Wenceslas Lauret

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Wenceslas Lauret
Description de cette image, également commentée ci-après
Wenceslas Lauret face à Fabien Cibray, de l'US Oyonnax, en 2015
Fiche d'identité
Naissance (29 ans)
à Tarbes (France)
Taille 1,88 m (6 2)
Surnom Wen[1]
Position troisième ligne aile
Carrière en junior
Période Équipe  
2007-2008 Biarritz olympique
Carrière en senior
Période Équipe M (Pts)a
2008-2013
2013-
Biarritz olympique
Racing 92
85 (30)[2]
123 (50)[2]
Carrière en équipe nationale
Période Équipe M (Pts)b
2008-2009
2010-
Drapeau : France France -20
Drapeau : France France
6 (5)[2]
17 (0)[3]

a Compétitions nationales et continentales officielles uniquement.
b Matchs officiels uniquement.
Dernière mise à jour le 18 mars 2018.

Wenceslas Lauret, né le à Tarbes (Hautes-Pyrénées), est un joueur international français de rugby à XV. Troisième ligne aile, il évolue de 2008 à 2013 au Biarritz olympique, et depuis 2013 au Racing 92.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Il naît à Tarbes, en Bigorre, le . Il vit ses premières années à Hourc, village situé à une dizaine de kilomètres à l'est de Tarbes. Il n'est pas attiré par le rugby. Il préfère le ju-jitsu, et surtout la gymnastique. Mais des difficultés de transport pour se rendre à son club de gymnastique lui font abandonner cette discipline[4].

Il a douze ans lorsque son copain Éric Nogues l'attire à l'école de rugby de l'USC Pouyastruc, le club du canton[5]. En 2004, en minimes, avec l'Entente des Coteaux (qui regroupe l'USC Pouyastruc et le FC Trie-sur-Baïse), il est champion de France Ufolep et se qualifie pour le Top 16 du Super Challenge[5],[6]. Il fait encore une année à Pouyastruc, en cadets Alamercery. Dominique Latapie, son premier éducateur, tente de le faire jouer trois-quarts aile, mais Lauret s'ennuie à ce poste. Son plaisir est de plaquer, et de gratter le ballon. Dès cette période, il trouve sa place parmi les avants, comme troisième ligne aile[5]. Après quatre saisons à Pouyastruc, il part poursuivre ses études au pôle espoirs de Bayonne[7]. Il est alors recruté par le Biarritz olympique, en cadets deuxième année[8].

Il fait partie de la promotion 2007-2008 du pôle France, au Centre national de rugby de Linas-Marcoussis[5],[9]. Durant le championnat du monde junior 2008, il joue deux matchs en équipe de France des moins de 20 ans, contre le Japon le et contre l'Italie le [10].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Au Biarritz olympique[modifier | modifier le code]

En 2008, à 19 ans, il débute en Top 14 avec le Biarritz olympique[11],[5]. Pour son premier match, contre Bourgoin, le , il est titulaire (victoire, par 29 à 22)[12]. Il accumule du temps de jeu, participant à cinq matchs de Top 14 et à deux matchs de Coupe d'Europe durant la saison 2008-2009[13].

Le premier semestre 2010 est la période durant laquelle il prend une autre dimension au sein de son club. Il s'y affirme comme titulaire au sein d'une troisième ligne que complètent Imanol Harinordoquy (en numéro 8) et l'Anglais Magnus Lund. II participe au quart de finale de la Coupe d'Europe contre les Ospreys[14], à la demi-finale contre le Munster[15] et à la finale contre Toulouse, perdue 19 à 21[16]. Le sélectionneur national Marc Lièvremont le retient pour la tournée de juin du XV de France[17]. Lauret honore sa première cape le , face à l'Afrique du Sud (défaite française, 17 à 42)[18]. De retour dans son club, il connaît un début de saison difficile. Il joue peu[19].

En 2011, des blessures et les mauvais résultats du Biarritz olympique lui valent de n'être pas retenu pour la Coupe du Monde[11]. Le , à Twickenham, il remporte la finale du Challenge européen contre Toulon (21-18)[20]. C'est son dernier titre avec Biarritz. Au début de l'année 2013, le sélectionneur Philippe Saint-André l'appelle en équipe de France pour le Tournoi des Six Nations. Mais, en raison d'une blessure, il ne peut suivre le stage de préparation[21].

Au Racing 92[modifier | modifier le code]

Mêlée. Les rouges (Oyonnax) poussent à gauche. Les ciel et blanc poussent à droite, Lauret en premier plan, à sa place de flanker. Le demi de mêlée rouge et noir attend le ballon. L'arbitre et le demi de mêlée ciel et blanc (Machenaud) observent.
Lauret sous les couleurs du Racing Métro 92 (à droite), face à l'US Oyonnax en avril 2015.
Laurent Travers, ici en 2012, est l'entraîneur de Wenceslas Lauret depuis 2013.

À l'intersaison 2013, il signe au Racing Métro 92[11] (qui va devenir deux ans plus tard le Racing 92). En 2014, Philippe Saint-André le fait venir en équipe de France pour le Tournoi des Six Nations. Il est titulaire contre Galles et remplaçant contre l'Irlande[22]. Mais sa carrière internationale ne décolle pas : de 2010 à 2015, il n'aura connu que sept sélections[18]. Il n'est pas retenu pour la Coupe du Monde 2015[11].

En 2016, le sélectionneur national Guy Novès le titularise pour les quatre premiers matchs du Tournoi des Six Nations. Il est remplaçant pour le cinquième, contre l'Angleterre[22]. Mais Novès ne fait plus appel à lui par la suite. Le , à Barcelone, Lauret devient champion de France avec le Racing, face à Toulon (29-21)[23].

