Werner Kofler

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Werner Kofler
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 64 ans)
VienneVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Autres informations
Distinctions
Liste détaillée
Andreas Reischek Award (d) ()
Prix autrichien pour la promotion de la littérature (d) ()
Prix littéraire de la ville de Brême ()
Förderpreis zum Literaturpreis der Stadt Bremen (d) ()
Österreichischer Kunstpreis für Literatur ()
Prix de la ​​Ville de Vienne de littérature ()
Kulturpreis der Stadt Villach (d) ()
Prix Peter-Rosegger ()
Prix Buch ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Wiener Zentralfriedhof - Gruppe 40 - Werner Kofler - 1.jpg
Vue de la sépulture.

Werner Kofler, né le à Villach et mort le à Vienne, est un écrivain autrichien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Werner Kofler est natif de l’extrémité occidentale du lac de Wörthersee en Carinthie, cette région méridionale de l’Autriche, limitrophe de l’Italie et de la Slovénie, qui vit naître Robert Musil, Ingeborg Bachmann, Gert Jonke et Josef Winkler, Peter Handke, Christine Lavant.

Il publia d’abord en revue, dès 1963. Ses œuvres sont publiées en français par les Éditions Absalon

Auteur à ce jour d’une quinzaine de récits, de pièces radiophoniques et d’une pièce de théâtre, il est l’une des voix majeures de la littérature contemporaine de son pays, où son goût de l’invective et de l’imprécation lui vaut d’être considéré comme l’héritier de Thomas Bernhard. Instrument d’investigation d’une mémoire à la fois collective et personnelle, son écriture fragmentaire, parfois proche du collage, est un miroir tendu à la société actuelle, à l’Autriche, microcosme concentrant les errements de la ‘modernité’. Dans la lignée de polémistes viennois comme Karl Kraus, c’est tout autant à la critique du langage qu’à celle de la société que se livrent ses récits.

Werner Kofler a obtenu nombre de distinctions littéraires, dont la bourse Elias-Canetti et le prix Arno Schmidt et en 2001 le prix Peter Rosegger. Parmi les œuvres majeures de Kofler, citons son « triptyque alpestre » composé de Am Schreibtisch (Derrière mon bureau) (1988), Hotel Mordschein (Hôtel Clair de crime) (1989) et Der Hirt auf dem Felsen (Le Pâtre sur le rocher) (1991).

Bibliographie sélective[modifier | modifier le code]

  • Guggile, Berlin, Wagenbach, 1975, rééd. Vienne, Deuticke, 2004.
  • Am Schreibtisch, Reinbek bei Hamburg, Rowohlt, 1988.
  • Hotel Mordschein, Reinbek bei Hamburg, Rowohlt, 1989.
  • Der Hirt auf dem Felsen, Reinbek bei Hamburg, Rowohlt, 1991.
  • Herbst, Freiheit. Ein Nachtstück, Reinbek bei Hamburg, Rowohlt, 1994.
  • Tanzcafé Treblinka, Vienne, Deuticke, 2001.
  • Kalte Herberge, Vienne, Deuticke, 2004.
  • Triptychon, Vienne, deuticke, 2005 (réédition en un volume de Am Schreibtisch, Hotel Mordschein et Der Hirt auf dem Felsen)
  • In meinem Gefängnis bin ich selbst der Direktor. Lesebuch, (éd. par Klaus Amann), Klagenfurt, Drava Verlag, 2007.

Traductions françaises[modifier | modifier le code]

  • Conjectures sur la Reine de la Nuit, Nouvelle Revue française, no 539, 1997 (première partie de Hotel Mordschein, traduite par Bernard Banoun).
  • Automne, liberté. Un nocturne, Nancy, Éditions Absalon, 2008 (Herbst, Freiheit. Ein Nachtstück, traduit par Bernard Banoun), prix Gérard-de-Nerval de la Société des gens de lettres.
Extrait sur le site des Éditions Absalon [1]
  • Derrière mon bureau, Nancy, Éditions Absalon, (Am Schreibtisch, traduit par Bernard Banoun).
  • Caf'conc' Treblinka, Nancy, Éditions Absalon, (Tanzcafé Treblinka, traduit par Bernard Banoun).
  • Hôtel Clair de Crime, Nancy, Éditions Absalon, (Hotel Mordschein, traduit par Bernard Banoun).
  • Trop tard, suivi de Tiefland.Obsession (sur un film de Leni Riefenstahl) et de Le plus autorisé, texte d'Elfriede Jelinek en hommage à Werner Kofler, traduction Bernard Banoun, Nancy, Éditions Absalon, 2013.

extraits d'autres ouvrages:

Liens externes[modifier | modifier le code]