Wikipédia:Lumière sur

Une page de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Principe

Cette page est consacrée à l’organisation et à la maintenance du cadre Wikipédia:Lumière sur de la page d’accueil de Wikipédia. Celui-ci est rempli par l’appel de la page correspondante, dont le contenu est renouvelé quotidiennement de façon automatique.

Deux principes sont à retenir :

  • Les articles présentés dans les différents cadres sont ceux qui ont d’ores et déjà été promus aux labels « Articles de qualité » et « Bon article ».
  • Il convient d’éviter de mettre plus de 400 mots (200 mots chacun pour les Lumière sur paraissant en duo, typiquement pour les articles promus BA) dans les cadres afin de maintenir l’équilibre des colonnes sur la page d’accueil, où ces cadres sont transclus. Si nécessaire, ajoutez à la fin le code {{Clr}} afin d’éviter que l’éventuelle image ne déborde du cadre.

Aujourd’hui jeudi 23 mars 2017

Diagramme de Feynman pour la désintégration bêta d’un neutron en un proton, un électron et un antineutrino via un boson lourd intermédiaire W-.

En physique nucléaire et en physique des particules, la désintégration du neutron libre est un processus faisant intervenir l’interaction faible, au cours duquel un neutron libre (non lié à d’autres nucléons) se désintègre spontanément en un proton, un électron et un antineutrino électronique.

La mesure précise de cette désintégration est fondamentale pour les théories décrivant la nucléosynthèse primordiale, qui s’est déroulée juste après le Big Bang. Selon les mesures, la durée de vie moyenne du neutron libre est d’environ 880 secondes (un peu moins de 15 minutes).

Programme du mois

Mercredi 1er mars 2017

Lou Drapé, autour des remparts d'Aigues-Mortes à la nuit tombée (montage photographique).

Lou Drapé (lo drapet en occitan provençal, lou ou lo étant l'article « le ») est un cheval légendaire issu du folklore propre à la ville d'Aigues-Mortes, dans le Gard, en région marécageuse de Petite Camargue. Il est censé se promener autour des remparts de la cité pendant la nuit, et prendre un grand nombre d'enfants sur son dos pour les enlever, les enfants emportés ne revenant jamais de leur voyage.

Il s'agirait d'une version du drac des pays occitans, créature néfaste qui peut prendre la forme d'un cheval. Ce cheval blême, symbole de mort, est évoqué pour faire peur aux enfants à l'instar du croque-mitaine ou du grand méchant loup dans d'autres régions de France. Il rejoint un folklore abondant de chevaux maléfiques et ravisseurs, souvent en relation avec l'élément liquide.

Jeudi 2 mars 2017

Ech goblin d'après un dessin au crayon retouché sous GIMP.

Les chevaux légendaires du Pas-de-Calais sont des animaux fabuleux et diaboliques de couleur blanche, mentionnés dans le folklore de l'Artois, du Ternois et du Boulonnais sous divers noms. La blanque jument apparaissait, dit-on, à la tombée du jour ou au milieu de la nuit pour tromper les enfants et les hommes. Elle tentait ces derniers pour la monter et son dos pouvait s'allonger pour accueillir, en général, jusqu'à sept cavaliers. Dès qu'ils étaient bien installés sur son dos, elle les entraînait dans des pièges ou les jetait à l'eau. Cet animal est mentionné sous le même nom à Samer. Ech goblin et le qu'vau blanc de Saint-Pol-sur-Ternoise, qui portait un collier à clochettes pour attirer ses victimes, jouent le même rôle, tout comme ch'blanc qu'vo de Maisnil, ou encore l'animal de Vaudricourt, cheval blanc ou âne gris qui emporta vingt enfants et finit par les noyer. Toutes ces légendes propres à la région rejoignent un folklore français où abondent les chevaux blêmes et maléfiques en relation avec la nuit, l'eau, et leurs dangers.

Vendredi 3 mars 2017

Débordements de la foule sur le terrain avant le match

La finale de la Coupe d'Angleterre de football de 1923 est une rencontre de football opposant Bolton Wanderers et West Ham United le dans le premier Wembley Stadium à Londres. Ce match est le dernier de l'édition 1923 de la Coupe d'Angleterre, compétition majeure du football anglais. La finale est également connue pour être la première rencontre officielle de football à se dérouler au stade de Wembley. Le roi George V est présent dans les tribunes pour remettre le trophée aux vainqueurs.

Chacune des deux équipes finalistes doit passer cinq tours pour atteindre la finale. Bolton Wanderers remporte les trois matchs précédant la finale sur le score de 1-0 grâce à des buts de David Jack qui marque le seul but du match à chaque fois. Le second club finaliste est West Ham United. Le club londonien est opposé à une équipe de division inférieure lors de chacun de ses matchs, une première depuis l'introduction de plusieurs divisions dans la Football League. West Ham doit jouer trois fois pour se défaire de Southampton lors du quatrième tour. Le club assure sa place en finale grâce à une large victoire en demi-finale en inscrivant cinq buts face à Derby County.

La finale de la Coupe d'Angleterre de football de 1923 est précédée par des scènes chaotiques comme l'envahissement de la pelouse. Les tribunes du stade dépassent largement leur capacité officielle de 125 000 personnes. L'affluence est même évaluée jusqu'à 300 000 spectateurs. Les tribunes surchargées obligent des spectateurs à se placer autour du terrain et sur la pelouse elle-même. La police montée est forcée d'intervenir pour permettre à la rencontre de se disputer. Cette finale est parfois surnommée « The White Horse Final » à la suite des interventions d'un cheval gris nommé Billie. Le match commence avec 45 minutes de retard, une fois que le terrain de jeu est laissé libre par les spectateurs. Bolton montre sa domination sur l'ensemble du match et gagne deux buts à zéro. David Jack marque le premier deux minutes après le début de la rencontre et Jack Smith ajoute un second but controversé au cours de la deuxième mi-temps.

Samedi 4 mars 2017

Vue de Tserovani (Géorgie), qui a servi de décor pour le village de Jacky.

Jacky au royaume des filles est une comédie française écrite et réalisée par Riad Sattouf, sortie en 2014.

Deuxième long métrage de l'auteur de bandes dessinées Riad Sattouf, après Les Beaux Gosses, ce film imagine une société gynocratique et dictatoriale, où les hommes sont socialement infériorisés. Le réalisateur affiche sa volonté de réfléchir à la notion de genre et de critiquer les inégalités entre hommes et femmes.

Pour créer cette dystopie, il fait tout autant référence au monde musulman qu'aux régimes communistes et aux sociétés patriarcales occidentales, s'inspirant en partie de sa propre famille, surtout du côté syrien. Il détourne aussi le conte de Cendrillon et la symbolique du cheval, et crée un langage rappelant la novlangue de George Orwell. Il reprend également des idées qu'il a déjà développées dans sa série de BD Pascal Brutal.

