Wikipédia:Fautes de français

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Cette page dresse la liste d'un certain nombre de fautes courantes en français écrit. Elle peut servir de support pour la correction des pages de Wikipédia en français, ou comme « mémo ». N'hésitez pas à ajouter vos trouvailles !

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Références externes :

Sommaire

Généralités[modifier]

Un locuteur francophone peut commettre plusieurs sortes de fautes lorsqu'il s'exprime, tant à l'oral qu'à l'écrit : barbarismes, solécismes, lapsus... mais aussi des fautes de grammaire et de conjugaison. Par nature, certaines fautes ne sont possibles qu'à l'écrit : ce sont les fautes d'orthographe (cacographie), qui peuvent être le signe d'une dysorthographie. Le français, langue académique ayant puisé à diverses sources, notamment latines et grecques, comporte ainsi de nombreuses embûches, d'autant plus qu'il existe au moins deux niveaux de langue : la langue écrite, qui peut être complexe, et la langue parlée, qui s'affranchit souvent des règles académiques.

Le galimatias est un discours confus ; le pataquès est une faute de liaison ; le cuir consiste à intercaler un "t" qui n'a point lieu d'être (il va t-au lit) ; le velours est la même erreur de liaison, cette fois avec le son "z", comme dans "cent z-euros".

Accentuation des majuscules[modifier]

Les majuscules en français sont toujours accentuées, y compris la préposition À comme le fait remarquer l'Académie française sur son site internet : « On veille donc, en bonne typographie, à utiliser systématiquement les capitales accentuées ».

Accueil (et non pas Acceuil)[modifier]

Tout comme dans « recueil » ou « cercueil », le u suit directement le c. (Il est à supposer que cette faute fut favorisée par attraction de mots à l'orthographe très voisine, p. ex. fauteuil, où le u suit la voyelle e). Si le c était suivi du e, il faudrait prononcer « acseuil », car le c devant le e se prononce comme un s (exemple : ceci, cela, etc) ; alors que devant le u, il se prononce comme un k. Moyen mnémotechnique : « C'est Une Erreur Impardonnable ». De plus ueil se prononce [œj] comme dans écueil, eil sans u précédent se prononce [εj] comme dans pareil. On peut également utiliser ce moyen mnémotechnique: "UEI - un élève intelligent ne fait jamais la faute".

Agressif (et non pas Aggressif)[modifier]

Le doublement de la consonne est probablement dû à l'influence de l'anglais « aggressive ». Il existe plusieurs cas similaires, comme « adresse » (« address ») et « abréviation » (« abbreviation »), ou trafic («traffic» en anglais). À l'inverse, il existe des cas où la consonne est doublée en français, alors qu'elle est simple en anglais, comme dans appartement (« apartment ») ou ressource (« resource »).

Apporter / Amener / Emporter / Emmener[modifier]

On apporte une chose et on amène un être (personne ou animal) qui se déplace par lui-même et qu'on ne porte donc pas… Exemple : on "amène" la vache au taureau, on "amène" son enfant à l'école, etc.

Donc on ne dit pas « j'amène une bouteille de vin ce soir » mais « j'apporte une bouteille de vin ce soir ».

Moyen mnémotechnique : On mène quelqu'un par la main, et on porte quelque chose.

Par extension, emporter signifie prendre avec soi et porter ailleurs un objet inanimé ou un objet animé qui ne peut se mouvoir. Exemple: « Emportez donc un peu de tarte! » De même, emmener signifie mener avec soi une personne, un animal du lieu où l’on est vers un autre lieu. Exemple : « Emmène-moi danser ce soir. »

Après que + indicatif ou conditionnel / Après que + subjonctif[modifier]

Traditionnellement, on ne dit pas « après que je me sois rendu compte » mais on dit bien « après que je me suis rendu compte » par exemple. Pour éviter ce problème (après que + indicatif / subjonctif), on préférera la tournure « après + infinitif passé » soit ici « après m'être rendu compte ».

Plusieurs arguments à propos de la construction du verbe qui suit « après que » sont avancés à la page http://www.langue-fr.net/spip.php?article175. Le dictionnaire en ligne de l'Académie française précise concernant cette conjonction : « Loc. conj. Après que, suivi de l'indicatif ou du conditionnel, mais non du subjonctif. »[1]

Au jour d'aujourd'hui[modifier]

Grammaticalement correcte, cette expression maladroite est à éviter. En vieux français, le terme « hui », dérivé du latin hodie, signifiait « aujourd'hui » comme en latin. En français moderne, il a donné « aujourd'hui » par répétition. Le pléonasme « au jour d'aujourd'hui » apparaît donc superfétatoire. Il vaut mieux utiliser « aujourd'hui » ou « à ce jour », qui sonnent mieux et sont moins redondants.

