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Mardi 17 septembre

Roland et Turpin, Durandal et Almace à la main, combattent les Sarrasins à Roncevaux (illustration c. 1440).

Almace est l'épée légendaire de Turpin, archevêque de Reims, chevalier et un des douze pairs de Charlemagne dans plusieurs chansons de geste du cycle carolingien.

Ces œuvres très populaires en Europe entre le XIe siècle et le XIVe siècle participent à la construction du mythe de personnages tels que Charlemagne, Roland ou Turpin. Elles racontent leurs exploits militaires, essentiellement contre les Sarrasins, et sont donc amenées à présenter leurs armes.

Le fait qu'il soit donné un nom propre à Almace, comme à Durandal et Joyeuse, les épées de Roland et de Charlemagne, indique l'importance du personnage de Turpin dans ce corpus littéraire. Mais les chansons de geste médiévales n'évoquent que rarement cette épée et n'en proposent aucune description détaillée. La mention principale réside dans la Chanson de Roland où Turpin l'utilise à la fin de la bataille de Roncevaux alors qu'il est devenu clair que celle-ci est perdue et que l'archevêque va succomber à son tour sous les assauts des Sarrasins.

La Chanson de Gaufrey donne à l'épée une origine sarrasine. Des analyses onomastiques proposent d'ailleurs que le nom « Almace » soit issu de l'arabe. Ces études ne font cependant pas l'objet de consensus, certains romanistes préférant des sources plus conformes à l'idée d'une épée « bonne pour abattre les païens », selon l'expression prêtée à Charlemagne par la Karlamagnús saga après qu'il a éprouvé l'arme.

Les chansons de geste du cycle carolingien font de l'archevêque Turpin un héros de la foi chrétienne qui décime les païens, bénit les soldats sur le champ de bataille, baptise les infidèles convertis, et parfois même marie les chevaliers. Il n'est donc pas surprenant qu'une épée portant le nom de l'arme mythique se retrouve parmi d'autres reliques du Moyen Âge dans le trésor de l'abbaye de Saint-Denis, dont les différents inventaires réalisés entre le début du XVIe siècle et la fin du XVIIIe siècle fournissent une description succincte. L'arme finit par disparaître du trésor, probablement à l'époque de la Révolution française.

De nos jours, on retrouve Almace dans plusieurs jeux vidéo de rôle qui peuvent lui attribuer des pouvoirs magiques comme celui de geler les ennemis de son détenteur.


Samedi 14 septembre

Costume du film conservé au musée Miniature et Cinéma à Lyon.

La Planète des singes (Planet of the Apes) est un film de science-fiction américain réalisé par Tim Burton, sorti en 2001. Le scénario de William Broyles Jr., Lawrence Konner et Mark Rosenthal est la seconde adaptation du roman La Planète des singes de Pierre Boulle.

L'histoire suit le capitaine Léo Davidson, un astronaute qui s'écrase sur une planète inconnue. Capturé par des singes évolués, il découvre que ceux-ci dominent la planète et réduisent en esclavage les humains qui s'y trouvent. Léo, lui aussi capturé par les singes, décide alors de s'enfuir pour reprendre contact avec la station spatiale sur laquelle il était stationné mais également pour retrouver la civilisation humaine qui domine les singes sur Terre.

Envisagé dès 1988 par la société de production Fox avec différents scénaristes et réalisateurs, un candidat définitif est trouvé en 1999. Contraints par une date de sortie pour l'été 2001, la préproduction, le tournage et la postproduction sont très rapides. Le tournage se déroule de novembre 2000 à mars 2001, principalement au studio de Sony Pictures à Culver City mais aussi sur les rives du lac Powell et dans le désert de Mojave. La musique du film est composée et dirigée par Danny Elfman.

Le film traite notamment de l'esclavage et du renversement des valeurs mais aussi de thèmes récurrents dans le cinéma de Tim Burton comme l’arrivée d’un étranger dans un monde qu’il ne connaît pas et la dynamique circulaire de la vie.

La Planète des singes est un succès commercial mais un échec critique. Il remporte quelques prix, notamment pour ses costumes et maquillages. Il sort en vidéo début 2002 et engendre plusieurs produits dérivés.


Mercredi 11 septembre

L'église actuelle dans son environnement urbain.

L'abbaye Sainte-Croix est une ancienne abbaye bénédictine située dans la ville de Quimperlé dans le département du Finistère, en France. La tradition indique qu'elle a été fondée en par saint Gurloës grâce à une donation du comte de Cornouaille Alain Canhiart ; en réalité, la fondation a probablement eu lieu dans les années -. Elle a été l'une des abbayes puissantes de Bretagne et possédait de nombreux prieurés et autres dépendances. Placée sous le régime de la commende en , l'abbaye décline quelque peu, jusqu'à sa reprise en mains par la congrégation de Saint-Maur en .

