Walter Weideli

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Walter Weideli
Description de cette image, également commentée ci-après
Walter Weideli en 2015
Naissance
Genève, Suisse
Décès (à 93 ans)
Bergerac
Activité principale
Écrivain
Journaliste
Traducteur
Auteur dramatique
Auteur
Langue d’écriture Français

Œuvres principales

  • Un banquier sans visage (1964)

Walter Weideli, né le à Genève et mort le [1] à Bergerac, est un journaliste, critique littéraire, traducteur et écrivain suisse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Walter Weideli est né d’une mère allemande et d’un père suisse allemand.

Après des études de lettres à l’université de sa ville natale, il travaille au Journal de Genève (1951-1969), dont il crée le Samedi littéraire.

En 1964, sa pièce Un banquier sans visage déclenche une violente polémique. Devenu écrivain et traducteur indépendant, il est l’un des membres fondateurs du Groupe d'Olten, puis membre du conseil de Pro Helvetia (1973-1978) et président de la section suisse de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (1976-1978). Il collabore à plusieurs médias (télévision, radio et presse écrite) et publie dans différentes revues.

Depuis 1978, il vivait en Dordogne[2] (France), où il a rédigé son autobiographie[3] intitulée La Partie d’échecs (2010)[4].

Dramaturge et essayiste, mais aussi traducteur d’auteurs germanophones tels que Friedrich Dürrenmatt[5], Elias Canetti, Robert Walser, Kurt Guggenheim, Ludwig Hohl, Pavel Kohout et Herbert Meier (de), il s’est fait un nom à la charnière des cultures de la Suisse alémanique et de la Suisse romande. Il a contribué à faire connaître Bertolt Brecht en France et a reçu, en 1986, le Prix lémanique de la traduction[6].

Publications[modifier | modifier le code]

Walter Weideli par Erling Mandelmann en 1988.

Essais et récits[modifier | modifier le code]

  • Brecht, Éditions universitaires (Classiques du XXe siècle 40), Paris, 1961.
  • Moine aujourd’hui, Cerf, Paris, 1986.
  • Ces enfants blessés, Construire, Lausanne, 1993.
  • La Partie d'échecs[7], L'Aire, Vevey, 2010.

Œuvres dramatiques[modifier | modifier le code]

Pièces télévisées[modifier | modifier le code]

Traductions[modifier | modifier le code]

  • Friedrich Dürrenmatt, « À ma patrie / Le Théâtre est d’abord un jeu », Europe, n° 381, 1961
  • Herbert Meier (de), Le Talent au pouvoir. Un manifeste et des discours aux jeunes (allemand : Der neue Mensch steht weder rechts noch links – er geht. Manifest und Reden), Éditions de la Baconnière, Neuchâtel, 1969
  • Robert Walser, L’Homme à tout faire (allemand : Der Gehülfe), Livre du mois (tome 15), Lausanne, 1970[10]
  • Ludwig Hohl, Tous les hommes presque toujours s’imaginent (allemand : Daß fast alles anders ist), Rencontre, Lausanne, 1971
  • Friedrich Dürrenmatt, Play Strindberg (allemand : Play Strindberg. Totentanz nach August Strindberg), Gallimard, Paris, 1973
  • Friedrich Dürrenmatt, La ville et autres proses de jeunesse (allemand : Die Stadt. Prosa I–IV), Albin Michel, Paris, 1974
  • Friedrich Dürrenmatt, La chute d’A. (allemand : Der Sturz), Albin Michel, Paris, 1975
  • Kurt Guggenheim, Mon grain de sable. La rencontre de J.-H. Fabre (allemand : Sandkorn für Sandkorn), Bertil Galland, Vevey, 1975
  • Friedrich Dürrenmatt, Sur Israël (allemand : Zusammenhänge. Essay über Israel. Eine Konzeption), Albin Michel, Paris, 1977
  • Friedrich Dürrenmatt, Le mariage de monsieur Mississippi (allemand : Die Ehe des Herrn Mississippi), Éditions L’Aire, Lausanne, 1979
  • Pavel Kohout, L’Exécutrice en collaboration avec Milena Braud (tchèque : Katyne, allemand : Die Henkerin), Albin Michel, Paris, 1980
  • Friedrich Dürrenmatt, « La panne » (allemand : Die Panne), L’Avant-scène-théâtre, n°757, Paris, 1984
  • Herbert Meier (de), Bräker ou le Songe d’hiver (allemand : Bräker), L’Age d’Homme, Lausanne, 1984
  • Elias Canetti, Jeux de regard. Histoire d’une vie. 1931–1937 (allemand : Das Augenspiel), Albin Michel, Paris, 1987
  • Elias Canetti, Le Cœur secret de l’horloge. Réflexions. 1973–1985 (allemand : Das Geheimherz der Uhr), Albin Michel, Paris, 1989
  • Friedrich Dürrenmatt, Le Chien, Le Tunnel, La Panne (français-allemand), Éditions Zoé, Carouge, 1994
  • Elias Canetti, Le collier de mouches (allemand : Die Fliegenpein), Albin Michel, Paris, 1995
  • Michaël Vescoli, Calendrier celtique : le signe de l'arbre/Michaël Vescoli, illustrations par Jean-Claude Senée, Actes Sud, Arles, 1996
  • Elias Canetti, Notes de Hampstead (allemand : Nachträge aus Hampstead), Albin Michel, Paris, 1997