Au temps pour moi / Autant pour moi[modifier]

Cette expression, qui signifie simplement « Je me suis trompé », est issue du langage militaire. La forme « Au temps » est celle acceptée par l'Académie française. Cela vient du fait que dans une séquence d'ordres, comme à la parade (Garde à vous! Portez armes! Présentez armes! etc.), si on se trompe d'ordre, on revient "au temps précédent" et on assume son erreur.

Aux dépens de / Aux dépends de[modifier]

Le verbe à l'origine de cette expression est « dépenser », et non « dépendre », d'où l'orthographe « aux dépens de » ; de la même manière, un tribunal peut condamner une partie « aux dépens », c'est-à-dire à rembourser les frais de justice engagés par la partie adverse.

Avoir affaire à / Avoir à faire[modifier]

La locution verbale « avoir affaire à » (variante : « avoir affaire avec ») signifie être confronté à quelqu'un ou quelque chose. La locution homonymique « avoir à faire à » est une faute de français[2]. La locution verbale « avoir à faire » signifie que l'on est occupé et qu'on doit faire autre chose.

Bien que / Malgré que[modifier]

Règle générale : « malgré » étant déjà une concession, on ne doit pas la faire suivre de « que ». Il faut dire « bien que » ou « quoique ».

Exception : « malgré que » reste correct dans l'expression « malgré que j'en aie », « malgré qu'il en ait », etc. Ne pas s'y laisser prendre : « malgré qu'il ait fait » restera incorrect, quoique « malgré que » soit suivi du verbe avoir, conjugué au subjonctif. [3].

Exemples :

  • correct : « malgré la fatigue, il continua son travail »
  • incorrect : « malgré qu'il soit fatigué »
  • correct : « bien qu'il soit fatigué »
  • correct : « malgré qu'il en ait » (qui signifie « en dépit de ses réticences ou de son opposition »).

Ceci / Cela[modifier]

« Cela » est relatif à ce qui vient d'être dit, établi, exposé. « Ceci » indique ce qui vient, ce que l'on va montrer ou expliquer. La règle est la même pour « voilà » et « voici ».

Exemples :

  • Je vous dis ceci : je suis fatigué.
  • Je suis fatigué, cela dit, je veux bien venir avec vous.

On ne peut donc pas dire ou écrire « ceci dit », il faut dire ou écrire « cela dit ». Le succès usurpé de « ceci dit » semble provenir de l’assonance entre « ceci » et « dit ». (Remarque : la distinction, autrefois préconisée, n'est plus guère suivie à l'usage. Dès lors, de nombreuses références considèrent comme correct l'usage de « ceci dit », « tout ceci », etc. Cf. à ce sujet le TLF / le centre national de ressources textuelles : http://www.cnrtl.fr/lexicographie/ceci .)

Chiffre d'affaires (et non pas chiffre d'affaire)[modifier]

On écrit toujours un chiffre d'affaires avec un « s » à affaires, car il s'agit du chiffre des affaires.

Complément de nom[modifier]

La formation de compléments de nom se fait avec « de » ou « des ».

Ainsi on ne dit pas « la voiture à Jean » mais « la voiture de Jean ». On dira en revanche : un sac à main, et une tête à claques. Le complément de nom n'indique pas une appartenance mais l'emploi qui en est fait.

Il n'est pas non plus permis de supprimer toute préposition dans le complément de nom. Cette faute s'appelle parataxe. L'actuelle tendance à la parataxe nous donne d'innombrables expressions fautives comme : « conseiller clientèle » au lieu de « conseiller de la clientèle » ; « taxe carbone » au lieu de « taxe carbonique » ou de « taxe sur le carbone » ; « foyer étudiant » au lieu de « foyer d'étudiants » ; « Ferme célébrités » au lieu de « Ferme des célébrités ».

