Wasquehal

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Wasquehal
Wasquehal
Église Saint-Nicolas de Wasquehal.
Blason de Wasquehal
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Arrondissement de Lille
Canton Croix
Intercommunalité Métropole européenne de Lille
Maire
Mandat
Stéphanie Ducret
2014-2020
Code postal 59290
Code commune 59646
Démographie
Gentilé Wasquehaliens
Population
municipale
20 963 hab. (2015 en augmentation de 4,57 % par rapport à 2010)
Densité 3 056 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 40′ 10″ nord, 3° 07′ 51″ est
Altitude Min. 18 m
Max. 47 m
Superficie 6,86 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-wasquehal.fr

Wasquehal (prononcé traditionnellement [wakal] mais aujourd'hui l'on y entend le plus souvent [waskal], voire [waskəal][1]) est une commune française située dans le département du Nord (59), en région Hauts-de-France. Commune de 20 963 habitants, Wasquehal forme, aux côtés de Marcq-en-Barœul, Croix, Villeneuve-d'Ascq et 86 autres communes, la Métropole européenne de Lille, qui compte 1 139 929 habitants.

L'étymologie du nom de Wasquehal, Waskenhal en flamand[2] vient du nom porté par une famille noble dès le début du second millénaire.

L'origine du nom pourrait venir du roman Waschie ou Waquie qui signifie pâturage entouré de fossé, du teuton Wasch-Wack-Wasch-aerde qui signifie terrain mou et humide ou bien du germain Acho-Vacko un nom propre germain assez répandu aux VIIIe et IXe siècles. Wasquehal était une seigneurie dite à clocher où vivait une communauté villageoise attachée à une économie de subsistance.

Wasquehal comme beaucoup de ville du Nord, a connu une histoire mouvementée du Moyen Âge à la Révolution française. Elle a appartenu successivement au comté de Flandre, au royaume de France, à l'État bourguignon, au Saint-Empire romain germanique et aux Pays-Bas espagnols avant d'être définitivement reprise par la France de Louis XIV au terme de la guerre de Succession d'Espagne. Elle est encore assiégée en 1792 lors de la guerre franco-autrichienne et durement éprouvée par les deux conflits mondiaux du XXe siècle.

Wasquehal et ses environs appartiennent à la région historique de la Flandre romane, appartenant elle-même à la province historique de la Flandre française, ancien territoire du comté de Flandre ne faisant pas partie de l'aire linguistique du flamand occidental. Culturellement, la ville est située dans le pays du Ferrain et fait partie du Mélantois.

Sommaire

Géographie

Wasquehal dans son canton et son arrondissement.

Situation

Article connexe : Nord-Pas-de-Calais.

Wasquehal est située dans le Nord de la France, à 7,5 km de Lille, de 6 km de Mouscron en Belgique et à moins de 290 km de cinq capitales européennes. De par sa proximité avec la Belgique, Wasquehal se trouve également toute proche de la frontière linguistique qui, au nord de la ville, sépare la région flamande de la région wallonne. Ainsi, par exemple, le poste-frontière de Menin est flamand, tandis que ceux de Comines-Warneton et de Mouscron sont wallons. Wasquehal est très facilement accessible grâce à son réseau d’infrastructures de communication routières et de transports en commun (métro Ligne 2, tramway lignes T et R, train), véritable carrefour autoroutier de la métropole lilloise, au cœur du triangle Lille-Roubaix-Tourcoing. La Marque canalisée et le canal de Roubaix traversent la commune, ils sont rouverts à la navigation touristique depuis 2008[3]. Les villes proches de Wasquehal sont Croix à 1,81 km, Villeneuve d'Ascq, Marcq-en-Barœul à 2,12 km, Mons-en-Barœul à 3,56 km, Hem (59510) à 4,01 km, et Mouvaux à 4,21 km[4].

Communes limitrophes

Article connexe : Frontière.
Les communes de la MEL.
Communes limitrophes de Wasquehal
Mouvaux Tourcoing Croix
Marcq-en-Barœul Wasquehal Croix
Marcq-en-Barœul Mons-en-Barœul Villeneuve-d'Ascq

Relief et géologie

L'altitude minimum et maximum de Wasquehal sont respectivement de 18 et 47 mètres. La superficie de Wasquehal est de 6,86 km2 soit 686 hectares[4].

Hydrographie

Article connexe : Canal de Roubaix.

La ville de Wasquehal est traversée par le canal de Roubaix, par la Marque qui prend sa source à Mons en Pévèle et la Marque urbaine. Le projet Blue Links[3] a permis la réouverture des canaux à la navigation de plaisance qui sont reliés entre eux par les écluses du Port du Dragon, de la Masure, du Cottigny, du Noir-Bonnet, du Triest et du Plomeux.

On trouve au centre de la ville, le port du Dragon, où depuis ce port, la Marque est ensuite canalisée et se jette dans la Deûle à Marquette-lez-Lille, puis dans la Lys, d’où l’on peut rejoindre la Belgique. Le canal de Roubaix, que les péniches empruntent pour la première fois en 1877, rejoint la Marque canalisée à hauteur de l’impasse du Triest (plaine de jeux Gernez-Rieux). Il établit le lien entre l’Escaut et la Deûle et voyait transiter dans les années 1900, environ 1000 péniches par an. On y rejoint également la Belgique, au niveau de la maison du canal à Leers.

Climat

Article connexe : Climat du Nord-Pas-de-Calais.

Wasquehal a un climat tempéré océanique, les amplitudes thermiques saisonnières sont faibles, les précipitations ne sont négligeables en aucune saison. Les hivers y sont doux et les étés frais[5].

Relevé météorologique de Wasquehal
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,2 1,3 3,6 5,4 8,9 11,7 13,8 13,6 11,2 8,1 4,4 1,9 7,1
Température moyenne (°C) 3,6 4,1 8,6 9,8 13,4 16,2 18,6 18,5 15,5 11,6 7,1 4,1 10,8
Température maximale moyenne (°C) 6 6,9 10,6 14,1 17,9 20,6 23,3 23,3 19,7 15,2 9,8 6,4 14,5
Record de froid (°C) −19,5 −17,8 −10,5 −4,7 −2,3 0 3,4 3,9 1,2 −4,4 −7,8 −17,3 −19,5
Record de chaleur (°C) 15,2 18,9 22,7 27,9 31,7 34,8 36,1 36,6 33,8 27,8 20,1 15,9 36,6
Ensoleillement (h) 65,5 70,7 121,1 172,2 193,9 206 211,3 199,5 151,9 114,4 61,4 49,6 1 617,5
Précipitations (mm) 60,5 47,4 58,3 50,7 64 64,6 68,5 62,8 61,6 66,2 70,1 67,8 742,5
Source : Le climat à Wasquehal 1981 - 2010 sauf soleil 1991 - 2010 (en °C et mm, moyennes mensuelles) [5]


Tableau comparatif des données climatiques de Wasquehal[6]

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Wasquehal 1 617 743 18 19 62
Paris 1 661 637 12 18 10
Nice 2 724 733 1 29 1
Strasbourg 1 693 665 29 29 53
Brest 1 605 1 211 7 12 75

Urbanisme

Quartiers

Article détaillé : Quartier (ville).

Wasquehal est actuellement composée d'une dizaine de quartiers, le Centre, le Haut Vinage, la Pilaterie, les Boërs, le Pharos, le Pavé de Lille, l'Orée du Golf, le Noir Bonnet, le Molinel, le Grand Cottignies et le Capreau :

  • Le Centre, est le lieu de la ville où est centralisé les plus hautes fonctions. Le seigneur y avait sa demeure principal et depuis 1877 se trouve l'église Saint-Nicolas.
  • Le Haut Vinage a pour origine le vin, peut-être d’un droit de vinage, un impôt comme il en existait tant au Moyen-Âge. Un chemin de terre portant le nom de "Haut Vinage" existait déjà au XVIIe siècle et conduisait à la paroisse voisine de Flers. Longtemps voué aux tâches agricoles et aux élevages ovin et bovin, le quartier renvoyait une image de campagne tranquille. Avec l’accroissement de la population, le Haut Vinage connaît dès le début du XXe siècle des mutations importantes, son paysage ne cesse d’évoluer.
  • la Pilaterie, est un quartier récent, issue de la création de la Zone Industrielle de la Pilaterie.
  • Les Boers, avec la présence de la rue du Transvaal, laisse à penser qu'en 1900, les habitants de Wasquehal avaient pris fait et cause pour les colons d’Afrique australe en guerre contre l’Angleterre.
  • le Pharos qui jouxte l’ancienne commune de Flers-lez-Lille et plus particulièrement le Breucq, est situé non loin du Centre. L'ensemble du quartier du Pharos, construit pour l'essentiel dans les années 1930, en même temps que le quartier voisin de Villeneuve d'Ascq, Flers Breucq. Le nom Pharos n’est autre que le lieu où était assis l’antique Phare d’Alexandrie, détruit par un tremblement de terre. L’allusion à ce nom au quartier n’est pas encore clairement établie. Successivement nommé "Pharos-Sart" et au XIXe siècle, "le Pavé de Lille" pour rappeler le chemin allant de Lille à Wasquehal, le Pharos était bordé essentiellement de fermes et terres agricoles. La rue Jean-Bart se présentait il y a deux cents ans, comme un chemin pavé sinueux, environné de jardins et de prairies. La double rangée d’ormes était si haute qu’elle ne permettait pas de découvrir le village avant d’avoir atteint ses premières habitations. C’est certainement la voie la plus ancienne de la commune.
  • Le Pavé de Lille, autrefois appelé le pavé de Wasquehal. Ce quartier a du être créé en 1909 suite à la création du Grand Boulevard qui permet de relier Roubaix à Lille.
  • L'Orée du Golf, vient de sa proximité avec le Golf du Sart, construit à cheval entre Wasquehal et Flers, sur le site du Fort de Wasquehal.
  • Le Noir Bonnet, dont le nom proviendrait des mariniers déchargeant le charbon des péniches, du matin au soir, à l’écluse voisine. Le bonnet des débardeurs s’imprégnait très vite de la poussière du minerai.
  • Le Molinel, viendrait de Jehan Molinel, né dans le Boulonnais, mais établi à Valenciennes et ayant des liens avec des nobles familles de Waziers et de Wasquehal.
  • Le Grand Cottignies, est le nom d'un domaine gallo-romain aux premiers siècles de notre ère appartenant à un certain Cottinius ou Cottius. Cot en gaulois signifie Bois. Ce Cottius serait donc, peut-être, le premier Wasquehalien connu et ce, bien avant 1096
  • Le Capreau, vient du nom donné aux pièges que les « pinsonneux » du quartier confectionnèrent pour prendre les oiseaux. En 1900, les ouvriers fuirent la ville pour s'installer à la campagne, ainsi naquit le Capreau. Certains s'installèrent à la limite de Mouvaux, de l'autre côté du Riez, du Trichon, sur le territoire de Wasquehal. Ce riez souterrain traversait la rue de Tourcoing et il fallait l'enjamber en passant sur une planche, c'est pourquoi les anciens de la commune appellent encore l’extrémité du quartier du Capreau, « La Planche au Riez ».

Au Moyen Âge, nous trouvons les quartiers suivants, Le Petit-Cottigny, le Grand-Cottigny, le Haut-Vinage, le Bas-Vinage, le Noir-Bonnet et le plouieux[7].

Dans le compte des pauvres on trouve en 1607 comme hameaux et lieux-dits, les Rousseaux, le Noiries, le Blanc Lévrier, la Moufflerie, le Rossignol. En 1733, la ville compte comme principaux hameaux et lieux-dits, le Petit-Cottignies, le Grand-Cottignies, la Planche au Riez, le Triez, le Cartelos ou Cretelos, le Plomeux, le Noir Bonnet, les Lauriers, Laoutre, le Bas et le Haut-Vinage. En 1790, la municipalité divise le territoire en quatre section, section du Gauquier, de l'église, du Grand et Petit Cottignies et du Cartelot. En 1810, on trouve la Brasserie, le Gauquier et le Quesne[8].

La carte d'État-Major montre que vers 1820 nous avons les quartiers suivants, Gauquier, Lauriers, Plomeux, Noir Bonnet, Brulois, Quatre Ormeaux, Lepavé, Laoutre, Triete, Petit-Cottignies, Grand-Cottignies, Cartelot, Haut Vinage, Triez, Molinelle et Seigneurie, probablement au centre de la ville, où se situe la ferme de Charles Hyacinthe Joseph Lespagnol de Grimbry[9]. Au XIX e siècle, la rue du Triez et la rue Lamartine constituent le Chemin Vicinal dit du Grand Cottignies.

Logement

Article détaillé : Logement.

Le nombre de logements sur la commune a été estimé à 7 878 en 2007. Ces logements se composent de 7 603 résidences principales, 13 résidences secondaires ou occasionnels ainsi que 262 logements vacants.

La densité de population de la ville est de 2 796,94 habitants par kilomètre carré[4].

Voies de communications et transports

Article détaillé : Transport.

En 1909, le Grand Boulevard est ouvert entre Lille, Roubaix et Tourcoing. Wasquehal se trouve à la fois sur la branche Lille-Roubaix pour sa partie sud et sur la branche Lille-Tourcoing pour sa partie Ouest. La Route nationale 352, est une route nationale française divisée en deux tronçons reliant, d'une part, Englos (au niveau de l'échangeur d'Englos) à Saint-André-lez-Lille et, d'autre part, Marcq-en-Barœul à Wasquehal et la Route nationale 350, est une route nationale reliant Lille à Neuville-en-Ferrain et à la Belgique. Elle suit le Grand Boulevard qui va de Lille à Tourcoing par le Croisé-Laroche.

Tramway du réseau Transpole.

La commune est desservie par la ligne R du tramway d'Alfred Mongy, qui suit majoritairement le Grand Boulevard. Le tramway s'arrête à trois stations dans la commune : Pont de wasquehal, La Terrasse et Pavé de Lille. En 1999, les stations Wasquehal - Hôtel de ville et Wasquehal - Pavé de Lille sont inaugurées avec l'ouverture de la ligne 2 du métro. La commune est également desservie par la ligne de bus 32 de la société Transpole, qui relie Villeneuve-d'Ascq à Forest-sur-Marque et également par la ligne 36, qui passe par la Mackellerie, reliant ainsi Wasquehal triez à roubaix edhec.

La commune de Wasquehal est traversée et desservie par les TER Nord-Pas-de-Calais qui s'arrêtent dans les gares de Croix - Wasquehal et de Croix-L'Allumette. Les TGV et les trains de la Société nationale des chemins de fer belges s'arrêtent uniquement en gare de Croix - Wasquehal, située à Wasquehal.

Toponymie

Article détaillé : Étymologie.

L'étymologie du nom de Wasquehal, Waskenhal en flamand[2] vient du nom porté par une famille noble dès le début du second millénaire, et dont le premier représentant connu est Gérard de Waskenhal. L'origine du nom pourrait venir du roman Waschie ou Waquie qui signifie pâturage entouré de fossé, du teuton Wasch-Wack-Wasch-aerde qui signifie terrain mou et humide ou bien du germain Acho-Vacko un nom propre germain assez répandu aux VIIIe et IXe siècles[10]. Cela pourrait aussi venir du vieux français, Wasque (vache) et Hal (cabanes construites avec des branches d'arbres).

De ses origines jusqu'au XVIe siècle, la traduction orale façonnera alors la graphie du nom de la commune en quelques variantes, Vakaslane (835), Waskenhal (1096), Vuaschenhal (1116), Wuaskenhal (1117), Waskenal (1156), Wasqual (1157), Wasquehal (1161), Wascahal (1166), Wuaskenhal (1170), Wascaal (1180), Wasquehala (1200) ou encore Waskehal (1250), Wasqual-lez-Lille (1377), Wascal (1377), Wakal (1399), Wasqual (1561).

La forme actuelle, apparait pour la première fois en 1377, pour le cartulaire du Collégiale Saint-Pierre de Lille, en 1433, dans le cartulaire de l'Abbaye de Flines. Toutes les cartes sauf celle du Siège de Lille, qui porte Château de Wacquehal et tout les documents depuis le XVIIe siècle, indique Wasquehal. En latin, Wasquehal se dit Wasquehalium (buzelin, cap. XII, Page 67)

Histoire

Origines

Article détaillé : Origine.
Miniature contemporaine de l'école de Fulda datant de 826 représentant Louis le Pieux. Liber de laudibus Sanctæ Crucis, par Raban Maur. Codex Vaticanus Reginensis latinus 124.
Jeanne de Flandre salue Ferrand avant son départ pour la bataille de Bouvines. Grandes Chroniques de France, XIVe siècle, Bibliothèque municipale, Castres.

Dans l'acte de donation de Louis le Pieux à sa fille Gisèle, sœur de Charles II le Chauve et petite-fille de Charlemagne, à l'Abbaye Saint-Calixte de Cysoing, en 835, est cité Vakaslane[11]. On trouve un Cottinius (ou Cottius) qui possède un domaine gallo-romain aux premiers siècles de notre ère. Ce Cottinius serait le premier Wasquehalien connu.

On retrouve ensuite en 1096, Gerardus de Waskenhal chevalier de Wasquehal, petit fief de soixante feux. Ce dernier est l'un des témoins de l'acte par lequel, Robert-le-Jeune, marquis des Flamands, au moment de partir pour la délivrance de Jérusalem, donne à l'église de Saint-Pierre de Lille, le bodium de Lesquin[12]. Il fait partie des juges qui à la demande du conte Bauduin en 1117, déterminent les limites de la forêt appartenant à l'Abbaye de Saint-Amand[13]. L'étymologie germanique pourrait être reliée aux marécages du lieu. Ce ne sera cependant qu’en 1191, au cours de la troisième croisade mené par Frédéric Barberousse, Richard Cœur de Lion et Philippe II Auguste que devant Saint-Jean-d’Acre, dans une charte de la présence de Richer de Wasquehal nommément désigné, sera établie. Gerardus de Waskenhal a deux fils, Gerardus et Ernoul. Les maitres des lieux, portent alors le signes des croisés.

On trouve ensuite Gerardus de Waskenal en 1156, Gerardus de Wuaskenhal en 1170, sur un cartulaire de l'Abbaye de Saint-Amand, Rodolphus de wasquehal en 1161, sur un cartulaire de l'Abbaye Saint-André du Cateau, Arnuldus de Wascahal en 1166, sur un cartulaire de l'Abbaye Notre-Dame de Loos et Wascher de Wascaal en 1180, sur un cartulaire du prieuré de Fives, pièce numéro 18 bis.

Châtellenie de Lille, par Gaspard Baillieul.

Moyen Âge

Article détaillé : Moyen Âge.

On trouve Thierry et Jean de Wasquehal qui est seigneur de Wasquehal de 1245 à 1258. Ce dernier ne laisse qu'une fille, Jeanne qui porte la seigneurie de Wasquehal dans la maison de Douai avec son mariage avec Wautier VI, fils ainé de Wautier, châtelain de Douai et issu des Seigneurs d'Oisy. De ce mariage, naquit quatre fils et c'est le second fils, Gilles qui devient le seigneur de Wasquehal. Gilles de Wasquehal, en septembre 1235, en tant que chevalier, est présent avec ses pairs à l'investiture donné au doyen de la chrétienté de Lille, de 20 livres de rente achetées pour les pauvres de cette ville par Jeanne, dame de Wasquehal. Les guerres et les nombreux fléaux l'oblige à contracter des dettes et il laisse à son fils Jean de Douai et de Wasquehal, un pénible héritage.

On retrouve trace d'un Decottignies, avec Jean de Cottignies, née en 1245 sur Wasquehal et qui sera bourgeois de Lille. En 1365, Jean de Douai doit abandonner le titre de seigneur de Wasquehal, la terre ayant été saisi en en 1365 par Charles V, roi de France. la seigneurie de Wasquehal avait été le patrimoine de Douai pendant quatre cents ans.

Louis Ier de Flandre, autorise le 20 juin 1337, le Chapitre de Saint-Pierre à Lille, à acheter de Robert de Béthune, vicomte de Meaux, une partie du dîme situé à Wasquehal et à Marque. Philippe II de Bourgogne et sa femme Marguerite III de Flandre, autorisera le même chapitre en 1399 à acquérir deux autres portions de dîme à Wasquehal. L'épidémie de Peste noire n'épargne pas Wasquehal en 1349.

Cette même année Pierre Lecaudrelier est nommé Juge de la seigneurie de Wasquehal, son sceau est le marteau[14]. On retrouve ensuite comme juge, entre autres Luquet Coget avec le sceau du croissant et Jacques du Mez avec le sceau Ecu portant trois grelots. Mademoiselle Mahaud de Le Vingne, riche demoiselle de 21 ans, acquit la seigneurie de Wasquehal. le contrat est passé le 14 juillet 1368. Mais la terre n'appartenait déjà plus à Jean de Wasquehal.

Gérard de Ghistelles reçut en 1382 le titre de Rewaert, gouverneur de Flandre par Charles VI après sa victoire dans la Bataille de Roosebeke.

On trouve trace d'un tournoi à Bruges en 1392, où se dispute un combat entre Jean de Bruges, seigneur de Gruuthuse et le seigneur de Ghistelles[15]. La mort de Gérard de Ghistelles, tué à la bataille d'Azincourt en 1415, provoqua la division du domaine en Wasquehal-la Marque et Wasquehal-Paroisse, assignée respectivement à Jean de Ghistelles et Guy de Ghistelles dit le vieux.

Le matin précédant la bataille d'Azincourt. Peinture de Sir John Gilbert (1884).

Il existe d’autres fiefs du nom de Wasquehal dans plusieurs communes de la Châtellenie de Lille, il est probable, comme cela s’est parfois fait que des fiefs innomés ou dénommés autrement prenaient le nom de leur propriétaire, tout comme à l’inverse les fiefs pouvaient donner leur nom à de nouveaux propriétaires, c’est le cas de la Maison de Herzelles qui prit le nom de Roubaix. À Marcq-en-Barœul la famille de Wasquehal a donné son nom au fief du Petit-Wasquehal[16].

Le fief de Wasquehal-la Marque fut rattaché en 1435 à la maison de Roubaix par le mariage à Gand de Marguerite de Ghistelles avec Pierre de Roubaix à laquelle s’attacheront successivement les noms illustres des Luxembourg, Werchin, Melun, Ligne et Rohan, tandis que Wasquehal-Paroisse sera gouvernée par les familles de Bergues, Saint-Winoc, Ranchicourt et Bournonville. En 1460, Guy de Ghistelles est forcé par décret de vendre la seigneurie de Wasquehal-Paroisse qui est acheté par Jean Prévost, cependant Pierre de Bergues se substitue à l'acheteur et acquiert le fief.

Vers 1455, nait à Wasquehal, Guilbert Prouvost, qui donnera naissance à une des plus grandes familles de France qui guidera et dirigera à chaque génération, et ses membres eurent un grand nombre de charges municipales et régionales, de religieux, de marguilliers, d’officiers de réserve, de décorations et légions d’honneur et beaucoup furent entrepreneurs, initiateurs et voyageurs[17].

Le 18 mai 1464, Philippe Fremault prend les titres de seigneurs de Flers-en-Escrebieux, Loos-les-Lille et de Wasquehal[18] et en 1470, l'union de Catherine de Bergues dame de Wasquehal et de Robert de Ranchicourt seigneur de Divion transfert le fief de Wasquehal-Paroisse dans la famille Ranchicourt. l'église fut brulé en 1482 par les troupes de Louis XI, poursuivant celles de Maximilien d’Autriche avant le Traité d'Arras. Elle sera reconstruite en 1511 sous l'égide de Catherine de Bergues dame de Wasquehal et de Robert de Ranchicourt.

Sceau de Jeanne, dame de Wasquehal (1268-1304).

Époque moderne

Article détaillé : Époque moderne.

Décès en 1516 de Baudouin Ier dit de Drumez de Croix, Seigneur de Wasquehal, La Haverie et de La Fresnoye, il fut marié à Marguerite de Landas[19]. Wasquehal-Paroisse passe en 1533 dans la maison de Bournonville, de ce fait Wasquehal entre dans la grande noblesse. En 1551, Colard van Lichtervelde seigneur de Vellenaere, descendant de Jan van Lichtervelde qui se battit sur le Groeningheveld près de Courtrai durant la bataille des Eperons d'Or, en 1302, épouse Marie de la Porte, dame de Rolleghem-Capelle, et fille de Jean, seigneur de Moorslede et laissa un fils, Liederic van Lichtervelde. Ce dernier s'unit avec Hélène de Wasquehal, vicomtesse de Tilloy-les-Bapaume, et fille de Jean de Wasquehal[20].

En 1550, Jacques Castiel, dit Samotine, laboureur de wasquehal est condamné par la gouvernance de Lille à faire une Amende honorable pour avoir parlé contre la confrérie du Saint-Sacrement de l'église de Wasquehal[21]. En 1555 Wasquehal passe sous la tutelle espagnole. Suivent des périodes de troubles religieux en période de Guerre de Quatre-Vingts Ans et le 10 avril 1568 sont pendus par la corde sur la place de Wasquehal, Hues de le Dicque, Jacques de le Dicque et Fleurens Fremault, tous trois de Wasquehal, pour avoir brisé et brulé les images et fréquenté les prêches en public et en cachette[21].

En 1595, Adrien de Croix, seigneur de Wasquehal, d'Escou, de Bugnette et de Belsage, possédait le château d'Ecou, château de la commune de Tilques. Adrien de Croix est le descendant de Eustache de Croix, seigneur de Croix, de Mandre et Chevalier qui suivit Baudouin VI de Hainaut, comte de Flandres et de Hainaut, à la Quatrième croisade. Grâce à une sentence des archiducs de 1609 qui autorise certains ouvrages de Sayetterie à se fabriquer dans les bourgs et villages de Roubaix, Wasquehal devient une ville manufacturière[22].

Wasquehal dans l'album de Croy de 1603.

À partir de 1635, les prétentions territoriales de Louis XIV engendrent pour l’agglomération lilloise des sièges et des combats meurtriers, accompagnés de famines aggravées par les épidémies de peste en 1636 et 1669. Wasquehal occupé tout à tour par les belligérants change quatre fois de nationalité en 25 ans, et connaît alors les moments les plus difficiles de son histoire. En 1637, décède sur Douai, Marguerite de Wasquehal épouse de Hustasse de Wasière, seigneur de Femy, qui est inhumée au couvent des annonciades de Douai.