La majeure partie du film est tournée dans des décors réels en Géorgie. Sattouf retrouve certains interprètes de son premier film, dont Vincent Lacoste dans le rôle-titre, et fait également jouer, dans les principaux rôles, Charlotte Gainsbourg, Anémone, Didier Bourdon, Valérie Bonneton et Michel Hazanavicius. Il bénéficie d'un accueil critique plutôt favorable dans l'ensemble, mais il a été également visé par des critiques plus négatives, par exemple dans les Cahiers du cinéma ou Positif. Peu exploité à l'étranger, le film est un échec au box-office français. Il reçoit par ailleurs une unique récompense lors du festival de Rotterdam, où il a été montré pour la première fois au public.

Dimanche 5 mars 2017

Edwin et Paulin imaginés par le cartographe John Speed dans son Theatre of the Empire of Great Britaine (1610-1611).

Edwin ou Eadwine (vers 585 – 12 octobre 633) est roi de Deira et de Bernicie de 616 à sa mort. Il est le deuxième monarque à régner en même temps sur ces deux royaumes du nord de l'Angleterre, qui fusionnent par la suite pour donner la Northumbrie, et le premier à se convertir au christianisme.

Fils du roi Ælle de Deira, Edwin est contraint à l'exil lorsque le roi Æthelfrith de Bernicie conquiert le Deira. Ses pérégrinations le conduisent à la cour du roi Rædwald d'Est-Anglie, qui vainc Æthelfrith en 616, permettant à Edwin de monter sur les trônes de Bernicie et de Deira. Après la mort de son protecteur Rædwald vers 624, Edwin devient le plus puissant souverain de Grande-Bretagne : Bède le Vénérable l'inclut dans sa liste des rois ayant exercé l'imperium sur les autres monarques anglo-saxons, et la Chronique anglo-saxonne lui attribue le titre de bretwalda, ou « souverain de Bretagne ».

Edwin reçoit le baptême en 627 sous l'influence de sa femme, la princesse Æthelburh de Kent, et du missionnaire romain Paulin, qui devient le premier évêque d'York. Après dix-sept ans de règne, Edwin est vaincu et tué en 633 à la bataille de Hatfield Chase par les armées coalisées du Gallois Cadwallon ap Cadfan et du païen Penda de Mercie. L'œuvre de sa vie ne lui survit pas. La Bernicie et le Deira sont à nouveau séparées sous deux rois païens, et leur réunification est le fait d'Oswald, un fils de son rival Æthelfrith.

Lundi 6 mars 2017

Le Naturum de Tyresta, qui contient une exposition sur l'ensemble des parcs nationaux suédois.

Les parcs nationaux de Suède sont des aires protégées qui représentent le niveau de protection le plus strict que le gouvernement suédois peut garantir à une aire naturelle. En 2016, il existe 29 parcs nationaux qui couvrent au total environ 7 400 km2 en excluant les zones marines, soit 1,5 % de la superficie du pays.

La création des parcs nationaux est suggérée dès 1880 par l'explorateur Adolf Erik Nordenskiöld. Mais il faut attendre 1909 pour le vote des premières lois de conservation de la nature et la création des neuf premiers parcs nationaux du pays et d'Europe. Cependant, il n'existe pas alors de critères clairs sur ce qu'est un parc national et peu de moyens sont alloués pour leur préservation, avec en particulier aucune agence gouvernementale responsable. Devant les faiblesses de l'organisation officielle, c'est effectivement l'association suédoise de protection de la nature qui mène le débat dans les décennies qui suivent. L'association est responsable de la création de plusieurs parcs, tentant en particulier d'améliorer la représentativité. De plus elle parvient lentement à faire évoluer le concept et le cadre légal de la conservation de la nature. Ce travail porte finalement ses fruits au début des années 1960 avec le vote d'une loi de protection de la nature et la création d'une agence responsable : Naturvårdsverket. Le pays lance alors des grands inventaires de la nature, et à partir des années 1980, le nombre de parcs augmente rapidement, suivant une procédure plus systématique. En particulier, Naturvårdsverket publie en 1989 puis en 2008 des plans (Nationalparksplan) recensant les zones méritant le statut de parc national et servant de guide pour l'expansion du réseau.

De nos jours, le statut de parc national est défini par des critères clairs, dans le but de conserver des zones ayant des qualités écologiques, géologiques et esthétiques exceptionnelles et étant dans un état naturel ou quasi-naturel. De plus, les parcs sont choisis afin d'être représentatifs de la diversité des paysages suédois. Les parcs ont un double objectif : protéger les écosystèmes et promouvoir le tourisme. Le processus de création d'un parc est géré par Naturvårdsverket et la décision finale est votée au parlement. Le terrain est alors acheté par Naturvårdsverket, aucun terrain privé n'étant autorisé dans le parc. Enfin, la gestion du site suit les directives décrites dans le plan de gestion (Skötselplan), rédigé par Naturvårdsverket de concert avec les acteurs concernés. Les conseils d'administration des comtés sont en général les organismes chargés de cette gestion.

Outre leur statut de parc national, plusieurs sites sont aussi reconnus internationalement, comme site Ramsar, comme réserve de biosphère ou comme site du patrimoine mondial de l'Unesco, avec en particulier quatre parcs inclus dans le bien « région de Laponie » et un parc situé dans la « Haute Côte ».

Mardi 7 mars 2017

Jeremy Thorpe est un homme politique britannique né le à Londres et mort le dans cette même ville. Il est député à la Chambre des communes de 1959 à 1979, et dirige le Parti libéral de 1967 à 1976. En mai 1979, il passe en jugement auprès de la Haute cour criminelle de Old Bailey pour complot et incitation au meurtre sur la personne de Norman Scott, un ex-mannequin dont il a été très proche dans le passé. Thorpe est acquitté de toutes les charges retenues contre lui, mais cette affaire porte un coup fatal à sa carrière politique.

Bien que son père et son grand-père aient été députés du Parti conservateur, Jeremy Thorpe choisit dans sa jeunesse de se rapprocher du petit Parti libéral, pourtant mal en point à l'époque. Il fait ses études à Oxford et devient une étoile montante parmi les libéraux dans les années 1950. Il entre au Parlement à l'âge de 30 ans, s'y fait remarquer sans tarder et est élu leader du Parti libéral en 1967. Ses débuts à ce poste sont difficiles, mais Thorpe parvient à capitaliser sur l'impopularité croissante des deux grands partis de gouvernement pour remporter une série de succès électoraux remarquables, avec un apogée aux élections générales de qui voient les libéraux recevoir 6 millions de voix. En raison du mode de scrutin majoritaire qui a cours au Royaume-Uni, ce succès ne leur permet d'obtenir que 14 sièges, mais comme aucun autre parti ne bénéficie de la majorité absolue et Thorpe se retrouve dans une situation d'arbitre très avantageuse. Il se voit offrir un portefeuille ministériel par Edward Heath, le Premier ministre conservateur, qui propose ainsi de faire participer les libéraux à une coalition, mais Thorpe exige en retour un changement de la loi électorale que Heath ne peut que refuser, entraînant la chute de son cabinet et la mise en place d'un gouvernement travailliste minoritaire.