Dénoter / Détonner / Détoner[modifier]

« Ce câble, par rapport à la robustesse du casque, dénote par sa finesse. » : cette phrase ne signifie rien, du moins de probant. En effet, le verbe « dénoter » doit être suivi de la chose qu'il dénote ; il ne peut être employé seul. Dans ce cas, il aurait fallu dire « détonne », qui est hors du ton, hors tonalité, ou alors, « dénote une certaine fragilité ».

À voir également : « détoner », exploser ; « détonant », explosif.

Différent / Différend[modifier]

L'adjectif « différent » s'écrit avec un t. Le nom « différend » s'écrit avec un d.

Exemples :

  • Un malentendu est à l'origine du différend qui les oppose.
  • Nous étudierons les différents aspects de la question.
  • Tous ces différends sont très différents.

Attention à l'homophone « différant », qui est le participe présent du verbe différer.

Note : Pour vérifier, il faut mettre au féminin :

  • Tous ces différends sont très différents.
  • Toutes ces histoires sont très différentes.

Eh bien / Hé bien / Et bien / Eh oui / Etc.[modifier]

« Vous vouliez une liste des fautes les plus courantes, eh bien, la voici ! » On ne doit bien évidemment pas écrire « et bien ! ».

Comme dans « Eh oui » ou « Eh non », il ne s'agit pas de « Et puis », mais de l'expression d'une exclamation. « Hé oui » et « Hé non » sont corrects, mais « Et » ne peut introduire une interjection. Le remplacement de « Et » par « Eh » (ou « Hé ») est donc à faire chaque fois que le mot « Et » n'a pas son sens plein.

Attention, ces expressions sont toujours suivies d'un signe de ponctuation. S'il s'agit d'un point d'exclamation ou d'interrogation, on ne le fera pas suivre d'une majuscule, car il ne marquera pas la fin de la phrase.

En tant que / En temps que[modifier]

La locution conjonctive « en tant que » signifie « comme » en se référant à une fonction, un rôle[4]. La locution homonymique « en temps que » est une faute de français.

De temps à autre[modifier]

C'est à tort que l'on ajoute fréquemment un s à autre dans cette expression. [5]

(Depuis) quelque temps[modifier]

Cette expression s'écrit toujours au singulier.

Gent féminine / Gente féminine[modifier]

  • La gent[6] est un nom commun féminin qui signifie « la population » ou « le peuple »[7]. Il n'y a donc aucun besoin de lui ajouter un e final (qui est une faute). On écrit donc : la gent masculine et la gent féminine. Attention, le t final ne se prononce pas. Pluriel : « les gens ». Exemple : « Bonnes gens ! », « Les petites gens. »
  • Origine de la confusion : « gentes dames » est utilisé dans de nombreux textes anciens, gente étant ici un adjectif, simple synonyme de gentille (la racine en est identique) et désignant d'agréables interlocutrices. Exemple : « Gentes dames et gentils damoiseaux ». En toute rigueur, et bien que cela soit inélégant, on devrait pouvoir écrire "une gente gent" ce qui voudrait dire "un agréable groupe de personnes".
  • Attention : un adjectif ou un participe passé associé à gens peut être masculin ou féminin, selon sa place. S'il précède gens, il est féminin, s'il suit, il est masculin (exemple : « Ces bonnes gens ne s'y étaient pas accoutumés. »). Si gens est précédé d'un adjectif des deux genres se terminant par un e muet, ledit adjectif et tous ceux qui le précèdent se mettent au masculin (exemple : « de vrais honnêtes gens »). Enfin, les adjectifs précédant gens, mais n'appartenant pas à la même proposition seront également mis au masculin (exemple : « Arrivés à un âge avancé, ces bonnes gens n'ont plus rien pour vivre. »).

Important / Conséquent[modifier]

Utiliser « conséquent » dans le sens des mots « important » ou « considérable » relève du langage familier (voir la définition dans le dictionnaire de l'ATILF).

Inclus(e) / Inclu(e)[modifier]

Le participe passé du verbe inclure est « inclus » et non « inclu » (contrairement à exclure : exclu) : « j'ai inclus », « une chose incluse ». À l'indicatif, c'est « j'inclus », « tu inclus » et « il inclut ».

La forme « inclue » existe cependant au subjonctif : « que j'inclue ».

Naviguant / Navigant[modifier]

On écrit « en naviguant » avec un u, mais « personnel navigant » et « les navigants » sans u.

Pour le verbe, la règle est commune à tous les verbes en -guer ou en -quer[8] : ils gardent le u de leur radical dans toutes les conjugaisons, même devant un a ou un o.

