White Light/White Heat (album)

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne l'album des Velvet Underground. Pour la chanson du même groupe, voir White Light/White Heat.
White Light/White Heat

Album de The Velvet Underground
Sortie
Enregistré Septembre 1967, aux Scepter Studios (New York)
Durée 40:13
Genre Protopunk,
rock expérimental
Producteur Tom Wilson
Label Verve
Critique

Albums de The Velvet Underground

White Light/White Heat est le deuxième album du The Velvet Underground. C'est aussi le dernier album où John Cale fait encore pleinement partie du groupe. Enregistré en deux jours, White Light/White Heat est l'un des actes fondateurs de la musique protopunk (et influencera par exemple fortement les Stooges). Affranchi de l'influence d'Andy Warhol et de sa muse Nico, le groupe accouche d'un album ouvertement expérimental.

Le son est plus rugueux encore que celui du premier album. On peut citer les chansons White Light/White Heat (souvent reprise, notamment par David Bowie) et surtout I Heard Her Call My Name pour le son bruitiste et déchaîné. On notera également The Gift pour l'humour noir de cette nouvelle écrite par Reed et lue par Cale.

La chanson Lady Godiva's Operation évoque la légende de Lady Godiva, une noble dame anglo-saxonne du XIe siècle qui traverse les rues de Coventry à cheval, entièrement nue, pour convaincre son époux de diminuer les impôts qu'il prélève sur les habitants.

Le point d'orgue de l'album est Sister Ray, une longue improvisation de plus de 17 minutes, enregistré en une seule prise. Ce morceau emmène le groupe très loin des schémas pop de l'album précédent. Les thèmes restent cependant les mêmes : drogue, violence, homosexualité, travestissement...

À l'issue de l'enregistrement, John Cale quitte le groupe. Lou Reed, espérant plus de reconnaissance et de succès commercial, décide de le remplacer par le très « pop » Doug Yule.

Le magazine Rolling Stone place l'album en 293e position de son classement des 500 plus grands albums de tous les temps[3]. Il est également cité dans l'ouvrage de référence de Robert Dimery Les 1001 albums qu'il faut avoir écoutés dans sa vie et dans plusieurs autres listes similaires[4].

Titres[modifier | modifier le code]

  1. White Light/White Heat (Lou Reed) – 2:47
  2. The Gift (en) (Reed, Sterling Morrison, John Cale, Maureen Tucker) – 8:19
  3. Lady Godiva's Operation (en) (Reed) – 4:56
  4. Here She Comes Now (en) (Reed, Morrison, Cale, Tucker) – 2:04
  5. I Heard Her Call My Name (en) (Reed) – 4:38
  6. Sister Ray (Reed, Morrison, Cale, Tucker) – 17:27

Musiciens[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Mark Deming, « White Light/White Heat : Review », Allmusic (consulté le 4 septembre 2018)
  2. (en) David Fricke, « White Light/White Heat : Review », Rolling Stone (consulté le 4 septembre 2018)
  3. (en) Rolling Stone 500 Greatest Albums of All Time, « White Light/White Heat », Rolling Stone,‎
  4. (en) « White Light/White Heat », sur www.acclaimedmusic.net (consulté le 4 septembre 2018)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Ressources relatives à la musique : AllMusic • Discogs • MusicBrainz (groupes de sorties)Voir et modifier les données sur Wikidata