partie de la recette de la sauce Worcestershire. Elle est également utilisée en parfumerie, surtout comme fixateur, et parfois en agriculture comme produit phytosanitaire, en particulier comme pesticide naturel.

Les principaux pays producteurs d'ase fétide sont historiquement l'Afghanistan et l'Iran, qui l'exportent presque exclusivement vers l'Inde, sous sa forme brute. La résine y est traitée et conditionnée, puis est partiellement ré-exportée vers le reste du monde, souvent mélangée à d'autres produits. Depuis 2020, l'Inde cherche à implanter la culture dans l'Himachal Pradesh afin de satisfaire la croissance de sa consommation.

Samedi 26 juin 2021

Photographie de Makémaké et de son satellite S/2015 (136472) 1 (MK 2) prise par le télescope spatial Hubble en avril 2016.

Makémaké, officiellement (136472) Makémaké (internationalement (136472) Makemake ; désignation provisoire 2005 FY9), est une planète naine transneptunienne (plutoïde) du Système solaire, située dans la ceinture de Kuiper. Elle est la troisième plus grande planète naine et le troisième plus grand objet transneptunien connu, après Pluton et Éris, et le deuxième objet transneptunien le plus visible, là encore après Pluton.

Elle est découverte le par l'équipe de Michael E. Brown, Chadwick Trujillo et David Rabinowitz du California Institute of Technology (Caltech) à l'observatoire Palomar, qui la surnomment d'abord « Easter Bunny » (lapin de Pâques) du fait de la proximité de la découverte avec Pâques. L'annonce officielle de son existence, précipitée à la suite des controverses liées à la découverte de Hauméa, est faite le . En , au moment de l'obtention du statut de planète naine, elle est officiellement nommée par l'Union astronomique internationale d'après Make-make, le dieu créateur dans la mythologie de l'île de Pâques, afin de conserver la référence à Pâques.

Elle réalise une révolution autour du Soleil avec une période orbitale de plus de 306 années terrestres et possède une orbite modérément excentrique, son périhélie étant à 34,6 unités astronomiques (UA) et son aphélie — qu'elle atteindra en 2033 — à 52,8 UA. Elle présente toutefois une forte inclinaison orbitale à 29 degrés de l'écliptique. N'étant pas en résonance orbitale avec Neptune, elle est donc un cubewano. Sa période de rotation est de 22,83 heures, comparable à celle de la Terre.

Son diamètre moyen est estimé à environ 1 430 km, soit un neuvième du rayon terrestre, bien que la valeur précise ne fasse pas tout à fait consensus. Elle possède au moins un satellite connu : S/2015 (136472) 1, aussi surnommé MK 2 en l'attente d'une désignation définitive, qui serait très sombre et ferait environ 160 km de diamètre. La découverte de ce dernier en 2016 avec le télescope spatial Hubble permet ensuite à l'équipe d'Alex H. Parker de faire une première estimation de la masse de la planète naine à 3,1 × 1021 kg, soit près du quart de la masse du système plutonien.

Makémaké présente un albédo élevé de plus de 0,8, indiquant que sa surface est très réfléchissante. Combiné à sa température moyenne très faible d'environ 35 K (−238 °C), cela permet de suggérer que sa surface est majoritairement composée de glaces de méthane et d'éthane mais qu'elle est, à l'inverse d'autres objets similaires, relativement dépourvue d'azote. De plus, la présence de tholins lui confère une apparence rougeâtre, similaire à la couleur de la surface de Pluton. Toutefois, les données obtenues grâce à une occultation stellaire en 2011 suggèrent qu'elle ne possèderait pas d'atmosphère significative, contrairement à l'atmosphère plutonienne.

Dimanche 27 juin 2021

Logo de MTV Simtek Ford.

Simtek Research Ltd, plus connu sous le nom de Simtek pour Simulation Technology, est un ancien bureau d'études et préparateur automobile fondé en par Nick Wirth, ingénieur, et Max Mosley, ancien fondateur de l'écurie March Engineering, qui s'implique en Formule 1 à partir de 1992 en tant que constructeur de monoplaces, avant de s'engager en tant qu'écurie en 1994 et 1995.

Installé à Banbury au Royaume-Uni où elle dispose de sa propre soufflerie, Simtek fournit à de nombreuses écuries de Formule 3000, de Champ Car, de FIA Groupe C et de Formule 1, des services peu coûteux mais à la pointe de la technologie en termes de conception, de recherche et de développement, que ce soit dans la construction de soufflerie ou la conception et la préparation de monoplaces. C'est ainsi qu'elle développe un châssis S192 au constructeur allemand BMW qui prévoyait de s'engager en Formule 1 en 1990.

En 1992, Max Mosley, élu président de la Fédération internationale de l'automobile, quitte Simtek et revend ses parts à Nick Wirth, qui adapte la BMW S192 et la vend sous la dénomination S921 à l'écurie italienne Andrea Moda Formula qui l'engage à partir du Grand Prix d'Espagne, quatrième manche de la saison. Cette équipe, très mal préparée à la discipline-reine du sport automobile, est exclue du championnat du monde de Formule 1 par la Fédération internationale du sport automobile avant même la fin de l'année pour avoir nui à la réputation de ce sport.

Nick Wirth reprend les plans de l'Andrea Moda S921 et s'associe à Escuderia Bravo F1 España, un projet d'écurie espagnole qui souhaite intégrer la Formule 1 en 1993. Le manque de moyens de l'équipe espagnole et l'échec de la nouvelle Bravo S931 aux crash-tests imposés par la FIA font rapidement avorter ce projet.