Pour l'adjectif et le substantif, en revanche, le u disparaît devant le a.

Pallier / Pallier à[modifier]

Le verbe pallier est transitif direct : il admet donc un complément d'objet direct, sans préposition. On écrit « pallier une difficulté, pallier des problèmes » et non « pallier à une difficulté, pallier à des problèmes ». Attention à ne pas le confondre avec son homonyme « palier », en général utilisé au sens de « niveau, étape, degré ».

Prémices / Prémisses[modifier]

Ces deux mots sont des homophones, c’est-à-dire de même prononciation. Ils sont tous les deux féminins et ont un sens très proche, mais ne sont pas synonymes.

  1. Les prémices – avec un c – sont un signe avant-coureur, l’annonce ou le tout début d’un évènement ou d’un processus.
  2. Une prémisse – avec deux s – ne s’utilise qu’en rhétorique et est donc rare.

La plupart du temps, c’est donc « prémices » qu’il faut écrire. Exemple : « les prémices habituelles de l'hiver nous ont vraiment surpris ».

Profiter à / Bénéficier à quelqu'un[modifier]

Quelqu'un bénéficie de quelque chose, mais quelque chose ne bénéficie pas à quelqu'un. Dans ce sens, il faut écrire : quelque chose profite à quelqu'un.

Se rappeler / Se rappeler de[modifier]

Contrairement à « se souvenir » dont le sens est proche, « se rappeler » est un verbe transitif direct : on se rappelle quelque chose ou quelqu'un, et non « de quelque chose ». Exemple : « Je me rappelle les belles vacances que j'ai passées à Venise ». De même, on ne s'en rappelle pas, mais on se le (ou la, les) rappelle. Moyen mnémotechnique: remplacer mentalement "se rappeler" par "se remémorer".

S’il / Si il[modifier]

Le « si » ne s’élide qu’avec « il » ou « ils ». On écrit donc toujours « s’il » et « s’ils » mais ce sont les seuls cas ; avec « elle », on écrira « si elle » en entier.

Suspens / suspense / suspend[modifier]

Ces mots tendent un piège :

  • L’Assemblée suspend Machin de ses fonctions.
  • Un film à suspense.
  • La question reste en suspens et non suspend (d'où l'origine des mots « suspensatoire » et « suspensif »).

Dans le registre ecclésiastique, il y a :

  • Un prêtre frappé de suspense. Ce prêtre est suspens.

Compte tenu de ce piège, il faut tout inspecter.

Tache / Tâche[modifier]

Peut-être favorisée par les correcteurs orthographiques des logiciels bureautiques, la confusion entre les deux mots tend à se généraliser. La différence devrait toutefois s'entendre à l'oral.

Effacer une tache peut être une dure tâche.

Tort / Tord[modifier]

On a bien tort d'écrire ce nom commun avec un d plutôt qu'un t (mais « ce tuyau, il le tord »). Il faut écrire « il a tort », « c'est bien à tort qu'il fait cela », etc.

Moyen mnémotechnique : le tort tue les tordus.

Sceptique / Septique[modifier]

Le mot sceptique peut se substituer à incrédule (on écrira « ils sont sceptiques », par exemple), tandis qu'on emploie septique lorsqu'il est question de microbes (on rencontre principalement ce mot dans la « fosse septique ».[9]

Accro / Accroc[modifier]

On écrit « être accro à quelque chose ». C'est le nom commun « accroc » qui prend un c final. [10]

Peut être / Peut-être[modifier]

On écrit « peut-être », avec un trait d'union, lorsqu'il s'agit de l'adverbe qui peut être remplacé par « éventuellement, possiblement ou probablement ». On écrira donc : « il peut être là » mais « il est peut-être là ».

Réveille-matin[modifier]

« Réveil » n'est que l'abréviation de ce mot, qui désigne tout simplement ce qui nous réveille, le matin. On ne doit donc pas écrire « réveil-matin ».[11]

Etc.[modifier]

  • « etc. » est la forme abrégée d'« et cetera » (ou « et cætera »), qui ne doit jamais être répétée, ni suivie ou précédée de points de suspension. On ne doit donc pas écrire « ... etc. », « etc... » ou « etc., etc. » mais tout simplement « etc. ».
  • Attention, « etc » étant une forme abrégée, elle doit toujours être suivie d'un point, même au milieu d'une phrase. Lorsque « etc. » se trouve en fin de phrase, le point final et celui d'« etc. » se confondent.
  • Une erreur de prononciation incite parfois à placer le c avant le t. On doit donc veiller à prononcer "et cétéra" et non "ek sétéra".
  • Terminons en précisant qu'« etc. » doit être précédé d'une virgule.