En 1653, François Villain de Gand, évêque de Tournai autorise en l'église de Wasquehal, l'exposition des reliques de saint Christophe[23]. Des ossements des martyrs issues du Massacre de la légion thébaine provenant de l'Abbaye territoriale de Saint-Maurice d'Agaune sont exposés depuis le 28 mais 1663 par l'entremise du père capucin Guillaume de Lille, en l’église de Wasquehal[23].

Alors que Louis XIV fait le siège de Lille en 1667 et que Wasquehal fournit des ouvriers pour la défense de Lille, les hommes de loi de la ville de wasquehal, font entourer la place, l'église et le cimetière d'une enceinte qui prend le nom de fort de Wasquehal[24].

La Flandre wallonne étant sous domination française, en 1670, le maréchal d'Humières, Louis de Crevant, maréchal de France et gouverneur de Lille, donne l'ordre aux hommes de lois de Wasquehal, d'organiser des tours de garde au pont de Laoutre qui traverse la Marque, dans le quartier de Laoutre afin d’arrêter les déserteurs. Cette garde est postée au cabaret du pont de Laoutre. En 1748, Les habitants valides, de 18 à 60 ans, montaient chaque jour la garde au pont de Laoutre. Le pont aurait été démoli en 1794 lors de la bataille de Tourcoing et jamais reconstruit mais en mai de cette même année, le conseil municipale impose aux habitants de reconstruire les ponts. On retrouve alors son existence lorsque le pont est détruit lors du passage des troupes françaises et ennemis au cours de l'envahissement de la France après la Bataille de Leipzig perdue par Napoléon Ier. Le pont était situé au niveau des ancien établissement Decoyère rue Marie Curie.

De 1671 à 1754, la famille Suing avec notamment Maitre Pasquier Suing et Maitre Nicolas Suing tous deux notaires royaux de la résidence de Wasquehal et de Marcq-en-Baroeul, signent les contrats de mariage[25]. Charles François Le Mesre nait le 17 juillet 1719, il sera seigneur du Quesnil, de Fiévé et de Wasquehal, son fils Augustin Joseph Le Mesre seigneur de Bruisle sera député de la noblesse aux États généraux de 1789 et la fille de ce dernier, Ananie Marie Charlotte Le Mesre épousera Eugène de Diesbach de Belleroche. En 1723, le pasteur de la ville est Pierre-Joseph Ternois, il signe les actes de mariages, choses dont ces prédécesseurs ne faisaient pas[26].

Par l'édit royal de 1692 les fonctions de magistrats élus sont supprimées et, dans la plupart des villes sont créés un office de maire et des offices d'assesseurs en remplacement des syndics choisis par les assemblées d'habitants. La vente des nouveaux offices permet de renflouer les caisses de l'État. De ce fait Jacques Thiers et Jean Lerouge acquirent, le premier l'office de maire du village et le second, celui d'accesseur[27].

Vers 1700, Julien Le Mesre, bourgeois de Lille, seigneur du Petit-Wasquehal à Flers et bailli de Saint-Pierre à Lille, achète la mairie de Deûlémont[28].

En 1703, les lieutenants et hommes de lois de Wasquehal vont saluer à Lille, le prince de Bournonville, seigneur dudit Wasquehal[29]. Le Traités d'Utrecht (1713) fera définitivement de Wasquehal une ville française. Ce territoire devint alors une province de France (division administrative) sous le nom de Province de Flandre, même si du point de vue de l'administration il était divisé en deux provinces distinctes : la Flandre maritime et la Flandre wallonne. Le comte de Croix meurt en 1717, ne laissant que deux filles dont Claire-Angélique, dame de Croix et de Petit-Wasquehal

En 1726, les manufacturiers de Roubaix, Croix et Wasquehal, inventent un nouveau genre d'étoffe de laine qu'ils appellent "Calmandille", et qui est surtout destiné à l'Espagne et aux Indes, à cause de sa légèreté. Les manufacturiers lillois qui essaient de les imiter mais ne réussissant pas, intentent un procès aux fabricants de Roubaix, Croix et Wasquehal. Ces derniers sont soutenus par le prince de Soubise et les lillois par la chambre de commerce. Les manufacturiers lillois demande alors que la faculté laissée aux manufacturiers de Roubaix, Croix et Wasquehal soient limitée. L'intendant de Flandre, appuyé par les vieillards de Croix et de Wasquehal laisse les habitants de Wasquehal, de continuer à fabriquer des étoffes.[30].

Le 17 mai 1744, Louis XV et son armée, séjournent à Wasquehal en attendant l'assaut de le ville de Menin et cette même année, la ville est victime d'Épizootie[31].

Dans la ferme Deledalle qui fut autrefois l'entrée du chœur on peut y lire en 1759, "A la mémoire de Jean Deldalle, marchand à Wasquehal, décédé le 29 septembre 1736, et de Marie Angélique Dondre, son épouse, décédée le 10 janvier 1759, et de plusieurs de leurs enfants. Priez dieu pour leurs âmes, Requiescant in pace"[32]. On trouve vers 1773, des chirurgiens exerçant sur Wasquehal comme François viseur et François-Joseph Viseur[33].

La terre de Wasquehal fut vendue à Élisabeth Thérèse Farvaque, veuve de François Libert, seigneur de Périnchicourt, qui la transmet à son fils Pierre Libert qui est seigneur de Pérenchicourt en Pérenchies, de Beaumont en Hem et de Wasquehal, écuyer, conseillé secrétaire du roi, maison et couronne de France[34]. Les armes de la famille Libert, originaire de Tourcoing est de gueules à trois têtes de femmes d'argent.

La réunion de Wasquehal-la Marque propriété des Rohan et Wasquehal-Paroisse appartenant à Pierre Libert se fait en 1782, lorsque Charles Hyacinthe Joseph Lespagnol de Grimbry s’arroge le titre de seigneur de Wasquehal après s’être porté acquéreur des deux seigneuries pour la somme de 160 000 Livres tournois, l’équivalent de 1 840 000 euros en 2007. Ce dernier est parenté avec Pierre Libert. Il tient son nom du petit fief de Grimbry du hamel des barbieux à Roubaix. On un trouve Blaise de Lespierre né en 1510 à Hem qui fut Seigneur de La Rondrie et de Grimbry[35]. Une épidémie de typhoïde jette l’effroi dans la population en 1787. Tout en possédant la seigneurie de Wasquehal, Charles Hyacinthe Joseph Lespagnol de Grimbry travaille. Il demeure à la ferme Grimbry, a des servantes, des domestiques et des employés pour exploiter la ferme et cultiver quelques terres. Mais il possède également de nombreuses autres terres qu’il n’exploite pas lui-même, mais par d’autres fermiers de la commune car il loue ses terres. Le "Chateau Blanc" est sa maison de campagne, sa demeure de loisirs. Et à côté il y également une ferme qui exploite ses terres autour du château. La bâtisse existe toujours, noyée dans la zone d’activité actuelle du "Chateau blanc".

Louis XV, pastel de Quentin de La Tour, 1748.

La Révolution française

Article détaillé : Révolution française.

En 1790, lors de la division du pays en départements par la Révolution française, la Province de Flandre fut réunie au Hainaut français et au Cambrésis pour former le département du Nord.

Lors de la Révolution française, les révolutionnaires tentent de supprimer les cloches et la ville tombe sous la loi de Déchristianisation. Entre fin 1793 et début 1794, les révolutionnaires viennent pour réquisitionner les cloches mais les habitants les font reculer. Ces derniers reviennent et finissent pas repartir avec les cloches.

L'abbé Michel Odou est contraint à l'exil en 1791 pour avoir refusé de prêter le serment civique qu'il juge contraire aux intérêts de l'église catholique. Antoine-Henri-Joseph Du Castillon, professeur au collège de Lille, le remplace à l'issue d'élection. Le royaume de France, en pleine période de réformes radicales institutionnelles, prend l'initiative d'un conflit en déclaration de guerre de la France au roi de Bohême et de Hongrie[36] le . Peu après la France envahit les 29 et le territoire des Pays-Bas autrichiens attaquant sans succès Quiévrain et Mons en même temps que Tournai. Les puissances européennes qui ne désiraient pas s'occuper des troubles intérieurs du royaume de France, sont ainsi obligées de réagir. La division Bonnaud de Jacques Philippe Bonnaud, général de division de la Révolution française, s'avance entre les villages d'Hem et de Wasquehal, et attaque le corps du Duc d'York et mis en déroute l'armée de la Première Coalition[37]. Mais le 5 septembre 1792, Wasquehal, tombe aux mains des Autrichiens, et est investie par les quinze mille hommes du duc Albert de Saxe-Teschen, gouverneur général des Pays-Bas et beau-frère de Louis XVI.

Par décret du 20 septembre au 2 octobre 1792, la ville de Wasquehal, appuyée par l'administration du district de Lille, se voit autoriser l'emprunt de 25 000 livres, pour se procurer des grains pour sa consommation[38].

Pendant le siège de Lille début octobre 1793, Natalis-Jean-François Boyeldieu frère de Louis-Léger Boyeldieu, lors d'une sortie du siège sur Wasquehal, est tué[39]. Le 28 mars 1799, l'église de Wasquehal est vendue comme bien national au citoyen François Martine-Capron, habitant Lille pour la somme de 175 000 francs[40]. mais le 15 juin 1799 il la recédera à la commune. À l'issue de la Révolution française, on place des maires à la tête des villes mais la convention redonne aux agents municipaux la charge de la ville jusqu'en 1800 où Charles Hyacinthe Joseph Lespagnol de Grimbry prend la juridiction de la ville.

Le 17 mars 1803, le Conseil municipal de Wasquehal nomme les citoyens Pierre-Joseph Courrier, Pierre-Joseph Droulez et Paul Façon, administrateurs de la fabrique de l'église, chargée, de concert avec le curé, de choisir le clerc.

La commission administrative des hospices de Lille autorise à céder à demoiselle Defourmestraux, plusieurs pièces de terre appartenant aux hospices de Lille dont des terrains sur Wasquehal[41].

Alexandre Louis Hyacinthe Joseph Lespagnol, frère de Charles Hyacinthe Joseph Lespagnol de Grimbry, rentré aux gardes wallonnes en 1785, fait les campagnes contre la république française pendant la bataille de Burgos lors de la guerre d'indépendance espagnole. Il épousera à Barcelone, Marie de Sentmenat et mourra en Espagne[42].

Restauration

Article détaillé : Restauration (histoire de France).

Dans les mémoires d'agriculture, d'économie rurale et domestique, publiés par la société royale d'agriculture de Paris en 1815, il est écrit que c'est dans la commune de Wasquehal que le mot gadoue serait employé pour la première fois et aussi l'appelle-t-on, du wacqua, nom de la commune, dans le patois du pays[43].

Monarchie de Juillet

Charles Hyacinthe Joseph Lespagnol de Grimbry décède en 1845 en sa demeure de la ferme de Grimbry, rue de l'église (détruite en 1965 et actuellement au 2 avenue Jean Paul Sartre à Wasquehal) en cours de mandat. Il est le maire de Wasquehal ayant eu le plus long mandat. Il repose dans le caveau des familles Lespagnol de Grimbry et le Prévost de Basserode dans le cimetière du Centre à Wasquehal rue de Marcq en Baroeul. Charles Hyacinthe Joseph Lespagnol de Grimbry n'ayant pas eu de postérité, ses biens reviennent à ses neveux et nièces, notamment les Prévost de Basserode qui posséderont de ce fait de nombreux biens et terres à Wasquehal.

Joseph Rohart, chef cantonnier, qui officie au fonction de garde-route aux Noir-Bonnet c'est endormi au milieu de la voie, vis-à-vis de sa baraque et c'est fait sectionner la jambe droite. Le machiniste n'a rien vu et c'est le lendemain que l'on retrouvera le corps du chef cantonnier[44].

Second Empire

Article détaillé : Second Empire.

Le beau-frère de Charles Hyacinthe Joseph Lespagnol de Grimbry, Charles François Marie Le Prévost de Basserode, seigneur de Haut-Grenier, de Haut-Lieu et des Marissons, colonel sous Napoléon Ier et chevalier de la légion d'honneur, membre de l'Ordre de Saint-Lazare de Jérusalem, membre de l'Ordre du Phénix de Hohenlohe et ancien élève de Louis XVI devient maire de Wasquehal en 1848, il ne le restera qu'une année, décédant sur Lille le 24 juillet 1849, il sera remplacé par Louis Théodore Joseph Brulois. La famille des Le Prévost de Basserode, descendent de Philippe Le Prévost de Basserode, panetier de Charles le Téméraire en 1464[45].

La nièce de Charles Hyacinthe Joseph Lespagnol de Grimbry, Sophie Ursule l'Espagnol de Grimbry épouse le 30 janvier 1849 à Lille, Charles Richard Sutton de Clonard, comte de Clonard, Grand officier de la Légion d'honneur et ancien élève de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, promotion 1825-1827, en compagnie de Patrice de Mac Mahon. Charles Richard Sutton de Clonard est le neveu de Thomas Robert Bugeaud qui joua un rôle décisif dans la colonisation de l'algérie et de Robert Sutton de Clonard, membre de l'expédition de La Pérouse (-1788).

Thomas Robert Bugeaud par Charles Philippe Larivière.

Le 23 septembre 1853, Louis Droulers fait partie des invités pour de la réception de Napoléon III à la bourse de Lille pour la pose la première pierre du monument Napoléon Ier par le sénateur Jean-Baptiste Dumas, délégué de Sa Majesté l'empereur[46]. Ce même jour, au Château de Wasquehal, décède Caroline Joséphine Eulalie Le Prévost de Basserode, fille de Charles François Marie Le Prévost de Basserode, épouse du vicomte Louis Ernest de Muyssart, capitaine de cuirassiers, né sur Londres et belle-sœur de Charles de Muyssart, gouverneur de la Guyane Française[47]. Ce dernier est le fils de Jean-Baptiste Joseph de Muyssart, comte de Muyssart, maire de Lille et Marcq-en-Barœul, député du Nord, et commandeur Légion d'Honneur.

Clovis-Joseph Wattel, soldat au 49e régiment d'infanterie, originaire de Wasquehal, participe à la Guerre de Crimée, il sera amputé du gros orteil le 24 août 1855 dans un hôpital militaires français en Turquie[48].

En 1856, William Davis, un père de famille anglais et sa femme Marthe Sykes, se voient refuser d'y faire inhumer dans le cimetière du Centre, leur fils Joseph, décédé sur Wasquehal, rue de Marcq-en-Barœul car son fils est de religion Protestante. Le maire Louis Théodore Joseph Brulois, lui adjoint comme emplacement, le carré affecté aux noyés, pendus, au suicidés, tout ce dont l'Église Romaine flétrit en leurs privant de la sépulture ecclésiastique[49]. Il inhumera finalement son fils au cimetière de Roubaix où se trouve un carré pour les défunts du culte protestant. Cette même année, Jean-Joseph Brulois, premier maire de Wasquehal décède à 95 ans sur la commune.

En 1860, quatre musiciens de Wasquehal, Jean-Baptiste Lepers (père du futur maire de Wasquehal, Charles Lepers), Adolphe Gros, Louis Lepers et Louis Héquette, se réunissent de temps en temps et en 1861, Jean-Baptiste Lepers, créait en 1861 la Fanfare de Wasquehal[50],[51].

En 1863, Wasquehal fut autorisée à construire une mairie. De nombreuses ducasses virent le jour et au Noir Bonnet l'on fêtait les reines, la première fut Sophie Duthilleul en 1875 et sa fille Marie Dussart le fut en 1895, elle-même mère du commandant des sapeurs-pompiers, Marceau Lesur, grande figure Wasquehalienne. Soixante-dix ans plus tard, leur petite-fille, Ghislaine lesur est élue trois fois première demoiselle d'honneur des "Amis des jardins ouvriers de Wasquehal et environ", de 1964 à 1966.

En 1865, en pleine Algérie française, Napoléon III, avec la Société Générale Algérienne, encourage les sociétés françaises à travailler en Algérie en leur donnant des actions et c'est ainsi que Joseph Maltez-Regnard, propriétaire terrien, participe à la mise en valeur de l'Algérie au travers de l'agriculture comme des travaux d'intérêt publique[52]. Joseph Maltez-Regnard, censier et l'époux de Victoire Regnard, propriétaire terrien, tous deux sont originaires de Valenciennes et dont le nom paternel est à l'origine Mallez car l'orthographe des patronymes n'était pas fixé avant l'apparition du Livret de famille, surtout fin 18e début 19e siècles. L'écriture Mallez, Mallet et Maltez est synonyme, elle a été laissée à l'initiative du rédacteur lors de la rédaction des actes. Joseph Maltez-Regnard est écrit Mallez-Regnard dans le Bulletin de la Société d'acclimatation paru en 1875[53]. Il est de coutume, surtout parmi les notables et les propriétaires terriens, à cette époque de rajouter le nom d'épouse à l'époux. En 1870, il sera élue maire de Wasquehal sous le nom de Joseph Mallet-Regnard.

Pendant la Guerre franco-allemande de 1870, des Wasquehaliens prirent part au conflit comme Henri Fiselle, ouvrier teinturier dans la maison Hannart frères à Wasquehal, qui vécut au 3 rue de la ferme Deldalle à Wasquehal et qui sera récompensé en 1932 avec la carte du combattant par le Comité Départemental du Nord. Il fut incorporé à Douai, au 17e bataillon de chasseurs à pied avec lequel il fit toute la campagne du 18 novembre 1870 au 7 mars 1871. II participa notamment aux batailles de Bapaume, de Saint-Quentin et de Villers-Bretonneux. Il fut nommé caporal le 7 avril 1883 et obtint la Médaille commémorative de la guerre 1870-1871 attribuée le 10 octobre 1913 par Alexandre Millerand. alors Ministre de la Guerre[54]. On trouve en 1870 sur Wasquehal, un Garde-chasse avec Émile Désiré Delesalle.

La Belle Époque

Article détaillé : Belle Époque.
Henry Dorgères en 1937.

Les prémices de la Belle Époque se font sentir vers la fin du XIXe siècle quand des Wasquehaliens se joignent aux Flersois pour former la Goguette « Les Amis de Flers Wasquehal ». Ils sortiront un recueil de chanson à l'occasion de la Mi-Carême de 1875[55]. On trouve aussi des chansons en patois de Wasquehal chantées par les amis réunis du Rossignol et composées par Victor Daygers[56]. On trouve à cette époque, un Daygers, cabaretier sur Wasquehal. À la même époque Antoine Charles Delestraint dirigea la fanfare municipale de Wasquehal, il était professeur de musique, officier d'académie, et fut aussi directeur de la fanfare municipale de Loos. Il est le grand-père de Charles Delestraint[57].

Célestin Droulers qui se représente lors des élections municipales françaises de 1884, a comme adversaire, monsieur Delebois du Comité Radical[58].

Le 15 août 1884, est fondée sur Wasquehal l'association catholique des patrons du Nord. Un vingtaine d'industriels membres des cercles ouvriers se réunissent une fois en retraite, tous les deux mois pour s'entretenir de leurs initiatives d'apostolat social[59]. Cette association se trouve au château Blanc[60]. À cette même période, on cultive au château de Wasquehal des roseraies dont le rosarium semi-circulaire[61].

Le premier parti socialiste Wasquehalien est fondé dans le quartier du Centre en 1885. Le fondateur et deux autres personnes, quitteront le Centre pour la Capreau. En 1895, le parti s'essaie à la politique en s'alliant avec les radicaux mais échoue aux Élections législatives françaises de 1898. Les membres sont tenus de s'abonner au journal "L'humanité", à faire de la propagande en vue d'amener de nouvelles recrues et à attirer les ouvriers à s'inscrire à leur syndicat[62]. On trouvera parmi les grands militants, Arthur Mille.

En 1887, Joseph Hentgès futur maire d’Hellemmes, entre aux Cotonnières de Wasquehal[63]. La Chorale de l'église Saint-Nicolas est créée en 1888 sous le nom "Les Amis Réunis". Les membres se réunissent dans un estaminet. Une quinzaine d’hommes rehaussaient de leurs chants les cérémonies religieuses et animent les séances récréatives. La Chorale est antérieure à la loi civile sur les associations. Le café Détailleur héberge la Chorale jusqu’au début du XXe siècle où la loi de séparation de l’Église et de l’État obligera les choristes à changer de siège social, Henri Détailleur étant devenu maire. la chorale tiendra ses réunions au café Deperbelle, plus près de l’église puisque situé 4 place du Général de Gaule, situation qui dura jusqu’en 1959[64].

En 1890, Céléstin Droulers, maire de Wasquehal, décède des suites d'une maladie du foie dont il souffrait depuis longtemps[65]. Cette même année, des Wasquehaliens, Messieurs Bampol, François, Danase et Porteman, remportent les principaux prix au concours de pèche à la ligne de Douai[66]. Toujours en 1890, les rapports du préfet et les délibérations du conseil général et du conseil général du Morbihan, préconisent les créations d'archives et est demandée la création d’une bibliothèque spéciale des archives pour les 11 volumes d'archives départementales ou communales, relatives à plusieurs communes dont Wasquehal[67]. De nouvelles élections se tiennent le 6 avril de cette même année. Elles seront annulées car le maire fraîchement élu est accusé d'avoir donné de l'argent à deux présidents de sociétés musicales, ce qui porte atteinte à la sincérité du scrutin[68]. Cette même année, à Wasquehal, des grévistes ont échafaudé une barricade sur la route afin d’empêcher les troupes de passer. L'obstacle a été démoli à coups de hache par les sapeurs[69].

Lors des Élections municipales françaises de 1892, avec la victoire de Victor Delourme, la majorité est acquise aux républicains, pour la première fois depuis 20 ans[70].

Le 22 avril 1892, le ministre de la guerre, Charles de Freycinet, lors d'une inspection des fortifications de la région vint voir le fort de Wasquehal, dans le quartier du Haut Vinage. Ce dernier, avec le fort des Marchenelles et de Babylone, était un satellite du fort de Mons[71]. Paul Visrey, originaire de Wasquehal fait partie en 1892, des défenseurs des droits du suffrage universel suite aux grèves de Carmaux de 1892-1895[72]. Le 21 juillet 1892, sort la loi portant création d'un troisième canton à Roubaix, de ce fait, les communes de Roubaix, Croix et Wasquehal, forment trois cantons[73].

Faire-part de décès de Sophie-Ursule Lespagnol de Grimbry, nièce de Charles Hyacinthe Joseph Lespagnol de Grimbry.

Le 24 mars 1894, le tombeau des familles Lespagnol de Grimby et le Prévost de Basserode où repose l'ancien seigneur et maire de Wasquehal, dans le cimetière du Centre est profané, ce qui choque la population[74]. Le monument des familles Lespagnol de Grimby et le Prévost de Basserode fait dix mètres carrés, véritable œuvre d'art, qui figurait à l'Exposition universelle de 1878[75],[76]. Un vol massif de crucifix s'est déroulé pendant la fête de Pâques dans ce même cimetière. des suspects seront trouvés et sont Émile Dedunslaeger et Jules Prouvost. Émile Dedunslaeger est relâché mais il sera de nouveau suspecté après s'être vanté des vols. Émile Dedunslaeger est retrouvé allongé sur les rails au passage du chemin rouge à Wasquehal, il avait essayé de fuir la police mais fut surpris par le passage du train. Les blessures de Dedunslaeger, dit un journal, ressemblent à s'y méprendre aux mutilations faites aux statues de Jésus-Christ et de la sainte vierge pendant les profanations du 24 mars 1894[77]. Une cérémonie de réparation sera faite par Monseigneur le vicaire-général Carlier[78].

Cette même année, figure dans le Guide Rosenwald, l'annuaire du corps médical français, le docteur Louis Butin de Wasquehal[79]. Son frère, Pierre Butin, sera nommé en 1929, chevalier du mérite agricole par un arrêté du ministre de l'agriculture, Jean Hennessy. La famille Butin est depuis 1644, une famille de laboureur[80].

Monument aux morts situé devant l'école Pierre Malfait au 62 rue Delerue.

Naissance à Wasquehal en 1897 d'Henri Dorgères. Fils de Léon Auguste Joseph d'Halluin, originaire de Mouvaux, ce dernier s'est installé sur Wasquehal après son mariage et possédait une boucherie. Il suit l'enseignement primaire à l'école du Capreau et reçoit le prix départemental au certificat d'études. Son père décède en 1909 et il aide sa mère à tenir la boucherie.

Le 16 mars 1901, création d'un emploi de facteur local auxiliaire au bureau de Wasquehal, en vue de dédoubler la tournée locale titulaire, reconnue excessive et détendre la seconde distribution à tout le territoire de la commune. Le 2 juin 1901, concession de trois boites aux lettres supplémentaires à la commune[81]. Toujours en 1901, en raison de la situation créée par l'arrêt du Conseil d'État, Désiré Delesalle, maire de Wasquehal et ses deux adjoints, messieurs Omer Ameye et Gustave Desrumaux ont envoyé à monsieur Louis Vincent, Préfet du Nord, leur démission collective[82],[83]. De nouvelles élections verront l'arrivée des socialistes à la mairie de Wasquehal, avec à leurs têtes, François Lejeune-Mullier. Ce dernier servit dans la marine sous les ordres de l'amiral Albert Auguste Gicquel des Touches[84]. Ces élections seront le théâtre de conflits entre les candidats libéraux et les candidats socialistes[85] et entraîneront, le 11 juillet 1903, le départ des Sœurs Franciscaines de Calais qui tenaient l’école privée. Elle reviendront sur Wasquehal mais leurs rôles seront réduits. Les Sœurs Marie-du-ciel, Marie-Ignace, Sainte-Victorie, Thérèse-Marie, Marie-Céleste et Marie-Angeline sont inhumées au cimetière du Centre à Wasquehal dans la concession perpétuelle des religieuses. Ce nouveau maire se fait un devoir de lutter contre la mortalité infantile.

André Haag-Selosse, conseiller municipal, fait paraitre dans le journal de l’Égalité Roubaix-Tourcoing du 05 novembre 1903, une lettre ouverte qu'il destine à monsieur Lepers, président de l'Union Sociale et Patriotique de Wasquehal. En effet, un article venant de l'Union Sociale et Patriotique de Wasquehal et diffusé dans les journaux et contenant des insultes et diffamations envers monsieur Haag-Selosse. Ce dernier se fait traiter de choucroutart. D'après Haag-Selosse, ce terme serait pour monsieur Lepers, synonyme de Prussien. Dans cette lettre, Haag-Selosse se défend d'avoir participé à la campagne de 1870 et d'avoir opté pour la France et de ne pas retourner dans son pays annexé notamment à Nedershaffelhem où il est né et où il laisse des parents aimés[86].

