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Wikipédia:Comité d'arbitrage/débat avec Alexander Doria (16e CAr)

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le vote a lieu sur la page Wikipédia:Comité d'arbitrage/élection d'arbitres pour le 16e CAr.

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(Re)Présentation[modifier le code]

Après mes deux précédentes candidatures (ici et ) je reviens donc solliciter un troisième mandat. Je m’excuse d'avance pour le caractère plutôt tardif de cette candidature, que j'avais initialement l'intention de déposer début mars. Je suis rentré de vacances plus tard que prévu et à mon retour, j’ai été (et suis d’ailleurs toujours) monopolisé par plusieurs échéances irl et wikipédiennes — je participe notamment parallèlement au wikiconcours. Je tenterai néanmoins de répondre aux plus vite à vos questions.

Bilan[modifier le code]

Avant toutes choses, il importe que je me livre à un petit acte d'accountancy. Dans la mesure où je me représente, le vote de la communauté ne détermine pas seulement mon élection, mais évalue le travail que j’ai pu effectuer au cours de ces six derniers mois.

Le 15e CAr se composait initialement de sept arbitres. Toutefois, en l'absence d'Agrafian Hem Rarko (d · c · b) il n'y a jamais eu plus de six arbitres disponibles. Cet effectif réduit pose un double problème. D'une part il n'y a pas eu à proprement parler de roulement. Dans mon cas j'ai été nommé dans cinq arbitrages (dont quatre achevés à cette heure). Cela représente une charge de travail assez conséquente, qui explique à mon avis l'une des principales difficultés de ce CAr : l'allongement des durées de traitement, qui sont en moyenne passées de deux mois à près de trois mois (on reste tout de même dans des bornes correctes). D'autre part, le jeu des récusations entraîne une recrudescence d'arbitrage en sous-effectif (moins de cinq arbitres). J'ai ainsi coordonné un cas-limite qui fait sans doute date dans l’histoire du CAr : un arbitrage avec deux arbitres. Celui-ci s’est assez bien passé — en partie grâce à la collaboration des parties impliquées et des témoins, qui ont dans une certaine mesure comblé le déficit d’intersubjectivité.

A côté de ce point un peu préoccupant, on peut noter une amélioration plutôt rassurante de la légitimité du Comité — assez clairement remise en cause au terme des dernières élections. Les décisions ont été acceptées sans difficulté particulière, aussi bien par les arbitrés que par la communauté. Sur les pages d'arbitrage, il m'a semblé que les relations étaient beaucoup moins tendues que ce que j'avais pu constater six mois plus tôt. Pour le dire en terme assez généraux, l'ambiance de travail connaît une certaine embellie. C'est une évolution assez encourageante qui, je l'espère, se perpétuera aussi longtemps que possible — pour le moins tant que dure le CAr, si il est appelé à disparaître dans un futur proche.

Finalement, je tiens à préciser que, en tant qu'utilisateur, je ne suis actuellement en conflit avec personne. Pour la première fois, cependant, je me suis récusé d'un arbitrage. Le conflit ici considéré découlait d'une question éditoriale sur laquelle j'avais explicitement pris parti — ma position était d'ailleurs citée dans l'argumentation d'un des arbitrés. En l'état, l'effet de brouillage était trop prononcé. Mon commentaire et mes interventions risquaient d'être prises pour l'émanation d'un thèse acceptée a priori

Considérations sur l'arbitrage[modifier le code]

Au terme d'un peu plus d'un an d'expérience, j'ai pu systématiquement vérifier ce précepte fondamental : aucun conflit ne se ressemble. De fait, je ne pense pas qu'on puisse appliquer des mesures similaires dans deux cas différents. Chaque arbitrage nécessite la mise au point d'une décision adaptée. Les arbitrages du 16e CAr reflètent, il me semble, cette exigence d’unicité. Ont été ainsi mises au point des interdictions de renommer, des interdiction de contribuer sur un article particulier… Toutes sorte de mesures non généralisables, et qui ne valent que par rapport à un cas particulier.

Cette adaptabilité en amont devrait, à mon avis, se doubler d'une adaptabilité en aval. En particulier lorsqu’elle prévoit un dispositif assez complexe, la décision peut prévoir une sorte de marge de manœuvre. Concrètement, des exceptions à une disposition donnée où, inversement, son déclenchement peuvent découler de l’avis in situ de représentants de la communauté (qu'il s'agisse des administrateurs ou des arbitres en exercice). J'ai introduit cette notion de marge au terme de l'arbitrage Sardur, Chandres-Iluvalar. Elle a ensuite été reprise dans la décision de l'arbitrage Floflo62-Kolossus.