Bailler / Bâiller / Bayer[modifier]

On écrit « la bailler belle à quelqu'un » (le tromper) et « bayer aux corneilles » (rêvasser). En dehors de ces cas, il faut toujours écrire « bâiller », en mettant l'accent sur le a, et non sur le i.

-atre / -âtre[modifier]

Les mots en « -âtre » (verdâtre, plâtre, théâtre, etc.) prennent un accent circonflexe, à l'exception de ceux en « -iatre » (psychiatre, etc.). Attention toutefois à « acariâtre » et « opiniâtre » qui prennent un accent circonflexe, malgré leur terminaison.

Causer[modifier]

La tournure « causer à quelqu'un », répandue dans le langage familier, est fautive. Il faut dire « causer avec quelqu'un ».

Autrement[modifier]

Le mot « autrement » étant déjà un comparatif qui a le sens de « bien plus », on se gardera de dire « autrement plus », voire « autrement moins », qui serait un contresens.

  • Celui-ci est autrement travaillé que le précédent.

Savoir gré[modifier]

On ne doit pas dire ni écrire « je vous en serais gré », mais « je vous en saurais gré ». Le verbe concerné n'est pas le verbe « être », mais le verbe « savoir ».

De suite / Suite à[modifier]

  • « De suite » signifie « d'affilée » (« deux jours de suite par exemple). On ne doit donc jamais l'employer au sens de « tout de suite ».
  • « Suite à » est une tournure familière, qu'on retrouve notamment de le langage commercial, qui est à éviter. On dira plutôt « en réponse à » ou « à la suite de », selon le cas.

Notre / Nôtre / Votre / Vôtre[modifier]

Le déterminant ne prend pas d'accent. Ce dernier est réservé au cas où le mot n'est pas suivi d'un nom ou d'un groupe nominal. Quelques exemples :

  • C'est votre avis.
  • Le nôtre a plus de valeur.
  • Cet objet est nôtre.
  • Amicalement vôtre.

Se faire fort de[modifier]

Devant un infinitif, « se faire fort de » signifie « se prétendre capable de » et doit rester invariable. Devant un nom, l'expression signifie « se rendre plus fort grâce à » et varie au féminin et au pluriel. On écrira ainsi : « ils se font fort de réussir » mais « ils se font forts de votre soutien ».

Dites / Dîtes / Faites / Faîtes [modifier]

« Dites » ne prend pas d'accent au présent de l'indicatif ni au présent du subjonctif. Celui-ci est réservé au passé simple. « Faîte » signifie « sommet, apogée ». On n'écrit jamais « faîtes » dans la conjugaison du verbe « faire » mais toujours « faites ».

Debout / Ensemble[modifier]

Ces deux mots étant des adverbes, ils ne prennent pas la marque du pluriel. On écrit « ils sont debout » et « ils sont ensemble ».

  • Lorsque ensemble est à l'état de nom commun, il prend normalement la marque du pluriel (« des ensembles »).

Quoi que / Quoique[modifier]

« Quoique » signifie « bien que », tandis que « quoi que » (qui ne se prononce pas exactement de la même manière) signifie « quelle que soit la chose que ».

1,5 kilomètre(s)[modifier]

Le pluriel commence à deux. On écrit donc, au singulier : « 1,5 kilomètre ».

Contredisez / Contrefaites[modifier]

Le verbe « contrefaire » se conjugue comme « faire » et dire », mais le verbe « contredire » se conjugue comme « médire ». Ainsi, on dira : « vous contrefaites », mais « vous contredisez ».

Hormis / Parmi [modifier]

À la différence d'« hormis », qui est composé de la préposition « hors » et du participe passé « mis », « parmi » ne prend jamais de s.

Censé / Sensé[modifier]

« Censé » peut se substituer à « supposé », tandis que « sensé » signifie « qui a du sens ». Ainsi, on doit écrire « je n'étais pas censé le savoir », mais « une personne sensée ».

Voir / Voire[modifier]

Lorsqu'il s'agit de l'adverbe qui peut être remplacé par « et même », il faut écrire « voire ». Ainsi, on écrira :

  • Je suis allé le voir.

mais

  • Dix, voire quinze.