Frustré par les échecs successifs de ses écuries clientes, Nick Wirth fonde, en , l'écurie Simtek Grand Prix, une structure composée de dix-neuf employés et parrainée par le triple champion du monde Jack Brabham dans l'optique d'un engagement en Formule 1 dès 1994. La Simtek S941, évolution à l'aérodynamique soignée des monoplaces précédentes et mue par un moteur V8 Ford-Cosworth, est confiée à David Brabham et Roland Ratzenberger. Cette première saison est marquée par le décès du pilote autrichien lors des essais du Grand Prix de Saint-Marin. Ce drame, couplé à la mort d'Ayrton Senna lors de cette même épreuve, entraînent d'importantes réformes en matière de sécurité et des discussions quant à l'engagement d'écuries à faible budget accusées d'êtres incapables de fournir un matériel sûr à leurs pilotes.

Après une première saison vierge de points, Simtek obtient un partenariat avec l'écurie Benetton Formula, qui fournit sa boîte de vitesses semi-automatique pour la nouvelle S951 et prête le Néerlandais Jos Verstappen pour 1995. Avec l'Italien Domenico Schiattarella, Verstappen permet à l'écurie britannique d'atteindre occasionnellement le milieu de grille.

Pour autant, dès la cinquième manche du championnat, au Grand Prix de Monaco, Simtek annonce avoir contracté plus de six millions de livres sterling de dettes. Faute d'avoir trouvé un investisseur potentiel, Simtek Grand Prix, puis Simtek Research Ltd, sont mis en liquidation judiciaire en . En vingt-et-une qualifications en Grands Prix, Simtek n'a jamais inscrit de point, son meilleur résultat en course est une neuvième place acquise au Grand Prix de France 1994 par Jean-Marc Gounon puis au Grand Prix d'Argentine 1995 par Domenico Schiattarella, et sa meilleure qualification est une quatorzième place obtenue par Jos Verstappen en Argentine en 1995.

Lundi 28 juin 2021

Frontières d'une province unique proposée en 1913.

Le projet de réformes en Arménie ottomane, aussi appelé accord de Yeniköy, est un plan de réformes négocié entre et par les grandes puissances en faveur des Arméniens ottomans et plus précisément en faveur de leur foyer de peuplement que sont les six vilayets (ou Arménie occidentale), à l'est de l'Empire ottoman. Après des décennies de persécutions qui atteignent leur apogée lors des massacres hamidiens (1894-1896) puis des massacres d'Adana (1909), les Arméniens ottomans, alors en plein éveil national, sont de plus en plus nombreux à demander des réformes au cours du XIXe siècle et au début du XXe siècle, appuyant notamment leurs revendications sur l'article 61 du Traité de Berlin (1878) par lequel l'État ottoman s'était engagé à en mettre en œuvre dans ses provinces orientales sans toutefois avoir tenu cette promesse.

Pendant un an et demi, l'Empire russe, le Royaume-Uni, l'Empire allemand, la France, l'Empire austro-hongrois et l'Empire ottoman, mais aussi les instances dirigeantes des Arméniens ottomans eux-mêmes, négocient un plan de réformes destiné à mettre fin aux exactions subies par les Arméniens ainsi qu'à assurer une certaine autonomie aux provinces arméniennes et ce sous surveillance européenne. Ce plan de réformes, signé le par le gouvernement ottoman, prévoit ainsi la création de deux provinces en Arménie ottomane, chacune administrée par un inspecteur général européen chargé de gérer les questions relatives aux Arméniens. Dernier épisode de la question arménienne avant l'anéantissement quasi-total de cette minorité lors du génocide de 1915, le projet est abrogé le , quelques mois après l'entrée de l'Empire ottoman dans la Première Guerre mondiale, sans jamais avoir été mis en place.

Mardi 29 juin 2021

La Section française du Comité de secours pour l'Arménie (HOG) est une organisation communiste et pro-soviétique, fondée en 1925 et qui a pour objectif de rapprocher la diaspora arménienne en France et l'Arménie soviétique, et de soutenir les communistes arméniens de France. Entre 1925 et sa disparition en 1937, elle structure le mouvement ouvrier arménien de France, se rapproche du PCF, publie ou soutient un certain nombre de périodiques, forme des militants dont le plus connu est Missak Manouchian, et revendique jusqu'à 3 500 membres dans toute la France.

Mercredi 30 juin 2021

Revers d'un quart de statère frappé vers 100 av. J.-C.

Les Médiomatriques, appelés aussi Médiomatrices, du latin Mediomatrici, sont un peuple de la Gaule Belgique. L'actuel département français de la Moselle correspond à la majeure partie de leur territoire.

Ils s'installent sur ce territoire au cours du IIIe siècle av. J.-C. et atteignent leur apogée aux environs de 120-100 av. J.-C. Pendant la guerre des Gaules, ils ne participent que tardivement au conflit en envoyant des renforts à Vercingétorix qui est assiégé dans Alésia. Après la conquête romaine, ils sont rattachés à la Gaule Belgique. Auguste et son conseiller Agrippa tentent de romaniser la région avec notamment la construction de la via Agrippa. À l'exception du passage des troupes de Vitellius en 69, le secteur bénéficie de la pax romana jusqu'au moment des invasions barbares.

Leur principal oppidum, Divodurum Mediomatricorum, est situé au confluent de la Seille et de la Moselle. Huit autres oppida complètent le maillage territorial le long des principaux axes routiers et fluviaux.