marque l'apogée de la carrière politique de Thorpe. Son parti commence ensuite à décliner, tandis que des rumeurs circulent au sujet de sa possible implication dans un complot visant à éliminer Norman Scott, son amant présumé. Sa situation devient intenable et il finit par démissionner en . Lorsque l'affaire passe en jugement, trois ans plus tard, Thorpe n'avance aucun argument ni preuve pour se défendre, partant du principe que l'accusation n'a qu'un dossier vide à lui opposer. Cette attitude laisse donc de nombreuses questions sans réponse, et Thorpe en sort acquitté, mais largement discrédité, et ne retrouve jamais de responsabilités publiques. Il apprend au milieu des années 1980 qu'il est atteint de la maladie de Parkinson. Au fil de sa longue retraite, son image retrouve une partie du lustre qu'elle avait perdu, et à sa mort, en 2014, la jeune génération libérale lui rend hommage en saluant son action d'infatigable avocat des droits de l'homme et d'opposant à l'apartheid et à toute forme de racisme.

Mercredi 8 mars 2017

Nicolai Gedda en 1959.

Harry Gustaf Nikolai Ustinoff (né Lindberg, puis Gädda, le à Stockholm, mort le à Tolochenaz en Suisse), plus connu sous son nom de scène, Nicolai Gedda, est un ténor suédois.

Soliste majeur du Metropolitan Opera, sa carrière le conduit au devant des plus grandes scènes lyriques — opéra royal de Stockholm, Covent Garden, Wiener Staatsoper, Grand Théâtre, palais Garnier, Scala de Milan — sous des baguettes prestigieuses — telles qu'André Cluytens, Herbert von Karajan, Otto Klemperer, Dimitri Mitropoulos et Georges Prêtre — auxquelles s'ajoutent des collaborations émérites avec, entre autres, les pianistes Gerald Moore et Geoffrey Parsons, outre maints partenariats légendaires « sul palcoscenico » ou en studio auprès d'artistes lyriques renommés parmi lesquels figurent notamment Maria Callas, Nicolaï Ghiaurov, Mirella Freni, Jerome Hines, George London, Victoria de los Ángeles, Christa Ludwig, Mady Mesplé, Janine Micheau, Anneliese Rothenberger et Elisabeth Schwarzkopf.

Hyperpolyglotte, faisant preuve d'une diction exemplaire et d'une remarquable musicalité, tout en finesse, se singularisant par son extraordinaire polyvalence et la vastitude de son répertoire, sa facilité hors-norme à atteindre le registre aigu et suraigu de la voix, sa parfaite maîtrise de l'« aperto-coperto » ainsi que l'égalité de son registre phonatoire alliée à la beauté magistrale de sa mezza voce, il détient à ce jour un record historique jamais égalé au regard du nombre d'enregistrements discographiques lyriques et opératiques auxquels il a participé.

Doté d'une technique émissive hors-pair et se démarquant par une exceptionnelle longévité vocale tout au long d'une carrière mondiale s'étalant sur plus d'un demi-siècle, il est considéré comme l'un des plus grands ténors de tous les temps.

Jeudi 9 mars 2017

Emily Ruete en tenue zanzibarite.

Emily Ruete, née en à Zanzibar et morte en à Iéna, est, sous le nom de Sayyida Salme, une princesse de Zanzibar et d'Oman. Fille du sultan de Zanzibar et d'Oman, elle vit une enfance insouciante, mais son adolescence est marquée par la mort de son père, puis par la disparition de sa mère et le conflit entre deux de ses frères. Elle s'enfuit avec un commerçant allemand, gagne Aden, où ils se marient et où elle se convertit au christianisme, puis s'installe avec son époux en Europe.

Elle est l'auteur d'une autobiographie, les Mémoires d'une princesse arabe, publiée en Allemagne en 1886, puis au Royaume-Uni et dans d'autres pays. Cette œuvre constitue un témoignage, rare à l’époque, sur la cour royale de Zanzibar et sur cette société insulaire, loin des récits exotiques alors à la mode. Elle montre une connaissance intime à la fois du monde musulman des côtes de l’océan Indien et du monde occidental européen en pleine révolution industrielle, dans un contexte où la mondialisation des échanges économiques s'intensifie. C'est aussi une période durant laquelle plusieurs nations européennes déploient des politiques colonialistes. Cette autobiographie, ainsi que ses publications posthumes, éclairent également le parcours d’une femme à la fois rebelle et déterminée, prônant un effort de compréhension mutuelle et de remise en cause des préjugés entre cultures, ouverte au monde occidental sans pour autant renier son identité, son éducation et ses valeurs.

Vendredi 10 mars 2017

Frontispice de The Saisons.

Les Saisons (The Seasons en anglais) est un ouvrage en vers de James Thomson (1700-1748). Publié chez John Millan en 1730, il a fait ensuite l'objet de plusieurs modifications parues successivement en 1744 et en 1746 sous les auspices d'Andrew Millar et G. Strahan ou encore de Robert Bell. Il se compose de quatre poèmes consacrés aux différentes saisons de l'année ; le premier, L'Hiver, écrit en , est suivi de L'Été en , Le Printemps en 1728 et L'Automne en 1730.

L'ensemble se présente comme une suite de poèmes, mais est découpé selon le calendrier de l'année. Chaque Saison est dédiée à une personnalité différente et est précédée d'un argument résumant son déroulement factuel et la logique ayant présidé à sa construction. Si l'intention didactique est affichée, l'ensemble se démarque des poèmes généralement consacrés à la nature en cette première moitié du XVIIIe siècle, Les Saisons insufflant au genre une vitalité nouvelle.

De plus, des sources d'intérêts nouvelles émergent, comme la prédominance accordée à la nature et non plus à l'homme ; des thèmes nouveaux se font jour, essentiellement d'inspiration scientifique, issus de la philosophie nouvelle de l'observation qui, à la suite de Locke et de Newton, s'oppose à la logique de l'apriorisme entretenue sur le continent par la tradition de Descartes et Leibniz. D'autres influences se font sentir : le retour à une certaine tradition chaucérienne, la présence de Spenser (1552-1659) quoique moins sensible que dans Le Château de l'indolence, et surtout celle de Milton (1608-1674), à travers l'emploi du vers blanc qui permet à Thomson de se libérer du carcan du distique héroïque (heroic couplet).

En ce sens, bien que Thomson ne se soit jamais inscrit en rupture avec Pope — qui révisa les dernières éditions —, avec Les Saisons, il n'est plus tout à fait dans son temps tout en faisant corps avec lui, s'en inspirant sans cesse et s'en échappant toujours, à la fois résolument classique, mais portant des signes annonçant les prémices du romantisme.

Le poème, traduit en allemand dès 1745, a inspiré, par l'intermédiaire de Gottfried van Swieten, l'oratorio de Haydn Les Saisons.