En 1904, Henri Demulier, est nommé vicaire de Wasquehal[87]. Le 23 novembre 1906 pour s'opposer à l'inventaire des biens de l'église, les fidèles et le clergé se barricadent dans l'église et sonnent le tocsin et l'abbé Jérémie Jules Tobie Camerlynck frappe le commissaire de police qui avait gardé son chapeau dans l'église. Le maire François Lejeune-Mullier ayant aussi gardé son chapeau, une altercation s'ensuivit avec le prêtre. Ce dernier décoiffa aussi le maire. Le prêtre fut envoyé à la prison de Lille pour un mois[88].

Le 27 août 1909, Fernand Scrive, industriel lillois du textile, teste les premiers vols humains, ce que l’on appellerait aujourd’hui « planeur », dans la cour de son usine lilloise puis sur un terrain à Wasquehal[89],[90]. En 1908 pour lutter contre la mortalité infantile, la municipalité sous l'impulsion de Lejeune-Mullier, créait un centre de consultations de nourrissons à l'école Turgot dont le garde champêtre Alexandre Viseur assure de sa présence. Cette action du maire fit baisser la mortalité infantile.

Les tramways en service depuis le 2 juillet 1880, font une victime, une fillette de 8 ans, qui traverse sans faire attention et fut renversée et décapitée par un tramway[91].

Wasquehal participe avec d'autres villes de la région à l'Union Faulconnier, société historique et archéologique de Dunkerque et de la Flandre maritime avec comme représentant, Gaston Baelen[92].

Au début du siècle, Coulonneux, Pinchonneux, Coqueleux, Bourleux, Archers et musiciens font vivre la vie associative de la ville et de ces quartiers. Les cafés, cabarets et estaminets seront leurs lieux de rendez-vous. En 1910, trois membres de l’association des pères de famille de Roubaix, ont rendu visite à monsieur Delcroix, directeur de l'école de garçon de Wasquehal Centre pour lui demander de retirer de l'école, le livre d'histoire de Devinat. L'association veut faire retirer ce livre par un autre livre scolaire plus respectueux de la religion catholique.[93]. En 1913, une pétition infructueuse, est organisée pour obtenir le retrait des manuels condamnés[94].

Le projet du maire François Lejeune-Mullier de baisser le taux de mortalité infantile est un succès que Pierre Vincent, préfet du Nord, ne manque pas de rappeler lors du congrès de l'alliance d'hygiène sociale à Roubaix en 1911[95]. Cette même année, monsieur Lienhard est nommé officier d'académie de la faculté de médecine de Lyon[96].

L'église Saint-Clément du Capreau est vandalisée le 1er octobre 1912, les chaises sont amassées au pied de la chaire et le feu y est mis. Le curé éteint le feu avec l'aide des habitants[97].

Le monde floral rythme la vie des Wasquehaliens au travers des marchés aux fleurs comme avec le marché aux fleurs du Cercle Horticole de Roubaix où des Wasquehaliens se font honorer comme Jérôme Dejonghe qui est médaillé d'argent 2e classe à l'exposition des fleurs de Roubaix de 1928 après avoir été médaillé de bronze 1re classe en 1912 et 1905[98]. Jérôme Dejonghe est un herboriste originaire de Gand, connu dans toute la région sous le nom du Vieux-Jérôme ou de Jérôme le Courtilleux. Après avoir été jardinier-chef au service du kaiser Guillaume II et avoir occupé un emploi similaire à Londres, Il est venu s'installer à Wasquehal vers 1905, rue Lavoisier. Il vend ses plantes médicinales près de l'église Saint-Martin de Roubaix. Parlant plusieurs langues dont le français, l'allemand, l'anglais, le flamand et le polonais, le Vieux-Jérôme est aussi excellent musicien qui recevra en 1929, la médaille des 30 ans, décernée par Léon Mannaut, président de la fédération des musiques du Nord, aux anciens musiciens de la fanfare de Wasquehal[99]. Il passe aussi pour un vieil original. Très grand et portant une barbe de patriarche, il a la réputation de ne faire sa toilette qu'une seule fois par an, à la Sainte Cécile.

Le jeu de bourles en Flandres de Rémy Cogghe, 1911, Roubaix, musée La Piscine.

Première Guerre mondiale

Article détaillé : Première Guerre mondiale.

La ville connait l'Occupation de la France par l'Allemagne lors de la Première Guerre mondiale, quatre années de souffrance où les Wasquehaliens ne sont pas épargnés. En effet, le 15 octobre 1914, des cavaliers du corps d’armée würtembergeois s’installent chez les habitants, car situé près du front la ville devient alors une ville de garnison, un lieu de passage pour les troupes qui montent au front et une halte de repos pour celles qui en descendent[100].

Pendant cette guerre les wasquehaliens ont l'obligation d'obéir à l'occupant allemand notamment sous les ordres du major et commandant Gesleer Hofman commandant du 165èmes régiment d'infanterie bavaroise qui le 7 décembre 1914, lance un décret qui ordonne de tuer sans exception tous les pigeons qui se trouvent dans les communes de Roubaix, Tourcoing, Croix et Wasquehal. Les contrevenants sont traités comme des espions[101]. Joseph Wuilfart, fondateur avec quelques amis de la société du "Pigeon Bleu", s'occupe clandestinement du recensement des pigeons voyageurs de Wasquehal et de Croix, en collaboration avec Émile Weerts. En 1906, il participa à l'Exposition Internationale de Tourcoing de Colombophilie. Il remporta de nombreux prix, dont le 10èmes au grand concours de Bordeaux, où près de 5.000 pigeons avaient été engagé[102].

En cette période de guerre, les maires des communes de Wasquehal et des alentours rappellent l'importance du soin à apporter aux monnaies de nécessité, en effet la guerre étant, la monnaie n'abondait pas[103].

Comme tous ceux de l’agglomération, les jeunes Wasquehaliens sont arrachés à leur famille pour effectuer les travaux des champs. Avec brutalité, ils sont rassemblés dans des usines désaffectées dont le peignage Motte, rue d’Avelghem à Roubaix. Ensuite, ils sont emmenés en train vers les Ardennes et le Laonnois.

Décès de Gustave Dubled, tué au cours d'un accident d'avion à Lagny-le-Sec, le 22 décembre 1916 dans le cadre de la Première Guerre mondiale. Titulaire du brevet de pilote militaire no 4272 en date du 20 août 1916, il sera affecté au 2e groupe d'aviation en tant que pilote du groupement des divisions d'entrainement (GDE). Conseiller municipal de Wasquehal en 1904, il est adjoint au maire de 1908 à 1916[104]. Un hommage lui est rendu au cimetière de Pantin, par monsieur Henri Durre, député du Nord et Jules Duflot, président du comité central de réfugiés[105]. L'Aérodrome Le Sart-Pilaterie situé près de la Ferme de la Pilaterie sert de base pour la Luftwaffe[106]. Les officiers allemands comme Otto Fitzner, sont logés au Château de la Pilaterie[107].

François Lejeune-Mulliez alors maire de la vilel, est pris comme otage en 1916 avec une cinquantaine de personnalités de la région et envoyé en Lituanie. Henri Détailleur, futur maire de Wasquehal, participe à la Première Guerre mondiale, en Serbie, lors de la libération de cette dernière sous Pierre Ier. Il prend part dans les unités de l’Armée d’Orient (1916-1918) qui, aux ordres du général d’armée Louis Franchet d'Espèrey, provoquent en septembre 1918 l’effondrement du front germano-bulgare, la défaite de la Bulgarie, reconquirent la Serbie et la Roumanie, puis envahirent l’Autriche-Hongrie[108].

Presque toutes les maisons du centre doivent loger des soldats. La salle de patronage de la rue Delerue devient une salle de cinéma puis un réfectoire tandis que le mobilier de l’école libre est transféré dans l’usine Gros. L’église est réquisitionnée en 1917 par les allemands pour les offices protestant et subit de nombreuses déprédations sur ordre de la Kommandantur. Le 5 juillet 1917, une équipe de soldats escalade la tribune, pille les tuyaux de l’orgue. Le 20 décembre, les occupants procèdent à l’enlèvement de la plus grosse des cloches, Joséphine Charlotte[109].

Barthelemy Duthilleul est fait prisonnier en 1918 au Strafgefangenen-Arberterbataillon no 2, plus communément connu sous le nom de Bagne de Sedan et qui est un camp de concentration situé dans l’enceinte du château fort de janvier 1917 à novembre 1918[110]. En février 1918, trois cents soldats italiens sont emprisonnés aux établissements Hannart. Plusieurs d’entre eux meurent de froid et de misère. En septembre 1918, la Kommandantur reçoit pour mission de procéder au pillage des maisons particulières et déporte quarante adolescents vers la Belgique.

Au total se sont 145 Wasquehaliens qui sont morts pour la France lors de la Grande Guerre comme Clément Bourlet, Jean lecry du 412e régiment d'infanterie[111] et les frères Ghysels dont on ne retrouvera jamais les corps. Certains sont internés dans le camps de prisonnier allemand de Friedrichsfeld comme Jules Henri Massa et Charles-Noël Decottignies qui ont pris part au Siège de Maubeuge en 1914 avec le 145e régiment d'infanterie et qui sont faits prisonniers suite à la capitulation de la ville[112] D'autres connaitront les deux guerres mondiales comme Paul Roos qui est médaillé de l'Ordre de la Libération et médaillé d'honneur de la ville de Wasquehal pour services rendus en 1963. En octobre 1918, les usines sont pillées comme l'usine Hannart qui est pratiquement vidée de ses appareils et les quinze ponts de Wasquehal, détruits. La centrale thermique de Wasquehal souffre beaucoup pendant l’occupation.

Le 18 octobre à 5h30, il n’y a plus de soldats allemands à Wasquehal. Le même jour, à 8 heures, quatre ans jour pour jour après l’arrivée des Allemands, les Anglais entrent dans Wasquehal. Le 19 octobre, Georges Clémenceau, Président du Conseil et le 20 octobre, Raymond Poincaré, Président de la République, visitant les villes libérées, s’arrêtent à Wasquehal[113].

Entre-deux-guerres

Article détaillé : Entre-deux-guerres.
Le vieux Jérome est mort, Journal de Roubaix du 25 Février 1931.

La France administra la Syrie en tant que puissance mandataire dès 1920 et un Wasquehalien du nom d'Eugène Lesoen y perd la vie[114]. Les cafés servaient à cette époque de lieu de réunion comme le faisait l'Union Mutualiste de Tourcoing, société de secours mutuel, qui organisait ses manifestations au café de Jules Massa « Chez Léon », place Fénelon à Wasquehal (actuellement Place Maurice-Schumann)[115]. En 1921, Henri Détailleur, gendre de François Lejeune-Mulliez, remplace Charles Lepers malade et qui ne peux assumer son rôle de maire. Ce même Henri Détailleur, fait un discours en 1922 au cimetière du Centre, en l'honneur du soldat Victor Lepers, soldat du 127e régiment d'infanterie avec dans l'assistance, la fraternelle des combattants de Roubaix, la section des mutilés et la société de secours mutuel "l'union mutualiste"[116]. Le monument aux morts de Wasquehal est inauguré le 16 septembre 1923 sur la place de la République.

Le sport anime la ville après la guerre. En 1924, l'Union Sportif de Wasquehal est fondée par Arthur Buyse, professeur de textile[117] et l’Espérance Wasquehal Gym, club prestigieux d’athlétisme et de gymnastique, fait la grande fierté des wasquehaliens. Les licenciés de ces deux clubs s'entrainent au stade municipal Léopold-Hantson construit sur les plans de l'architecte local, Pierre Montaigne. Le 14 juin 1930 à Alger pour la célébration du centenaire du Débarquement de Sidi-Ferruch, un concours national catholique fut organisé à Alger et l’Espérance Wasquehal Gym emmenée par Paul Hantson[118] remporte le titre. L’Espérance Wasquehal Gym finit deuxième du concours national catholique de 1937 au Parc des Princes à Paris. Cette même année, se tient à Limoges le 6 juin, le premier congrès national de la pomme de terre avec pour sujet, la culture et le commerce, sous le haut patronage du ministre de l'agriculture. Il est mis en avant les essais de la machine arracheuse à élévateur dans le site de la CIMA à Croix-Wasquehal[119].

Vers 1925, Arthur Staggs vient s'installer à Wasquehal chez Albert Staggs, habitant cité de l'Avenir. Certains membres de cette famille travaillent chez McCormick and Deering à Croix. Cette même année, jules Ready, menuisier, tue sa sœur, Palmyre Ready, de deux coups de revolver. Il s'enfuit et se jeta dans le canal et on retrouve son corps sans vie. Son corps fut transporté à la morgue de Wasquehal.[120].

Entre 1925 et 1929, la commune de Wasquehal détient un record, en effet cinq wasquehaliens exercent simultanément les fonctions de maire dans diverses communes de la région. Il s'agit d'Albert Bailly (Marcq-en-Barœul), Henri détailleur (Wasquehal), Joseph Hentgès (Hellemmes-Lille), Désiré Jonas (Pont-de-Briques) et Louis Seigneur (Croix). La revue des lectures, s'indigne et écrit dans la revue du 15 janvier 1926 "Défendre la religion contre la presse impie". Paul Wattinne de Wasquehal fait partie des signataires pour la défense de la religion[121].

Le président de la chorale «Les amis réunis», Ernest Duthoit meurt tragiquement lors de la messe. Il quitte la ferme du Triest (actuellement ferme Dehaudt) le 24 décembre 1929 à 23 heures 30 pour assister à la messe de minuit en l’église Saint-Nicolas. Il arrive aux dernières marches menant à la tribune où les choristes sont réunis pour interpréter les chants de la messe qui allait commencer, quand il s’affaisse et vomit le sang, victime d’une hémorragie stomacale. Le jeune Abel Leblanc passe ses fins de semaines avec sa famille, sur les berges du Noir Bonnet[122].

Chez Gaston Dumoulin, cabaretier au 6 rue des Villas ouvrières (actuellement, 6 rue Emile Dellette), on perpétue la "Ducasse à Pierrots". Ce dernier accroche à son enseigne une branche de sapin ou de verdure quelconque à laquelle il attache une lanterne vénitienne allumée et un morceau de charcuterie en carton qui ressemble autant à du boudin qu’à de la saucisse. Le passant sait qu’il trouvera ici le réconfort d’un accueil chaleureux de la ducasse à Pierrots[123]. Au début du 20ème siècle, avec l’arrivée des longs hivers et de leurs longues soirées amènent le retour des ducasses à Pierrots. C’est une vieille coutume, bien locale, que l’on retrouve à Lille et les environs. À Wasquehal, en tout cas, son origine se perd dans la nuit des temps. C’est une coutume très populaire qui sert de prétexte, dans une saison maussade où l’on ne sait que faire des ses soirées, à de sympathiques réunions et à d’honnêtes beuveries.

Dans les faits divers qui mirent en émoi les wasquehaliens, Florimond Quisnoy et sa fille Rosa, accusés d'avoir étranglé leur gendre et mari Jean Destobeleer, sont acquittés aux assisses du Nord dans l'affaire dite du « Drame du Noir Bonnet »[124].

Georges Vercruysse dit Verc'ruys, comique populaire, passe au Casino de Lille en 1926 et en 1929 dans la salle de l'Union de Lille. La revue Les Spectacles le mentionne et il est qualifié de « comique populaire » et au music-hall on le dit « roi des comiques »[125],[126]. Il anime aussi les banquets comme lors de la manifestation des noces d'or de diamant en 1927 à Wasquehal[127]. Il a aussi écrit une chanson à la gloire des habitants de Wasquehal, Vive les Waquehaleux. Son frêre Auguste, horticulteur, aura la Médaille d'honneur du travail, en 1930. En 1927 Paul Netchaeff qui fut capitaine de l'Armée impériale russe se marie avec Iordanka Bobtcheff et vers 1927, les amateurs de combats de coqs fréquentaient le gallodrome Lesur au Noir Bonnet. En 1929, Henri Dinguenin, 54 ans, finit troisième de la 7e course internationale des vétérans du cycle. Il a parcouru la distance Wervicq-Wasquehal-Mouscron en 16 h 59 min 55 s[128].

Une grève a lieu à la CIMA, les ouvriers devaient faire 49 heures par semaine, ils réclament la majorations des heures supplémentaires[129]. Vers 1932, Éric Losfeld vit avec ses parents sur Croix-Wasquehal[130].

Le romancier Maxence Van der Meersch s'installe en concubinage à Wasquehal dans le quartier du Capreau, tout d'abord au 246 rue Lamartine, puis le long du canal au 7 quai des Alliés dans une maison construite sur les ruines de l'ancien château de Vaissier. Il vécut au 7 quai des Alliés jusqu'en 1947. Il était investi dans la vie locale et était même président d'honneur d'un petit journal laïc, journal de quartier qui s'appelait Mon Patelin[131]. Protestation social, le 7 août 1930 contre la loi d’escroquerie et de mouchardage avec différentes grèves dont participe la tissage Willem de Wasquehal[132].

Le buste de Maxence Van der Meersch, au milieu d'un parterre de fleurs, devant la mairie du Centre.

L'herboriste Jérôme Dejonghe qui avait quitté Wasquehal pour retourner sur Gand, décède le 23 janvier 1931, au 22 rue Saint-Eloi, à Gentbrugge[133]. Il avait réussi à se faire une fortune assez coquette et à se rendre acquéreur de la propriété du Fort Chabrol, dans l'impasse Lavoisier. En novembre 1930, la mairie de Wasquehal reçu un avis de décès de la mairie de Gand qui fit croire à sa mort mais il téléphona au Journal de Roubaix pour annoncer qu'il était bien vivant et qu'il ne peut venir certifier qu'il était bien vivant car malheureusement il attendait son train pour repartir à Gand. Des voisins du Vieux-Jérome, du Fort Chabrol confirme qu'il est bien vivant et qu'il était sur Wasquehal, pour récupérer les loyers du Fort Chabrol. Lors de cet appel, il rappel qu'il aime beaucoup les roubaisiens et qu'il leur passe le bonjour[134]. Ce dernier envoya aussitôt une lettre au journal de Roubaix pour annoncer son mariage avec une cabaretière nommée Irma Schepens. Le mariage eu lieu le 26 novembre 1930 en l'église Saint-Eloi de Gentbrugge[135].

À l'occasion de la Sainte Cécile, la chorale paroissiale de Saint-Clément, donne son audition annuelle. Elle interprète sous la direction de son chef, Frédéric de Looze, la messe à trois voix de Boyer, ainsi que l'hymne de la Sainte-Cécile de monsieur G. Alain. Les solis sont interprétés par Henri Willems, ténor, Fernand de Looze, baryton et Jules Noémard, basse. Mademoiselle Marie-Thérèse de Looze, interprète Les oeuvres de Bruno, Valentin et Bautman. Dans la salle du Cercle, rue de Tourcoing, a lieu le banquet traditionnel sous la présidence de l'abbé Florin, curé de la paroisse, entouré de monsieur Jules Cardon, président d'honneur et Charles Decottignies, président actif, qui à l'heure des toast, prononcèrent des discours[136].

En 1932, l'abbée Florin, célèbre en l'église Saint-Clément du Capreau, la fête du quatorzième anniversaire de la signature de l'Armistice et de la Victoire[137].

En 1933, un original du nom de Louis Chevalier, se fit construire son cercueil qu'il aménagea confortablement et fit venir son entourage pour admirer ce qui serait sa dernière demeure. Il promit de se faire voir publiquement couché dans son cercueil pour ceux ne l'ayant pas vu. Il tint parole et, lors des dernières fêtes organisées au Capreau, la plupart des habitants purent le voir confortablement installé dans son cercueil capitonné, conduit par un attelage qui tenait lieu de corbillard[138].

Cette même année, en 1933, José-Carlos Padrao, originaire de São Pedro do Sul, de la section portugaise de Wasquehal et Augusto De Castro, de Tourcoing fondent Le groupement des anciens combattants portugais de Wasquehal, Croix et environs qui tient son siège à la Fraternelle, au 28 rue de Flers, à Wasquehal[139]. La bénédiction du drapeau portugais se fera le dimanche 21 janvier 1934, par José-Carlos Padrao, secrétaire général et Augusto De Castro, président actif, sous l’œil de l'Abbé Catry qui est le président d'honneur[140],[141]. Ce dernier est professeur au collège de Marcq-en-Barœul, aumônier du foyer polonais et portugais, siégeant également à la Fraternelle. José-Carlos Padrao fit partie de la seconde division portugaise, commandée par le général Gomes da Costa lors de la Bataille de la Lys en 1918. On trouve à cette période une importante communauté portugaise. José-Carlos Padrao, aura un fils, André Jules. Ce dernier est le père de Patrick Padrao, syndicaliste à la mairie de Wasquehal à l'Union nationale des syndicats autonomes (UNSA)[142]. Le frère de Patrick Padrao, Francis, se verra attribué par un arrêté royal du roi Albert II, l'insigne d'honneur de bronze de Lauréat du Travail de Belgique et de l'étoile de Cadet du Travail de Belgique, de l'industrie du béton[143].

La même année, Alexandre Viseur, garde champêtre depuis 1904, qui s'occupe notamment du pont des voyous de Wasquehal, part à la retraite après trente ans de service. Des voyous venus de Croix, du quartier de l'Épeule, avaient établi leur quartier général près du pont qui enjambait le Canal de Roubaix au niveau de l'écluse du Triest, rue Voltaire. À plusieurs reprises, il se mesura à eux en envoyant quelques-uns dans le canal. Il reçut la Médaille d'honneur de la police nationale en 1921[144]. Il aimait se retrouver au cabaret Le Puch. Sa femme Julia marie Lesur, fut institutrice de l'école Turgot. Henri Leconte originaire de Wasquehal se voit décerner le premier prix de poésie française avec la rose d'argent par le jury du concours en 1933[145]. En 1934, Émile Vogels, soldat au 13e régiment de tirailleurs sénégalais meurt au Sénégal[146]. En mars de cette année, Julien Dekeukelaere, maraîcher sur Wasquehal, tue son père de trois coups de revolver, ce dernier est le propriétaire de la Ferme Dekeukelaere, situé rue des villas ouvrières à Wasquehal (actuellement rue Émile Dellette). Il fut ramené sur place escorté par Alexandre Viseur pour une reconstitution[147],[148]. Il est mis en liberté provisoire jusqu'au procès en avril 1933 à la cour d'assises de Douai[149]. Il décède juste après le procès où il est acquitté[150] et est inhumé au cimetière du Centre, à Wasquehal. L'actuelle impasse Dekeukelaere, adjacente à la rue Émile Dellette est nommé en hommage à cette famille. Toujours en 1933, un incendie volontaire cause 60 000 francs de dégâts. C'est le douzième depuis 10 mois[151].

Le gala de boxe des "Ambassadeurs" est organisé en 1934 à Lille dans la salle des ambassadeurs avec la présence de Victor Pollet, vedette de Wasquehal[152]. Michel Choffel, directeur des établissements Gros à Wasquehal, est promu capitaine de réserve en 1935. ce dernier, natif de Lyon, est titulaire de la croix de guerre et de la croix du combattant et des médaille commémorative française et interalliée[153]. George Gallein, soldat du 43e régiment d'infanterie et beau-fils de José-Carlos Padrao, se suicide lors d'un détachement à valenciennes. On retrouvera son corps entre les écluses du Triest et du Molinel. George Gallein était couramment sujet à des crises de neurasthénie[153].

Les préoccupations des wasquehaliens sont aussi d'ordre économique comme avec le Front populaire qui en 1936 vote la Semaine de 40 heures, ce qui fera réagir Maxence Van der Meersch qui pour lui ne fera qu'augmenter le chômage[154]. Toujours en 1936, le groupe scolaire Lefèbvre-Malfait est la clef du quartier du Centre. À l’époque, Wasquehal vient de passer de 7 000 à 12 000 habitants en à peine six ans. Pour remplacer les écoles trop vétustes, le conseil municipal décide de bâtir une nouvelle école. Garçons à gauche, filles à droite, et école maternelle derrière. Un beffroi est situé à l’entrée[155]. À la bourloire du Cercle Saint-Clément du Capreau est disputée la partie annuelle entre l'équipe du Cercle Saint-Nicolas et celle de Cercle Saint-Clément[156]. Cette même année, la première grande assemblée de l'Union des Familles est ouverte, avec une cérémonie officielle de remise de médailles et diplômes qui s'est déroulée dans la salle des fêtes de la mairie sous la présidence du maire Henri Détailleur. Seront récompensés entre autres, Albert Lesaffre, Maurice Séneschal, Jean-Baptiste Lepers, Jules Henri Massa et Auguste Boquillon[157].

Front populaire, dessin allégorique de René Dubosc.

Henri Détailleur et Arthur Buyse, de la section de Croix-Wasquehal de l'association du "Franc au décès" organisent une réunion de propagande sur Wasquehal. Cette association vient en aide financièrement aux familles de défunts[158].

Le mouvement des Cœurs vaillants-Âmes vaillantes est fondé à Wasquehal en 1937[159].

Les socialistes wasquehaliens participent grandement aux affaires politiques et en 1937, Léon Massa, secrétaire général et conférencier du Parti républicain, radical et radical-socialiste de Wasquehal et secrétaire adjoint des jeunesses radicales du Nord, prend part à la réunion des Jeunesses Républicaines Radicales et Radicales-Socialistes du Nord, tenue en son siège social, café de l’Élysée à Lille, sous la présidence de Jacques Vercouttre[160]. Léon Massa participe encore en juin 1937, à la réunion organisé par la Section du Brun Pain de la Solidarité Républicaine Laïc et Social, au café Werbroucq, place Saint-Anne à Tourcoing. On y trouve entre autres, Jules Paray, président du parti, Monsieur Deborger, adjoint au maire de Tourcoing, Robert Vanrullen, maire de Wervicq, monsieur Stracier, secrétaire jeunesses radicales du Nord. Léon Massa fait prends la parole et défend la doctrine radicale, il s'élève d'abord contre les prétentions communistes qui dans le front populaire ne respecte pas le pacte d'union. Il dit non seulement que les communistes ne collaborent pas mais ils empêchent Léon Blum de gouverner librement. Il s'élève ensuite contre la prétention de la CGT qui doit être une organisation de la défense des revendications ouvrières mais où l'action politique ne doit pas s'exercer sur pour la défenses de ces revendications. le parti Radical, a toujours voulu l'émancipation social mais dans l'ordre et la liberté. Il finit par féliciter l'action d'Yvon Delbos et d'Édouard Daladier qui ont évité la guerre en refusant de prendre position dans la guerre d'Espagne[161].