En 2018, le sélectionneur Jacques Brunel le retient pour le Tournoi des Six Nations. Il le titularise pour les cinq matchs[22]. Le quotidien L'Équipe voit en Lauret le meilleur joueur français du dernier match, contre le pays de Galles[24].

Style de jeu[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'un plaqueur-gratteur, dans le même registre qu'un Thierry Dusautoir, auquel il est comparé[25],[26]. Il brille particulièrement par son activité sur le terrain, multipliant placages et contests dans les rucks. Mobile et endurant, il se montre régulièrement au soutien de ses coéquipiers. Enfin, il s'agit d'un très bon sauteur en touche[27]. Sa principale faiblesse est son activité offensive où son manque de puissance l’empêche de beaucoup progresser balle en main.

Palmarès[modifier | modifier le code]

En club[modifier | modifier le code]

En sélection nationale[modifier | modifier le code]

Wenceslas Lauret connaît sa première sélection en équipe de France le contre l'Afrique du Sud[3]. Au , il compte 17 capes internationales[18].

Il participe à trois éditions du Tournoi des Six Nations, en 2014, 2016 et 2018[22].

Distinctions personnelles[modifier | modifier le code]

  • Deuxième meilleur flanker de la saison 2014-2015 du Top 14 selon rugbyrama[28]
  • Présent dans l'équipe type de la saison 2014-2015 du Top 14 du rugbynistere[29]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Wenceslas Lauret toujours proche des Pouyastrucais », sur ladepeche.fr, 28 août 2017 (consulté le 20 mars 2018).
  2. a, b et c « Fiche de Wenceslas Lauret », sur itsrugby.fr (consulté le 11 novembre 2014).
  3. a et b (en) « Wenceslas Lauret », ESPNscrum (consulté le 20 mars 2016).
  4. Olivier François, « Wenceslas Lauret, l'antistar », sur leparisien.fr, 11 mai 2016 (consulté le 19 mars 2018).
  5. a, b, c, d et e « Retour aux sources : Wenceslas Lauret », sur ffr.fr, 16 mars 2016 (consulté le 20 mars 2018).
  6. « Les Bigourdans de retour à la maison », sur ladepeche.fr, 18 août 2017 (consulté le 20 mars 2018).
  7. a, b, c et d « Wenceslas Lauret », sur racing92.fr (consulté le 20 mars 2018).
  8. « Wenceslas Lauret, made in Biarritz », sur sudouest.fr, 3 avril 2010 (consulté le 21 mars 2018).
  9. « Les Promotions du Pôle France masculin », sur ffr.fr (consulté le 20 mars 2018).
  10. « Lauret Wenceslas », sur itsrugby.fr, 2012 (consulté le 20 mars 2018).
  11. a, b, c et d Gillen Gamiochipi, « Wenceslas Lauret, futur patron du XV de France ! » sur branchezrugby.fr 14 janvier 2016 (consulté le 20 mars 2017).
  12. « Biarritz-Bourgoin », sur lnr.fr, 26 août 2008 (consulté le 20 mars 2018).
  13. « Wenceslas Lauret », sur lequipe.fr, 2018 (consulté le 23 mars 2018).
  14. (en) « Biarritz 29-28 Ospreys », sur news.bbc.co.uk, 10 avril 2010 (consulté le 21 mars 2018).
  15. (en) « As It Happened: Biarritz 18-7 Munster », sur rte.ie, 2 mai 2010 (consulté le 21 mars 2018).
  16. « Toulouse bat Biarritz en finale de la Coupe d'Europe (21-19) », sur ouest-france.fr, 27 septembre 2013 (consulté le 21 mars 2018).
  17. « XV de France… Les 30 joueurs sélectionnés pour la tournée d'été 2010 », sur purebreak.com, 22 mai 2010 (consulté le 21 mars 2018).
  18. a, b, c et d « Lauret Wenceslas », sur ffr.fr (consulté le 19 mars 2018).
  19. Éric Becquet, « L’année où tout est arrivé pour Wenceslas Lauret », sur sudouest.fr, 24 décembre 2010 (consulté le 20 mars 2018).
  20. « Toulon-Biarritz », sur lequipe.fr, 18 mai 2012 (consulté le 20 mars 2018).
  21. « Wenceslas Lauret : « J'ai pris un risque », sur leparisien.fr, 20 juillet 2013 (consulté le 20 mars 2018).
  22. a, b, c et d (en) « Match By Match List », sur en.espn.co.uk (consulté le 20 mars 2018).
  23. a et b Anne Jocteur Monrozier, « Top 14 : le Racing 92 remporte la finale face à Toulon (21-29) », sur francebleu.fr, 24 juin 2016 (consulté le 20 mars 2018).
  24. Alex Bardot, Renaud Bourel, « Lauret est hardi », L'Équipe, 18 mars 2018, p. 4.
  25. « Wenceslas Lauret, l'arme fatale de Guy Novès » sur rugbyrama.fr.
  26. « XV de France : Wenceslas Lauret a une troisième chance », sur lequipe.fr, 3 février 2016 (consulté le 20 mars 2018).
  27. « Top 14 : Lakafia, Lauret, S. Armitage… Notre Top 5 des meilleurs flankers du championnat », sur rugbyrama.fr, 21 juin 2015 (consulté le 20 mars 2018).
  28. « Notre top 5 des meilleurs flankers du championnat » (2014-2015) sur Rugbyrama.
  29. [vidéo]« Top 14 - L'équipe-type de la saison 2014/2015 - Avants » sur dailymotion.com.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notices dans des bases relatives au sport : ESPNscrum • European Professional Club RugbyVoir et modifier les données sur Wikidata