L'abbaye est supprimée lors de la Révolution française. Ses bâtiments sont conservés mais réaffectés : l'église abbatiale devient paroissiale, et les bâtiments conventuels sont transformés en édifices publics : ils accueillent le tribunal d'instance et la caserne de gendarmerie. L'église est classée monument historique par la liste de 1840 et le cloître inscrit en .

Cependant, le clocher construit au sommet de la rotonde par les Mauristes fragilise celle-ci, et les travaux de restauration ne peuvent empêcher son effondrement le à midi. Il détruit dans sa chute la plus grande partie de l'église, dont ne demeurent intacts que le chœur des moines et la crypte située en-dessous. L'édifice est reconstruit à partir de sur des plans d'Émile Boeswillwald par l'architecte diocésain Joseph Bigot.

L'église abbatiale, construite à la fin du XIe siècle, est un exemple rare d'église romane de plan centré ; en Bretagne, le seul autre cas est la rotonde de Lanleff. Ces plans s'inspirent de la rotonde du Saint-Sépulcre de Jérusalem. Cependant, la rotonde actuelle n'est qu'une reconstitution de l'édifice antérieur. Le chœur des moines et sa crypte témoignent de la qualité de l'architecture de l'église initiale. On peut encore y voir les chapiteaux d'origine, ainsi que, dans l'abside, le jeu d'animation du mur par des arcatures aveugles.

L'église dispose d'un riche mobilier, dont de nombreux objets protégés au titre des monuments historiques. Certains, comme la chaire ou le maître-autel, ont été fabriqués pour l'église nouvellement reconstruite, dans la seconde moitié du XIXe siècle ; d'autres, provenant d'ailleurs, y ont été installés ensuite ; d'autres enfin subsistent de l'édifice primitif : c'est le cas notamment du tombeau de saint Gurloës, situé dans la crypte, et du mobilier et des décors muraux de la sacristie.


Mercredi 11 septembre

Panorama de terres agricoles à Vatnahverfi.

Vatnahverfi, actuellement connu sous les noms de Tasikuluulik ou Qeqertaasaq en langue groenlandaise, est une ancienne colonie viking située dans l'Établissement de l'Est. Le nom de Vatnahverfi peut être approximativement traduit par « District des lacs ».

Le territoire de Vatnahverfi se découpe sous la forme d'une péninsule recouvrant une superficie supérieure à 500 km2 dont le centre est distant d'environ 150 km de l'extrémité sud du Groenland et de 500 km du fjord de Nuuk.

Quelques traces matérielles montrent que Vatnahverfi aurait été occupé par des peuples de la culture de Dorset. Durant la période viking, la colonie aurait probablement été un établissement disposant de terres pastorales et de fermes « riches et productives ». Les Vikings s'installent à Vatnahverfi vers la fin du Xe siècle et y pratiquent l'agriculture pendant près de 500 ans avant qu'ils ne disparaissent du district et de l'ensemble du Groenland, probablement au début du troisième quart du XVe siècle, vers l'an 1450, selon les sources écrites issues du Grœnlendinga saga — néanmoins les datations au carbone 14 effectuées sur des ruines groenlandaises mettent en évidence que l'île n'a été abandonnée par le peuple nordique qu'à la fin du XVe siècle, soit cinquante ans après la date indiquée par cette source littéraire norroise. L'ancien district de Vatnahverfi est également mentionné dans le Landnámabók (« Le Livre de la colonisation ») et la Saga d'Erik le Rouge. Bien que plusieurs hypothèses concernant la disparition des Vikings aient été suggérées, celle-ci reste inexpliquée. Elle est suivie de l'occupation du territoire par les peuples thuléens. Plusieurs expéditions sont menées au cours du XVIIIe siècle et la première campagne de fouilles est opérée durant la première moitié du XIXe siècle.

Pendant la première moitié des années 2010, un total de 124 sites archéologiques, prospectés, excavés, fouillés et comprenant chacun plusieurs vestiges de bâtiments, ont été inventoriés sur ce territoire. Les ruines mises au jour sont essentiellement des structures d'époque viking — shielings, église et cairns —, quelques vestiges d'époque thuléenne (sépulture et tente) ayant été également retrouvés. Les vestiges ont livré un mobilier essentiellement composé d'objet runiques, de vaissellerie, de pièces utilisées pour le tissage ainsi que de pièces employées pour les transports terrestres et maritimes. De nombreux écofacts (fauniques et palynologiques) ont été recueillis sur le territoire de Vatnahverfi, les restes végétaux ayant permis de dater les phases successives de trois sites archéologiques.

En 2017, une partie des terres de Vatnahverfi (environ 75,5 km2) sont inscrites au patrimoine mondial de l'UNESCO. Ce territoire est l'une des cinq composantes du bien patrimonial intitulé « Kujataa au Groenland : agriculture nordique et inuite en bordure de la calotte glaciaire ».