Adolphe Surmont, ancien conseiller municipal de François Lejeune-Mulliez, meurt, à son domicile au 4 rue de l'Égalité. Il avait été pendant de nombreuses années, membre de la commission administrative du Bureau de bienfaisance de Wasquehal et fut au cours de l'occupation allemande déporté comme otage civil en Lituanie[162]. En juin de cette même année, une foire aux plaisirs et une vente de charité se tiennent rue Delerue, dans les cours et salle des fêtes du patronage qui se transforme petit à petit en cité marocaine. Les enfants peuvent se promener sur le bourriquot d'Abdallah tandis que les dames visitent les souks et s'empressent d'y acheter, à bon marché, bonneterie, lingerie, plantes et bien entendu, des articles marocains[162]. Les funérailles de René Wibaux, grande figure roubaisienne, se font à Wasquehal[163] En 1938 la section radicale et radicale-socialiste de Wasquehal tient son assemblée constitutive sous la présidence de Monsieur Théodore Marissal, fondateur du groupement et sur la proposition de monsieur Léon Massa, monsieur Jacques Préval fut nommé président d'honneur[164]. Cette même année, André Lips, finit deuxième au championnat du monde d'accordéon derrière Freddy Balta[165]. Il sera en 1940, directeur de la fanfare des accordéonistes de Wasquehal.

Deux membres de la famille Cierpisz meurent noyés dans le canal de Roubaix en allant travailler à bicyclette[166]. Le Fort Chabrol, ensemble de logements situé dans le quartier du Vieux Noir-Bonnet, au fond de la rue Lavoisier, près du canal, va bientôt disparaître sous la pioche des démolisseurs. Vieux de deux siècles, il était appelé Quartier Mouffetard avant la guerre ou encore le Port à punaises. Quartier cosmopolite, il n'était pas rare d'y voir arriver la police et d'assister à quelque arrestation d'individus indésirables ayant commis des délits soit de fraude, de vols, soit même plus graves. Un des plus fameux habitants du Fort Chabrol Jérôme Dejonghe transforma la vieille ferme-bergerie déjà bien vétuste en huit logements, dont il recevait les loyers au prix fort, en faisant toujours payer d'avance, sans jamais effectuer aucune réparation, dont pourtant le bâtiment avait tant besoin[135].

Une famille de Wasquehal fait parler d'elle car les parents ont déjà quatre enfants à 21 ans et le père André Padrao, rattacheur à la Filature du Nord et la mère Berthe Brood, lieuse, espérent remplir les conditions nécessaires pour se voir accorder l'un des prix alloués annuellement par le Prix Cognacq-Jay[167]. Fait rare encore, les parents s'étaient mariés à 16 et demi le 20 novembre 1937, mariage célébré par Paul Marquilly, adjoint au maire. Ils durent solliciter du président Albert Lebrun une dispense d'âge nécessaire qui leur fut accordée par décret. Et avec leur premier enfant Andrée qui naquit la même année, ils totalisaient ensemble moins de trente quatre années d’existence, ce qui firent d'eux, le ménage le plus jeune de France[168] En 1939 l'assemblée générale des Anciens Combattant Républicains se tient au café Lécroart, présidée par leur président Ernest Dujardin[169].

La Gare de Croix - Wasquehal, est le lieu de débarquement des chevaux, pour le club hippique et polo de Roubaix[170].

À l'occasion d'une soirée récréative au profits des mobilisés, des membres des arts et spectacles se joignents aux festivités dont le chanteur fantaisiste Albert Demeulemeester, dit Bertal[171], Line Cartel, la célèbre diseuse patoisante, Arlette Rucart, chanteuse réaliste, Danrel, comique troupier de Radio PTT Nord et l'accordéoniste André Lips, ils seront tous accompagnés par la pianiste Marie-Louise Mallet[172]

L'équipe seniors A du Capreau Sport Wasquehal débute le saison sur ses terres et se compose entre autres d'Eugène Watteau, le président, Victor Lefebvre, le secrétaire, des joueurs André Delannoy, Claude Espinous fils, Lucien Honoré, Monsieur Demailly dit Coco, André Delbarre, André Vardavoir et des messieurs. Espinou père, Dauchet, Delplanque, Masurel , Rogiers et Delcour. William Platt, industriel roubaisien, de la société Platt Frères, rend l'âme dans une collision de voiture avec Lucien Maillard au carrefour de la Terrasse à Wasquehal, deux jours avant le début de la Seconde Guerre mondiale[173].

Seconde Guerre mondiale

Article détaillé : Seconde Guerre mondiale.
Soldats français mobilisés sur la ligne Maginot en 1939.

Les Wasquehaliens possèdent des clapiers et élèvent de petits mammifères domestiques, généralement des lapins et cela attise le convoitise des voleurs qui dévalisent les clapets comme dans le Petit Cottignies avec notamment au 10 rue Coli, chez monsieur Gaston Heurtematte, futur maire de Wasquehal[174]. La guerre est déclaré et sur le quai de la gare de Croix-Wasquehal, les Waquehaliens, partent pour la Mobilisation française de 1939 et déjà certains seront fait prisonniers comme Léon Massa, soldat de deuxième classe de la 1re division C.O.A (1re section de commis ouvriers militaires d'administration)[175] et le 5 décembre 1939, William Johnson, canonnier du 30e régiment d'artillerie anglaise décède sur Wasquehal où il est enterré[176].

Le sport passionne les Wasquehaliens malgré la guerre comme le tennis de table, pour lequel s'est déroulée au siège du P.P.O.W, au café du Monument, place de la République, une rencontre opposant l'équipe de l'Olympique Roubaisien A celle du Pingouin Ping-Pong-Club de Wasquehal. Les locaux s'assurèrent la victoire par 7 points à 2[177]. À cette époque, on trouvait des métiers insolites comme la surveillance des lignes téléphoniques qui était à cette époque faite par André Padrao, 20 ans, habitant dans l'impasse Lavoisier, Fort Chabrol à Wasquehal. Ce travail non évident car une nuit, alors qu'il était dans le quartier du Cartelot et qu'il pleuvait, il tomba sur des barbelés et perdant du sang en abondance dut prendre quinze jours d'arrêt, prescrits par le docteur Butin[178].

Le 15 février 1940, Clément Bethune meurt, il était connu comme mécène et il est entre autres officier de l’instruction publique, officier du mérite social, médaille d'or de l’assistance publique, chevalier de l’Ordre de Léopold et membre d’honneur de l’harmonie de Wasquehal[179]. Clément Bethune descend de Lambert Joseph Bethune, conseiller au siège royal de Belgique.

La chronique des réfugiés du 1er août 1940 paru dans le journal "L'Ouest-Éclair", fait paraitre la recherche d'une famille originaire de Wasquehal, madame Dethoor et de ses trois filles[180].

Le commissaire de police de l'époque est monsieur Pasquier, il s'occupe des arrestations comme des vols de chaussure[181].

Wasquehal connait ensuite l'Occupation lors de la Seconde Guerre mondiale et la résistance wasquehalienne se distingue très tôt avec l’action de trois réseaux, WO-OCM-Voix du Nord et avec notamment la bataille du Haut-Vinage du 3 septembre 1944 où un jeune résistant nommé Jean Wastyn fils du pharmacien Jules Wastyn de la rue François Coli et Harald Stammbach, lieutenant-aviateur, chef de la section W.O. du réseau Sylvestre de Flers-lez-Lille, tombent au combat. Le 28 novembre, les Wasquehaliens virent passer au-dessus de leurs têtes un V1 (missile) qui tomba rue Victor Hugo à Hem, près du château de la Marquise. La presse qui à l’époque était sous la censure militaire avait reçu des ordres de ne pas mentionner les chutes des engins allemands afin de ne pas semer la panique parmi la population déjà fortement éprouvée. Pendant cette sombre période de guerre, les habitants du Capreau pouvaient échanger un lapin contre un morceau de viande dans la boucherie Lecoq située au 3 rue Lejeune. Le Wasquehalien Stanislas Wojtasinski né en 1915 à Lorgenbochum en Allemagne et naturalisé français suite au conflit, s'engage à Lille dans la Légion étrangère au 12e R.E.I. Il est Mort pour la France, tué au combat le 14 juin 1940 lors de la bataille de Fontainebleau dans la Seine-et-Marne[182]. La pénurie de denrée alimentaire entraine certains wasquehaliens à vendre de la viande au Marché noir comme avec Napoléon Détailleur, charpentier qui a été condamné à quinze jours d'emprisonnement. Il a été surpris par des agents du contrôle dans son écurie en train de débiter une vache[183].

Les enfants de la colonie de vacances du Capreau sous la responsabilité de l'abbé Fourneau, vicaire de la paroisse de Saint-Clément, sont partis à Fourmies. La colonie a bénéficié de l'aide du secours national et des caisses primaires d'assurances sociales[184].

En janvier 1943, le comité local d’assistance, aux prisonniers procède à la préparation des colis en la salle, rue Carpeaux, pour les prisonniers originaire du Capreau et en la salle de la Planche au Riez. Le contenu des colis contient, 500 grammes de chocolat, 3 paquets de biscuits divers, 3 barres de pain d’épices, 2 paquets de pâtes alimentaires, 2 boites de sardines, 2 paquets de café, 1 barre de nougat, 3 paquets de cigarettes et 1 savon de 150 grammes[185].

On organise à Wasquehal le 5 septembre 1943, "La Kermesse Flamande", une kermesse champêtre, organisée par les prisonniers rentrés de captivité, au profit de l’œuvre du colis des prisonniers retenus dans les stalags allemands. Cette fête se déroule rue Delerue, conjointement dans l'école Pierre-Lefebvre et au stade municipal Léopold-Hantson (futur stade Arthur Buyse et actuellement résidence Les Impressionnistes, rue Arthur-Buyse). Débute à 10h30, un concert-apéritif, avec au programme, Tania et son bonhomme, le danseur Roger, Jean Mario, chanteur de charme, le fantaisiste Ray-Georges, la comédienne Tania, la chanteuse Yamilé, tous accompagnés par l'accordéoniste Fermont. Dès l'après-midi, on peut écouter une audition musicale de la grande symphonie de Wasquehal, dirigée par monsieur Watteau. Les Wasquehaliens peuvent assister à des démonstrations sportives avec Marcel Dumoulin, haltérophile, quatrième des Jeux olympiques d'été de 1932 de Los Angeles et Paul Hantson, champion de France de gymnastique. Marcel Dumoulin fait une démonstration de catch avec André Harla. Le clou du spectacle est le numéro de Billy king, danseur à claquette. La journée finit avec le son de l'orchestre swing, dirigé par Paul Laby, accordéoniste. Les bienfaiteurs de cette kermesse sont messieurs Dupire Fils et Hannart Fils, tous deux prisonniers rapatriés[186].

Émile Dellette, originaire de Wasquehal, est arrêté et poignardé par la police française au cours d'une attaque contre la maquis de Montchabert 1943. Il est tué sur le bord de la route certainement avec une baïonnette alors qu'il était enchainé. Il est inhumé au cimetière de Charrière-Neuve à Chambéry. Il était gymnaste à l’Espérance et habitait rue Pierre-Loti[187],[188].

Les récoltes de pommes de terre sont bonne en cette année 1943, François Gallein, qui cultive au Fort du Petit-Wasquehal, a récolté une pomme de terre de 995 grammes[189].

André Hantson, originaire de quartier de l’Orée du Golf, est combattant des forces françaises libres et participe aux opérations de la 2e division blindée du général général Leclerc[190].

Drapeau des Forces françaises libres.

En 1944, le cardinal Achille Liénart, les commissaires de Wattrelos, Lannoy et Wasquehal expriment leur sympathie envers la population ascquoise et condamnent la répression sanglante lors du Massacre d'Ascq. Le maire Henri Détailleur est remplacé en 1944 par le Comité de libération nationale mené par Paul Marquilly. pendant l'occupation, Henri Détailleur, prendra part à la résistance dans les rangs du mouvement Voix du Nord[191]. Frédéric Castelain, membre du réseau de résistance Sylvestre-Farmer, né le 7 septembre 1909 à Wasquehal, décède le 8 avril 1945 en déportation au camp de concentration nazi de Buchenwald, probablement lors d'une marche de la mort, quelques jours avant l'arrivée des blindés américains[192]. Il faisait partie du Train de Loos, dernier convoi parti de France vers les camps de la mort[193]. La Filature du Nord sert d’hôpital ou les médecins et infirmières pansent, opèrent et amputent les blessés. C'était aussi le quartier général du mouvement de résistant W.O.

L'après-guerre

Article détaillé : Après-guerre.

En 1945, est élu maire de la ville, Ernest Dujardin, ancien instituteur et fils de Fursy Joseph Dujardin, préposé des douanes. Ernest Dujardin démissionnera en 1954 suite à un accident et décèdera la même année. L'Union Sportive de Wasquehal fusionne en 1945 avec le rival local de l'ASW. La nouvelle entité adopte le nom d'Entente Sportive de Wasquehal et une tenue jaune et noire. Dans les années cinquante, une hémorragie de joueurs vers le Lille OSC entraîne une stagnation au grand désespoir d'Arthur Buyse qui déménage définitivement à Marcq-en-Barœul.

En 1948, Claude Espinous, doublure de Julien Darui au Club olympique Roubaix-Tourcoing retourne au Capreau Sport Wasquehal, il assuma les tâches d'entraîneur, d'arbitre, de vice-président et de président jusqu'en 1971. Il reçut la Médaille de la jeunesse, des sports et de l'engagement associatif et celle du district[194].

En 1949, une bande d'amis, un maçon, un monteur-électricien, un menuisier et quatre ouvriers qui se prénommait les « castors », avait pour but de se construire chacun une maison en s'aidant mutuellement. Aidés par un conseiller juridique de Croix, monsieur Delcroix, avocat à Croix et d'un entrepreneur, ils menèrent à bien leurs objectifs en construisant 5 maisons, visibles encore aujourd'hui respectivement au 13,15,17,19 et 21 rue Louis-Lejeune. Le 28 février 1956, la maison d'un des castors, Jules Casteleyn, fut en partie détruite. En 1949 est créée au 33 rue Michelet, l'association familiale d'éducation populaire de Wasquehal centre dans le but de gérer et d'administrer les intérêts matériels et moraux des écoles libres de Wasquehal centre[195]. De nombreux concours sont organisés dans les villes, et Fernande Lecry, épouse de Marcel Desmytter, habitant au 19 avenue de la liberté, participe à un concours et gagne une chambre à coucher en ronce de noyer. Ce lot fait le bonheur du couple et en l'honneur de son succès, elle distribue une ration supplémentaire de grain, à ses 200 poussins, qu'elle élève au fond de son jardin

En 1951 arrive une récession économique, le tissu industriel wasquehalien s'effiloche rapidement, certaines usines ferment et seule la teinturerie Roquette traverse cette période sans sombrer. À l'inverse, l'industrie métallurgique poursuit une remontée spectaculaire.

Le 2 octobre 1952, trois enfants, une lanterne vénitienne et un cerf-volant ont mystifié toute la population de Wasquehal. Un soir, une étrange apparition apparut dans le ciel de la ville. Des centaines d'habitants étaient dans les rues, contemplant ce qu'ils croyaient être une soucoupe volante, une boule planait dans le ciel en jetant une lumière orangée. L'engin montait et descendait, s'immobilisait et repartait. Soudain, la boule disparut vers l'est[196],[197].

Dès 1953, la maison d’Enfants du Capreau est la maison pilote dans la prise en charge des enfants de 8 à 14 ans, présentant des troubles importants du comportement et du caractère. Ce centre, habilité par le ministère de la Santé et de la justice, réservé aux garçons, accueillera des filles et des fratries à partir de 1980[198].

1954, cette année-là, les dames firent leur entrée dans la chorale de l'église Saint-Nicolas qui devint donc mixte[21].

De 1954 à 1959, Maurice Laude, élève-officier à Saumur dans l'école de cavalerie des cadets de Saumur qui arrêta l'invasion allemande en juin 1940 sur les bords de la Loire, et futur maire de Sailly-lez-Lannoy, vint habiter Wasquehal avec ses neuf enfants[199].

En 1955, décède Henri Demulier, ancien abbé de Wasquehal. Il fut prêtre du diocèse de Lille, militant du rapprochement Franco-Allemand[200] à dirigé La correspondance catholique franco-allemande (1923-1927) et fut aussi curé de la paroisse de Coudekerque-Branche[201]. Il fut considéré comme le prêtre pacifique. Il rencontra Benoît XV lors de son séjour à Rome en 1905[202].

Pendant cette période, des Wasquehaliens participent aux guerres de décolonisation comme Jacques Lannoy affecté au 2e régiment de spahis marocains, tué au combat à la fin de la Guerre d'Indochine ou encore la Guerre d'Algérie auquel participe Léon Desquenne habitant au 78 rue Voltaire[203].

Le Wasquehal contemporain

Article détaillé : Époque contemporaine.
La Création, les filles de Leucippe - Tableau d'Eugène Leroy, 1960-1981.

Un défilé d’inauguration de l’avenue Albert-1er, est organisé le 23 avril 1961. La Société l’Espérance Wasquehal Gym y participe[204].

Dans les années 1960, les ouvriers commencent leurs revendications et Pierre Charret, habitant avenue Clemenceau, militant communiste, résistant, filme entre 1964 et 1970, manifestations et grèves ouvrières[205].

En 1964, décès de Jules Massa, ancien propriétaire de l'Estaminet de la Mairie, rue Michelet (actuellement l'entrée du parking de la place Mendès France), soldat de la Première Guerre mondiale aux côtés de Paul Roos et ancien administrateur de la société de secours mutuels, "l'union mutualiste" de Wasquehal[206]. Le président de la république, Gaston Doumergue, lui décernera en 1928, une mention honorable comme administrateur de la société de secours mutuels l'union mutualiste[207]. Ses parents, Maria Catharina Antonetta Massa, né à Berg-op-Zoom aux Pays-Bas et qui descend des huguenots italiens ayant fui leur pays au début de la Réforme et Manuel Caulier, né à Anvaing, en Belgique sont issues de l'immigration venant de Flandre. Son épouse Sophie Adolphine Decottignies descend de Jehan de Cottignies, bourgeois de Lille et de Cottinius, premier Wasquehalien connu. Cette dernière est parenté avec Hector Franchomme, propriétaire de la Chocolaterie Delespaul-Havez, avec Jean François Joseph Brulois et Célestin Droulers, maires de Wasquehal, avec Louis Clément Lesaffre et Louis Antoine Bonduelle, tous deux fondateurs de la société Lesaffre et Bonduelle, Alcools de l'Abbaye, qui deviendra plus tard les sociétés Lesaffre et Bonduelle et avec Jean Caby, lieutenant de la compagnie des pompiers de Wasquehal. Ce dernier pourrait être parenté avec Léopold Caby, fondateur de l'entreprise française de charcuterie Jean Caby. Son petit-fils, Daniel Massa, sera longtemps président du Cercle Bourloire Saint-Nicolas de Wasquehal[208], administrateur au sein de la société d'économie mixte de l'entente sportive de Wasquehal, conseiller municipal à la ville de Wasquehal et médaillé de bronze de la jeunesse, des sports et de l'engagement associatif.

En 1966, André Dhondt filme sur Wasquehal le dressage de Flika par Paul Corteville[209]. Pierre Herman est élu maire de la ville en 1968 et pendant ces même élections, Lucie Vancapernolle devient la première femme à poser sa candidature à Wasquehal mais perd l’élection à une voix près, elle sera adjoint au maire, chargée des problèmes de la famille et du logement[210].

Paul Corteville et Dickie.

Lors de Mai 68, les employés de la Cima, bloquent l'usine[211]. En 1976 une autre grève se produira dans cette même usine qui sera appelé International Harvester[212].

En 1969, l'artiste tourquennois Eugène Leroy tient son atelier de peinture sur Wasquehal, rue Louis-Faidherbe, date à laquelle il peint le tableau La création, les filles de Leucippe[213]. En 1970, Maurice Delbart, journaliste à La Voix du Nord sort le livre Histoire et petite histoire de Wasquehal avec l'aide de Pierre Herman, maire de Wasquehal et Boris Dormieu, secrétaire général de la mairie de Wasquehal[214].

Le Wasquehalien Marc Bonte remporte le deuxième prix de chant au concours de la ville de Roubaix en 1973. En 1992, il se lance seul sous le pseudonyme de Marc Olivier. Il assure les premières parties de C. Jérôme, Jean-Luc Lahaye et Linda de Suza. La maman de Marc Bonte était chanteuse semi-professionnelle et a fait la première partie de Jacques Brel en 1955 à l’Eden à Mouscron, mais aussi celle de Johnny Hallyday, qui fêtait ses 18 ans. Elle était amie avec Isabelle Aubret et connaissait Raymond Devos[204].

En 1975, Marie-Christine Mouquet, née à Wasquehal, épouse John Livermore, issu d’une des plus grandes familles anglaises qui remonte à Alfred le Grand, qui a travaillé à la conception des avions Supermarine Spitfire pour le Débarquement de Normandie en juin 1944[215]. La même année, décède Édouard Leriche qui fut président de l'union des familles nombreuses, de Wasquehal-Capreau en 1941 et secrétaire de la société de secours mutuels La Famille de Roubaix[216]. Il a rédigé en 1942 le livre Charte du travail et famille[217] Il fut prisonnier lors de la Première Guerre mondiale. La Ville de Wasquehal à pour projet, de construire un établissement destiné à l’accueil de personnes âgées handicapées ou ayant perdu leur autonomie par suite de maladie ou d’accident. Un projet qui se réalise grâce à la création du SIVOM en 1975 et donc la mise en commun des moyens avec les villes de Marcq-en-Baroeul et Mouvaux[218].

En 1977, Jean-Paul Kozaczek, part jouer en semi-professionnel à l'Union sport Tourcoing football club puis en amateur à L'Entente sportive de Wasquehal, au Capreau Sport Wasquehal puis à l'Iris Club de Croix. Il est président depuis 1996 du club de supporters du Capreau Sport Wasquehal. Il a reçu les trois médailles de la jeunesse et des sports du Nord-Pas-de-Calais (or-argent-bronze). La remise de sa médaille d'or, s'est faite en présence des présidents de l'Entente sportive de Wasquehal, du Capreau Sport Wasquehal et de l'Iris Club de Croix[219]. Il recevra la médaille du district de Flandre et est citoyen d'honneur de la ville de Wasquehal depuis 1993. Création cette même année de La Manivelle Théâtre[220].

Lors des Élections municipales françaises de 1977, le maire Pierre Herman se représente sous la liste d'Union pour la gestion et la défense des intérêts de Wasquehal et voit comme adversaire principal, Gérard Vignoble, technicien des télécoms (syndiqué CGT) et habitant dans le quartier de l’Orée du Golf. Gérard Vignoble se présente sous l’étiquette de la liste d'Union et d'action des partis de gauche. Ce dernier fait liste commune avec Guy Meynard du Parti communiste de Wasquehal. L’échec de Pierre Herman serait pour certain, la conséquence de sa politique immobilière, de la requalification du centre-ville et de l'installation de l'usine d’incinération construite en 1975[221]. Lucienne Charret femme de Pierre Charret est une des premières adjointe de Gérard Vignoble[222].

Tous les ans depuis 1977, les enfants de CM2 des écoles publiques et privées de Wasquehal partent en classe découverte à la montagne dans la résidence Arriu Mage à Bielle[223].

Jérôme Dejonghe dit Jérôme le Courtilleux, géant de Wasquehal.

En 1978, la Maison des Jeunes et de la Culture, créait un Géant de processions et de cortèges, Alexandre le Garde-champêtre, il contribua à l'animation de la ville jusqu'en 1983, date où il fut volé[224]. Alexandre Viseur, était le garde champêtre du pont des voyous de Wasquehal, au début du 20e siècle Cette même année la ville de Wasquehal, lance un jumelage avec la ville de Beyne-Heusay en Belgique, auparavant, elle l'était avec Drogenbos.

En mai 1978, est inhumé sur Wasquehal, Jean-Charles Franchomme, habitant du Capreau et fils d'Hector Franchomme, propriétaire de l'entreprise Delespaul-Havez. Jean-Charles Franchomme prendra la suite de son père avec un héritier de la famille Fauchille et inventa avec ce dernier le Carambar en 1954[225].

Carambars originels

En 1980, est créé le géant Jérôme le Courtilleux en l'honneur de Jérome Dejonghe, ancien jardinier de l'empereur Guillaume II[226],[227]. Il se déplace sur le plateau d'une Ford A. Ses attributs sont ceux, classiques, du jardinier : un chapeau, un tablier bleu, un râteau et des fleurs.

À partir des années 1980, des entreprises ferment alors que la population augmente, les autres établissements opèrent alors une reconversion. En 1983, le stade municipal Léopold-Hantson devient le stade Arthur-Buyse en l'honneur du président fondateur et en 1985, création du Club-house[228].

En 1987, la ville achète Le Moulinage de Dunière-sur-Eyrieux en Ardèche qui était une ancienne fabrique de fil à soie. La ville y envoie ses centres de loisirs, ses classes découverte ou encore ses associations[229]. En 1988, est créé le Handball club Wasquehal Mons, sponsorisé par le maitre du fer de Wasquehal[230],[231].

La ville de Wasquehal participe au Tour de France à la voile, avec un équipage sponsorisé à l’époque par l'hypermarché Continent qui comporte Hans Bouscholte, Philippe Delhumeau et Thomas Coville[232]. L'équipage termine classée sixième au général. En 1990, Hans Bouscholte et Philippe Delhumeau remporteront le Tour de France à la voile sous les couleur de Wasquehal. Le bateau Ville de Wasquehal sera parrainé par Éric Tabarly en juin 1987, en vue du Tour de France à la voile de 1988[233]. En 1989 toujours est lancée l’idée intergénérationnelle, l'échange entre une classe de Wasquehal et les résidents d’un foyer de personnes âgées[234] et le 2 décembre 1989 est inauguré le nouvel orgue de l'Église Saint-Nicolas de Wasquehal, orgue réalisé par Gérald Guillemin. Ce nouvel orgue fera l'objet d'une captation musicale avec la sortie en 1994, d'un coffret sur le label Ligia records, avec les œuvres complètes à l'orgue de Dietrich Buxtehude, joué par Olivier Vernet[235]. Le 1er octobre 1990, décède sur Wasquehal Augustin Laurent, ancien ministre sous Charles de Gaulle, grand résistant, créateur du réseau de résistance France au Combat, ancien maire de Lille et premier président de la communauté urbaine de Lille.