Samedi 11 mars 2017

L'Akhal-Teke, ou cheval turkmène, est une race « à sang chaud ».

Cheval à sang chaud, cheval proche du sang ou cheval de sang est une expression du domaine de l'élevage équin, construite par des orientalistes et popularisée par différents hippologues, qui désigne un cheval léger au tempérament vif, appartenant à une race d'Afrique du Nord, du pourtour méditerranéen ou de l'Asie centrale. Ce nom s'applique aussi aux descendants des chevaux de ces régions géographiques. Ce concept flou inclut de nombreuses races de chevaux réparties dans une grande variété de pays, en particulier le Pur Sang et l'Arabe, mais aussi l'Anglo-arabe, le Hanovrien, ou encore le cheval du Namib. Le Caspien, originaire du Nord de l'Iran, est présumé être la plus ancienne race à sang chaud connue.

En langue française, l'expression « cheval à sang chaud » trouve son origine dans une lutte des classes entre la bourgeoisie et l'aristocratie, dès la fin du XVIIIe siècle. Dans ce contexte, une grande importance est accordée à la généalogie et à la « pureté » du sang des animaux. L'aristocrate et orientaliste polonais Wenceslas Séverin Rzewuski établit un classement des chevaux par température du sang dans ses notes de voyage au Nedj d'Arabie, de 1817 à 1819. Il classe le cheval arabe et le Pur Sang parmi les races au sang le plus chaud. En réalité, les chevaux de toutes races sont des mammifères à sang chaud, et possèdent la même température corporelle. La notion de cheval « à sang chaud » est néanmoins reprise dans les écrits hippologiques ultérieurs, et reste d'usage de nos jours.

Les chevaux dits « à sang chaud » sont des animaux de selle et de sport, réputés pour leur vivacité, leur finesse et leur caractère émotif, qui les rend enclins à la panique. Un jugement de valeur positif accompagne souvent cette notion de cheval « de sang ». Il y est fait appel, en particulier, dans l'art et pour la promotion de l'hippophagie, les qualités de l'animal étant censées se transmettre à l'être humain.

Dimanche 12 mars 2017

L'école du centre et la salle des fêtes-polyvalente de Champagney (Haute-Saône).

Champagney est une commune française située dans le département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté. Elle fait partie de la communauté de communes Rahin et Chérimont.

Située dans une région particulièrement vallonnée, son altitude varie de 343 mètres au centre-ville à 680 mètres au nord du territoire communal. La population compte 3 797 habitants en 2014. Elle est traversée par le Rahin ainsi que par deux autres cours d'eau plus modestes et le canal de la Haute-Saône, inachevé. Très marquée par la Seconde Guerre mondiale, Champagney a reçu la croix de guerre 1939-1945.

Au cœur d'un modeste bassin minier, Champagney connaît une forte activité d'exploitation charbonnière et industrielle, la houille ayant été exploitée du XVIIIe au XXe siècle, ce qui favorisa pleinement l'économie locale. Quatorze puits sont recensés sur la commune.

La ville est principalement connue pour sa maison de la Négritude et des droits de l'homme, lieu de mémoire autour de l'esclavage des Noirs et du Vœu de Champagney demandant l'abolition de l'esclavage. Elle possède aussi de grands plans d'eau : le bassin de Champagney et les ballastières.

Lundi 13 mars 2017

Silvana, lors du Grand Prix Coupe du monde d'Equita'Lyon en 2012.

Silvana est une jument grise du stud-book KWPN, née le aux Pays-Bas, de Corland et Donate, par Widor. Issue d'un élevage néerlandais, elle est réputée pour son fort caractère, sa concentration, son courage et son peu de sociabilité. Formée au saut d'obstacles, Silvana devient championne de Belgique en 2007 avec le cavalier Kristof Cleeren, et se fait connaître sous le nom de Sea Coast Silvana. Confiée à Jos Lansink, elle participe avec succès à ses premières épreuves internationales. Le haras de Hus achète la jument en 2009 pour le cavalier français Kevin Staut, avec lequel elle est élue meilleure jument du monde dans sa discipline en 2010, et décroche une médaille d'argent par équipes aux Jeux équestres mondiaux de Lexington, sous le nom de Silvana de Hus.

Fin 2011, Silvana est rachetée par le haras des Coudrettes, et prend le nom de Silvana*HDC. Elle obtient de nombreuses autres victoires, dont le Jumping international de Bordeaux en février 2012 et des épreuves internationales, malgré une déception aux Jeux olympiques d'été de 2012, à Londres. La jument atteint son meilleur indice génétique de saut d'obstacles (ISO) en 2013 ; il est alors de 182. Ses adieux à la compétition sont proclamés à Bordeaux le , avec une cérémonie et une haie d'honneur. Silvana est désormais poulinière.

Mardi 14 mars 2017

Les Ouxiens ou Uxiens (grec ancien : Οὔξιοι (Oúxioi), latin : Uxii) sont un peuple iranien antique habitant le Zagros durant les périodes perse puis hellénistique. Divisés en deux groupes désignés en fonction de leur habitat, dans la plaine ou dans les montagnes, les Ouxiens ont été en contact avec les Perses, mais seuls les Ouxiens habitant la plaine, qualifiés par Pierre Briant d'« Ouxiens de la plaine », ont été soumis durablement aux Achéménides, à Alexandre puis aux Séleucides. Ceux que Pierre Briant désigne comme les « Ouxiens de la montagne » reçoivent du Grand Roi un tribut en échange du droit de passage sur une route dont ils contrôlent les abords. Menant son armée à l'assaut de la Perside et de la Médie, Alexandre le Grand doit réduire la résistance de ces montagnards ; le Macédonien mène alors la conquête des montagnes qu'ils occupent, massacre une partie des habitants et obtient leur soumission en 330. Durant la période séleucide, les Ouxiens de la plaine restent soumis au pouvoir hellénistique, tandis que les Ouxiens de la montagne jouissent rapidement d'une indépendance de fait. Cette situation rend ce peuple peu visible dans les sources antiques et les Ouxiens demeurent encore aujourd'hui méconnus des historiens : en effet, pasteurs semi-nomades, ils ne sont connus que grâce aux récits des Grecs Hérodote et Strabon et des Romains Quinte-Curce et Arrien.

Mercredi 15 mars 2017

Le Tribunal de la Sottise de Gérard de Lairesse. L'accusé, poursuivi par la Haine, est mené par la Calomnie, l'Envie et la Perfidie devant un juge aux oreilles d'âne, entouré de l'Ignorance et de la Suspicion.

