Watanabe Shōtei

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Watanabe Shōtei
Watanabe Shotei49a.jpg

Signature et sceau de Watanabe Shōtei figurant une grue devant le mont Fuji

Naissance
Décès
Nationalité
Activités
Enfant
Suiha Watanabe (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Watanabe Shōtei, également transcrit Watanabe Seitei ( - ) était un peintre nihonga et l'un des premiers artistes japonais à se rendre en Europe où il visite l'Exposition Universelle de Paris (1878) et reçoit une distinction. Shōtei a mêlé le réalisme occidental aux couleurs et nuances délicates de l'école Maruyama-Shijō, introduisant une nouvelle approche dans le kachō-ga (images d'oiseaux et de fleurs).

Biographie[modifier | modifier le code]

Shōtei, dont le nom à la naissance était Yoshikawa Yoshimata, a été adopté par la famille de son ami le lettré Watanabe Koshi. Ses premières études ont été réalisées à l'âge de seize ans sous la direction de Kikuchi Yōsai (1788–1878) ; il a passé ensuite une brève période dans l'atelier du peintre Shibata Zeshin (1807–1891)[1].

En 1878 il voyagea aux États-Unis et en Europe, demeurant à Paris pour trois ans, devenant ainsi le premier artiste nihonga à vivre en Europe dans le but d'étudier la peinture occidentale[2].

Les voyages à l'étranger étaient extrêmement difficiles pour les artistes japonais au début de l'ère Meiji (1868-1912), et on ignore comment Shōtei y est parvenu. Quelques années auparavant, en 1875, il avait produit des motifs pour une société d'exportation, qui lui a sans doute fourni les contacts nécessaires. Son œuvre a bénéficié d'une grand popularité en Occident, et un grand nombre de ses estampes sont conservées dans des collections américaines ou européennes[3],[4].

Eté. Glycine en en fleur et poisson, Musée national de Cracovie.

À son retour d'Europe, Shōtei a créé des motifs pour des céramiques et des objets cloisonnés, travaillant avec l'artiste Namikawa Sosuke (1847–1910), ce qui lui valut une réputation internationale. Il a maintenu un niveau important de production de peintures et d'illustrations, parmi lesquelles trois albums: Shōtei kacho gafu (« Album d'images d'oiseaux et de fleurs de Shōtei »), 1890–91 ; Kacho gafu (« Album d'oiseaux et de fleurs »), 1903 ; et une dernière série intitulée également Shōtei kacho gafu en 1916.

Shōtei a également édité et contribué à la revue d'art Bijutsu Sekai (Le Monde de l'art), dont le premier numéro a été publié par Wada Tokutaro en 1890 et imprimé par Yoshida Ichimatsu avec des gravures réalisées par Goto Tokujiro. Outre Watanabe Shōtei et Yoshitoshi Kyosai, une dizaine d'artistes y avaient contribué[5].

Durant sa vie, il a reçu de nombreuses distinctions au Japon et dans des expositions internationales. Il est devenu une source d'inspiration pour la génération suivante d'artistes Nihon-ga, notamment Mizuno Toshikata (1866–1908) et Kiyokata Kaburagi (1878–1973).

Galerie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  • Conant, Ellen P.; Steven D. Owyoung and J. Thomas Rimer. (1995). Nihonga: Transcending the Past: Japanese-Style Painting, 1868-1968. St. Louis, Missouri: Saint Louis Art Museum.
  • Merritt, Helen and Nanako Yamada. (1995). Guide to Modern Japanese Woodblock Prints, 1900-1975. Honolulu: University of Hawaii Press. (ISBN 082481732X et 9780824817329); (ISBN 0824812867 et 9780824812867); OCLC 247995392