Le challenge jaune est créé en 1990 par Thierry Gyre adjoint du maire de Wasquehal, il a l’idée de créer un événement solidaire annuel au mois d’octobre, de constituer un tapis de pièces jaunes récoltées sous le marché couvert de la ville au profit de 3 associations : Ludopital, Petits princes, Chiens guides d’aveugles. En 1994, le tapis doré de presque 600 m2 d’une valeur de plus de 180 000 F est inscrit dans le Livre Guinness des records[236].

Le football passionne les Wasquehaliens : l'Entente sportive de Wasquehal connait un match de gala face au PSG en 1991 lors d'un 32es de finale de coupe de France disputé au stade Arthur-Buyse où il sera battu sur un but de Safet Sušić, à la suite d'un penalty très discuté. Auparavant Reynald Descarpentries avait touché la barre transversale sur un tir en pivot (51e)[237].

En 1992 paraît un livre intitulé Wasquehal 15 ans de passion qui retrace toutes les réalisations depuis 1977[238].

Le premier concours international de Wasquehal-Saint Omer, concours d'orgue et chant sacré, est organisé en 1993, il verra par ailleurs Iain Simcock remporter le concours. En 1996 est organisé les 900 ans de la commune. Cette même année, est créée l’association Temps Danse[204].

Le renouveau du football wasquehalien notamment auprès de l'Entente sportive de Wasquehal qui accède en deuxième division en 1997, le club acquiert alors un statut professionnel durant 7 ans, grâce à sa présence en ligue 2 de 1997 à 2003[239].

Micheline Fiolet personnalité du monde associatif Capreausien, fonde en 1997 le Clave (Capreau Loisirs Animation Vie Environnement). Elle se verra remettre en 2013, un Wask d’Honneur[204].

En août 2000, des adolescents venus de Wasquehal, qui regagnaient une colonie de vacances à Dunières-sur-Eyrieux en Ardèche, sont victimes d'un accident de car qui fera une victime, Akim Chikh, habitant du Haut-Vinage[240],[241].

Création de l'association Éolienne en 2003. Cette association participera à tous les grands événements de la vie wasquehalienne, des 900 ans de la ville à l’Ours Blanc, en passant par le salon d’Art Floral, le Téléthon, la vente aux enchères lors du tsunami en Thaïlande, le concours de crèches ou encore le marché de Noël, dont elle est à l’origine. Elle a aussi œuvré à la construction des géants, collaboré avec Ludopital ou l’association R’Éveil[242].

En 2007 décède Caroline Aigle d'un cancer, elle est l'épouse de Christophe Deketelaere, né à Wasquehal, et une avenue est baptisée en son nom en 2009[243].

Cette même année, un groupe de travail visant à améliorer le quotidien des personnes touchées par le handicap se réuni en mairie. Ces réunions sont mises en marche dans le cadre de la mise en oeuvre de la loi de 2005 sur le handicap. C'est avec Pierre Liévequin, que d'autres travaux d’accessibilité seront lancés par la ville à l’intention des personnes à mobilité réduite (PMR) comme l’école Pierre-Lefebvre, la salle Leulier, la bourle et la ferme Dehaudt. Sur trois ans, la municipalité investira 900 000 € répartis sur trois itinéraires, la fin des travaux étant prévue fin 2014. Un troisième bassin sera construit à la piscine Calypso qui est gérée par le SIVU Thalassa Roubaix-Wasquehal. Car si l’établissement wasquehalien est déjà accessible aux PMR, le nouveau bassin sera adapté à toutes les formes de handicap sans exception. Une grande première dans la région et peut-être même en France. Financé par plusieurs collectivités, ce bassin devrait être inauguré début 2015 et la première pierre posée fin 2013-début 2014[204].

Disparait en 2008, Maurice Roëlens, docteur ès lettres, professeur de littérature française moderne et contemporaine à l'Université de Perpignan et de Lille, il publia romans et livres scientifiques. Cette même année, Wasquehal devient Ville Internet[244]. Encore en 2008, le conseil municipal junior voit le jour[245].

Le projet MAGUI est lancé en 2010. Le dispositif, inspiré par l'ordinateur simplifié Magui, vainqueur du concours Lépine 2008, permet l'accès aux seniors de la ville à une salle avec un accès à internet à la portée de tous. La mise en place du projet est faite lors de la semaine bleue 2012[246] en concomitance avec la création du Forum Emploi handicap à destination des personnes reconnues travailleurs handicapés[247].

Pour l'année 2012, Wasquehal compte 15 000 emplois[245].

En 2012 est organisé le Tournoi de l'Ours Blanc, qui sera mis en scène par Mario Luraschi[248], qui est la reconstitution du tournoi de l'Ours blanc de 1392[249]. Ainsi le public revit le combat de joutes chevaleresques entre le seigneur Jan de Ghistelles de Wasquehal et Jan de Gruuthuse. La ville prend exemple sur Tourcoing et organise l'opération estivale Wasquehal Plage en 2012 et 2013 sur le parc Gernez-Rieux qui accueille des activités ludiques et sportives, des plages de sable et d'herbe. L'édition 2013 sera un grand succès populaire qui dépassera le cadre de Wasquehal[250]

Début mars 2013, s’est tenue une cérémonie en soutien aux personnes détenues en otages. Hervé Ghesquière, ancien otage en Afghanistan est présent[251].

La ville de Wasquehal lance de gros investissements pour l'année 2013, 450 000 € pour la sécurité et l'entretien des écoles, 250 000 € pour l'accessibilité des établissements recevant du public pour les personnes à mobilité réduite, dans le cadre de la loi de 2005 sur le handicap et 110 000 € pour la numérisation du cinéma salle Marie-Christine-Barrault de l’Espace Gérard-Philipe[251].

En 2013, la dette par habitant diminue et passe à 1 128 €. Wasquehal présente ainsi sur le plan national un meilleur score que la moyenne obtenue par les villes de même strate[251].

L'ancien maire de Lille et premier ministre de François Mitterrand, Pierre Mauroy est venu inaugurer, en décembre 2012, une avenue à son nom, dans le quartier du Grand-Cottignies[245].

À l'occasion des élections municipales de 2014, Stéphanie Ducret, ancienne conseillère municipale de Gérard Vignoble, devient la première femme maire de Wasquehal[252].

Le wasquehalien Karim Chakim est le personnage central d’un film documentaire, Il respire encore (Still Breathing), d'Anca Hirte tourné en 2012. Il est présenté pour la première fois en compétition officielle dans le festival international de Nyon, Visions du réel (Suisse), le 18 avril 2016[253] où il décroche la mention spéciale du jury prix inter-religieux.

L'Affaire Fillon, affaire politique et judiciaire intervenant durant la campagne pour l'élection présidentielle française de 2017François Fillon est candidat après sa victoire lors de la primaire française de la droite et du centre de 2016, arrive jusqu’à Wasquehal où Bernard Mesureur apporte un élément à décharge pour le candidat de la droite et son épouse[254].

Gérard Vignoble sort de sa retraite pour faire chuter Stéphanie Ducret en 2020, il annonce son intention de participer à la campagne des municipales de 2020 avec pour objectif de faire tomber celle dont il ne prononce jamais le nom[255].

Évolution

Moyen Âge

Article détaillé : Moyen Âge.

Walter de Croix, évêque de Tournai érigea la paroisse de Wasquehal en 1252, sur l’actuelle place du général de Gaulle où était situé un cimetière depuis le haut Moyen Âge.

Époque moderne

Article détaillé : Époque moderne.
Statue de Saint-Maur (Église paroissiale du Bel Hellouin, Eure.

On trouve le quartier de Laoutre où se situe actuellement la rue Marie Curie. Le quartier de Laoutre est le fief de jacques du Pret, qui est anoblie avec son frère en 1457[256]. Dans ce quartier se trouve, un manoir et un moulin[257]. On trouve aussi à coté du Laoutre, le fief du Triestres, tenant à la Marque, et au fief de Wasquehal-La Marque. L'actuelle plaine des jeux et la Ferme Dehaudt font partie de l'ancien quartier Triestes ou Triet.

Dans l'enquête de mai 1491, messire Jehan Joseph, vice-curé, Jehan Béghin, bailli et receveur, Jehan Le Fevre, Chrétien Le Conte, Jehan Selosse, Jehan de Hennion et Jehan de Le Rue, déclarèrent que l'église du Centre a brulé[258].

En 1511, l'église est détruite et le cimetière est désaffecté pour y être construite sous la seigneurie de Robert de Ranchicourt et de Catherine de Bergues, une nouvelle église dédiée à Saint Maur. Le titulaire de l'église et patron de la ville est Saint-Maur, abbé de Glanfeuil. des documents de 1687 et 1624 affirment que saint-Maur est honoré et qu'un pèlerinage est organisé en son honneur et une confrérie, fort célèbre en ce lieu, dit le pasteur Blanpain, est érigé dans la paroisse. Cette église remplace l'ancienne église de 1252 et sera restaurée en 1566.

On trouve en 1670, le cabaret du Noir-Bonnet, ce qui démontre l’existence de ce quartier à cette époque. La rue Emile-Dellette, autrefois appelée la rue des Villas-Ouvrières, constitue l’ossature du Noir Bonnet. C'est le seul chemin partant en direction du Grand Cottignies. le Noir-Bonnet se développera surtout vers la deuxième moitié du XIXe siècle avec la filature du Nord et l’activité de quelques maraîchers. Il sera au début du siècle un foyer intense de la vie associative. D’après Maurice Delbart, journaliste, l’appellation donnée au quartier du Noir Bonnet proviendrait des mariniers déchargeant le charbon des péniches, du matin au soir, à l’écluse voisine. Le ‘‘bonnet des débardeurs’’ s’imprégnait très vite de la poussière du minerai.

La Révolution française

Article détaillé : Révolution française.

Le décret de l'Assemblée nationale des 20 et 23 novembres 1790 notifié par l'Assemblée constituante de 1789, la ville de Wasquehal est divisée en quatre sections, le Gauquier, l'Église, du Grand et Petit-Cottignies et du Cartelot.

La vie du Cartelot est rythmée par le travail des fermes, avec leurs basses-cours et leurs récoltes. On dénombrera Wasquehal en 1900, 14 exploitations. Progressivement, l’agriculture laissera place à l’industrie vers 1930, qui quelques décennies plus tard, sera remplacée par une économie de services. Le Cartelot est le témoin privilégié de cette évolution. En effet, le parc d’activités du Château Blanc s’y est largement développé.

En 1802, pour l'aménagement de la Marque, le maire Charles Hyacinthe Joseph Lespagnol de Grimbry fait planter des frênes au bord de la rivière et encore visibles aujourd'hui[259].

En 1820, en l'église de Wasquehal, deux cloches sont ajoutées, une grosse cloche, Joséphine-Charlotte, issue de la seconde église, dont le parrain et la marraine sont respectivement Charles Hyacinthe Joseph Lespagnol de Grimbry et Marie Jeanne Henriette Hyacinthe Joseph Thieffries de Rœux et une petite cloche, Caroline-Ferdinande, dont le parrain et marraine sont respectivement Charles François Marie Le Prévost de Basserode et Hyacinthe Joseph Desfontaines d'Azincourt[260]. Ces cloches sont installées sous l'autorité d'Antoine-Henri-Joseph Du Castillon, curé de Wasquehal. Ce dernier meurt le 11 décembre 1842, il est inhumé dans le cimetière qui jouxte l'église. Ces cloches sortent de l'atelier d'Eustache-François Corsin, fondeur de cloches à Lille.

Monarchie de Juillet

Article détaillé : Monarchie de Juillet.

Début des constructions en 1833, des écluses de Wasquehal[261].

L'église est de nouveau restaurée en 1841 par l'architecte néogothique lillois Charles Leroy, mais la restauration fait disparaître le clocher. Au moment de la restauration, Alphonse de Contencin, architecte, habitant de Wasquehal et fondateur de la commission historique, prend le soin de dessiner le monument[7],[262]. Ce dernier découvre une inscription qui donne la date de la construction en 1511, date inscrite à la retombée de la voûte de la nef et le nom de l'architecte Charles Gade ou Gody, originaire de Marquillies, et un signe ou monogramme qui durant le Moyen Âge étaient les emblèmes des confréries de la franc-maçonnerie[263]. La date de 1566, sculptée au-dessus de la fenêtre, semble indiquer une restauration cette année-là. En 1842 le corps d'Antoine-Henri-Joseph Ducastillon curé de cette paroisse, décédé le 11 décembre 1842 est inhumé dans le cimetière jouxtant l'église. Ses restes seront déplacés dans l'ossuaire du cimetière du Plomeux de Wasquehal en 1992 lors des fouilles amenant la construction de l'arrêt de métro.En 1843, le corps de Marie Anne Hyacinthe Joseph l'Espagnol de Grimby est déposé dans le caveau contre l'autel. En 1848, contre la muraille extérieur de l'église est inhumée, Marie-Joseph-Séraphine Le Prévost de Basserode, décédée le 7 janvier 1849, âgée de 83 ans. Elle sera réinhumée vers 1877 lors de la désaffection du cimetière de l'église pour être placé dans le caveau familliale des Lespagnol de Grimbry et le Prévost de Basserode, au cimetière du Centre, à Wasquehal. En 1873, sera inhumé contre la muraille extérieure de l'église, Auguste-Désiré Lamblin, ancien curé de la paroisse de la ville.

En 1855, se trouve sur Wasquehal, la congrégation des Filles de l'Enfant-Jésus.

Apparait à Wasquehal la Sucrerie Droulers fondée par Louis François Joseph Droulers. Ce dernier est le cousin d'Auguste Joseph Droulers qui fonde en 1890, le Chocolat Droulers à Fresnes-sur-Escaut. Louis François Joseph Droulers est le père de Celestin Droulers, qui sera maire de Wasquehal de 1871 à 1890[264]. En 1850, la Révolution industrielle entraine Wasquehal dans l’ère du chemin de fer et des grandes usines textiles.

En 1842, le sommier des chemins de fer indique que le préfet du Nord préconise une acquisition supplémentaire de brique pour la fondation du viaduc de Wasquehal (viaduc du Port du Dragon)[265].

Écluse du Triest.
L'église Saint-Nicolas de Wasquehal en 1841, dessin d'Alphonse de Contencin.

Second Empire

Article détaillé : Second Empire.
Machine à peigner la laine chez Holden.
Intérieur de l'église Saint-Nicolas.

Cette fin de siècle voit l’industrie chimique se développer et en 1863, création des tanneries Dupire à Wasquehal[266]. Un rapport sur les situations hygiéniques des cimetières du département du Nord sort le 13 février 1863. Ce rapport signale que le cimetière du Centre et de type classique avec un terrain humide et clôturé d'arbres et de murs.

Au XIXe siècle, Victor Albert Charles de Tenremonde et Caroline Marie Hubertine d’Artois née en 1821, Comte et Comtesse de Tenremonde, d’Estrée et de Mérignies, propriétaires demeurant au château de la Rosée à Mérignies, possédaient une propriété à Wasquehal, composée d’un ensemble de bâtiments, la ferme dite du Triest, entourée de terres cultivables, de prés, d’un verger, d’un jardin, et même d’un fournil. Ce domaine était délimité au nord par le chemin vicinal dit du Heule (rue du Molinel), les terres et le Château de Grimbry , à l’ouest et au sud par la rivière de la Marque, à l’est par le canal de Roubaix. Cet ensemble correspond de nos jours à la ferme Dehaudt, la plaine de jeux, le club de Football, la patinoire, le dojo, le cimetière du Plomeux, le funérarium et les terrain de tennis.

À Croix-Wasquehal dans l'avenue Hannart (actuellement avenue Jean-Paul Sartre) se trouve le peignage Holden avec une cheminée de 105 mètres de haut, elle est la plus haute du monde mais fragile elle est baissée à 92 mètres mais durant la Seconde Guerre mondiale, elle est détruite par l'occupant. À la fin du XIXe siècle se situe à Wasquehal la Société anonyme de la raffinerie de pétrole du Nord, dont Hector Franchomme est l'ingénieur-administrateur. En 1867, le conseil génaral du nord préconise la création d'une gare à Wasquehal pour desservir cette dernière et les communes de Croix et Flers[267].

Hector Alfred Léon Franchomme, ingénieur-administrateur de la Société anonyme de la raffinerie de pétrole du Nord.

Par suite du changement de tracé du canal de Roubaix, plusieurs parcelle de Wasquehal sont expropriées par jugement du tribunal de Lille du 23 janvier 1868.[268]. En 1871, un rapport adressé à l'Archidiocèse de Cambrai révèle que l'église construite en 1511 est trop petite, la générosité de l'abbé Boedt et la bienveillance du maire, monsieur Droulers, font que le 15 avril 1877 est posée la première pierre de la nouvelle église dans ce qui fut l'ancien cimetière jouxtant les deux premières églises. l'insuffisance de fonds ne permet pas d'achever le bâtiment. Cependant, le nouveau bâtiment n'a pas de nouveau clocher pour des raisons de coûts et l’ancien reste tel qu'il est au milieu de la place[269].

Le cadastre de 1875 précise que l'église possède un important cimetière. Il semble y avoir encore un cimetière autour de l'église car en 1893, y est inhumé Maitre Henri Vanalderwerelt, vice-doyen, curé de Wasquehal. Cette nouvelle paroisse devient l'église Saint-Nicolas de Wasquehal.

La gare de marchandise située sur le territoire de Wasquehal est inaugurée le 1er mai 1873 et la même année est créée la gare de Croix - Wasquehal. Un projet d'allongement de la halle à marchandise sera présenté le 10 septembre 1872[270].

Au Port de Wasquehal (actuellement au 17 rue Jean-Macé), se situe une écluse et à l'opposé, un estaminet bâtit en 1876. Cet estaminet sera appelé quelques années plus tard "Estaminet du Dragon" du nom donné par les clients à la tenancière qui avait mauvais caractère. Cet estaminet donnera son nom au Port de Wasquehal, le Port du Dragon. À partir de 1986, la maison éclusière deviendra, l'office de tourisme. Une salle d’exposition, ouverte aux artistes professionnels et amateurs et la Maison des Associations existe depuis le 1er octobre 2014 et l'"Estaminet du Dragon" est rasé et est remplacé par un petit parc. En 1937, on trouve comme marinier à l'écluse du Port du Dragon, Henri Verbeke, âge de 38 ans, domicilié rue Michelet et au service de la Raffinerie de pétrole du Nord. Il fait preuve de courage en sauvant de la noyade au niveau du Port du Dragon, Madeleine Duzutter, fille d'un marinier[271].

En 1877, s'achève le canal de Roubaix reliant la Deûle à l'Escaut par la marque canalisée de Marquette-lez-Lille à Wasquehal et par l'Espierres canalisée et vers 1900, mille péniches par an transiteront sur le canal d'une largeur de 12 mètres. La beauté des berges ombragées par les peupliers d'Alsace et les acacias en fait un lieu de promenade.

L'écluse du Port du Dragon, Wasquehal.

La Belle Époque

Article détaillé : Belle Époque.

Le 2 juillet 1880, les Tramways qui étaient tirés par des chevaux sont maintenant tirés avec des tracteurs à vapeur. La vitesse ne dépassait 8 km/h en ville et 20 km/h hors agglomérations, mais les municipalités de Mons-en-Barœul, Wasquehal et Croix, appuyées par des conseillers municipaux de Lille, demandèrent le remplacement des tracteurs et le retour à des attelages de chevaux, mais l'habitude prit le dessus et les protestations cessèrent[272].

En 1884, un rapport du Conseil général du Nord, signé par Achille Testelin, préconise l'achèvement du chemin vicinal du numéro 6 dit du Triez et dont le développement de la ville se trouve arrêté par l'insuffisance de ses communications[273]. Cette même année, Émile Savoye, chimiste de Lille, implante sur Wasquehal une usine de préparation de couleurs d'Aniline. Avec son décès en 1887, ses successeurs, messieurs Eycken et Leroy repprennent l'entreprise sous le nom "Manufacture Française de Produits Chimiques Eycken & Leroy"[274]. La Manufacture Française de Produits Chimiques Eycken & Leroy deviendra Saint-Gobain après la Première Guerre mondiale.

En 1886, Jean-Baptiste Simon créait la société Simon, entreprise de rollmops qui est la première entreprise de rollmops en France, basée dans le quartier du Capreau[275]. Toujours en 1886, Henri Dal, fils de cultivateurs de Wambrechies commence l'exploitation des terres de la ferme du Triest. Il se marie cette même année avec Léonie Aimée Lescroart. Son gendre Ernest Duthoit, époux de sa fille Marie Jeanne Dal, l’épaule puis lui succède, jusqu’à sa fin tragique en 1929. Omer Albert Dehaudt et son épouse Marie Adèle Vaillant, originaire de Vieux-Berquin reprenneront l’exploitation de la ferme, bientôt aidés dans leurs tâches quotidiennes par leurs huit fils. Propriété de la Filature du Nord, les terres sont vendues à la municipalité de Wasquehal en 1949. Le bail est contracté le 20 aout 1962 entre la Ville de Wasquehal et Gérard Dehaudt, fils d’Omer, pour la culture de 3.5 hectares de terres.

Vint la teinturerie Hannart Frères qui s'implante au cœur de la cité wasquehalienne en 1895. Cette teinturerie est une des plus puissantes d'Europe. Bâtie à la fin du XIXe siècle dans le quartier du Cartelot, au bord de la Marque, l'usine du Château Blanc produit à la fois des taquets pour les métiers à tisser et du tapioca. S'installe au Petit-Cottignies la manufacture Bréart-Mortiaux-Loneux, spécialisée dans la production de couleurs et de produits chimiques qui obtint des médailles d'or à l'Exposition internationale de Bruxelles de 1897, de l'Exposition universelle de Liège de 1905, et de l'Exposition universelle de Bruxelles de 1910[276]. En 1892, commence la construction du fort du Petit-Wasquehal[277].

Encart publicitaire Manufacture Oscar Loneux, Wasquehal.

Depuis 1891, rue Bernard-Palissy, existe l’école libre de fille, où un enseignement est prodigué par des religieuses, les sœurs de l’enfant Jésus, puis les Franciscaines de Calais, actuellement la Paroisse Saint-Nicolas au 24 rue Jean Bart[223].

Le pigeonnier du Haut Vinage est créé au début du siècle, il est circulaire, de type romain. Il est construit en briques rouges et en pierres blanches de Lezennes. Pendant la seconde guerre mondiale, il servirait de tour de guet et de contrôle pour l’aviation. Après le conflit, des villageois démontèrent l’escalier intérieur à usage de bois de chauffage.

En 1900, une vingtaine de fermes se trouvent encore sur la ville, comme la Ferme Selosse-Wallez qui appartient à Henri Joseph Selosse et à Félicité Wallez, située au fond de l'impasse Lavoisier, à l'emplacement de l'actuelle piscine. On trouve aussi les fermes Nivesse, Salembier et Jovenaux. Mais le vieillissement des installations annonce le déclin de l'activité rurale. Un tramway traverse le quartier du Petit Wasquehal, cette ligne relie Roubaix à Lille par Croix, Flers, Wasquehal et Mons-en-Barœul, est particulièrement fréquentée, surtout par la population ouvrière. Cette même année, les ouvriers fuient la ville pour s'installer à la campagne, ainsi naquit le Capreau en tant que quartier. Il y a de nombreux pinsonneux dans ce nouveau quartier et pour prendre les oiseaux, ils confectionnent des pièges que l'on appelle capreau. Ainsi est nommé le quartier. Certains s'installent à la limite de Mouvaux, de l'autre côté du Riez (petit ruisseau), du Trichon, sur le territoire de Wasquehal. Ce riez souterrain traverse la rue de Tourcoing et il faut l'enjamber en passant sur une planche, c'est pourquoi les anciens de la commune appellent encore l’extrémité du quartier du Capreau, "La Planche au Riez" Le Capreau n'a rien à envier à celle du centre, plus vivant et qui, favorable aux commerces, attire bientôt de nombreux industriels et commerçant. La terre argileuse de Wasquehal permet l'installation d'une briqueterie et de nombreux Belges viennent y travailler.

Dans les années 1900 toujours, on ne dénombrait dans la commune, pas moins d’une dizaine de grandes et belles demeures bourgeoises appartenant à de grands chefs d’entreprise. Au bout du Chemin du Cartelot, une magnifique bâtisse du XIXe siècle, a pour appellation "Château Blanc". Bâti au bord de la Marque, il fut la résidence d’agrément des derniers seigneurs de Wasquehal, les Seigneurs de Grimbry. En 1883, le domaine du Château Blanc fut loué à une congrégation religieuse durant quelques années, avant d’être vendu à Monsieur Dupire, industriel roubaisien qui y installa une tannerie. Aujourd’hui, le Château Blanc subsiste encore dans l’esprit des Wasquehaliens car il donne désormais son nom à un centre d’affaires où des entreprises ont élu domicile, rendant ainsi à cet endroit sa grandeur passée. Le Centre était également le siège d’activités associatives comme les jardins ouvriers, au Café De La Cloche.

Le nouveau clocher de l'église du Centre est construit en 1900 et le 5 avril de cette même année, l'abbée Maes, curé de la paroisse, bénit la première pierre. Un étui en cristal contenant des médailles et parchemins fut enfermé dans la maçonnerie. Sur ce parchemin on peut lire : "Le premier vendredi du mois, 5 avril de l'an de grâce 1900, sous le pontificat de Léon XIII, glorieusement régnant, MGR Sonnois étant archevêque de Cambrai, monsieur Désiré Delsalle étant maire de Wasquehal, je soussigné, Emile Maes, curé de Wasquehal, ai béni et posé la première pierre du clocher et des construction entreprises pour terminer cette église commencées il a 25 ans, par l'abbée Boedt, mon prédécesseur, messieurs Coupez et Maes, vicaires, ont assisté à cette cérémonie. L'architecte a été Monsieur Maillard, de Tourcoing, (Jean-Baptiste Maillard[278].), les entrepreneurs principaux messieurs Auguste Picavet et Jean-Baptiste Lepers de Wasquehal. Que le sacré-cœur de Jésus et la très sainte vierge bénissent l’œuvre commencée. Qu'ils préservent les ouvriers de tout accident pendant le cours des travaux." La cérémonie de bénédiction de la nouvelle église, avec son nouveau clocher, par l'abbé Paul Duthoit a lieu le 7 juillet 1901[269].

