Wendy Guerra

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Wendy Guerra est une cinéaste, poétesse, diariste, blogueuse et romancière cubaine née à La Havane en 1970. Un seul de ses ouvrages est publié à Cuba.

Biographie[modifier | modifier le code]

Wendy Guerra est née le 11 décembre 1970 à La Havane. Sa famille s'installe dans un petit village près de Cienfuegos sur la côte sud de Cuba[1]. Sa mère, Albis Torres, écrit des poèmes qui ne sont pas publiés[2]. Très tôt, Wendy se met elle aussi à écrire des poèmes. A 17 ans, elle remporte un prix de l'Université de La Havane pour Platea a oscuras. Ensuite, elle obtient un diplôme en cinéma à l'Institut supérieur des Arts de La Havane[3]. Elle renonce à une carrière dans les médias et continue à écrire[2].

Elle suit l'atelier d'écriture que le romancier colombien Gabriel García Márquez anime tous les ans à Cuba[1].

Elle conserve de nombreux journaux, qui lui servent de base pour son premier roman Todos se van (Tout le monde s'en va). Il est publié en 2006 en Espagne et devient un best-seller à l'étranger. Des photocopies du livre circulent à Cuba. Todos se van reçoit le prix des éditions Brugera. Les critiques du journal El País le priment meilleur roman de langue espagnole 2006[3]. Il reçoit le Prix Carbet des Lycéens en 2009. En utilisant la structure narrative du journal, Wendy Guerra raconte la vie quotidienne à Cuba et ses problèmes à travers le récit de l'enfance et de l'adolescence du protagoniste[2].

Wendy Guerra s'inspire de la vie d'Anaïs Nin, dont le père Joaquín Nin était cubain. En 1922, Anaïs Nin s'est rendue à Cuba pour rencontrer sa famille paternelle, et elle tenait un journal. Elle exprime dans un de ses journaux son intention d'écrire sur ce voyage à Cuba, mais n'en fera rien[1]. Wendy Guerra s'empare de ce vide et publie en 2010 le journal apocryphe d'Anais Nin sous le titre Posar desnuda en La Habana[2].

Avec Negra publié en 2017, Wendy Guerra aborde la question de la discrimination et du racisme sur l'île, censés avoir disparu en 1959. Elle raconte la vie quotidienne à Cuba de Nirvana del Risco, femme noire âgée d'une trentaine d'années[4].

Bien que ses romans soient traduits à travers le monde en treize langues, Wendy Guerra n'est pas publiée à Cuba. Elle est ignorée dans son propre pays. Cela constitue une forme de censure, que connaissent de nombreux autres auteurs cubains comme Eliseo Alberto, Antonio José Ponte, María Elena Cruz Varela (es), Guillermo Cabrera Infante, Reinaldo Arenas[1].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Poésies[modifier | modifier le code]

  • Platea oscura, 1987
  • Cabeza rapada, 1996
  • Ropa interior, 2008

Romans[modifier | modifier le code]

  • Todos se van (Tout le monde s’en va), 2006, éd. Brugera, Barcelone / Paris, éd. Stock, 2008.
  • Nunca fui Primera Dama (Mère Cuba), 2008, éd. Bruguera, Barcelone / Paris, éd. Stock, 2009.
  • Posar desnuda en La Habana. Diario apócrifo de Anaïs Nin (Poser nue à La Havane) / Paris, éd. Stock, 2010.
  • Negra, traduit de l'espagnol (Cuba) par Marianne Millon, Stock, 2014.
  • Domingo de Revolucion (Un dimanche de révolution), traduit par Marianne Millon, édition Buchet/Chastel, 2017.

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • 1990 : Hello Hemingway

Prix et distinnctions[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Courrier international no 837, p. 50 (25-31 janvier 2007)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e (es) L. Santiago Méndez Alpízar, « Guerra al silencio », EL PAÍS,‎ (lire en ligne)
  2. a, b, c et d (en) « Wendy Guerra », Havana Club,‎ (lire en ligne)
  3. a et b Wendy Guerra : une Cubaine libre Le Monde, 3 juillet 2008
  4. « Negra de Wendy Guerra : colonnes d'ébène », FIGARO,‎ (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]