On comprendra donc que la tournure « voire même » recèle un pléonasme à éviter.

Saynète[modifier]

Ce mot appartient bel et bien au vocabulaire du théâtre, mais ne dérive pas de « scène ». On ne doit donc pas l'écrire « scénette », car ce mot n'existe pas.

Être allé / Avoir été[modifier]

On ne doit pas employer « j'ai été » pour « je suis allé », car « être » n'indique qu'un état.

Opprobre[modifier]

Ce mot, qu'on doit veiller à ne pas amputer de son second r, est masculin.

Ayant(s) droit[modifier]

Dans les noms « ayant droit » et « ayant cause » (qui ne prennent pas de trait d'union), « ayant » peut prendre la marque du pluriel. Il faut donc écrire « des ayants droit » et « des ayants cause ». Ce mot n'ayant pas d'équivalent féminin, on doit dire « un ayant droit » et « un ayant cause », qu'il s'agisse d'un homme ou d'une femme.

Roder / Rôder[modifier]

« Rôder » signifie « errer de manière suspecte ». Dans tous les autres cas, on écrit « roder », sans accent.

C'est la faute de[modifier]

« C'est de la faute de » appartient au langage familier, et il est préférable de dire « c'est la faute de », le premier « de » étant perçu comme une redondance. De la même manière, on ne dira pas « c'est de ma faute » mais « c'est ma faute ».

Faire bonne chère[modifier]

L'expression « se régaler » s'écrit « faire bonne chère » (et non « faire bonne chair »). [12]

Tout autre / Toute autre[modifier]

Au sens de « complètement », tout est invariable devant un adjectif commençant par une voyelle ou un h muet. Voici quelques exemples pour illustrer cette règle :

  • Elle est tout étonnée, toute surprise.
  • Toute autre utilisation de ce C.D. est interdite.
  • C'est une tout autre affaire.

Hiberner / Hiverner[modifier]

« Hiberner » a le sens que nous connaissons : l'animal hiberne pendant l'hiver, dort d'un sommeil prolongé. « Hiverner » signifie « passer la mauvaise saison à l'abri ».

Conjecture / Conjoncture[modifier]

« Conjecture » signifie « hypothèse » et ne doit pas être confondu avec « conjoncture », qui signifie « situation ».

(Se) ressaisir / Ressembler / etc.[modifier]

Lorsque l'on ajoute le préfixe « re- » à un mot commençant par un s suivi d'une voyelle, on double le s. C'est ainsi que l'on doit écrire « ressemer », « ressortir », « ressouder », etc. Il y a toutefois quelques exceptions : « resaler », « resalir », « resituer », « resonner ». On a le choix d'écrire le verbe « res(s)urgir » avec un ou deux s.

Repaire / Repère[modifier]

Le repère est une marque permettant de se repérer, tandis que le repaire est une habitation assez modeste où l'on se réfugie.

Lune / lune[modifier]

« Lune » ne prend pas de majuscule dans les expressions figurées, ni quand il s'agit de l'astre lumineux visible dans le ciel. Celle-ci est réservée au satellite naturel de la Terre.

  • « Être dans la lune », « la pleine lune », mais « la Lune est située à 384 000 kilomètres de la Terre ».

Avoir envie de / à l'envi[modifier]

L'expression « à l'envi » ne prend pas d'e final, signifie « à qui mieux mieux » et peut être retirée de la phrase.

Décade / Décennie[modifier]

Une décade est une période de dix jours, tandis qu'une décennie est une période de dix ans.

En son for intérieur[modifier]

Le mot « for » ne subsiste plus que dans cette expression. Si tentant que ce soit, il ne faut pas lui donner l'orthographe de « fort ».

Rémunérer[modifier]

Attention à ne pas dire "rénumérer", qui est un barbarisme. Dites-vous que les deux lettres qui posent problème sont placées dans l'ordre alphabétique.

Davantage / D'avantage(s)[modifier]

« Davantage » peut être remplacé par « plus (de) » ou parfois « mieux », tandis que « d'avantage(s) » peut se substituer à « de bénéfice(s) ».

Une espèce de[modifier]

On ne doit jamais dire « un espèce de ». En revanche, le participe passé qui suit s'accorde avec le complément. Exemple : « cette espèce d'ahuri s'est ridiculisé ».