En 1901, la troisième église construite sur celle de 1511, est bénie par l'abbé Paul Duthoit. L’appellation d'un quartier Boers et la présence de la rue du Transvaal laissent à penser qu'en 1900, les habitants de Wasquehal avaient pris fait et cause pour les colons d’Afrique australe en guerre contre l’Angleterre. La Filature du Nord en 1902 s'installe sur une zone située entre la rue Pasteur, la place Gambetta, la rue du Molinel et le canal. La Filature est dirigée par monsieur Théodore Wippern et la firme est surnommée "les allemands".

Sous l'initiative du maire François Lejeune-Mullier qui mène une campagne active pour le développement de l'éducation, l'école Turgot ouvre en 1903, accueillant les habitants du Capreau, des Petits et Grands Cottignies, du Triez, du Cartelot et du Molinel.

Jusqu'en 1903, les habitants du Capreau allaient à la messe soit à la paroisse Saint-Éloi soit à l'église Saint-Pierre à croix et en 1904, l'archevêque de Cambrai décide d'ériger au Capreau une paroisse et en 1912 la construction de l'église Saint-Clément est achevée en 1912. Elle est bénie par Monseigneur Jean-Baptiste Carlier, vicaire général de Cambrai, le 3 septembre 1912. L'église est vandalisée le 1er octobre suivant, les chaises sont amassées au pied de la chaire et le feu y est mis. Le curé éteignit le feu avec l'aide des habitants[279]. On trouve en 1906, l'estaminet du Beau Passage, tenu par François Lejeune-Mullier, rue Sadi-Carnot (actuellement en face du 41 rue Sadi-Carnot)

En 1907 est construite la première station centrale électrique de Wasquehal par la firme Léon Monnoyer et Fils afin de desservir les concessions d'éclairage public de villes comme Roubaix, La Madeleine, Linselles et Deûlémont et de fournir le courant aux de tramways de Roubaix et de Tourcoing[280]. Suit en 1908, l'ouverture d'une maternité, place Fénelon, dans les locaux d'une partie de l'actuel hôtel de ville, elle est transférée en 1942 aux petits lits bleus, institution située dans l'ancienne propriété de Clément Béthune, mécène du Capreau et qui figurait dans l'annuaire des châteaux de 1899[281] et où se trouvait un parc qu se prolongeait jadis sur le terrain du stade Léo-Lagrange, il était entouré d’un bois et possédait même un moulin à eau. Ce château fut racheté par Albert et Alfred Motte. En juin 1934, la veuve Motte, Clémence Lepoutre en fait don à l'union des sociétés de secours mutuels de Roubaix-Lannoy. En 1940, y est créée une maternité qui sera lancé en 1943 et qui s'arrêtera en 1953 pour laisser place à un centre d'hébergement pour enfants en difficultés familiales appelé "La Maison d’Enfants du Capreau", avec le rachat par la société de Patronage de la région du Nord dont le siège est rue de l'Abbé-Bonpain à Marcq-en-Barœul.

Dans le journal La Croix de Roubaix-Tourcoing du 26 novembre 1908, il est mentionné la rue Saint-Louis dans le quartier du cimetière[282].

En 1909, la CIMA crée une usine à Croix-Wasquehal, avenue Hannart. Sa première vocation est la fabrication de matériel de fenaison. En 1912, le site s'adjoint d'une ficellerie ultra-moderne pour l'époque, dont la production d'avant-guerre s'exporte en plus des besoins du marché français[283]. 1909 sera aussi la création du Grand Boulevard qui permet de relier Roubaix à Lille et au niveau du Haut Vinage, il existe une passerelle de chemin de fer et c'est sur ce pont que furent tirés les coups de feu à l'origine des combats du Haut Vinage, le 3 septembre 1944[284]. La construction de l'église Saint-Clément est achevée en 1912. Elle est bénie par Monseigneur Jean-Baptiste Carlier, vicaire général de Cambrai, le 3 septembre 1912. L'église sera vandalisée le 1er octobre suivant, les chaises ont été amassées au pied de la chaire et le feu y sera mis. Le curé éteignit le feu avec l'aide des habitants[279].

En 1910, le Golf du Sart, est construit à cheval entre Wasquehal et Flers sur le site du Fort de Wasquehal. En 1908, Gaston Le Blanc, achète le terrain et le 13 octobre 1910, l'association de Golf du Sart est créée. En 1935, le club-house sera loué. c'est une construction de style Louis XIII, bâtie en 1760, qui appartenait au comte de Waziers.

En 1913, Frantz Weynants ouvre un atelier de réparation de vélos et de motos. Au fur et à mesure des années, son activité se développe et en 1932, il ouvrira un garage automobile[285]. Cette même année, voit l'arrivée de l'eau potable dans la commune et le château d'eau situé au Petit Cottignies permettra d'amener l'eau potable au Capreau. Les wasquehaliens fréquentent à cette période, les bains douches rue Paul-Lafargue.

Entre-deux-guerres

Article détaillé : Entre-deux-guerres.
Carte postale en noir et blanc d'un ensemble d'ateliers en brique surmonté d'une haute cheminée. Au premier plan figure une automobile et une roulotte hippomobile. Au pied de la carte postale figure une légende
Manufacture de couleurs Oscar Loneux vers 1918, Wasquehal.

Dans les années 1920, l'architecte Gabriel Pagnerre construit un grand nombre de villas et de maisons d'habitation dans la métropole lilloise dont notamment à Wasquehal, au 3 rue Jean-Bart, visible encore aujourd'hui[286]. La société Rabot Dutilleul est créée en 1920 par Henri Rabot (ingénieur IDN, aujourd'hui École centrale de Lille, promotion 1905) et Barthélémy Dutilleul. Le château Deldalle, construit en 1839, est visible de l'arrière de l'église Saint-Nicolas dont elle est attenante. Le 16 septembre 1923 est inauguré le carré militaire au cimetière du centre. Une fête de gymnastique est organisée pour fêter l'événement. On y trouve aussi la poste de Wasquehal, au 3 rue Charles-Preux (qui fut appelé rue de la Poste) avec la chapelle votive attenante et en face sur l'actuel parking du commissariat de Wasquehal se trouve la statue de la mère de miséricorde, qui maintenant se trouve à proximité de l'église Saint-Nicolas de Wasquehal. En 1924 est créé au 25 rue Delerue, le Cercle Bourloire Saint-Nicolas et qui est actuellement au 9 cité de la Paix[287].

En 1925, vingt maisons ouvrières sont édifiées, formant la Cité La Paix, dans le quartier du centre[288]. La Cité de la Paix, ex-cité Saint-Gobain, édifiée pour le bénéfice des salariés de l'ancienne cité Saint-Gobin. Cette cité présente un bel ensemble architectural de maisons disposant toutes d'un jardinet en devanture, et de jardins à l'arrière. La Mutuelle du Bâtiment et des Travaux Publics du Nord, est créée en 1928 à Wasquehal. Elle accompagne actifs et retraités du Bâtiment et travaux publics sur les régions Nord et Pas-de-Calais. Toujours en 1928, création des lotissement des Chalets, rue Delerue et rue Charles Preux, bâti à l'emplacement d'une ancienne briqueterie.

En 1929 est créée l'école Saint-Edmond, le nom étant donné en hommage à l'abbé Edmond Delcambre qui fut à l’origine du projet et qui était curé de l'église du centre[289]. Elle fut inaugurée le 14 octobre 1928 par l'évêque auxiliaire de Lille, monseigneur Georges Jansoone. En 1930 Albert Vanderbecken créait une petite usine d'impression à tapisser.

En 1929, est prise la décision de construire une école. Émile-Xavier Lhotellerie, instituteur retraité, est nommé Commissaire enquêteur sur le projet d'acquisition de terrain pour la construction du futur Groupe Scolaire Pierre Malfait, rue Delerue. Il donne ses observations qui sont présentées par les habitants sur le projet[290]. Les propriétaires refusent de vendre leurs terres agricoles et la mairie se résout à les exproprier. Des plans sont réalisés par l'architecte wasquehalien Henry Montaigne dès le 29 septembre 1930. Ce futur groupe scolaire remplace l'école communale qui est située sur la place de l'église, au coin de cette place et de la rue d'Austerlitz et pour remplacer les écoles publiques vétustes et inadaptées, avec celle de la place Gambetta pour les filles et de la rue Jean-Macé pour les garçons. La loi du 28 mars 1882, instituant l'école primaire gratuite et obligatoire et l'accroissement de la population fait que la municipalité décide de construire un groupe scolaire de style Art déco et qui serait fini en 1936. Le conseil général et le ministère rechignent à apporter leur contribution. Le maire de l'époque, dans un courrier de 1933 au Ministre de l'Instruction Publique, évoque pour justifier l'urgence de ces financements la nécessité de faire la classe aux élèves dans des locaux de fortune, salles de café et pièces d'habitations. Cette école dispose d'un jardin public où sera déplacé le monument aux morts édifié en 1923. Des tilleuls sont plantés dans la cour, au moment de l'inauguration, et existent toujours en 2018 mais certains ayant été manifestement enlevés. À la rentrée de 1936, le groupe scolaire de la rue Delerue, se nomme d'après le nom du résistant tué dans les combats du Haut-Vinage en septembre 1944, Pierre Lefebvre[223]. L'inauguration de l'école publique a donné lieu le 13 juin 1936 à des festivités importantes, coïncidant avec le 75e anniversaire de la Fanfare-Harmonie municipale, en présence de représentants de l'État et du Conseil Général.

En 1930, aux confins du territoire de Wasquehal et de Flers-lez-Lille (aujourd’hui Villeneuve-d'Ascq), à l’endroit où s’étendait dans les années 1920 la rase campagne, un nouveau quartier, Le Sart voit le jour en 1930 par la société anonyme coopérative d'habitations à bon marché "Le foyer" de Saint-Hilaire-lez-Cambrai[291], cela avait été permis grâce à la « loi Loucheur » du 13 juillet 1928, votée à l'initiative de Louis Loucheur, ministre du Travail et de la Prévoyance sociale qui prévoit l'intervention financière de l'État pour favoriser l'habitation populaire. Ce quartier de Villeneuve-d'Ascq appelé « le Sart » rappelle le travail des défricheurs qui agrandirent la clairière au XIIe siècle, dans la forêt du Barœul. Dans les années 1930, la croissance se confirme et on trouve des agences de Caisse d’Épargne et de prévoyance à Wasquehal[292]. On trouve au 47 rue Émile-Dellette, le café de Blanche Delcoigne et en 1937, nous avons une maison mortuaire au 2 impasse Diderot au Noir-Bonnet[271].

On trouve sur Wasquehal en 1933, le manoir du Molinel, avec pour propriétaire, monsieur Henri Cauiliez[293].

Le Fort Chabrol ancienne propriété de Jérôme Dejonghe sera démoli. Construit dans le quartier du Vieux Noir-Bonnet et bati sur une ancienne ferme bergerie, il est considéré comme insalubre. Ce fort qui se situe au fond de l'impasse Lavoisier, en contre-bas du canal de Roubaix abritait un quartier cosmopolite. Avant la guerre ce quartier fut appelé Mouffetard ou Port à Punaise. Il n'était pas rare d'y voir la police faire quelques arrestations de personnes indésirables[294].

En juillet 1934, Léon Lejeune, administrateur délégué de la Filature du Nord expose au maire la précarité de la situation de cette firme et de la crainte de devoir fermer l’usine et de congédier son personnel, soit 982 ouvriers et employés. Seule une réalisation importante de fond permettrait la continuation de la fabrication. À cet effet, la firme est disposée à réaliser la vente d’une grande partie de terrain située au Plomeux, entre ce hameau, le canal de Roubaix et la carrière Dal (actuellement allée Philippe Piat), d’une superficie de 6.5 hectares. Le conseil municipal décide de l’acquisition de ce terrain, bien situe entre l’agglomération du Centre et celle du Capreau, idéal pour prendre la relève du cimetière du centre, rue de Marcq, qui devient insuffisant et qui, proche des habitations ne peut être agrandi. Mais les finances de la ville sont au plus bas, avec une dette supérieure à 6 millions de francs, le ministère de l’intérieur refuse que la ville s’endette de 2 millions supplémentaires pour l’acquisition des terrains. En 1936 la société de la Filature du Nord a pu réaliser une partie d’actif par la fermeture de son atelier de tissage et la vente de ses métiers à tisser, réduisant son personnel à 600 ouvriers. Lorsque la guerre éclate, la Filature du Nord qui s’est associée à « Lanital Français », ne désire plus aliéner la propriété. En 1943, un autre terrain sera envisagé au Noir Bonnet, entre la rue des Villas, les Villas Ouvrières et le canal. Mais les études géologiques montreront que le terrain est trop humide, plus bas que les eaux du canal qui parfois s’y déversent. Il faudrait le drainer jusqu’à la rivière, d’où un cout exorbitant. Après guerre, devant le refus persistant des propriétaires à vendre le terrain tant convoité, une procédure de déclaration d’utilité publique sera enclenchée. L’acquisition effective des terrains par la municipalité sera faite en aout 1949, pour une somme de 4.810.000 francs pour la Filature du Nord, 225.000 francs pour Anital Français et 600.000 francs de dédommagement pour le fermier, Omer Dehaudt, qui exploite ces terres. à cela, s’ajouteront les frais d’aménagement du cimetière, évalués entre 8 et 10 millions de francs. Le cimetière du Plomeux ouvre enfin, à la Toussaint 1950. Un calvaire est édifié dans le cimetière en 1953 grâce aux dons des paroissiens des églises Saint-Nicolas et Saint-Clément de Wasquehal. Il est placé sur un terrain offert par la commune. Plus tard le Calvaire sera restauré grâce à un don d'André Gernez. En 1965, un logement de concierge est construit, occupe par le chef-fossoyeur, complété par un ensemble funéraire comprenant une salle d’autopsie, une morgue et un caveau d’attente permettant le dépôt des cercueils. Le premier conservateur du cimetière est Marcel Surmont.

En 1936, au 1 rue Delerue se trouve le café et le parc Moerman-Dumoulin, des propriétaires Rémi Moerman et louise Dumoulin où le dimanche soir a lieu le concours annuel des combats de coqs auquel assistent de nombreux amateurs. Ce tournoi a donné les résultats suivants : la Mairie de Wasquehal a battu les Commis, la rue Eugène-Guillaume s'est fait battre par le Noir-Bonnet, la Planche-Eplnoy a battu le Plomeux et Minsoul a perdu contre le Gallodrome de Wasquehal[295].

Situé au 2 quai des Canotiers, un estaminet exploité par Joseph Vandewièle est repris le 1er janvier 1936 par Kléber Loth. Il le transforme en restaurant à la cuisine traditionnelle et le dénomme "La Guinguette". Le dimanche après-midi, pour se détendre, les familles se promènent le long du canal et se retrouvaient dans le parc du restaurant autour d’une glace, d’une gaufre, d’une frite ou d’une boisson fraiche. Les enfants adorent les jeux, surtout "le Bateau" qui donnait des sensations fortes. Le restaurant sera rasé en 2011 et laissera place à un immeuble d’habitations.

Seconde Guerre mondiale

Article détaillé : Seconde Guerre mondiale.

En 1940, Victor Lefebvre, fonde le Capreau Sport Wasquehal[296]. Cette même année se trouvent les établissements Hollemaert et Cie, rue de la Scierie.

L'après-guerre

Article détaillé : Après-guerre.

En 1951, Paul Corteville habitant la ville, ayant déjà dressé des chiens de police et de pistage, se lance dans la formation de chiens guides d'aveugle[297].

En 1954, sont créées les Pompes Funèbres de Wasquehal par Paul Roos, rue Francisco-Ferrer, on note la présence d’un marché sur la place du centre à partir de 1954 après plus de 20 ans d’interruption et toujours en 1954, les établissements Il pleut Bergère ouvrent leurs portes.

En 1957, la société Lepers-Delourme Fils s'installe sur les berges du canal, au centre, au 26 rue Jean-Macé et cette même année est créée la teinturerie blanchisserie Duhamel par Henri Duhamel. En 1958, est créé le FC Wasquehal, dans le quartier du Capreau.

Fin des années 50, Marius Perlinski construit au fond de son jardin la première église évangélique de Wasquehal. L'église étant trop petite, Marius Perlinski échange un terrain lui appartenant (près de l'actuel restaurant Léon de Bruxelles) contre un terrain appartenant à la mairie de wasquehal pour faire construire en 2009 à côté de la première église, une nouvelle église évangélique.

Le Wasquehal contemporain

Article détaillé : Époque contemporaine.
Le Guinguette, rue Voltaire vers 1960.
Wasquehal en 1951. Vue sur le Grand Boulevard de Lille à Roubaix.

La Société du Crêpe qui était basée à Roubaix et fondée par les frères Willot s'installe à Wasquehal rue Christophe-Colomb, jusqu'en 1972[298]. Mise en service en 1964 dans les locaux de la Filature du Nord, rue Pasteur, du lycée Jacques-Yves Cousteau et en 1979, Jean Monneret, y réalise une peinture murale de 115 m2[299]. Le manoir de Grimbry, une des dernières demeures de Charles Hyacinthe Joseph Lespagnol de Grimbry est détruit en 1965 (actuellement rue Louis Lejeune). Il était jusqu'en 1863, la résidence de la famille de Grimbry. Elle était connue avant sa destruction sous le nom de Ferme Coursier.

Sous Victor Honoré, un carré militaire est construit en 1966 au cimetière du Plomeux, travaux faits par Gérard Étienne, tailleur de pierre de formation, employé communal et les concessions militaire du cimetière du centre y sont translatées. Le carré militaire du Plomeux sera inauguré le 30 octobre 1971 par le député-maire Pierre Herman, entouré du conseil municipal. Cette même année, ouvre, rue Francisco Ferrer, Ready Fleurs tenue par Francis Ready et Jeanne Vancappenolle. Ready Fleurs sera un des principaux fournisseurs en fleurs des Floralies et des manifestations de la ville de Wasquehal.

Avec l'élection de Pierre Herman en 1968, la ville adopte un vaste programme d'immeubles collectifs. Au début des années 1970, les entreprises de Wasquehal se regroupent dans la zone d'activité de la Pilaterie. La municipalité lance en 1974 la rénovation de la ville et notamment le centre-ville qui est faite par l'architecte Jean Willerval, architecte, professeur à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, membre de l'académie française d'architecture. Après Gabriel Pagnerre, c'est au tour d'un autre architecte, Jean-Pierre Watel, de laisser son empreinte dans la ville avec la maison Wallaert, construite en 1971.

Pierre Pigani crée la Maison des jeunes et de la culture de Wasquehal en 1971 et la piscine de Wasquehal est ouverte en 1974, sur un terrain appartenant au marquis Jean de Baynast de Septfontaines, fils de Georges André Louis de Baynast de Septfontaines, membre de l'Ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem. Ces derniers sont membres de la famille de Charles Hyacinthe Joseph Lespagnol de Grimbry. En 1972, Paul Corteville met sur pied l’école des chiens guides d'aveugle de Wasquehal. Dicky, sa première chienne, sera la première chienne guide de France[300] et sa femme Marguerite, recevait les non-voyants chez elle lors de leurs stages de remise de chien guide. Elle s’occupait des repas et de leur bien-être durant leur séjour. Albert Plécy, en 1973, sort le livre "les chiens du bon monsieur Corteville" aux Éditions de la Table Ronde, qui met en relief l’intérêt qu’il porte à la préparation des chiens-guides d’aveugles en permettant de perpétuer l’œuvre de Paul Corteville par la construction à Wasquehal de l’école des chiens guides d’aveugles, grâce à la générosité de ses nombreux lecteurs[301].

Deuxième Centre d'éducation des chiens guides de Paul Corteville au 69 rue Voltaire.

En 1974, la mairie fait construire un Incinérateur de déchets à la place de l'ancienne usine Saint-Gobain fermée en 1969 et qui pour les Wasquehaliens constitue une erreur tant pour l'esthétisme que pour l'environnement. La conséquence de cet accord par les élus, leur vaudra en partie l'échec aux élections municipales françaises de 1977. Les sièges sociaux et succursales se multiplient le long des deux grands boulevards, engageant Wasquehal vers le monde des affaires. Le Ministère des affaires culturelles et de l'environnement adopte l'arrêté du 26 février 1974 portant sur la création d'une zone de protection spéciale dans le département du Nord et extend l'obligation de la tenue d'un livret de chaufferie pour les villes de Lille, La Madeleine, Loos, Lomme et Haubourdin, Roubaix, Tourcoing, Croix, Wattrelos et Wasquehal. Toujours en 1974, la municipalité rachète le terrain de la propriété des loneux pour en faire le Parc Pompidou. En 1975, le Pont de la Marque subsiste encore avant d'être démoli pour agrandir la route.

Dans les années 1970, de nombreux cafés parsèment la ville, ce seront les derniers cafés historiques de la ville comme celui du Cheval Volant dans le quartier du Capreau au 129 rue Jean Wastyn, rue Jean Wastyn, tenu par Carmen Vanmeerhaeghe et le café Borreman rue Émile Dellette.

Le 11 décembre 1976, rue Salvador Allende à Wasquehal, est posée la première pierre de la Maison de cure médicale pour personnes âgées, connue sous le nom de V240. L’établissement accueillera son premier patient en novembre 1978, et en fusionnant avec la maison de retraite « Le Golf », deviendra en novembre 1999 le Centre Hospitalier Intercommunal[218].

En 1977, Gérard Vignoble inscrit dans son programme, le respect de l'environnement du centre ville et le rejet du projet ville-dortoir de son prédécesseur mais pour certains habitants, sa politique reste dans la continuité de son prédécesseur et commence alors la disparition du Wasquehal historique, avec notamment la démolition du château du Centre où sera construit le Foyer Quiétude en 1982[302] Implantation dans le quartier du Cartelot du centre commercial Continent en 1981[303].

Dans les années 1980, l’orgue de l’église Saint-Nicolas, qui date de la fondation de l'église, est abîmé et le projet Grandes Orgues est lancé en 1985 pour remplacer les grandes orgues, par des orgues construites à l'identique de celles du XVIIe siècle[304]. De nouvelles grandes orgues sont commandées et elles seront inaugurées en décembre 1989. Leur installation a été l’occasion d’une vaste restauration de l’église. La municipalité rachète en 1981, le Château Loneux, propriété des Loneux, en vente depuis le décès d'Albert Loneux, fils d'Oscar Loneux, pour en faire la mairie annexe en 1983[305].

1982 voit aussi l'inauguration des nouveaux locaux de l’école des chiens guides d'aveugles, rue Voltaire[306]. En 1983, André Ghysels fonde le cabaret patoisant, qui organise chaque année un gala annuel[307]. Les copés in deux, troupe humoristique originaire de Wattrelos, y débuteront quelques années plus tard. La plaine des jeux, inauguré le 22 septembre 1984 est baptisé "Parc Gernez-Rieux"

Depuis 1986, l'ancienne école primaire public des filles fait place à la maison du bridge. Débute la construction en 1986, du dojo régional, avec la création du Dojo Club de Wasquehal, œuvre de l’architecte Michel VandeMeersche. la construction se finit en 1988. le dojo, club phare du Nord de la France est dirigé par Gilbert Thulliez, karatéka français, ceinture noire 6e dan, champion de France et membre de l’équipe de France. Il est inauguré officiellement le 26 mars 1988. Toujours en 1988, le club de tennis de Wasquehal, s’est doté de quatre courts couverts inaugurés par Yannick Noah et Mansour Bahrami[308].

En 1990, les Tanneries Dupire, entreprise créée en 1863 quittent Wasquehal pour s'implanter sur le site de la tannerie Sueur à Châteauneuf-sur-Sarthe[266]. La tannerie était installé au bord de la Marque dans le quartier du Cartelot de proximité du château blanc qui fut la résidence d'agrément des derniers seigneurs de Grimbry.

Dans les années 1990, le conseil paroissial, avec le concours des habitants du quartier tels que Gérard Lemay, Pierre Pigani, Louis et Lucie Vancapernolle, a travaillé avec la municipalité de Wasquehal pour assurer l’avenir de ce lieu de culte. C’est ainsi qu’elle entre dans le patrimoine communal[309].

De tout temps, Wasquehal a cultivé sa réputation de ville horticole. Autant pour perpétuer cette tradition que pour contribuer à l'embellissement de la ville, Wasquehal et ses habitants participent au Concours des villes et villages fleuris, et chaque année ce ne sont pas moins de 300 personnes récompensées.

Après remise en état des bâtiments par des Wasquehaliens bénévoles, la ferme pédagogique Dehaudt a vu le jour sur le site de l’ancienne ferme de la famille Dehaudt. La ferme pédagogique Dehaudt propose depuis 1992, aux enfants et aux familles, des activités qui leur permettent de découvrir le monde animal et végétal[310]. La Ferme dehaudt est une des toutes premières fermes d’animations du département du Nord. Sa vocation de ferme animalière s’est affirmée avec la création du G.I.F.A.E. (Groupement International des Fermes d’Animations Éducatives). Elle bénéficie d’agréments délivrés par le Ministère chargé de la Jeunesse et des Sports au titre de l’éducation populaire, de Centre de Loisirs et Centre de Vacances, par le ministère de l'Éducation Nationale, le Ministère de l’Agriculture et le Ministère de l’Environnement.

En 1992, sous l’impulsion du président de la Communauté Urbaine de Lille, Pierre Mauroy, une commission est chargée d’étudier la possibilité d’implantation d’une patinoire sur la métropole. En 1994, le S.I.V.O.M, qui regroupe les communes de Marcq-en-Baroeul, Mouvaux et Wasquehal, fait l’acquisition de la patinoire d’entraînement d’Albertville, qui a servi lors des Jeux Olympiques d’hiver de 1992. Son exploitation en est confiée à une entreprise privée, dirigée par Willy Menager, l’ancien patron de la patinoire de Croix. La patinoire olympique "Serge Charles", dont la piste est longue de 56m et large de 26m, est inaugurée en février 1995. à cette occasion, dans les gradins disposés de chaque côté de la piste et pouvant accueillir 800 personnes assises, on pût admirer les exhibitions de Surya Bonaly, championne d’Europe de patinage artistique.[311].

En 1992, commence des fouilles sur la place d'Austerlitz en vue de la construction de l'arrêt de métro Wasquehal - Hôtel de Ville. On y trouve principalement des tombes du Moyen Âge. Dans celle des enfants on y trouve des billes en terre et des médailles en plomb de Saint Guylain[312].