Le rasoir d'Hanlon est une règle de raisonnement permettant d'éliminer des hypothèses. Formulée en 1980 par le programmeur américain Robert J. Hanlon, cette règle s'énonce de la manière suivante : « Ne jamais attribuer à la malveillance ce que la bêtise suffit à expliquer ». L'attribution à Hanlon a été mise en question dans un premier temps, certains auteurs y voyant plutôt une corruption du nom de Robert A. Heinlein, l'auteur d'une considération assez proche. La règle tire son nom du rasoir d'Ockham, qui pose un principe de simplicité, tant au niveau métaphysique, en recommandant de ne pas multiplier les conjectures sur les entités, qu'au niveau méthodologique, en recommandant de ne pas multiplier les hypothèses. Elle revient donc à considérer soit qu'il est plus simple et donc plus plausible de supposer la bêtise plutôt que la malveillance, la première étant plus vraisemblable en général, soit qu'il est inutile d'ajouter la conjecture d'une intention maligne à celle d'un manque de compétence. Cette règle ne caractérise toutefois la bêtise qu'au plan du comportement. D'autres notions, celles de biais cognitif, de principe de charité ou d'effet pervers, permettent d'éviter que l'opposition entre malveillance et bêtise ne devienne un faux dilemme.

Jeudi 16 mars 2017

Maquette d'un guerrier arachnide.

Starship Troopers ou Les Patrouilleurs de l'espace au Québec est un film américain de science-fiction de type militaire sorti en 1997 réalisé par Paul Verhoeven. Le scénario d'Edward Neumeier est librement inspiré du roman de science-fiction Étoiles, garde-à-vous ! ((en) Starship Troopers, 1959) de Robert A. Heinlein.

L'histoire suit plusieurs jeunes gens issus de la ville de Buenos Aires durant leur formation militaire puis pendant une guerre interstellaire entre l'humanité et un peuple extraterrestre nommé « Arachnides ». Carmen entre à l’académie des pilotes spatiaux tandis que Carl choisit d’être officier scientifique. Dizzy et Johnny s’engagent, eux, dans l'infanterie mobile. Ce sont ces deux derniers qui affronteront en première ligne les puissants guerriers arachnides lors de l’attaque de la planète Klendathu par la Fédération terrienne.

Edward Neumeier commence l’écriture du scénario en 1992. La préproduction du film dure plus de quatre ans. Le tournage en lui-même se déroule d'avril à octobre 1996, principalement au studio de Sony Pictures à Culver City et dans plusieurs autres lieux en Californie mais aussi au Dakota du Sud et au Wyoming pour les extérieurs. La musique du film est composée et dirigée par Basil Poledouris.

Paul Verhoeven présente son œuvre comme une satire qui utilise l'ironie et l'hyperbole pour dénoncer le fascisme mais également l’impérialisme américain. Il s’écarte du thème de l’œuvre originale, le militarisme, pour mieux le dénoncer. Starship Troopers est un film tout juste rentable qui divise les critiques. Il est nominé pour un Oscar et remporte deux Saturn Awards.

Starship Troopers est sorti en vidéo fin 1998 et a engendré plusieurs suites mais aussi des produits dérivés.

Vendredi 17 mars 2017

Le château des Rohan de Saverne a été, de 1890 à 1918, le siège du 99e régiment d'infanterie prussien.

L'incident de Saverne ou l'affaire de Saverne (en allemand : Zabern-Affäre, plus rarement Fall Zabern) est une crise politique intérieure qui a secoué l'Empire allemand fin , à la veille de la Première Guerre mondiale. La crise s'est produite lorsqu'un sous-lieutenant stationné à Saverne, ville de cantonnement de deux bataillons du 99e régiment d’infanterie prussien, a tenu des propos humiliants à l'égard de la population alsacienne. L'armée a réagi aux protestations populaires par des actes arbitraires et, en majeure partie, illégaux, ce qui a provoqué un débat au Reichstag sur les structures militaristes de la société allemande et sur la position des dirigeants du pays vis-à-vis du Kaiser Guillaume II, puis a conduit à un vote contre le gouvernement, représentant la plus grave crise politique que l'Allemagne ait traversée depuis avec l'affaire du Daily Telegraph et la démission du chancelier Bernhard von Bülow.

Le fait que cette première motion de censure dans l'histoire du Reich contre le chancelier impérial soit restée sans conséquence démontre de manière exemplaire l'impuissance du pouvoir législatif dans un régime politique où l'exécutif n'est pas responsable devant le parlement, mais devant un souverain plus soucieux de conserver le « régime personnel », comme l'a écrit l'historien John Röhl, que du maintien des acquis constitutionnels et parlementaires, chers notamment aux États sud-allemands.

L'affaire a non seulement détérioré les relations entre la terre d'Empire d'Alsace-Lorraine et le reste du Reich, mais elle a également atteint l'image du Kaiser et, par extension, celle du militarisme. L'incident démontre en outre l'antagonisme structurel entre l'État de droit et l'État militaire ainsi que les difficultés du régime wilhelminien à intégrer les minorités nationales qui seront détachées du Reich quelques années plus tard. Elle pose également la question du statut de l'Alsace-Moselle dans l'Empire allemand et attise la tension entre la France et le Reich, le drapeau français ayant été insulté.

Samedi 18 mars 2017

L'impératrice-reine Victoria en 1900.

Victoria Adélaïde Marie Louise du Royaume-Uni, princesse royale de Grande-Bretagne et d'Irlande puis, par son mariage, reine de Prusse et impératrice allemande, est née le au Palais de Buckingham, à Londres, et morte le à Friedrichshof, en Allemagne. Fille aînée de la reine Victoria du Royaume-Uni et du prince Albert, elle est impératrice allemande et reine de Prusse durant les 99 jours de règne de son époux, le Kaiser Frédéric III.

La princesse est élevée selon les idées libérales de son père. Fiancée à l'âge de seize ans au futur Frédéric III d'Allemagne, elle soutient son mari dans sa volonté d'instaurer une monarchie constitutionnelle en Prusse puis en Allemagne. Mais, critiquée pour son attitude et ses origines anglaises, Vicky subit l'ostracisme des Hohenzollern et de la cour berlinoise. Son isolement va croissant après l'arrivée d'Otto von Bismarck au pouvoir en 1862.

Finalement, Vicky et son époux n'ont la possibilité d'influer sur la politique allemande que durant quelques semaines, en 1888 : atteint d'un cancer du larynx, Frédéric III n'a en effet ni le temps ni la force de mener à bien les réformes politiques dont il avait rêvé lorsqu'il était encore Kronprinz. Une fois devenue veuve, Vicky est à nouveau écartée du pouvoir par son fils, le conservateur Guillaume II. L'impératrice douairière s'installe alors à Kronberg im Taunus, où elle se fait bâtir un château, Friedrichshof, nommé ainsi en l'honneur de son défunt époux. De plus en plus isolée après les mariages de ses filles cadettes, Victoria meurt d'un cancer du sein quelques mois après sa mère, en 1901.

Dimanche 19 mars 2017

La Life 190 en démonstration à Goodwood.

Life Racing Engines est un atelier semi-artisanal de construction de moteurs de compétition et une éphémère écurie italienne de sport automobile basée à Formigine, près de Modène en Italie et fondée par Ernesto Vita, Franco Rocchi et Gianni Marelli.