L’intérêt de cette marge de manœuvre c’est qu’elle permet de penser la décision dans la durée. Certaines dispositions ne sont pas gravées dans le marbre, mais peuvent s’adapter en fonction des actions et intentions effectivement constatées. Cela permet en outre de déterminer un cadre de résolution pour certaines infractions tangentes (les interdictions de contribuer sur un domaine thématique précis posent ainsi parfois un certain problème de définition).

Quel avenir pour le Comité d'arbitrage ?[modifier le code]

Au cours de ces six mois, j'ai été amené à reconsidérer un peu le rôle et la fonction du Comité d'arbitrage. Jusqu'alors j'y discernais une institution. Aujourd'hui j'y verrai plutôt un outil de médiation. Dans cette optique, le formalisme, parfois assez appuyé, du règlement et des décisions, se comprend comme un moyen de cadrer et de rationaliser a minima un conflit devenu incontrôlable. En tant qu'outil, le CAr ne permet pas de résoudre toutes les situations. Le formalisme devient un obstacle plutôt qu'un appui pour régler les conflits mineurs, qui laissent encore espérer un consensus rapide entre les parties impliquées.

Il ne s'agit pas non plus d'un outil parfait. Une Prise de décision a été récemment engagée sur la réforme ou la suppression du Comité d'arbitrage (elle va sans doute s'appuyer sur les résultats de ce sondage). Si je salue plutôt cette initiative (la situation communautaire a beaucoup évolué depuis la dernière réforme d'envergure) je me suis abstenu d'y participer, sauf pour un point subsidiaire. En tant qu'arbitre, je subis un peu le paradoxe de l'observateur participant : dans quelle mesure suis-je capable de m'extraire d'un cadre dont je suis moi-même partie prenante ? Il est préférable de laisser la communauté décider pleinement ce qui lui convient le mieux sans interférer dans son choix.

Ceci dit, par-delà toute considération son état interne, le CAr gagnerait beaucoup à ne pas être seul. Il ne l'est déjà plus complètement depuis l'adoption de la mise au point d'une procédure de contestation du statut d'administrateur. Je dois dire que le CAr a toujours eu les plus grandes difficultés à traiter toutes les questions concernant la perte de confiance réelle ou ressentie de tel ou tel administrateur. Je suis assez satisfait que celles-ci bénéficient désormais d’un moyen de résolution, certes pas parfait, mais néanmoins adapté.

Pour autant, un vide assez béant demeure. Le fait est que le Salon de médiation ne fonctionne pas très bien. Plusieurs de ses fonctions (la création d’un groupe de médiateurs expérimentés) sont d’ailleurs demeurée morte-née. De fait, il n’existe pas, à l’heure actuelle, d’outil véritablement adapté pour résoudre les conflits mineurs ou intermédiaires. Je vois deux solutions dans l’immédiat. La première passerait par le recrutement de médiateurs permanents sur critères (plus de x contributions, pas de blocages au cours d’un temps t etc.). Ces médiateurs s’auto-organiseraient et mettraient au point des outils souples de résolution rapide du conflit. Si la médiation échoue, le « dossier » serait transféré au CAr (où l’instance qu’il le remplace si la communauté acte sa disparition). La seconde nécessiterait la création d’une procédure rapide, assurée par un nombre réduit d’arbitres — l’arbitrage à deux que j’ai coordonné fournit une illustration de ce qu’il est possible de faire. La phase de dépôt des commentaires serait remplacée par une phase de négociation entre les arbitres et les parties.

Alexander Doria (d) 12 mars 2012 à 14:52 (CET)

Questions[modifier le code]

Iluvalar[modifier le code]

Bonjour Alexander, Même question que j'ai posé à Sammyday : Dans l'arbitrage Comité d'arbitrage/Arbitrage/Sardur, je crois que tu m'as bien confirmé ne pas avoir pris en compte le contenu des sources pour prendre ta décision. Comment parvient-tu à allier l'obligation des arbitres à devoir respecter les règles (comme WP:V) avec cette façon de faire ? Après 2 mois, je n'arrive toujours pas à comprendre... Iluvalar (d) 16 mars 2012 à 20:16 (CET)