En 1994, Pierre-Louis Carlier réalise le siège social de Promod, il travaille encore pour Wasquehal avec la réalisation du siège social de Verdi en 2016

L'incinérateur de Wasquehal ferme définitivement ses portes en 1998[313] puis sont implantés en 1999 deux arrêts de métro de la Ligne 2 du métro de Lille Métropole[314].

En 2001, le musée du cirque La Gardine est inauguré en présence d'Arlette Gruss[315].

Le site Onduclair ferme et la friche est transformée en zone d’habitation avec plus de 400 logements[316]. La zone commerciale village des Serres voit le jour en 2003 et regroupe quatorze cellules commerciales[317].

Le jury du Conseil National des Villes et Villages Fleuris donne à la ville de Wasquehal, le label des quatre fleurs[245].

En 2004, la ville s’offre un quatrième fleuron, distinction très rare en matière de fleurissement[318]. Quatre fois déjà, la ville a accueilli les «Floralies Départementales», une des plus célèbres manifestations horticoles[319].

En 2005, Le Stade Municipal Arthur Buyse disparait sous les bulldozers pour laisser place en 2007 à des logements privés. Depuis 2008, Wasquehal figure parmi les villes les plus florissantes de la Métropole. En effet la ville compte plus de 640 entreprises, dont des enseignes de renommée internationale, et 15 000 emplois pour une population de près de 20 000 habitants. Wasquehal, c'est aussi plus de 130 commerçants et artisans avec un savoir-faire incomparable. En 2006, l’entreprise Hibon s’implante à Wasquehal. En 2009, implantation à Wasquehal d'un caviste, dont Flore Brassart, finira demi-finaliste du Concours du Meilleur Caviste de France 2016[320].

En 2010, c'est l'ouverture d'une clinique destinée aux adolescents en souffrance psychique[321] et la création d'une maison d'accueil spécialisée pour les polyhandicapés dépendants dans tous les actes de la vie quotidienne[322] qui marquent l'année. Création à Wasquehal, avenue de Flandre, du laboratoire Vandaele[323].

Église Lille Métropole.

Cette même année l'Église évangélique de la métropole lilloise s'implante à Wasquehal[324] . La ville procède à la réglementation d'une zone bleue en centre-ville[325].

En 2012, les Transports Routiers Jean Decoyere, situés rue Marie Curie sont mis en liquidation judiciaire et, en 2017, un projet immobilier, Les Reflets de Wasquehal (Groupe Loginor), remplace les anciens bâtiments. L'espace culturel Gérard Philipe comprenant une salle de cinéma Marie-Christine Barrault de 102 places passe au numérique en 2013[326].

Un projet d’aménagement du terrain Loncke, rue Jean-Bart se met en marche en mai 2013. Le terrain sera aménagé en places de parking et en garages pour les propriétaires de la rue Kléber qui le souhaite. Cela augmente l’offre de stationnement et doit permettre la création d’une liaison piétonnière entre la rue Jean-Bart, l’église Saint-Nicolas, l’hôtel-de-ville et le métro, par l’impasse du Beau-Passage. Situé en coeur d’îlot, il sera relativement discret et n’altèrera pas l’identité architecturale du quartier[242].

Le 14 mai 2013, la résidence du Petit Cottignies est inauguré en présence de Pascal Joly, préfet délégué pour l’égalité des chances. Cette résidence est installée dans une ancienne aile du foyer logement Sergheraert, qui connait une baisse régulière de son nombre de résidents en raison de la politique nationale favorisant le maintien à domicile des personnes âgées. Ce projet lancé par la municipalité de Gérard Vignoble permet de loger 24 personnes ou couples sans enfant en état de grande détresse sociale[327].

L’école Pierre-Lefebvre accueille maintenant des enfants en fauteuil, en effet, une centaine de milliers d’euros a été investie par la Ville avec le concours du département du Nord. Il s’agissait de niveler la cour de récréation, d’installer des rampes d’accès et de supprimer les marches menant aux classes de cours. L’établissement date de 1936, une époque où on ne se souciait pas encore des difficultés rencontrées par les enfants handicapés. Cette action fut possible grâce à Pierre Lièvequin, conseiller délégué au handicap et à la maire de Lys-lez-Lannoy, Josiane Willocqueaux, vice-présidente de Lille Métropole chargée du handicap. La loi donne jusqu’en 2015 pour mettre aux normes les bâtiments publics et privés accueillant du public[328].

En 2014, une souscription publique a été lancée pour la restauration de l'église Saint-Nicolas et son clocher[329]. La municipalité par le biais du conseiller délégué aux travaux supervise les travaux qui comportent la réfection totale des pierres en mauvais état, le remplacement des briques manquantes, le rejointoiement. La flèche de l'église est remise en état ainsi que la charpente. La couverture aussi sera refaite, avec de l’ardoise violette. Le système qui permet d’actionner les cloches et notamment les marteaux est remis à neuf et les vitraux sont réparés[330].

En novembre 2016, l'EHPAD de la Résidence du Golf inaugure une unité de vie Alzheimer, en présence de Stéphanie Ducret et de Jean-René Lecerf[331],[332].

La ville de Wasquehal poursuit sa croissance et prend à Croix la place de troisième ville du Roubaisis en termes de population. Elle est passée de 20 990 habitants en 2016 à 21 343 en 2017[333] et en 2017, les Berges du Centre, programme de Bouygues Immobilier, s'installe en centre-ville sur le site des anciens établissements Lepers-Delourme Fils et des jardins ouvriers, rue Jean Macé[334]. C'était avec les Établissements Henri Tournaux, une des dernières entreprises historiques du centre-ville.

En 2017, un grand chantier de rénovation des écoles publiques est mis en route par la municipalité[335]. La commune de Wasquehal a investi 2,37 millions d’euros pendant les vacances scolaires pour améliorer, équiper et réparer les écoles publiques. Des rétroprojecteurs ont été octroyés aux établissements qui en avaient fait la demande et des visiophones vont être installés aux portes de toutes les écoles pour éviter les intrusions. Toujours en 2017, la municipalité installe un peu partout dans la ville des distributeurs de sacs plastique pour le ramassage des déjections canines. Cette initiative vient à la suite d'une campagne de sensibilisation voulue par la mairie contre les déjections canines. En 2018, au Jardin du souvenir du cimetière du Plomeux, est installé un puits de souvenir avec stèles, bancs et un pupitre pour permettre ainsi les cérémonies funéraires.

Politique et administration

Administration municipale

Article connexe : Conseil municipal (France).

Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du conseil municipal de Wasquehal[336]:

Groupe Président Effectif Statut
UDI Stéphanie Ducret 27 majorité
Unis pour Wasquehal Bernard Hanicotte 8 opposition

Tendances politiques et résultats

La ville de Wasquehal a alterné entre la droite et la gauche depuis l'établissement des maires en 1790. En 1901, marque l'arrivée des socialistes avec l'élection de François Lejeune-Mulliez qui resteront à la Mairie jusqu'en 1968 avec l'arrivée de Pierre Herman sous l'invesiture de l'UNR devenue l'UDR en 1967.

En 1977, Gérard Vignoble est élu sous l'étiquette PS puis glissera progressivement vers le Centre Droit (NC). Et enfin en 2014 l'UDI avec Stéphanie Ducret.

La campagne municipale de 2014 a vu huit listes prétendre à diriger la ville, une liste FDG, une liste PS-EELV, une liste DVG, trois listes DVD, une liste UMP-UDI menée par le maire sortant Gérard Vignoble[337]

Elle s'inscrit dans un contexte où le maire sortant était condamné en première instance par la justice[338] et où l'UDI est divisée dans l'investiture.

Officiellement, selon un accord national, Gérard Vignoble est soutenu par le parti UDI. Mais la fédération départementale soutient Stéphanie Ducret.

À la suite de la victoire de Stéphanie Ducret[339] l'UDI est à la fois dans la majorité et dans l'opposition, et le Conseil Municipal ne compte aucun élu encarté dans un parti de gauche.

Le 22 juin 2015, le Conseil d'État annule les élections de mars 2014 à la suite du recours d'Alexis Salmon tête de liste du Front national à Wasquehal pour une erreur administrative issue de la liste de Marijan Frigout (DVD) arrivée en seconde position au second tour[340].

À la suite de l'annulation de l'élection municipale de 2014, les électeurs Wasquehaliens sont à nouveau appelés aux urnes les 20 et 27 septembre 2015.

La campagne municipale de 2015 a vu à nouveau huit listes prétendre à diriger la ville : une liste FDG, une liste EELV, une liste PS, deux listes "citoyennes", une liste DVD, une liste LR-UDI officielle menée par Stéphanie Ducret et une liste FN. Au soir du premier tour, seules deux listes ont atteint les 10 % des suffrages exprimés nécessaires à la qualification pour le deuxième tour. Ni les partis de gauche officiels, ni les partis d'extrême droite ne peuvent se maintenir au deuxième tour.

Les électeurs ont le choix entre une liste LR-UDI officielle et une liste DVD dissidente.

À la suite de la victoire de Stéphanie Ducret, le conseil municipal ne compte que des élus qui se revendiquant du centre et de la droite[341].

Liste des maires

Article connexe : Maire (France).
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1793 Jean Joseph Brulois Républicain Laboureur
Censier
1793 1794 Louis Joseph Deleporte Républicain Ancien lieutenant
1794 1796 Jean François Joseph Brulois Républicain Censier
1796 1797 Pierre Albert Joseph Dumortier Républicain Censier
1797 1798 Louis Joseph Deleporte Républicain Ancien lieutenant
1798 1799 Jacques François Leuridan Républicain Censier
1799 1800 Louis Joseph Deleporte Républicain Ancien lieutenant

1800

1845

Charles Hyacinthe Joseph Lespagnol de Grimbry

Noblesse
Chevalier
Conseiller à la cour
Conseiller du parlement de Flandre
Propriétaire terrien
1845 1848 François Joseph Leuridan Républicain Cultivateur

1848

1849

Charles François Marie Le Prévost de Basserode

Noblesse
Chevalier
Colonel sous Napoléon 1er
Élève de Louis XVI
1849 1870 Louis Théodore Joseph Brulois Républicain Censier
1870 1871 Henri Joseph Adrien Mallet-Regnard Républicain Rentier
1871 1890 Célestin Droulers Républicain Fabricant de sucre
Distillateur
1890 1892 Désiré Delesalle Républicain Adjoint municipal
Cultivateur
1892 1896 Victor Delourme Républicain Cabaretier
Tonnelier
1896 1901 Désiré Delesalle Républicain Adjoint municipal
Cultivateur
1901 1919 François Lejeune-Mullier SFIO Militaire
Cabaretier

1919

1921

Charles Lepers

SFIO
Charpentier
Entrepreneur
Conseiller municipal
Président de l'union sociale et patriotique
1921 1944 Henri Détailleur RG Cafetier
Député de la 8e circonscription de Lille (1928 → 1932)
Conseiller d'arrondissement
1944 1945 Paul Marquilly CFLN Adjoint municipal
1945 1954 Ernest Dujardin SFIO Président des anciens combattants républicains
1954 1965 Gaston Heurtematte SFIO Employé de la Cima
1965 1968 Victor Honoré SFIO Conseiller municipal
mars 1977 Pierre Herman UNR puis UDR Député de la 8e circonscription du Nord (1962 → 1967 puis 1968 → 1973)
Conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais (1973 → ?)
mars 1977 mars 2014 Gérard Vignoble PS puis UDF-CDS
puis MoDem puis NC-UDI
Technicien supérieur des PTT
Député de la 8e circonscription du Nord (1988 → 1997 puis 2002 → 2007)
Conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais (1992 puis 1998 → 2002)
Conseiller général du canton de Roubaix-Ouest (1982 → 1988)
mars 2014 en cours Stéphanie Ducret[342],[343] UDI Conseillère régionale des Hauts-de-France (depuis 2015)

Liste des baillis

Article connexe : Bailli.

Le bailli était, dans l'Ancien Régime français, un officier de judicature représentant de l'autorité du roi ou du prince dans le bailliage, chargé de faire appliquer la justice et de contrôler l'administration en son nom. Il s'agissait de l'équivalent de nos actuels préfets. Wasquehal possédait jusqu'en 1781 des baillis[344].

  • Jehan de Laubiel (1365-1384)
  • Alard de Pontrewart (1384-1491)
  • Jean Beghin (1491)
  • Jacques du Hamel (1644-1653)
  • Jacques Cordonnier (1663-1677)
  • Martin Cordonnier (1677-1682)
  • Gilles Isambart (1684-1687)
  • jean-Wallerand Farvacque (1687-1709)
  • Adrien-François Bevier (1715-1719)
  • François-Joseph Le Monnier (1721-1723)
  • Nicolas Suing (1725-1753)
  • Albert-François Mulle (1755-1772)
  • Nicolas-Joseph Suing (1778-1781)

Jumelage

Article connexe : Jumelage.

Population et société

Démographie

Article connexe : Démographie.

Évolution démographique

Article connexe : Croissance démographique.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[346],[Note 1].

En 2015, la commune comptait 20 963 habitants[Note 2], en augmentation de 4,57 % par rapport à 2010 (Nord : +1,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4401 2621 5251 6221 5901 6721 7582 0342 040
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 2002 5012 7312 8243 0613 2753 6884 4054 901
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 9696 7037 0117 0418 50711 70712 16711 74112 363
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
13 63414 27416 39116 27517 98618 54118 93619 99820 963
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[347] puis Insee à partir de 2006[348].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

Article connexe : Pyramide des âges.
Pyramide des âges à Wasquehal en 2007 en pourcentage[349].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ans ou +
1,2 
5,2 
75 à 89 ans
10,3 
9,5 
60 à 74 ans
11,4 
20,7 
45 à 59 ans
20,4 
21,9 
30 à 44 ans
20,8 
19,6 
15 à 29 ans
16,8 
22,7 
0 à 14 ans
19,1 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[350].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Enseignement

Article connexe : Enseignement.
  • Le Collège Albert Calmette, au 30 rue Gaston Heurtematte
  • Le Lycée Professionnel Jacques-Yves Cousteau, au 27 rue Louis Pasteur
  • L'école maternelle publique Charles Perrault, au 7 rue du Haut Vinage
  • L'école maternelle publique Pierre Malfait, au 60 rue Delerue
  • L'école maternelle publique Françoise Dolto, au 32 rue Emile Dellette
  • L'école maternelle publique Louis Aragon, au 29 rue Jacques Turgot
  • L'école élémentaire publique Charles de Gaulle, au 36 rue Léon Jouhaux
  • L'école maternelle publique Pierre Malfait, au 60 rue Delerue
  • L'école élémentaire publique Marcelle Detaille, au 123 rue Emile Dellette
  • L'école élémentaire publique Pierre Lefebvre, au 62 rue Delerue
  • L'école élémentaire publique Jacques Turgot, au 18 rue Jacques Turgot
  • L'école maternelle et élémentaire privée Notre Dame, au 4 rue de Tourcoing
  • L'école maternelle et élémentaire privée Saint Edmond, au 25 rue Delerue

Une expérience pilote est tentée en 1997 par Véronique Six et Nicole Roelens, formatrices en enseignement précoce des langues vivantes, visant l'apprentissage de l'anglais de l'École maternelle au Cours moyen 2e année[351]. L'apprentissage précoce de l'anglais avait débuté à la rentrée scolaire de 1987 sous la volonté du maire Gérard Vignoble[352].

Depuis la rentrée 2016, l'école maternelle Charles Perrault (anciennement Maria Montessori) bénéficie d'un apprentissage de l'anglais dès la Petite section de maternelle.

Santé

Article détaillé : Santé.

Sports

Article détaillé : Sport.
  • Le Wasquehal Football
  • Le Capreau Sport Wasquehal
  • Les Lions de Wasquehal
  • L'Entente Patinage Wasquehal Lille Métropole
  • Le Boxing Club de Wasquehal
  • Le Fémina Wasquehal Basket
  • Le Wasquehal Flash basket
  • Le Roller Skating Club de Wasquehal
  • Le Kayak Wasquehal Club
  • La Palanquée de Wasquehal
  • Le Phoenix Floorball Club
  • Le Wasquehal Futsal
  • L'Espérance Wasquehal Gym
  • Le Tennis Club de Wasquehal
  • L'Association Boulistes
  • Le Wasquehal Badminton Club
  • Le Dojo Club de Wasquehal
  • Le Cyclo Club de Wasquehal
  • Le Karaté Club de Wasquehal
  • L'Aïkido Wasquehal
  • Le Roller Skating Club
  • Le Tennis Club Wasquehal
  • Le Volley Club de Wasquehal
  • Wasquehal Triathlon

Cultes

Article connexe : Culte.

Wasquehal est un lieu du catholicisme depuis les origines de la ville. Elle dépend depuis 2010 de la paroisse Frédéric Ozanam du doyenné de Roubaix.

Associations

Article détaillé : Association loi de 1901.
  • Aedo Time
  • Aktionsport
  • Alain et l'Autre
  • Association Nautique des Hauts-de-France de Wasquehal
  • Association de taï-chi-chuan et qi gong
  • Association Lyrique Wasquehalienne
  • Association de musique contemporaine
  • Association des Amis de la Culture Franco-Perse
  • Bienvenue
  • Association Wasquehalienne de Tir
  • Association Wasquehalienne de Véhicules Anciens
  • Association Généalo 59-62-02-Belgique
  • Cabaret Patoisant
  • Clasc
  • Clave
  • Centre Social La Maison Nouvelle
  • Centre Social de l'Orée du Golf
  • Chorale Saint Nicolas
  • Chœur Maitrisien du Conservatoire
  • Cinéma Gérard Philipe
  • Club du Bon Accueil
  • Club Loisirs et amitiés
  • Club Minéralogie et Paléontologie
  • Club des Chiffres et Lettres
  • Collectif Océane et Noé
  • Coupe Couture Peluche Patchwork
  • Danse au pluriel
  • Divertimento
  • École de Sauvetage et de Secourisme de Wasquehal
  • Église Evangelique
  • Elevages sans Frontières
  • El Paradino
  • Ensemble Vocal Qu'Artz
  • Éolienne
  • Espace Cirque La Gardine
  • Euro Métropole Rallye Organisation
  • L'Autopompe
  • Fraternelle des Anciens Combattants de Wasquehal
  • Grandparenfant
  • Hugo Entend mes Mots
  • La Boîte à Magie
  • La Bourloire Saint Nicolas de Wasquehal
  • La Ferme Dehaudt
  • La maison du Bridge
  • La Manivelle Théâtre
  • La porte Latine
  • La Tulipe
  • Le Tri Marrant
  • Maison des Jeunes et de la Culture
  • Le cavalier Noir
  • Les Donneurs de Sang
  • Les Supporters de l'ESW
  • Les usagers du Moulinage
  • Musique et Détente
  • Nord Madame
  • R'Éveil
  • Récup' et Fabrik
  • Rotary Club Croix Wasquehal
  • Scouts et Guides de France
  • Signum
  • Solidarité Wasquehal
  • Temps danse
  • Théâtre Louis Richard
  • Variations
  • Voix Si Voix La
  • Wask'Aînés
  • Wasqu'Anne Danse
  • Wasquehal Aide Humanitaire
  • Wasquehal en Transition
  • Wasquehal liens
  • Wasquehal Marche
  • Wasquehal Sophrologie
  • Wasquehal Reliure
  • Worms

Manifestations culturelles et festivités

Article détaillé : Manifestation.
  • L'Opération pièces jaunes créée par Thierry Gyre, adjoint au maire de Wasquehal, la même année que l'AFTT pour Ludopital, en 1990.
  • Les foulées du cœur organisée par le milieu associatif de la ville. Cette manifestation à but humanitaire au profit de plusieurs associations de la ville, regroupées au sein de Wasquehal solidarité.
  • La bourse aux minéraux et fossiles[353]. Elle est organisée par deux associations, basées dans cette ville, le club minéralogique et paléontologique de la Métropole Nord, et le club géologique de la Poste.
  • La braderie du centre, organisée traditionnellement par l'association des Médaillés du Travail au début septembre.
  • Le forum des associations, organisé par la municipalité, mi septembre.
  • L'opération "L'été à Wasquehal" organisée par la municipalité. la Plaine de Jeux accueille chaque année des animations tel que le kart, kayak, châteaux gonflables, balades à poney et football.

Culture et patrimoine

Espaces naturels

Article connexe : Parc.
  • La ville possède plusieurs espaces naturels comme le Parc Gernez-Rieux, d'une superficie de 5 hectares.

Monuments aux morts

Article connexe : Monument aux morts.

Cimetières

Article connexe : Cimetière.
  • Cimetière du Plomeux, au 9 rue du Molinel. Ce cimetière fait partie des 73 000 cimetières répertoriés dans lesquels reposent des soldats du Commonwealth. Une plaque officielle du Commonwealth War Graves Commission est apposée à l'entrée du cimetière. Il possède également un carré militaire où sont inhumés des soldats, résistants et victimes civiles.
  • Cimetière du Centre, au 35 Rue de Marcq-en-Barœul. Charles Hyacinthe Joseph Lespagnol de Grimbry, dernier seigneur de Wasquehal, y est inhumé.

Sculptures

Article connexe : Sculpture.

Personnalités liées à la commune


Héraldique, drapeau, logotype et devise

Article connexe : Héraldique.


Blason Wasquehal.png

Les armes de la commune de Wasquehal se blasonnement ainsi :
Echiqueté d'argent et de gueules, chaque pièce d'argent chargée d'une moucheture d'hermine de sable.[354]

La devise de Wasquehal est Virtus in virtute, ce qui signifie en latin : « courage dans la vertu ».

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Infrastructures

Culturelles

Article détaillé : Culture.
  • La Bibliothèque Maxence Van der Meersch, au 4 rue Pasteur
  • Le Conservatoire de Wasquehal, au 23 avenue de Flandre
  • La Maison des jeunes et de la culture, au 68 rue Delerue
  • La Compagnie Théâtrale La Manivelle, au 18 rue Louis Lejeune
  • Le Musée Espace Cirque la Gardine, au 41 avenue de Flandre

Pédagogiques

Article détaillé : Pédagogie.
  • La Ferme Dehaudt à l'impasse du Triest

Publics

Article détaillé : Service public en France.
  • La Mairie avec son jardin public, au 1 rue Michelet
  • La Mairie annexe, au 147, rue Louise Michel
  • Le Bureau de Poste, au 70 rue Delerue
  • Le Bureau de Poste du Capreau, au 22 rue Louis Lejeune
  • le Funérarium, 17 rue du Molinel
  • La Caisse primaire d'assurance maladie, au 8 rue Francisco Ferrer
  • Le Centre Communal d'Action Sociale, au 4 rue Michelet
  • La Gare de Croix-Wasquehal, au 2 rue Denis Papin

Sportives

Article détaillé : Équipement sportif.
  • Le Complexe Lucien Montagne pour la pratique du football (Wasquehal Football) et de la boxe (Le Boxing Club de Wasquehal), au 11 rue du Molinel
  • La Patinoire Serge Charles Lille Métropole pour la pratique du hockey sur glace (Les Lions de Wasquehal) et du patinage (Entente Patinage Wasquehal Lille Metropole), au 13 rue du Molinel
  • Le Dojo Club de Wasquehal, pour la pratique du judo (Dojo Club Wasquehal), du karaté (Karaté Club de Wasquehal), de l'aïkido (Aïkido Wasquehal), de la musculation et du fitness (GV Wasquehal), au 15 rue du Molinel
  • Le Complexe André Alsberghe pour le tennis (Tennis Club Wasquehal), tennis de table (Wasquehal Tennis de Table) et le badminton (Wasquehal Badminton Club), au 1 bis impasse du Plomeux
  • La Salle Lavoisier pour la pratique de la gymnastique (Espérance Wasquehal Gym), du futsal (Wasquehal Futsal Club) et du floorball (Phoenix Floorball Club), au 55 rue Lavoisier
  • Le Centre Nautique Calypso pour la pratique de la plongée sous-marine (La Palanquée de Wasquehal), au 46 rue Lavoisier
  • Le Club de Kayak pour la pratique du canoë, kayak, slalom et du kayak-polo (Kayak Wasquehal Club), au 1 chemin du Halage
  • La Salle Pierre Loti pour les équipes féminines de basket-ball (Femina Wasquehal Basket), au 72 rue Pierre Loti
  • La Salle Paul Hantson pour le volley-ball (Volley Club de Wasquehal), au 36 rue Léon Jouhaux
  • Le Complexe Léo Lagrange comprenant le stade Léo Lagrange pour la pratique du football (Wasquehal Football) et la Salle Robaeys pour la pratique du basket-ball masculin (Wasquehal Flash Basket), au 66 rue Louise Michel.

Dans la culture

Au cinéma

Article détaillé : Cinéma.

À la télévision

Article détaillé : Télévision.
  • 2013 : Commissaire Magellan de Laurent Mondy dont des scènes sont situées au centre-ville et au cimetière du Centre à Wasquehal.