Occurrence[modifier]

N'oubliez pas de doubler le c et le r dans ce mot.

Fruste[modifier]

L'adjectif « frustre », né d'une confusion entre « rustre » et « frustré », n'existe pas. Il faut dire, par exemple, « un homme fruste ».

Acceptation / Acception[modifier]

Lorsqu'il est question d'accepter, de consentir, on parle d'acception. Le mot « acception » signifie « sens » (« dans toute l'acception du terme »).

Aborigène[modifier]

Le mot « aborigène », qui signifie « originaire du pays où il vit », ne prend pas de r après le b.

Foi / Foie / Fois[modifier]

Le foie est l'organe, tandis que la foi est la croyance, la fidélité (on écrit aussi « ma foi »). Dans tous les autres cas, il faut écrire « fois ».

Martyr / Martyre[modifier]

Le supplice s'écrit « martyre ». L'être masculin est le « martyr » (le féminin étant la « martyre »).

Faux bourdon / Faux-bourdon[modifier]

Attention à ne pas confondre le faux bourdon, qui est le mâle de l'abeille, avec le faux-bourdon, qui est un procédé d'improvisation chantée. Les autres noms composés commençant par faux ne prennent pas de trait d'union, à l'exception de faux-filet, faux-fuyant, faux-monnayeur et faux-semblant.

Satire / Satyre[modifier]

Une satire est une œuvre qui s'attaque généralement à quelqu'un en s'en moquant, un satyre est un demi-dieu de la mythologie grecque, et parfois un être lubrique.

Gril / Grill[modifier]

L'ustensile permettant de faire cuire à feu vif des aliments (gril) ne doit pas être confondu avec le restaurant où l'on mange principalement des grillades (grill). On écrit donc : « être sur le gril ».

Vinyle[modifier]

Veillez à ne pas oublier l’e final de ce mot.

Résiné / Raisiné[modifier]

Le mot « résiné », de la même famille que la résine, ne doit pas être confondu avec « raisiné », de la même famille que le raisin.

9 h (0)5 / 10 h (0)3 / etc.[modifier]

Contrairement à ce que l'on pense souvent, il faut écrire « 9 h 5 », « 10 h 3 », etc.

Acquis / Acquit[modifier]

Dans l'expression « par acquit de conscience », le verbe concerné n'est pas le verbe acquérir, mais le verbe acquitter. Il ne faut donc pas l'écrire « acquis ». On écrit également : « bon pour acquit », mais « bien mal acquis ne profite jamais ».

Symptôme / Syndrome[modifier]

À la différence du mot « symptôme », le mot « syndrome » ne prend pas d'accent circonflexe.

Enjôler / Enjoliver[modifier]

Alors qu'« enjôler » prend un accent circonflexe, il n'y en a pas sur l’o d'« enjoliver ».

Compte rendu / Procès-verbal[modifier]

À la différence de procès-verbal, compte rendu ne prend pas de trait d'union.

Rez-de-chaussée / Raz de marée[modifier]

À la différence de rez-de-chaussée, raz de marée ne prend pas de traits d'union.

Rien moins que / Rien de moins que[modifier]

Attention à ne pas confondre ces deux expressions qui sont antonymes. Rien de moins que a le sens de tout à fait, alors que rien moins que signifie aucunement.

Partisane / Maligne[modifier]

Ces deux noms féminins posent parfois des problèmes. Le féminin de partisan n'est pas partisante mais partisane. Le féminin de malin n'est pas maline mais maligne (le mot maline existe toutefois[13]).

Fomenter[modifier]

Ce verbe, qui signifie « tramer », ne prend pas de r après l’o.

Du / Dû[modifier]

Lorsque « du » n’est pas la contraction de de + le, il faut mettre un accent circonflexe, qui disparaît au féminin et au pluriel (due, dues). Prennent également un accent circonflexe au masculin pluriel le participe passé des verbes « croître » (« crû »), « recroître » (« recrû »), « redevoir » (« redû ») et mouvoir (« mû »).

Petit déjeuner / Petit-déjeuner[modifier]

Attention, le nom « petit déjeuner » ne prend pas de trait d'union. Celui-ci est réservé au verbe familier mais correct « petit-déjeuner ».

Allez[modifier]

Cette interjection ne se finit pas par « -er » ou « -é » mais bel et bien par « -ez ».

Notes et références[modifier]