En 1989, Ernesto Vita crée l'officine Life Racing Engines puis, après avoir racheté un ancien châssis de l'écurie First Racing de Lamberto Leoni, fonde l'écurie de Formule 1 Life Racing Engines, qu'il engage en championnat du monde en 1990 pour promouvoir son activité de motoriste. La monoplace, dotée d'un moteur inédit Life Racing Engines-Rocchi W12, est confiée au pilote débutant Gary Brabham puis au quasi-retraité Bruno Giacomelli.

L'écurie a tenté, sans succès, de se qualifier à douze Grands Prix de Formule 1 avec son propre moteur W12, puis à deux autres Grands Prix avec un moteur V8 d'origine Judd. À l'issue de la saison 1990 du championnat du monde de Formule 1, l'écurie cesse tout engagement en compétition automobile tandis que l'atelier de construction est définitivement fermé, faute de moyens financiers.

Lundi 20 mars 2017

L'un des appareils de laboratoire qu'utilisa Fritz Haber pour synthétiser de l'ammoniac sous haute pression.

L'histoire du procédé Haber-Bosch débute avec l'invention du procédé de chimie homonyme à l'aube du XXe siècle. Le procédé Haber-Bosch permet de fixer, de façon économique, le diazote atmosphérique sous forme d'ammoniac, lequel permet à son tour la synthèse de différents explosifs et engrais azotés. À ce double titre, du point de vue démographique, c'est probablement le plus important procédé industriel jamais mis au point durant le XXe siècle.

Bien avant le début de la révolution industrielle, les agriculteurs qui « engraissent la terre » de différentes façons, savent les bénéfices d'un apport de nutriments essentiels à la croissance des plantes. Les travaux de Justus von Liebig permettent, dans les années 1840, d'identifier l'importance de l'apport en azote à cette fin. Par ailleurs, ce même composé chimique pouvait déjà être transformé en acide nitrique, précurseur de la poudre à canon et de puissants explosifs tel que le TNT et la nitroglycérine. Cependant, s'il est alors connu que l'azote constitue une part dominante de l'atmosphère terrestre, la chimie inorganique n'a pas encore établi de procédé pour le fixer.

Ainsi, lorsqu'en 1909 le chimiste allemand Fritz Haber parvient à fixer l'azote atmosphérique en laboratoire, sa découverte présente à la fois un intérêt militaire, économique et agricole. Aussi n'est-il pas surprenant qu'en 1913, à peine cinq ans plus tard, une équipe de recherche de la société BASF dirigée par Carl Bosch mette au point la première application industrielle des travaux d'Haber : le procédé Haber-Bosch. Ce procédé servira de modèle, à la fois théorique et pratique, à tout un pan de la chimie industrielle moderne, la chimie à haute pression.

La production industrielle d'ammoniac prolonge la Première Guerre mondiale en fournissant à l'Allemagne le précurseur de la poudre à canon et d'explosifs nécessaires à son effort de guerre, alors même qu'elle n'a plus accès aux ressources azotées traditionnelles, principalement exploitées en Amérique du Sud. Durant l'entre-deux-guerres, la synthèse, à moindre coût, d'ammoniac à partir du réservoir quasiment inépuisable que constitue l'azote atmosphérique contribue au développement de l'agriculture intensive et soutient la croissance démographique mondiale. Lors de la Seconde Guerre mondiale, les efforts d'industrialisation du procédé Haber profitent largement au procédé Bergius, lequel permet à la société IG Farben de réaliser la synthèse de carburant pour le compte de l'Allemagne nazie, réduisant d'autant ses importations pétrolières...

Mardi 21 mars 2017

Sigmund Freud par Max Halberstadt en 1922.

Sigmund Freud (prononciation allemande : [ˈziːkmʊnt ˈfʁɔʏt] ; prononciation française [fʁøːd] ou [fʁœjd]), né Sigismund Schlomo Freud le à Freiberg, Moravie (Autriche, aujourd'hui Příbor, en République tchèque), et mort le à Londres (Royaume-Uni), est un médecin neurologue autrichien, fondateur de la psychanalyse.

Médecin viennois, Freud rencontre plusieurs personnalités importantes pour le développement de la psychanalyse, dont il est le principal théoricien. Son amitié avec Wilhelm Fliess, sa collaboration avec Josef Breuer, l'influence de Jean-Martin Charcot et des théories sur l'hypnose de l'École de la Salpêtrière (Paris) vont le conduire à repenser les processus psychiques. Il élabore plusieurs théorisations des instances psychiques, en premier lieu avec les concepts d'inconscient, de rêve et de névrose, puis il proposera une technique de thérapie, la cure psychanalytique, qu'il définit pour la première fois en 1904. C'est dans le cadre de la cure, dès les Études sur l'hystérie, et particulièrement dans sa première analyse du « cas Dora », que Freud découvre peu à peu l'importance du transfert.

Freud regroupe une génération de psychothérapeutes qui, peu à peu, élaborent la psychanalyse, d'abord en Autriche, en Suisse, à Berlin, puis à Paris, Londres et aux États-Unis. En dépit des scissions internes et des critiques émanant de certains psychiatres, notamment, et malgré les années de guerre, la psychanalyse s'installe comme une nouvelle discipline des sciences humaines dès 1920. En 1938, Freud, menacé par le régime nazi, quitte Vienne pour s'exiler à Londres, où il meurt d'un cancer de la mâchoire en 1939.

La « psycho-analyse », dont le terme apparaît en 1896, repose sur plusieurs hypothèses et concepts élaborés ou repris par Freud. La technique de la cure, dès 1898 sous la forme de la méthode cathartique, avec Josef Breuer, puis le développement de la cure analytique, est le principal apport de la psychanalyse. L'hypothèse de l'inconscient approfondit la représentation du psychisme. Des concepts, comme ceux de refoulement, de censure, de narcissisme, de Moi et d'idéal du Moi, ou davantage métapsychologiques comme les pulsions, la première topique et la seconde topique, le complexe d'Œdipe ou l'angoisse de castration, entre autres, vont, peu à peu, développer et complexifier la théorie psychanalytique, à la fois « science de l'inconscient », selon Paul-Laurent Assoun, et savoir sur les processus psychiques et thérapeutiques.

Mercredi 22 mars 2017

Masque funéraire mycénien en feuille d'or, improprement appelé « masque d'Agamemnon », tombe V du cercle A de Mycènes, musée national archéologique d'Athènes.

La civilisation mycénienne est une civilisation égéenne de l’Helladique récent (fin de l'âge du bronze) s'étendant de 1650 à 1100 av. J.-C. environ, dont l'apogée se situe environ entre 1400 et 1200 av. J.-C. Elle se répand progressivement à partir du sud de la Grèce continentale sur le monde égéen dans son ensemble, qui connaît pour la première fois une certaine unité culturelle. Cette civilisation est notamment caractérisée par ses palais-forteresses, ses différents types de poterie peinte que l'on retrouve tout autour de la mer Égée, ainsi que son écriture, le linéaire B, la plus ancienne écriture connue transcrivant du grec. Depuis son déchiffrement par Michael Ventris et John Chadwick en 1952, la civilisation mycénienne est, de toutes les civilisations égéennes pré-helléniques, la seule connue à la fois par des vestiges archéologiques et des documents épigraphiques.