Vie privée[modifier | modifier le code]

Watler Weideli et Mousse au Prieuré (1988) par Erling Mandelmann
Walter Weideli et Mousse par Erling Mandelmann en 1988.

Son épouse, Mousse, est longuement évoquée dans son ouvrage La Partie d'échecs[11]. Elle est décrite comme une femme volontaire, qui sait ce qu'elle veut et sait l'obtenir. C'est elle qui le séduit lorsqu'il a 28 ans, puis qui l'incite à quitter le Journal de Genève et vivre de sa plume[12]. C'est en s'appuyant sur elle qu'il quitte la Suisse et va s'installer dans un petit village de Dordogne, Sainte-Innocence, où il reçoit un accueil très peu agréable[12].

Elle meurt le , jour de son anniversaire ; il lui rendra hommage dans La Partie d'échecs[12].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Joël Aguet, « Walter Weideli », dans le Dictionnaire du théâtre en Suisse en ligne.
  • Walter Weideli, Théâtres d'écritures. Comment travaillent les écrivains ? Enquête auprès d'écrivains suisses, présentation et analyse de Yves Bridel et Adrien Pascali, Berne, Peter Lang, 1993, p. 371-377.
  • Walter Weideli, Histoire de la littérature en Suisse romande, tome III, Lausanne, Payot, 1998, p. 226-227.
  • Hommage à Walter Weideli par Frédéric Wandelère dans Le Temps du 4 décembre 2020 intitulé « Walter Weideli, un regard affûté, une vista », https://www.letemps.ch/culture/walter-weideli-un-regard-affute-une-vista.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Walter Weideli (1927-2020) », sur viceversalitterature.ch (consulté le )
  2. [vidéo] « Bergerac : Walter Weideli présente son dernier ouvrage » sur Dailymotion, publié le 24 septembre 2011.
  3. Anna Lietti, « Genève et Weideli, ou le meurtre du fils », Le Temps,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  4. [PDF] Daniel Cornu, « Weideli sans masque », sur Tribune de Genève, (consulté le ), p. 20.
  5. [PDF] Walter Weideli, « Traduire Dürrenmatt : l'amitié et les affaires : en Suisse et en Europe », dans Marion Graf et Yvonne Böhler, L'écrivain et son traducteur, Carouge, Éditions Zoé, (ISBN 9782881823398, lire en ligne), p. 33-45.
  6. Présentation de Walter Weideli, lauréat 1985, dans Prix lémanique de la traduction. Présentation du prix et des lauréats de l'année 1985, Lausanne, Université de Lausanne (Faculté des lettres : section d'allemand), 1986, p. 20-24.
  7. Alain Bagnoud, « La Partie d'échecs de Walter Weideli », sur blogres.blog.tdg.ch, (consulté le )
  8. « Spectacle : Un banquier sans visage », sur Bibliothèque nationale de France (consulté le )
  9. Marcel Bluwal, « Le Dossier Chelsea street », sur Institut national de l'audiovisuel, (consulté le )
  10. Walter Weideli, « Note du traducteur : postface à L’Homme à tout faire, Robert Walser (1970) », Agone, no 43,‎ , p. 207-223 (lire en ligne, consulté le )
  11. [vidéo] Payot - Marque Page - Walter Weideli - La Partie d'échecs sur YouTube
  12. a b et c Michel Audetat, « Walter et Mousse », sur audetat.bleublog.lematin.ch, (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]