Wanda von Sacher-Masoch

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Wanda von Sacher-Masoch
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Angelika Aurora Rümelin, plus connue sous les noms de plume de Wanda von Sacher-Masoch et Wanda von Dunajew, est une personnalité autrichienne, née le à Graz et peut-être morte en 1906 à Paris, qui fut traductrice et écrivain.

Elle commence à publier dès 1873. Elle devient célèbre après avoir publié son autobiographie en 1906 sous le nom de Wanda von Sacher-Masoch, publication qui déclencha une polémique.

Qui est Wanda ?[modifier | modifier le code]

Wanda est le pseudonyme sous lequel elle devient célèbre en 1907.

Trente ans plus tôt, sous le nom d'Angelika Aürora Rümelin, elle rencontre Leopold von Sacher-Masoch, devient sa compagne. Ils se marient et ont trois enfants. Elle devient l'incarnation du célèbre roman de son époux La Vénus à la fourrure (1870). Plus tard, elle écrit son roman autobiographique qu'elle intitule Confession de ma vie, et publie sous le pseudonyme de Wanda. Elle devient Wanda von Sacher-Masoch. De nombreux biographes ont écrit sur elle. De son vivant, Carl-Felix de Schlichtegroll a écrit deux biographies qui sont en contradiction avec l'autobiographie de Wanda. Victime lucide dans son autobiographie, elle devient une aventurière sous la plume de Schlichtegroll.

Rétrospectivement, pour Gilles Deleuze, de Leopold von Sacher-Masoch, elle est : « sa compagne à la fois docile, exigeante et dépassée[1] ».

Confession de ma vie[modifier | modifier le code]

Dans Confession de ma vie, son roman autobiographique, elle se place en tant que victime d'un mari déséquilibré. Et, pendant longtemps, les pseudo-biographes de Sacher-Masoch n'ont fait que « la paraphraser sans aucun sens critique[2] ».

Aveu :
Lorsqu'elle rencontre Masoch elle se fait passer pour une veuve car elle n'est pas vierge. Elle se garde bien de lui dire qu'elle le connaît à travers Madame Frischauer[note 1]. C'est seulement à la naissance de son premier enfant que Wanda avoue son enfance. Un père inactif qui tente de devenir infanticide et d'en finir avec sa femme. Il les abandonne dans le dénuement le plus complet. Elle n'a jamais été mariée. Elle n'a rien de la femme idéale que Leopold von Sacher-Masoch peint dans ses romans. Elle en a joué pour le séduire. Elle a menti. Il lui pardonne. Mais était-il vraiment dupe ? En tous cas, il s'engage à beaucoup travailler pour faire vivre dignement son épouse et ses enfants.

Contre attaque[modifier | modifier le code]

Schlichtegroll, dans Wanda sans masque et sans fourrure, contre attaque Wanda lorsqu'elle publie ses confessions. Il agit sous un pseudonyme qui signifie « qui apaise les rancœurs ». Il semble avoir une très mauvaise réputation, en effet, selon Bernard Michel, le dit secrétaire ne serait qu'un parasite, profiteur, secrétaire auto-proclamé de Leopold von Sacher-Masoch. Masoch ne l'a jamais eu à son service[3]. Il s'agirait d'un noble allemand, originaire des régions Baltes qui passe deux semaines chez Hulda, la seconde épouse de Leopold von Sacher-Masoch. Il interroge, fouille dans les papiers pour écrire les deux livres. Il a le mérite, selon Bernard Michel de reproduire des passages entiers du journal de Sacher-Masoch et des documents disparus et irremplaçables aujourd'hui[note 2]. Selon Bernard Michel : Carl-Felix von Schlichtegroll affirme que la mère d'Aürora aurait tenu un tabac, « le petit tabac du cirque », où la fille vendeuse, aurait attiré une clientèle de vieux messieurs intéressés par ses charmes. Carl-Felix von Schlichtegroll avait trouvé une lettre de 1867 du colonel des hussards Alexandre Rigyitzki qui avoue à Aürora « avoir passé des heures paradisiaques (...) dont la suite fut une déception très amère[4] »

En 1908, Wanda dénonce les affabulations du présumé secrétaire de son ex-époux avec le livre Masochisme et Masochistes[5]

Œuvre[6][modifier | modifier le code]

  • Der Roman einer tugendhaften Frau. Ein Gegenstück zur « geschiedenen Frau » von Sacher-Masoch, Prague, s.e., 1873.
  • [Aurora von Sacher-Masoch], Echter Hermelin. Geschichten aus der vornehmen Welt, Berne, Frobeen, 1879.
  • Die Damen im Pelz. Geschichten, Leipzig, E. L. Morgenstern, 1882.
  • [Wanda von Sacher-Masoch], Meine Lebensbeichte. Memoiren, Berlin & Leipzig, Schuster & Loeffler, 1906.
  • [Wanda von Sacher-Masoch], Masochismus und Masochisten. Nachtrag zur Lebensbeichte, Berlin & Leipzig, Hermann Seemann, 1908.

Travaux de traductions sous pseudonyme[modifier | modifier le code]

  • Elle traduit une partie des œuvres de Sacher-Masoch sous le pseudonyme de D. Dolores.

Traduction en français[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Biographie[modifier | modifier le code]

Biographes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. C'est à travers les échanges de Wanda avec Madame Frischauer que Wanda décide d'entamer une relation épistolaire avec Sacher-Masoch. Elle s'en explique dans Confession de ma vie. Madame Frischauer connaît, admire Masoch à travers Berhold Frischauer, son fils que Sacher-Masoch considère comme une crapule (B. Michel (1989), p. 188)
  2. Bernard Michel Lettre d'Hulda de Sacher Masoch à sa fille Marfia. Linddheim. 18 août 1900 Archive madame Saternus, p.  321

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gilles Deleuze, Présentation de Sacher-Masoch, le froid et le cruel avec le texte intégral de La Vénus à la fourrure, Éditions de Minuit, collection « Arguments », 1967 (ISBN 2-707-30332-1) p. 8
  2. Bernard Michel, Sacher-Masoch, chap 7 : Wanda la Dominatrice, p. 186
  3. Bernard Michel p. 186
  4. Bernard Michel Sacher-Masoch - Des hommes et l’histoire - Éditions Robert Laffont, (ISBN 2-221-05617-5) p. 187
  5. Masochismus und Masochisten, Nachfolger, zur Lebensheichte, s.d. [1908] Berlin und Leipzig, H. Seeman Nachfolger cité par Jean-Paul Corsetti p. 251 La Mère de Dieu
  6. Liste établie par Gudrun Wedel, in Autobiographien von Frauen: ein Lexikon, Cologne, Bölhau Verlag, 2010 - lire en ligne.
  7. L'hypothèse formulée par J.-P. Corsetti retient comme traducteur Wanda elle-même car « elle parlait couramment notre langue. » (in « Préface », réédition Gallimard, 1989, p. 8).
  8. J.P. Corsetti (1989), p. 8, préface à la réédition.