Le terme « mycénien » a été choisi par l'archéologue Heinrich Schliemann pour qualifier cette civilisation dans la seconde moitié du XIXe siècle, avant que Charles Thomas Newton n'en définisse les caractéristiques en identifiant sa culture matérielle homogène à partir des trouvailles effectuées sur plusieurs sites. Ce nom est repris de celui de la ville de Mycènes (Péloponnèse), d'une part parce qu'il s'agit du premier site archéologique fouillé à révéler l'importance de cette civilisation et d'autre part en raison de l'importance que revêtait cette cité dans la mémoire des auteurs grecs antiques (en premier lieu Homère, qui faisait du roi de Mycènes le chef des « Achéens »). Par la suite, Mycènes s'est révélée n'être qu'un pôle de cette civilisation parmi d'autres, mais le terme de « mycénien » est resté utilisé par convention.

Jeudi 23 mars 2017

Diagramme de Feynman pour la désintégration bêta d’un neutron en un proton, un électron et un antineutrino via un boson lourd intermédiaire W-.

En physique nucléaire et en physique des particules, la désintégration du neutron libre est un processus faisant intervenir l’interaction faible, au cours duquel un neutron libre (non lié à d’autres nucléons) se désintègre spontanément en un proton, un électron et un antineutrino électronique.

La mesure précise de cette désintégration est fondamentale pour les théories décrivant la nucléosynthèse primordiale, qui s’est déroulée juste après le Big Bang. Selon les mesures, la durée de vie moyenne du neutron libre est d’environ 880 secondes (un peu moins de 15 minutes).

Vendredi 24 mars 2017

Empreinte de sceau-cylindre qui pourrait représenter Dumuzi pendant son séjour aux Enfers. Sortant d'un filet, il est entouré de deux serpents et de démons Gallu. British Museum.

Dumuzi (« Fils légitime » en sumérien), aussi appelé Dumuzid ou, en babylonien, Tammuz est un dieu de l'abondance de la Mésopotamie antique dont les premières traces écrites apparaissent au IIIe millénaire av. J.‑C.

Il est repris dans la liste royale sumérienne comme « Dumuzi le berger », cinquième roi de la première dynastie archaïque sumérienne de la période légendaire d'avant le Déluge. Il est aussi repris sous le nom de « Dumuzi le pêcheur », roi de la ville d'Uruk Kulaba.

À la suite de son mariage, symbolisé par le rituel du Mariage sacré, avec la déesse Inanna, il devient le berger du peuple et rapproche ainsi le roi de Sumer de l'état divin. Mais son épouse, au retour d'un séjour qu'elle passe aux Enfers, le choisit pour l'y remplacer. Il meurt donc et est alors considéré comme une divinité infernale. Sa mort symbolise l'arrivée de l'été brûlant, de la sécheresse et de la pénurie de nourriture ; elle inspire l'écriture de nombreux textes de lamentations. Il ressuscite, cependant, au début de chaque printemps et est remplacé aux Enfers par sa sœur Geshtinanna. Son retour symbolise le renouveau de la vie et la réapparition de l’abondance.

À partir du XVIIIe siècle av. J.-C., le rituel du Mariage sacré tombe dans l'oubli et le dieu de l’abondance Dumuzi devient Tammuz, une divinité secondaire principalement rattachée aux Enfers. Considéré comme le prototype du dieu mourant, son culte connaît un renouveau vers la fin du Ier millénaire av. J.‑C. sous le nom d'Adon. Il inspire d'autres mythes comme ceux de Perséphone ou la Passion du Christ. Tammuz est mentionné dans l'Ancien Testament et son culte semble survivre jusqu'au Xe siècle apr. J.-C. sous forme de lamentations qui lui sont adressées.

Samedi 25 mars 2017

Portrait d'A. Marzolff par E. Schneider.

Alfred Frédéric Marzolff, né le à Strasbourg et mort le à Rountzenheim (Bas-Rhin), est un sculpteur et un médailleur alsacien qui fut professeur à l'École des arts décoratifs de Strasbourg et membre du cercle de Saint-Léonard animé par le peintre et marqueteur Charles Spindler. Il est l'auteur d'une soixantaine d'œuvres (statues, monuments aux morts, plaques et médaillons), surtout visibles à Strasbourg et dans plusieurs localités alsaciennes, mais certaines de ses réalisations furent détruites pendant l'annexion de l'Alsace.

Dimanche 26 mars 2017

Ida et Dactyle en arrière-plan.

(243) Ida est un astéroïde de la famille de Coronis, elle-même située dans la ceinture principale et qui a la particularité de posséder une lune astéroïdale. Il a été découvert le 29 septembre 1884 par l'astronome Johann Palisa et nommé d'après une nymphe de la mythologie grecque. Plus tard les observations ont classé Ida comme un astéroïde de type S, celui le plus représenté dans la ceinture d'astéroïdes intérieure. Le 28 août 1993, la sonde Galileo, à destination de Jupiter, a photographié Ida et sa lune Dactyle. C'est le deuxième astéroïde à être observé de près par un vaisseau spatial et le premier trouvé à posséder un satellite.

Comme tous les astéroïdes de la ceinture principale, l'orbite d'Ida se trouve entre les planètes Mars et Jupiter. Sa période de révolution est de 4,84 années et sa période de rotation est de 4,63 heures. Ida, de forme irrégulière et allongée, a un diamètre moyen de 31,4 km. Il semble composé de deux grands objets reliés entre eux dans une forme qui rappelle celle d'un croissant. Sa surface est l'une des plus cratérisées du Système solaire, avec une grande variété de tailles et d'âges.

Dactyle, la lune d'Ida, a été découverte par un membre de la mission Galileo nommée Ann Harch à partir des images reçues. Le nom qui lui a été attribué provient des Dactyles dans la mythologie grecque, les créatures qui habitaient le mont Ida. Dactyle, avec seulement 1,4 kilomètre de diamètre, représente environ un vingtième de la taille d'Ida. Son orbite autour d'Ida n'a pas pu être déterminée avec une grande précision. Cependant, les études ont permis d'estimer la densité d'Ida, et ont révélé qu'il est appauvri en minéraux métalliques. Dactyle et Ida partagent de nombreuses caractéristiques, ce qui suggère une origine commune.

Les images de Galileo puis l'évaluation ultérieure de la masse d'Ida ont fourni de nouveaux indices sur la géologie des astéroïdes de type S. Avant le survol par la sonde, beaucoup de théories ont été proposées pour expliquer leur composition minérale. La détermination de leur composition permet d'effectuer une corrélation entre la chute d'une météorite sur la Terre et son origine dans la ceinture d'astéroïdes. Les données renvoyées par ce survol d'Ida ont fait apparaître que les astéroïdes de type S sont à l'origine des météorites à chondrites ordinaires, qui est le type le plus commun que l'on puisse trouver sur la surface de la Terre.

