West African Gas Pipeline

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West African Gas Pipeline
Gazoduc Nigeria-Maroc
Informations géographiques
Pays Drapeau du Maroc Maroc
Drapeau du Nigeria Nigeria
Drapeau du Sénégal Sénégal
Drapeau du Bénin Bénin
Drapeau de la Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire
Drapeau du Togo Togo
Drapeau du Ghana Ghana
Informations générales
Type de produits Gaz naturel
Longueur 678 km
Propriétaire(s) West African Gas Pipeline Company Limited

Le West African Gas Pipeline (Gazoduc de l'Afrique de l'Ouest) est un gazoduc fournissant du gaz naturel depuis le Nigeria (delta du Niger) vers le Bénin, le Togo et le Ghana.

Historique[modifier | modifier le code]

Le projet du gazoduc est initié en 1982 par les pays de la CÉDÉAO. Une étude de faisabilité est réalisé en 1991 par la banque mondiale. Après plus d'une décennie d'accords signés entre les états participants, la construction du gazoduc commence en 2005[1].

La construction du gazoduc offshore s'achève en . Sa mise en opération était prévue pour , mais des déficiences techniques retardent son lancement pendant plusieurs années[2].

En , constatant que le projet de gazoduc trans-saharien ne se réalise pas, le roi Mohammed VI prend les devants et signe avec le gouvernement du Nigéria une étude de faisabilité pour étendre le West African Gas Pipeline jusqu'au Maroc[3],[4]. Parallèlement, l'État sénégalais accorde au français Total les droits d'exploration de pétrole offshore profond sénégalais dans la partie nord du permis de Saint-Louis après la découverte d'un des plus importants gisements d'Afrique de l'Ouest. La perspective d'y extraire le gaz naturel pour l'injecter directement dans le West African Gas Pipeline (sous couvert que son extension jusqu'au Maroc se réalise) en direction de l'Europe est très attrayante pour le groupe énergétique français[5].

Description[modifier | modifier le code]

Ce gazoduc de 421 miles (677 km) transporte du gaz depuis la région d'Escravos au Nigeria jusqu'au Ghana en passant par le Bénin et le Togo, où il est surtout utilisé pour la production d'électricité (85 %) ; il s'alimente à partir du gazoduc Escravos-Lagos et est déposé en mer à une profondeur moyenne de 35 mètres. Sa capacité est de 62 Bcf/y, mais elle n'est encore utilisée qu'à hauteur d'un tiers. En 2013, le Nigeria a exporté 21 Bcf par ce gazoduc[6].

La distance des embranchements du gazoduc à chaque relais terrestre est de [6]:

Les principaux clients sont [6]:

  • Volta River Authority of Ghana
  • CEB Benin-Togo

Gouvernance[modifier | modifier le code]

Le gazoduc appartient à la West African Gas Pipeline Company Limited (WAGPCo), un consortium composé de Chevron (36,7 %), la Nigerian National Petroleum Corporation (25 %), Royal Dutch Shell (18 %), Volta River Authority of Ghana (16,3 %), Société Togolaise de Gaz (SoToGaz - 2 %) and Société Beninoise de Gaz S.A. (SoBeGaz - 2 %). La gestion des opérations a été confiée à Chevron[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Ese Awhotu, Africa: Gains, Constraints of the $1.8 Billion West Africa Gas Pipeline Project, Allafrica.com, 1 décembre 2009 (Consulté le 5 janvier 2017)
  2. (en) Alfred Adams, WAGP: High Moisture Content Prevented 2008 Deliveries To Ghana, Downstreamtoday.com, 19 novembre 2009 (Consulté le 5 janvier 2017)
  3. Un gazoduc du Nigeria vers l’Europe initié par le Maroc, Continent-noir.com, 8 décembre 2016 (Consulté le 4 janvier 2017)
  4. Nadia Lamlili, Le Maroc et le Nigeria vont prolonger le gazoduc ouest-africain, Jeuneafrique.com, 5 décembre 2016 (Consulté le 4 janvier 2016)
  5. Elisabeth Studer, Le Sénégal se félicite de l’arrivée de Total dans le pétrole sénégalais, Leblogfinance.com, 20 décembre 2016 (consulté le 12 janvier 2017)
  6. a b et c A propos de gazoduc, Wagpco.com (consulté le 11 janvier 2017)
  7. (en) Ghana Receives First Nigeria Gas Via WAGP, Downstreamtoday.com, 13 février 2008 (Consulté le 5 janvier 2017)

Voir Aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]