Bonsoir Iluvalar,
Il me semble que nous t'avions déjà répondu au cours de l'arbitrage. En particulier, cette explication me paraît suffisamment claire : « le problème vient de ta tendance à privilégier les sources accessibles (dans le domaine public) et à mettre toutes les sources sur le même plan (que tu confirmes en citant à l'appui un enseignement religieux). A partir de cet a priori méthodologique, tu ne peux pas clairement évaluer l'importance respective des points de vue dans le champ des savoirs (à distinguer du champ des opinions). Si je puis dire, les deux indications du considérant s'engendrent mécaniquement : une appréciation incertaine des sources induit une appréciation incertaine du champ disciplinaire et donc de l'importance des points de vue qui le compose et le divise. » Je me trompe peut-être, mais je crois me souvenir qu'elle t'avait donné satisfaction (je vais tomber d'accord avec toi sur celle-là). Alexander Doria (d) 16 mars 2012 à 20:29 (CET)
Là n'est pas le propos. À la question « Est-ce que la demande d'Iluvalar dans l'article Dieu est contraire au champs du savoir actuel ? », Aujourd'hui, ni toi ni sammyday n'avez de réponse. Vous n'avez ni vérifié, ni ne vous êtes même penché sur la question. Comptes-tu, encore durant ce mandat, faire appliquer la neutralité de point de vue sans vérifier les point de vue ?
Et désolé pour cette question qui arrive à la dernière minute... J'ai eu un empêchement :P . Iluvalar (d) 17 mars 2012 à 01:43 (CET)
Pour te le dire plus brièvement, je n'ai pas jugé du contenu de tes sources mais de ta méthodologie de recherche. A partir du moment où tu cantonnes tes recherches dans les publications du domaine public, il existe un biais objectif : tu ignores une portion significative du savoir existant sur le sujet, et ne peut apprécier l'importance respective de chaque point de vue. On se situe clairement en opposition par rapport aux implications du second principe fondateur. Bref, mon appréciation ne va pas au-delà d'un jugement épistémologique sur les conditions de la connaissance possible. Si la communauté m'accorde un troisième mandat, je compte maintenir cette optique, qui gagnerait d'ailleurs à être appliquée dans certains conflits éditoriaux non soumis au CAr : le respect de la neutralité de point de vue suppose finalement davantage une confrontation de la valeur des sources et des postures éditoriales qu'une confrontation de thèses. Alexander Doria (d) 20 mars 2012 à 19:39 (CET)
Ma méthodologie de recherche ? Tu ne connais rien de ma méthodologie de recherche ! Il n'en a jamais été question. Iluvalar (d) 20 mars 2012 à 21:15 (CET)

Alti.[modifier le code]

Bonjour Alexander Doria, que pense tu de l'idée d'appliquer un sursis aux parties jugées responsables d'un conflit lors de leurs premières participations à un Car, quitte à être plus "dur" en cas de récidives ? Quelles appréciations a tu des 6 dernières décisions du Car et du suivi de ces dernières par les arbitres et les admins. Merci de tes réponses. Alti. 92.90.23.28 (d) 19 mars 2012 à 19:39 (CET)

Pour le sursis, il me semble que cela rejoint ce que j'ai développé dans ma présentation à propos de la marge de manœuvre. Donc, oui, dès lors que ça s'avère approprié, je suis favorable à ce que les décisions comportent des mesures provisionnelles. D'une part, cela génère un effet dissuasif. D'autre part, cela permet de penser le conflit dans la durée en opérant par gradation successive. Après, cette mesure est, évidemment, à pondérer en fonction des cas considérés — comme je soulignais plus haut, aucun conflit n'est identique, et chacun nécessite un traitement adapté.
Pour les six dernières décisions et leur suivi par les admins, j'essaierai de te répondre en détail prochainement.
Alexander Doria (d) 20 mars 2012 à 19:49 (CET)

Explication de vote[modifier le code]

J'ai réfléchis avant de faire ce type de vote. Je ne suis pas partisan de ce que j'appelle les votes "anarchistes" (càd les contres systématiques contre tous les candidats donc un vote contre le système, le CAr en lui-même) mais je pense vraiment que si on avait six mois sans CAr, cela permettrait d'éclairer utilement les débats autours de sa conservation ou non (puisqu'on en verrait les conséquences -néfastes ou bénéfiques- en pratique). Alors je vote contre tout le monde mais je n'ai rien contre toi en particulier. C'est une décision critiquable mais vu le faible nombre de candidats il n'y aura peut être pas une autre occasion de pouvoir tester six mois sans CAr donc je tente le coup. Cordialement. Buisson (d) 21 mars 2012 à 23:16 (CET)

Je te remercie de cette explication qui me permet de distinguer la réception de mon travail en tant qu'arbitre et la réception du CAr en général — même si l'une et l'autre sont dans une certaine mesure liées : si le CAr ne te paraît plus viable ma responsabilité est au moins partiellement engagée. Pour le reste, je ne suis pas si sûr qu'il faille attendre la disparition du CAr (ou un CAr inapte) pour mettre en œuvre des moyens de médiation alternatifs. La demande en la matière est forte, suffisamment pour autoriser la cohabitation de deux voire trois outils de règlements distincts. Si l'un de ces outils se révélait plus efficace que le CAr, la substitution s'imposerait amha comme une évidence. Alexander Doria (d) 22 mars 2012 à 18:50 (CET)