Lundi 27 mars 2017

Les Cosséens sont un peuple autonome au sein de l'empire achéménide. Nomadisant dans les montagnes du Zagros, ils apparaissent aux yeux des auteurs grecs, principales sources d'information pour la connaissance de ce peuple, comme des barbares féroces. Reconnaissant la suzeraineté achémenide, il demeurent cependant autonomes. Cette autonomie est garantie par le contrôle de défilés situés sur la route royale directe reliant Suse à Ecbatane. Une fois par an, les chefs cosséens rencontrent le Grand Roi et se font remettre des présents en échange du passage de la caravane royale dans la région et de la fourniture d'un contingent engagé dans l'armée achéménide. Ces rapports subtils sont remis en cause lors de la conquête de l'empire achéménide par Alexandre le Grand ; lui et ses successeurs tentent d'intégrer les Cosséens dans leur empire : Alexandre y parvient en 323, Antigone échoue en 317. À la suite de cet échec, les Séleucides ne mènent aucune tentative pour soumettre ce peuple, dont la dernière mention dans les sources remonte aux années 160.

Mardi 28 mars 2017

La mairie.

Villedômain (prononcé /vil.ˈdomɛ̃/) est une commune française du département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire. Limitrophe du département de l'Indre, elle est la première commune traversée par l'Indrois à son entrée dans le département d'Indre-et-Loire.

Même si quelques vestiges témoignent d'une présence humaine protohistorique voire néolithique, il faut attendre le XIIIe siècle pour voir le nom de Villedômain apparaître dans les sources écrites. La paroisse, puis la commune, ne connaissent jamais un développement important et Villedômain est au XXIe siècle l'une des communes les moins peuplées d'Indre-et-Loire avec 122 habitants en 2014. Son érosion démographique, importante à partir de 1960, semble toutefois enrayée depuis les années 1980.

L'économie locale reste en grande partie basée sur l'agriculture — plus de 40 % des entreprises de la commune sont des exploitations agricoles — et la vie de la commune est davantage tournée vers le département voisin de l'Indre et le pôle de Châtillon-sur-Indre. Aucun monument historique ne figure au patrimoine communal et peu d'édifices ou de bâtiments notables sont à signaler, exception faite de l'église dont la nef, qui a pu être construite au XIIe siècle, cohabite avec des reconstructions et des remaniements modernes.

Mercredi 29 mars 2017

Découverte de la couverture de l'édition catalane de Harry Potter et les Reliques de la Mort, 2008.

Harry Potter est une série littéraire de fantasy écrite par l'auteure britannique J. K. Rowling, dont la suite romanesque s'est achevée en 2007. Une pièce de théâtre, considérée comme la « huitième histoire » officielle, a été jouée et publiée en 2016. Les livres et le script de la pièce ont été traduits en français par Jean-François Ménard.

La série de sept romans raconte les aventures d'un jeune sorcier nommé Harry Potter et de ses amis Ron Weasley et Hermione Granger à l'école de sorcellerie Poudlard, dirigée par Albus Dumbledore. L'intrigue principale de la série met en scène le combat de Harry contre Lord Voldemort, un mage noir à la recherche de l'immortalité ayant autrefois assassiné ses parents. À la tête de ses fidèles adeptes, les Mangemorts, Voldemort cherche depuis des décennies à acquérir le pouvoir absolu sur le monde des sorciers et des moldus, les humains sans pouvoirs magiques.

Ancrés dans la société britannique des années 1990, les romans appartiennent au genre low fantasy et comportent de nombreux aspects du roman d'apprentissage. Le personnage principal évolue tout d'abord dans un monde dépourvu de magie, puis découvre peu à peu ses capacités, son héritage et ses responsabilités. Tandis que le premier roman établit les bases d'un univers magique librement inspiré des contes et du folklore britannique, l'intrigue gagne en profondeur au fil des romans, abordant des sujets comme la mort ou le libre arbitre. Cela, sans parler des accusations à propos de la sorcellerie, a donné lieu à plusieurs controverses.

Depuis la sortie du premier roman, Harry Potter à l'école des sorciers, le , les livres ont gagné une immense popularité, représenté un succès commercial et ont été acclamés par la critique. En janvier 2016, ils avaient été vendus à plus de 450 millions d'exemplaires et traduits dans près de 75 langues, faisant de cette série la plus vendue de l'histoire de la littérature. J. K. Rowling figure désormais parmi les auteurs britanniques les plus lus de la planète avec William Shakespeare et Agatha Christie.

Huit films à succès (le dernier roman ayant été scindé au cinéma en deux parties), rapportent au total plus de 8 milliards de dollars et accèdent à la seconde place des franchises les plus rentables de tous les temps après celle de l'univers Marvel. Des jeux vidéo et de nombreux autres produits dérivés ont également été adaptés de la série, sans compter les parcs d'attraction, expositions et plateformes numériques. La pièce de théâtre Harry Potter et l'Enfant maudit, jouée en juillet 2016 à Londres, met en scène les personnages de la saga originale et leurs enfants, narrant leurs aventures dix-neuf ans après la fin du dernier tome.

Jeudi 30 mars 2017

Richard Appel au Comic-Con de 2010 à San Diego.

Richard Appel est un scénariste, producteur et ancien avocat américain né le à New York, connu notamment pour son travail sur les séries d'animation Les Simpson et Les Griffin. Il est, depuis 2012, le producteur délégué et le show runner, ou responsable, des Griffin sur la Fox.

Pendant son enfance à Wilmette en Illinois, Richard Appel est attiré tout particulièrement par l'humour et rêve d'une carrière de scénariste de comédie. Il s'inscrit à l'université Harvard et écrit pour le périodique humoristique de l'université, le Harvard Lampoon. Cependant, suivant les pas de sa mère, il devient avocat. Après avoir étudié à la faculté de droit de Harvard, il commence sa carrière comme assistant de justice du juge John M. Walker Jr. avant de devenir procureur fédéral pour la cour du district du sud de New York pendant trois ans.

En 1994, il met un terme à sa carrière d'avocat lorsqu'il est embauché pour écrire des scénarios pour Les Simpson. Il scénarise sept épisodes dont La Mère d'Homer dans lequel il donne le nom de sa femme à la mère d'Homer Simpson. Il devient ensuite responsable et producteur délégué de la série Les Rois du Texas avant de créer la sitcom Adam Sullivan. Il travaillera par la suite sur The Bernie Mac Show, Les Griffin et American Dad! avant de créer le Cleveland Show avec Seth MacFarlane.

De 1993 à environ 2009, il a pour épouse la romancière Mona Simpson, avec laquelle il a deux enfants.

Vendredi 31 mars 2017

L'article qui doit apparaître ici n'a pas encore été sélectionné.