Werner Müller

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Werner Müller
Illustration.
Werner Müller, en 2002.
Fonctions
Ministre fédéral des Finances d'Allemagne
Chancelier Gerhard Schröder
Prédécesseur Oskar Lafontaine
Successeur Hans Eichel
Ministre fédéral de l'Économie et de la Technologie
Chancelier Gerhard Schröder
Prédécesseur Günter Rexrodt (Économie)
Jürgen Rüttgers (Technologie)
Successeur Wolfgang Clement
Biographie
Nom de naissance Wilhelm Werner Müller
Date de naissance (72 ans)
Lieu de naissance Essen (Allemagne)
Parti politique Aucun
Diplômé de Université de Brême
Profession Universitaire
Entrepreneur

Werner Müller
Ministres fédéraux de l'Économie d'Allemagne
Ne pas confondre avec Werner Müller (1920-1998), compositeur allemand.

Wilhelm Werner Müller, né le à Essen, est un homme d'affaires allemand ayant occupé le poste de ministre fédéral de l'Économie d'Allemagne entre 1998 et 2002.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Il passe son Abitur en 1965 à Meppen, puis suit des études supérieures de sciences économiques, à l'université de Mannheim, ainsi que de philosophie et de linguistique, d'abord à l'université de Duisbourg, puis à l'université de Brême. Il y obtient un doctorat de linguistique en 1978.

Carrière[modifier | modifier le code]

Après avoir enseigné, entre 1970 et 1972, les mathématiques économiques et la statistique à la Fachhochschule Ludwigshafen, ainsi qu'aux universités de Mannheim et de Ratisbonne, il entre dans le monde de l'entreprise en 1973, en tant que directeur des études marchés de la société RWE. En 1980, il rejoint une autre compagnie d'électricité, VEBA, où il occupe d'abord le poste directeur du département Énergie, puis celui de directeur général.

Il intègre, en 1992, Veba Kraftwerke Ruhr AG, filiale de VEBA, comme responsable du comité d'achat, vente et transport de l'énergie. Il démissionne en 1997 et devient alors consultant indépendant pour l'industrie.

Ministre de l'Économie[modifier | modifier le code]

Le , Werner Müller est nommé ministre fédéral de l'Économie et de la Technologie par le nouveau chancelier social-démocrate allemand Gerhard Schröder. Ce poste devait initialement revenir à Jost Stollmann, qui a renoncé après que certaines compétences ont été transférées au ministère fédéral des Finances.

À la suite de la démission du ministre des Finances, Oskar Lafontaine, il est choisi, le , pour assurer son intérim jusqu'à la nomination de son remplaçant, Hans Eichel, le 18 avril.

Il a été chargé, au nom du gouvernement de coalition rouge-verte, de négocier avec les compagnies énergétiques le « compromis nucléaire », qui prévoit l'abandon progressif de l'énergie nucléaire. Il a en outre été au centre d'une polémique lorsqu'il a demandé à son secrétaire d'État, Alfred Tacke, d'accorder un agrément ministériel au rachat de la société Ruhrgas par E.ON AG, successeur de VEBA, contre l'avis de l'office fédéral des cartels.

Il quitte le gouvernement le , lorsque Schröder organise la fusion du ministère de l'Économie avec celui du Travail au sein d'un « super ministère » désormais dirigé par Wolfgang Clement.

Retour dans les affaires[modifier | modifier le code]

Dès l'année suivante, il est porté à la présidence de la société Ruhrkohle AG (RAG), détenue par E.ON AG, suscitant de nombreuses critiques de l'opinion publique mais aucune réaction du gouvernement fédéral. Il cumule ce poste avec celui de président du conseil de surveillance de Deutsche Bahn à compter de 2005.

Ayant intégré le directeur du Borussia Dortmund en 2006, il se retire deux ans plus tard de la direction de RAG. Il est remplacé le par Utz-Hellmuth Felcht à la tête de la Deutsche Bahn.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]