Werewere Liking

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Werewere Liking
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DoualaVoir et modifier les données sur Wikidata
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Were Were Liking est une écrivaine, poète, chorégraphe et peintre, née le à Douala (Cameroun) et installée en Côte d'Ivoire. Elle est la fondatrice du groupe Ki Yi M'Bock, compagnie de théâtre basée à Abidjan. Figure importante du renouveau de l'esthétique du théâtre-rituel, elle a reçu en 2000 le Prix du Prince Claus et en 2005 le Prix Noma de publication en Afrique pour son livre La Mémoire amputée.

Biographie[modifier | modifier le code]

De son vrai nom Eddy Njock Liking[1], Were Were Liking Gnepo est née en mai 1950 à Bondé au Cameroun dans une famille de musiciens. Elle a été élevée par ses grands-parents paternels dans un milieu traditionnel[2],[3]..

Férue de l'art en général, elle a un penchant pour le théatre qui arrive à réunir en lui seul écriture, chant et danse. Auteure d'un recueil de poésie en 1977, elle s'installe en Côte d'Ivoire en 1978. Elle continue à écrire, des pièces de théâtre, des romans, des essais, des contes, etc. Elle effectue des recherches en traditions et esthétiques africaines à l'université d'Abidjan. En 1983, elle fonde avec Marie-José Hourantier, une autre metteur en scène avec laquelle elle a collaboré jusqu'en 1985, un groupe de création artistique, le Ki-Yi Mbock ou villa kiyi, « pour la renaissance des arts africains, pour la naissance d'une culture panafricaine contemporaine et pour une rencontre et une reconnaissance des cultures du monde noir »; il s'agit d'un centre culturel permettant aux intéréssés de s'exprimer en danses, comédie et musiques[1]. Ce groupe travaille sur des créations artistiques et gèrent différents dispositifs culturels, galerie d'art, musée, théâtre, maison d'édition, restaurant, etc[2],[4],[5]. Son « théâtre rituel », s'appuyant à la fois sur l’improvisation et les rites sacrés africains, en fait une pionnière de la création contemporaine sur le continent africain[6], et lui confére une notoriété internationale[2]. Elle est aussi peintre[4],[7].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

  • Orphée-Dafric, 1981.

Romans témoignages[modifier | modifier le code]

  • À la rencontre de…, 1980.
  • Elle sera de jaspe et de corail ; Journal d'une Misovire, 1983.
  • L'Amour-cent-vies, 1988.
  • La mémoire amputée, Nouvelles Éditions Ivoirienne (NEI), . Cette pièce lui a voulu en juin 2005, au salon du livre de Cape Town en Afrique du Sud, le prix Noma.

Poésie[modifier | modifier le code]

  • On ne raisonne pas avec le venin, 1977.

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • La Puissance de Um, 1979.
  • La Queue du diable, 1979.
  • Une nouvelle terre, 1980.
  • Les mains veulent dire, 1980.
  • La Rougeole arc en ciel, 1987.
  • Singuè Mura - Considérant que la femme, 1990[8].
  • Un Touareg s'est marié à une Pygmée, 1992[7].
  • La veuve dilemme, 1994.
  • L'Enfant Mbéné,1997.
  • Le Parler-Chanter - Parlare Cantando, 2003.

Contes[modifier | modifier le code]

  • Liboy Li Nkundung, 1982.
  • Contes d'initiations féminines, 1983.

Documentaire[modifier | modifier le code]

  • Regard de fous, 1988 : film documentaire adapté de la pièce de théâtre Dieu Chose.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Vie privée[modifier | modifier le code]

Elle est mariée avec l'artiste ivoirien Pape Gnepo.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alice Delphine Tang Samnig, « Werewere Liking Gnepo », dans Christiane Chaulet Achour (dir.), avec la collaboration de Corinne Blanchaud, Dictionnaire des écrivains francophones classiques : Afrique subsaharienne, Caraïbe, Maghreb, Machrek, Océan Indien, Paris, Éditions Honoré Champion, (ISBN 978-2-7453-2126-8), p. 263-266.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Dieudonné Tahafo Fonguieng & Al., Histoire des femmes célèbres du Cameroun, Yaoundé, Editions Cognito, , 178 p. (ISBN 9956-412-01-5), p. 85-86
  2. a b et c Jean-Marie Volet, « Werewere_-Liking Gnepo », Université d'Australie-Occidentale,‎ (lire en ligne)
  3. « Côte d'Ivoire: Werewere-Liking, artiste et "éveilleuse d'étoiles" », Le Point,‎ (lire en ligne)
  4. a et b « Were Were Liking », sur abidjan.net
  5. Christiane P. Makward et Madeleine Cottenet-Hage, Dictionnaire littéraire des femmes de langue française: de Marie de France à Marie NDiaye, Éditions Karthala, (lire en ligne), p. 383
  6. Raoul Mbog, « Performances africaines », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  7. a et b « Francophonies. Une comédie musicale de Werewere Liking. Abidjan, le marasme en dansant », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  8. Jacques Chevrier, Littérature d'Afrique noire de langue française, Paris, Edition Nathan Université, coll. "128", , 128 p. (ISBN 2-09-190332-9), p. 51-52, 70, 79-80, 89, 108-109, 112, 115, 120
  9. http://100pour100culture.com/evenement/werewere-liking-30-ans-dexistence-du-village-ki-yi/

Liens externes[modifier | modifier le code]