Voir aussi

Bibliographie

Article détaillé : Bibliographie.
  • Wasquehal, regard sur le passé par Emile Vignoble et Marie-Noëlle Leclercq, Éditeur : Office de Tourisme de Wasquehal (ISBN 2-9503452-0-4)
  • Une Histoire de Wasquehal par Emile Vignoble, Éditeur : Office de Tourisme de Wasquehal (ISBN 2-9502265-0-7) (notice BnF no FRBNF34942248)
  • Wasquehal, la mémoire de nos racines. La flandre médiévale, terre d'hommes, terre d'histoire par Bernard Decottignies
  • La petite histoire de Wasquehal par Jean-Pierre Smagghe-Menez, Éditeur : Publibook/Société des écrivains (ISBN 9782748355376)
  • Au temps des fourches par Henri Dorgères, Éditeur : France-Empire (ASIN B0000DNHAQ)
  • Histoire et Petite Histoire de Wasquehal par Maurice Delbart

Articles connexes

Liens externes

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Notes et références

Notes

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références

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  2. a et b Centre de Recherche Généalogique Flandre Artois (crgfa.org)
  3. a et b Blue Links, un programme européen de premier plan pour la réhabilitation des canaux (bluelinks2008.org)
  4. a b et c « Ville de Wasquehal », sur cartesfrance.fr
  5. Climat de Wasquehal en 2016 (linternaute.com)
  6. « Wasquehal-Nord », sur www.linternaute.com, L'encyclopédie des villes de France (consulté le 3 novembre 2009).
  7. a et b Statistique archéologique du département du Nord (books.google.fr)
  8. Mémoires de la Société d'émulation de Roubaix (gallica.bnf.fr)
  9. Carte d'État-Major (geoportail.gouv.fr)
  10. Toponymie générale de la France: Tome 2, Formations non-romanes (books.google.fr)
  11. Bulletin de géographie historique et descriptive / Comité des travaux historiques et scientifiques - 1910 (gallica.bnf.fr)
  12. histoire de Wasquehal (mairiei0.alias.domicile.fr)
  13. Mémoires de la Société d'émulation de Roubaix (gallica.bnf.fr)
  14. Inventaire des Sceaux de la Flandre (books.google.fr)
  15. Célébration du Tournoi de l'Ours Blanc (lavoixdunord.fr)
  16. 20 générations de la famille Prouvost 1397-2008 (thierryprouvost.com)
  17. Tableau généalogique de Charles Prouvost (thierryprouvost.com)
  18. La bourgeoisie lilloise au Moyen Âge (persee.fr)
  19. Mémoires - 1889 (books.google.fr)
  20. Liederic van Lichtervelde (geni.com)
  21. a b et c Mémoires de la Société d'émulation de Roubaix (gallica.bnf.fr)
  22. Dictionnaire de l'ameublement et de la décoration (gallica.bnf.fr)
  23. a et b Mémoires de la Société d'émulation de Roubaix (gallica.bnf.fr)
  24. Mémoires de la Société d'émulation de Roubaix (gallica.bnf.fr)
  25. Les contrats de Mariages (messien-genealogie.com)
  26. Inventaire sommaire des Archives communales antérieures à 1790 (books.google.fr)
  27. Mémoires de la Société d'émulation de Roubaix (gallica.bnf.fr)
  28. Bulletin : histoire et archéologie Flandre, Tournaisis, Cambrésis, Hainaut, Artois / Société d'études de la province de Cambrai - 1909 (gallica.bnf.fr)
  29. Mémoires de la Société d'émulation de Roubaix (gallica.bnf.fr)
  30. Bulletin de la Société de géographie de Lille (gallica.bnf.fr)
  31. Mémoires de la Société d'émulation de Roubaix (Mémoires de la Société d'émulation de Roubaix)
  32. Société d'études de la province de Cambrai (gallica.bnf.fr)
  33. Histoire de la chirurgie à Lille. Tome 2 / par Edmond Leclair. (gallica.bnf.fr)
  34. Bulletin de la Commission historique du département du Nord (gallica.bnf.fr)
  35. Blaise de Lespierre 1510-1574 (geneanet.org)
  36. Contrairement à ce qui est souvent écrit il n'y eut aucune déclaration de guerre à l'archiduché d'Autriche, celui-ci n'étant pas alors un État souverain, mais une des possessions de la maison d'Autriche, faisant partie du Saint-Empire, ni à François II en tant qu'empereur du Saint-Empire car il ne fut élu empereur des Romains que le , puis couronné à Francfort-sur-le-Main le .
  37. Les volontaires nationaux pendant la Révolution (gallica.bnf)
  38. Décrets prononcés [dans les séances du 20 septembre au 2 octobre 1792 [- Suite des décrets prononcés dans les séances des 3 et 4 brumaire de l'an quatrième de la République française une et indivisible] ] (gallica.bnf)
  39. Carnet de la Sabretache : revue militaire rétropective (gallica.bnf)
  40. Société d'émulation de Roubaix (books.google.fr)
  41. Archives parlementaires, recueil complet des débats législatifs et politiques des Chambres françaises de 1800 à 1860 (gallica.bnf.fr)
  42. Histoire des gardes wallones au service d'Espagne D'Henri-Louis-Gustave Guillaume (books.google.fr)
  43. Mémoires d'agriculture, d'économie rurale et domestique / publiés par la Société royale d'agriculture de Paris de 1815 (gallica.bnf.fr)
  44. Journal Le Constitutionnel du 13.07.1845 (gallica.bnf.fr)
  45. Généalogie de Philippe Le Prévost de Basserode (gw.geneanet.org)
  46. Réception de l'empereur Napoléon III à la Bourse et Pose de la première pierre du monument à Napoléon Ier - Chambre de commerce de Lille - 1853 (gallica.bnf.fr)
  47. Louis Ernest de Muyssart 1795-1841 (gw.geneanet.org)
  48. Rapport au Conseil de santé des armées sur les résultats du service médico-chirurgical aux ambulances de Crimée et aux hôpitaux militaires français en Turquie, pendant la campagne d'Orient en 1854-1855-1856 (gallica.bnf.fr)
  49. La Presse du 17/08/1856 (gallica.bnf.fr)
  50. Gazette du Nord du 26/05/1911 (www.bn-r.fr)
  51. [=Journal%20de%20Roubaix&pr_annee=1911&pr_mois=05&pr_jour=18&date_debut=&date_fin=&from=presse&sort=tri_titre%20asc,date_formated%20asc&start=0&nb=3 Journal de Roubaix du 18/05/1911] (www.bn-r.fr)
  52. Bulletin des lois de la République, volume 11 (books.google.fr)
  53. Bulletin de la Société d'acclimatation (gallica.bnf.fr)
  54. Le journal de Roubaix du 28/10/1933 (bn-r.fr)
  55. Chanson nouvelle Chantée Par Les Amis De Flers Wasquehal, Société Fondée À Flers, Mi-Carême De 1875 (gallica.bnf.fr)
  56. Chanson nouvelle en patois de Wasquehal : chantée par las amis réunis du Rossignol / composée par Victor Daygers, (gallica.bnf.fr)
  57. Antoine Charles Delestraint (genealogieonline.nl)
  58. Roubaix radical du 19/08/1883 (gallica.bnf.fr)
  59. La Réforme sociale de juillet 1909 (gallica.bnf.fr)
  60. Henri Dubar (1841-1890) et Pierre Bayart Colombier (1882-1968) (persee.fr)
  61. La rose, une passion française (1778-1914) de François Joyaux (persee.fr)
  62. L'Effort : bulletin mensuel de la Fédération de la jeunesse catholique de Roubaix de mars 1913 (gallica.bnf.fr)
  63. Biographie de Joseph Hentgès (maitron-fusilles-40-44.univ-paris1.fr)
  64. La Chorale de Saint-Nicolas (choralestnicolas.fr)
  65. Journal de Roubaix du 03/02/1890 (bn-r.fr)
  66. Le petit journal du Parti social français. (gallica.bnf.fr)
  67. Rapports du Préfet et délibérations du Conseil général / Conseil général du Morbihan du 18.08.1890 (gallica.bnf.fr)
  68. Recueil des arrêts du Conseil d'État de 1890 (gallica.bnf.fr)
  69. Le Gaulois : littéraire et politique du 09 mai 1890 (gallica.bnf.fr)
  70. La Justice / dir. G. Clemenceau ; réd. Camille Pelletan - 10 mai 1892 (gallica.bnf.fr)
  71. histoire de fouilles du fort de Mons (fortdemonsenbaroeul.blogspot.fr)
  72. Numéro L'Intransigeant du 22 octobre 1892 (fortdemonsenbaroeul.blogspot.fr)
  73. Collection complète des lois, décrets, ordonnances, réglements, et avis du Conseil d'Etat par J. B. Duvergier-1892 (gallica.bnf.fr)
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  78. Journal La Croix du 03.04.1894 (gallica.bnf.fr)
  79. Guide Rosenwald 1894 (gallica.bnf.fr)
  80. Journal de Roubaix du 09/08/1929 (gallica.bnf.fr)
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  101. Avertissement major et commandant Hofmann du 16/12/1914 (bn-r.fr)
  102. Journal de Roubaix du 07/01/1934 (http://roubaix-bnr.cd-script.fr)
  103. Conservation des bons de monnaie en juin 1915 (bn-r.fr)
  104. monument au mort de l'oise (http://albindenis.free.fr)
  105. Bulletin des réfugiés du département du Nord du 06.09.1916 (https://gallica.bnf.fr)
  106. Aérodrome de wasquehal (anciens-aerodromes.com)
  107. Jagdstaffel 17 (frontflieger.de)
  108. Fiche militaire d'Henri Détailleur (archivesdepartementales.lenord.fr)
  109. 1918-2008, Le chemin de la mémoire (mairiei0.alias.domicile.f)
  110. Liste des prisonniers du Bagne de Sedan 1917-1918 (histoire-sedan)
  111. Journal de Roubaix du 26/12/1922 (bn-r.fr)
  112. Matricule de Jules Henri Massa (archivesdepartementales.lenord.fr)
  113. 1918-2008, Le chemin de la mémoire (mairiei0.alias.domicile.f)
  114. Journal de Roubaix du 29/01/1921 (bn-r.fr)
  115. Gazette du Nord du 13/10/1923 (bn-r.fr)
  116. Journal de Roubaix du 28/11/1922 (bn-r.fr)
  117. L’Égalité Roubaix-Tourcoing du 21/10/1938 (bn-r.fr)
  118. Le journal de Tourcoing du 02/04/1930 (bn-r.fr)
  119. Mémoires et comptes-rendus du premier congrès national de la pomme de terre : culture, commerce, tenu à Limoges le 6 juin 1924 sous le haut patronage de M. le ministre de l'agriculture. (bn-r.fr)
  120. Journal de Fourmies du 16 mais 1925 (gallica.bnf.fr)
  121. La revue des lectures du 15.01.1926 (gallica.bnf.fr)
  122. Les noces d'or de Jeanne et Albert Leblanc (gspark.adobe.com)
  123. L'égalité de Roubaic-Tourcoing du 16.01.1931 (gallica.bnf.fr)
  124. Le journal l'Égalité du 23/10/1926 (bn-r.fr)
  125. Les Spectacles : paraît tous les vendredis (gallica.bnf.fr)
  126. L'original Verc'ruys (archivesdufolk59-62.blogspot.fr)
  127. Le journal de Roubaix du 03/06/1927 (bn-r.fr)
  128. Journal de Roubaix du 02/09/1929 (bn-r.fr)
  129. Le journal de l'humanité du 29/09/1929 (gallica.bnf.fr)
  130. Endetté comme une mule ou la passion d'éditer, Éric Losfeld, 1979 (gallica.bnf.fr)
  131. Capreau d'hier et d'aujourd'hui, la nostalgie d'un gamin du quartier (lavoixdunord.fr)
  132. Numéro L'Humanité du 8 août 1930 (gallica.bnf.fr)
  133. Le journal de Roubaix du 25/02/1931 (bn-r.fr)
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  136. L'égalité de Roubaix-Tourcoing du 05.12.1932 (roubaix-bnr.cd-script.fr)
  137. Journal de Roubaix du 12/11/1932
  138. La gazette du nord du 08/09/1933 (bn-r.fr)
  139. La gazette du nord du 11/09/1933 (bn-r.fr)
  140. La gazette du nord du 17/01/1934 (bn-r.fr)
  141. Journal L’égalité Roubaix-Tourcoing du 19/08/1933 (bn-r.fr)
  142. Comment allonger la durée du temps de travail des agents municipaux ? (lavoixdunord.fr)
  143. Arrêté Royal du 19 janvier 2004 (etaamb.be)
  144. Journal de Roubaix du 18/12/1933 (bn-r.fr)
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  147. Collections / Détective (1928-1940) / Détective. Triomphe de Falcou (tome 229 ; 1933) (criminocorpus.org/fr)
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  149. Le Petit journal du 04.04.1933 (gallica.bnf.fr)
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  152. La Boxe dans le Nord : organe sportif de boxe, lutte, poids et haltères / [directeur Géo-E Riquet ] (bn-r.fr)
  153. a et b Journal de Roubaix du 31/122/1935 (bn-r.fr)
  154. La semaine de 40 heures et ses répercussions sociales (bn-r.fr)
  155. Un circuit pédestre pour partir à la découverte de l’urbanisme des années30 (lavoixdunord.fr)
  156. Le journal de Roubaix du 29/02/1936 (bn-r.fr)
  157. Journal de Tourcoing du 26/05/1936 (bn-r.fr)
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  159. La Force des enfants: des Cœurs Vaillants (books.google.fr)
  160. Journal de Tourcoing du 26/05/1937 (bn-r.fr)
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  172. Journal de Roubaix du 11/11/1939 (bn-r.fr)
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  174. Édition de Roubaix-Tourcoing du 20/09/1940 (bn-r.fr)
  175. Liste officielle des prisonniers de guerre au 04/09/1940 (bn-r.fr)
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  177. Journal de Roubaix du 31/12/1940 (bn-r.fr)
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  184. Le Journal de Roubaix du 14/09/1942 (roubaix-bnr.cd-script.fr)
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  186. L’Égalité Roubaix-Tourcoing du 08/09/1943 (bn-r.fr)
  187. J'appartiens au silence, de Rosine Perrier (books.google.fr)
  188. le wasquehalien, novembre 2012 (mairiei0.alias.domicile.fr)
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  190. À la mémoire d'ndré HANTSON (memoire.lavoixdunord.fr)
  191. Biographies d'Henri Détailleur (www2.assemblee-nationale.fr)
  192. Arrêté du 2 août 2007 portant apposition de la mention « Mort en déportation » sur les actes et jugements déclaratifs de décès (legifrance.gouv.fr)
  193. Fondation pour la mémoire de la déportation (bddm.org)
  194. Histoire du Capreau Sports Wasquehal (cswasquehal.com)
  195. Association familiale d'éducation populaire de Wasquehal centre (himalaya-data.fr)
  196. 2 octobre 1952-Wasquehal-Ovni (anakinovni.org)
  197. Une lanterne vénitienne est prise pour une soucoupe volante (ovni-suisse.ch/fr)
  198. Le wasquehalien de mars 2011 (/mairiei0.alias.domicile.fr)
  199. musée virtuel de Sailly-lez-Lannoy (musee-virtuel-de-sailly.fr)
  200. L'écho de Nancy du 14 aout 1944 (kiosque-lorrain.fr)
  201. Henri Demulier (1876-1955) (data.bnf.fr)
  202. Bulletin de la Société d'histoire moderne - 1973 (gallica.bnf.fr)
  203. Jacques Lannoy, mort pour la France le 21-07-1950 (memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr)
  204. a b c d et e Le wasquehalien de février 2013 (ville-wasquehal.fr)
  205. Archives de Pierre Charret (cinearchives.org)
  206. Journal officiel de la République française. Lois et décrets du 31 juillet 1927 (gallica.bnf.fr)
  207. [=L%E2%80%99Egalit%C3%A9%20Roubaix-Tourcoing&pr_annee=1928&pr_mois=03&pr_jour=02&date_debut=&date_fin=&from=presse&sort=tri_titre%20asc,date_formated%20asc&start=0&nb=3 Journal l’égalité Roubaix-Tourcoing du 02/03/1928] (bn-r.fr)
  208. Les étudiants étrangers découvrent la bourle (www.generationscomplices.asso.fr)
  209. Le dressage de Flika par Paul Corteville-film tourné à Wasquehal par André Dhondt en 1966. (youtube.com)
  210. Le Wasquehalien de novembre 2012 (mairiei0.alias.domicile.fr)
  211. Grèves mai 68 (cinearchives.org)
  212. L’insubordination ouvrière dans les années 68, essai d’histoire politique des usines (books.google.fr)
  213. Eugène Leroy dans son atelier (ina.fr)
  214. Maurice Delbart, journaliste pendant 32 ans à La Voix du Nord (www.ville-bondues.fr)
  215. Marie-Christine Livermore, une vie à mi-chemin entre la France et l’Angleterre (nordlittoral.fr)
  216. Jean Viollet et l'apostolat laïc, les œuvres du Moulin-Vert, 1902-1956 (books.google.fr)
  217. Charte du travail et famille, Édouard Leriche (books.google.fr)
  218. a et b SIVOM Centre Métropole, plus de trente ans d’une coopération exemplaire entre trois villes (marcq-en-baroeul.org)
  219. « Jean-Paul Kozaczek, l'or au revers de sa veste... et des étiquettes dans le dos », sur halluin.maville.com
  220. La manivelle théâtre. (lamanivelletheatre.com)
  221. Pierre Herman, député gaulliste voué à l’action sociale (lavoixdunord.fr)
  222. Section PCF de Croix, Wasquehal, Hem, Leers, Lannoy et Lys-lez-Lannoy (deboutcitoyens.fr)
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  224. Marie-France Gueusquin, La statue et le géant (cairn.info)
  225. Imagerie d’Épinal et Caram’bar, des tablettes de chocolat Delespaul-Havez à Lille (adanap.redux.online)
  226. Carnaval : tout est bon pour faire du son ! (lavoixdunord.fr)
  227. Le géant contemporain du carnaval prend forme (nordeclair.fr)
  228. Programme Wasquehal – PSG, 9 mars 1991 (archivesparisfootball.wordpress.com)
  229. Le petit wasquehalien - avril 2011 (lavoixdunord.fr)
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  231. un club qui déborde d'enthousiasme (s3.static-clubeo.com)
  232. Thomas Coville de Wasquehal, l'incroyable record du tour du monde (nordeclair.fr)
  233. Les vainqueurs du Tour de France à la voile depuis 1978 (netstorage.lequipe.fr)
  234. Association Grandparenfant, générations complice (asso.nordnet.fr)
  235. Buxtehude, œuvre complète à l'orgue (allmusic.com)
  236. 30 ans dans le rétro (ludopital.fr)
  237. Wasquehal – PSG 0-1 Coupe de France 90-91 (archivesparisfootball.wordpress.com)
  238. Le wasquehalien de septembre 2013 (ville-wasquehal.fr)
  239. L’épopée de l’Entente Sportive de Wasquehal. (bieresetchicons.wordpress.com)
  240. Tragique retour à la colo, un adolescent tué (letelegramme.fr)
  241. Journal Le monde du 12.08.2000 (scholar.lib.vt.edu)
  242. a et b Le wasquehalien de mai 2013 (ville-wasquehal.fr)
  243. Inauguration de l’avenue Caroline Aigle à Wasquehal (nouveaucentre.wordpress.com)
  244. Votre ville est elle branchée internet ? (maison-facile.com)
  245. a b c et d Le wasquehalien de janvier 2013 (ville-wasquehal.fr)
  246. Les 70 ans et plus font leur révolution numérique à Quiétude et Sergheraert (lavoixdunord.fr)
  247. Pour la quatrième fois le forum Emploi Handicap se tiendra à Wasquehal (lavoixdunord.fr)
  248. Mario Luraschi présente le tournoi de l'Ours blanc (nordeclair.fr)
  249. Tournoi de l'Ours Blanc - Wasquehal 03 juin 2012 (youtube.com)
  250. Wasquehal Plage 2013 (francebleu.fr)
  251. a b et c Le wasquehalien d'avril 2013 (ville-wasquehal.fr)
  252. Wasquehal, Stéphanie Ducret l’emporte largement et met fin à 37 ans de règne de Gérard Vignoble (lavoixdunord.fr)
  253. Il respire encore, en compétition officielle au festival international de Nyon. (visionsdureel.ch)
  254. Un wasquehalien peut prouver que Penelope Fillon a transmis au moins une lettre à son mari (lavoixdunord.fr)
  255. Gérard Vignoble sort de sa retraite pour faire chuter Stéphanie Ducret en 2020 (http://www.lavoixdunord.fr)
  256. Bulletin de la Commission historique du département du Nord (gallica.bnf.fr)
  257. Bulletin de la Commission historique du département du Nord (gallica.bnf.fr)
  258. Mémoires de la Société d'émulation de Roubaix - 1885 (gallica.bnf.fr)
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  260. Épigraphie du Nord - Wasquehal (gallica.bnf.fr)
  261. Topographie historique, statistique et médicale de l'arrondissement de Lille (gallica.bnf.fr)
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  263. Petites histoires des pays de Flandre et d'Artois (books.google.fr)
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  265. Bibliographie des chemins de fer (1771-1846) (gallica.bnf.fr)
  266. a et b France tanneries (francetanneries.com)
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  269. a et b Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées e
  270. Bulletin annoté des lois et décrets de 1873 (gallica.bnf.fr)
  271. a et b L'égalité de Roubaix-Tourcoing du 23.11.1937 (roubaix-bnr.cd-script.fr)
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  283. IHC en France, une longue histoire (lestracteursrouges.com)
  284. Quel Grand Boulevard dans 100 ans ? (lavoixdunord.fr)
  285. Le garage Weynants fête ses 80 ans (nordeclair.fr)
  286. Eugène Gabriel Pagnerre, architecte (1874-1939) (pagnerre.blogspot.fr)
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  296. Historique du Capreau Sport Wasquehal (cswasquehal.com)
  297. Ethnozootechnie, Société d'ethnozootechnie (France) (gallica.bnf.fr)
  298. Joseph Willot, pharmacien, résistant pendant la Grande Guerre (persee.fr)
  299. Jean Monneret, rétrospective (www.monneret.net)
  300. Paul Corteville, l'homme qui rendait la vue aux aveugles « Copie archivée » (version du 14 octobre 2016 sur l'Internet Archive) (echo62.com)
  301. Albert Plécy (1914-1977), un homme d’images (unarbreenflandres.tumblr.com)
  302. Les logements foyers pour personnes âgées, gérés par le CCAS (lavoixdunord.fr)
  303. La société Hypermarché Continent peut ouvrir un centre commercial à Wasquehal (legifrance.gouv.fr)
  304. L'orgue de l'église Saint-Nicolas, un chef-d'œuvre auditif et visuel (nordeclair.fr)
  305. Le waskalibre, article du 10.04.2018 (waskalibre.wordpress.com)
  306. Historique de l’Association des chiens guide d'aveugle (chien-guide)
  307. En 1983 une poignée de Wasquehaliens, pour la plupart habitant le Capreau lance les veillées patoisantes (lavoixdunord.fr)
  308. Le Complexe André Alsberghe (leboost.com)
  309. Unis pour Wasquehal
  310. Depuis 1992, la ferme Dehaudt propose aux enfants et aux familles, des activités qui leur permettent de découvrir le monde animalier et végétal (lepetitmoutard.fr)
  311. Vous reprendrez bien un peu de glace ? (nordeclair.fr)
  312. Fouilles archéologiques du métro de Lille - 1. Le cimetière et l'église de Wasquehal (persee.fr)
  313. fermeture définitive des incinérateurs d'Halluin et Wasquehal (lesechos.fr)
  314. La Métro en métro (lavoixdunord.fr)
  315. C’est en 2001 que l’Espace Cirque La Gardine, musée du cirque, a vu le jour, inauguré par Madame Arlette Gruss et Monsieur Gérard Vignoble (ville-wasquehal.fr)
  316. Bilan des maires (lavoixdunord.fr)
  317. Le village des Serres fête ses dix ans demain (lavoixdunord.fr)
  318. Les fleurs, la positive attitude (nordeclair.fr)
  319. Un premier salon très attendu, deux jours pour le dire avec des fleurs (lavoixdunord.fr)
  320. Les 40 cavistes qui sont invités à disputer la demi-finale du Concours du Meilleur Caviste de France 2016 (meilleurcavistedefrance.fr)
  321. Ouverture d'une clinique destinée aux adolescents en souffrance psychique (lavoixdunord.fr)
  322. la Maison d'accueil spécialisée la Gerlotte ouvrira début novembre (lavoixdunord.fr)
  323. Historique d'Unibionor (eurabio.fr)
  324. Église évangélique à Wasquehal, toujours plus de fidèles (lavoixdunord.fr)
  325. Des places en zone bleue dans le centre-ville (nordeclair.fr)
  326. Wasquehal un petit cinéma numérique qui a tout d'un grand (lavoixdunord.fr)
  327. Le wasquehalien de juin 2013 (ville-wasquehal.fr)
  328. L’école Pierre-Lefebvre prête à accueillir des enfants en fauteuil (lavoixdunord.fr)
  329. Page de don sur le site de la Fondation du Patrimoine, http://www.fondation-patrimoine.org/fr/nord-pas-de-calais-17/tous-les-projets-808/detail-eglise-st-nicolas-de-wasquehal-14563, consulté en août 2014.
  330. Gros travaux en vue pour le clocher de l’église Saint-Nicolas (lavoixdunord.fr)
  331. Une inauguration «sous le signe de la poisse (nordeclair.fr)
  332. La résidence du Golf a retrouvé sa fraîcheur d’antan… En beaucoup mieux (nordeclair.fr)
  333. Wasquehal dépasse Croix et devient la troisième ville du Roubaisis (lavoixdunord.fr)
  334. Wasquehal, le centre-ville va voir pousser 143 logements à horizon 2018 (pagnerre.blogspot.fr)
  335. Plus de deux millions d’euros investis dans les écoles (nordeclair.fr)
  336. Conseil municipal de Wasquehal en 2017 (ville-wasquehal.fr)
  337. Gérard Vignoble met fin à 37 ans de carrière politique (lavoixdunord.fr)
  338. Le maire de Wasquehal, Gérard Vignoble, condamné pour détournement de fonds, fera appel (lavoixdunord.fr)
  339. Stéphanie Ducret élue dans le calme... avant la tempête? (lavoixdunord.fr)
  340. Le Conseil d’État annule les élections municipales de Wasquehal (conseil-etat.fr)
  341. Élection municipale à Wasquehal, Stéphanie Ducret retrouve son fauteuil de maire (lavoixdunord.fr)
  342. Le Conseil d’État annule les élections municipales de mars 2014, la maire est contrainte de démissionner et une élection partielle est organisée les 20 et 27 septembre 2015 [1]
  343. La maire sortante remporte le scrutin avec 52,36% contre 47,64% pour Bernard Hanicotte (DVD) et retrouve ainsi son siège [2]
  344. Mémoires de la Société d'émulation de Roubaix (gallica.bnf.fr)
  345. Depuis un an et demi, les villes de Wasquehal et Beyne-Heusay (Belgique) travaillent main dans la main afin de donner un second souffle au jumelage qui les unit depuis 1979 (ville-wasquehal.fr)
  346. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  347. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  348. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  349. « Évolution et structure de la population à Wasquehal en 2007 », sur [3]
  350. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 » [archive du ], sur [4]
  351. Les Langues modernes : bulletin mensuel de la Société des professeurs de langues vivantes de l'enseignement public (gallica.bnf.fr)
  352. Les Langues modernes : bulletin mensuel de la Société des professeurs de langues vivantes de l'enseignement public-1990 (gallica.bnf.fr)
  353. Présentation de la bourse aux minéraux et fossiles de Wasquehal (geologie-info.com)
  354. Blason de Wasquehal (geneawiki.com)