Wallis (île)

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Wallis
ʻUvea
Carte de l'île Wallis.
Carte de l'île Wallis.
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Archipel Îles Wallis
Localisation Océan Pacifique
Coordonnées 13° 16′ 22″ S 176° 12′ 17″ O / -13.272778, -176.204722
Superficie 96 km2
Point culminant Mont Lulu Fakahega (151 m)
Géologie Île volcanique
Administration
Collectivité d'outre-mer Wallis-et-Futuna
Royaume coutumier Uvéa
Démographie
Population 9 731 hab. (2008)
Densité 101,36 hab./km2
Plus grande ville Mata'utu
Autres informations
Fuseau horaire UTC+12

Géolocalisation sur la carte : Wallis-et-Futuna

(Voir situation sur carte : Wallis-et-Futuna)
Wallis
Wallis

Géolocalisation sur la carte : océan Pacifique

(Voir situation sur carte : océan Pacifique)
Wallis
Wallis
Îles en France

L'île de Wallis (en wallisien ʻUvea, souvent partiellement francisé en Uvéa), anciennement dénommée îles Wallis, est située en Polynésie, dans l'océan Pacifique occidental, entre la Nouvelle-Calédonie et Tahiti. Située à environ 230 km au nord-est de Futuna, elle appartient au royaume d'Uvéa de la collectivité d'outre-mer française de Wallis-et-Futuna. Son chef-lieu est Mata-Utu.

Géographie[modifier | modifier le code]

Lac Lalolalo
Wallis possède un grand lagon, dans lequel se trouvent treize îlots. Vue aérienne du lagon de Wallis en 1943 prise par la marine américaine.

L'île de Wallis (prononcé wa-lis), autrement appelée Uvea (prononcé ou-vé-a), s'étend sur 77,6 km2), et est entourée de plusieurs îlots coralliens. L'ancien volcan a commencé à s'enfoncer, laissant ainsi apparaître un récif corallien et un lagon ouvert sur l'océan par quatre passes dont une seule est navigable. Son point culminant, le mont Lulu, est peu élevé (151 mètres).

Dépourvue de ruisseaux, l'île est parsemée de lacs de cratère (témoignant d'une ancienne activité volcanique) dont le plus grand est le lac de Lalolalo, d'environ 400 mètres de diamètre[1]. Ces lacs constituent de précieuses réserves d'eau douce pour l'île.

Uvea se situe à 240 km au nord-est de Futuna. Wallis possède un sol volcanique fertile et les précipitations sont suffisantes pour permettre une agriculture d'appoint.

Histoire[modifier | modifier le code]

Elle tient son nom du Britannique Samuel Wallis qui l'a découverte en 1767, sans débarquer. Maurelle arrive (les 21 et 22 avril 1781) et rebaptise l'île Consolation à cause de l'abondance de la nourriture. Le 4 août 1791, E. Edwards passe quelques heures à Uvea, où il fait des échanges avec les gens de l'île.

Le 19 novembre 1886, la reine Amélia de Wallis signe le traité de protectorat, appliqué le 5 avril 1887. Depuis 1888, un résident est envoyé à Wallis pour le plan administratif. Il travaille en collaboration avec la royauté et la mission catholique. En 1913, Wallis est officiellement annexé à la France, de même que Futuna et Alofi[2].

La seule ressource commerciale de l'archipel est le coprah, abandonné en 1930, à cause du parasite oryctes.

Démographie[modifier | modifier le code]

La population de l'île était de 9 731 en 2008 (67 % du territoire). Pour la première fois depuis plus d’un demi-siècle, la population de cette collectivité décroît par rapport au recensement précédent (2003). La majorité des habitants parlent le wallisien comme langue maternelle et presque la totalité est de confession catholique.

Institutions[modifier | modifier le code]

À Wallis, le roi de ʻUvéa (portant le titre de Lavelua) est le chef de la hiérarchie coutumière. Il est assisté d'un premier ministre (kivalu) et de 5 ministres. Il nomme encore, sur proposition de la population, 3 chefs de district (faipule) qui ont autorité sur les 21 chefs de village reconnus par la population. Les chefs de village, qui peuvent lever les corvées d'intérêt général, sont plébiscités ou destitués au cours d'assemblées générales de village (fono) qui ont lieu le dimanche dans une case commune (fale fono).

Districts[modifier | modifier le code]

L'île qui forme une circonscription unique n'est pas divisée en communes comme le reste du territoire français. Elle comporte trois districts qui font office de mairies :

District de Hihifo

District de Hahake

District de Mu'a

Transports[modifier | modifier le code]

Durant sa présence de 1942 à 1946, l'armée américaine construisit de nombreuses infrastructures à Wallis : routes, pistes d'atterrissage, etc. comme le montre ce film de 1943.

Le réseau routier et les infrastructures de l'île ont été en grande partie construits par les Américains pendant leur présence à Wallis (1942-1946). Ils ont notamment construit deux pistes d’atterrissage, dont l'une est devenue l'aéroport de Hihifo.

Les seuls vols commerciaux pour aller et venir de Wallis sont assurés par Aircalin, avec une agence à Mata'Utu. L'aéroport de Hihifo se situe dans le nord de l'île, à 5,6 km de Mata-Utu. Des vols sont assurés entre Nouméa et Wallis, parfois en passant par Fidji ; une liaison aérienne existe également entre Wallis et Futuna.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Malgré l'extrême petitesse de l'île, on y trouve neuf écoles primaires, quatre collèges et deux lycées (un lycée général/technique et un lycée agricole). Un IUFM formait les professeurs locaux jusqu'à sa fermeture en 2012[3]. L'île ne possède aucun établissement supérieur : les bacheliers souhaitant poursuivre leurs études doivent s'expatrier en Nouvelle-Calédonie ou en métropole[3].

Drapeau

Personnages célèbres[modifier | modifier le code]

Carte ancienne de Wallis

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dominique Pechberty et Epifania Toa, Vivre la coutume à ʻUvea (Wallis), L'Harmattan, (lire en ligne)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Wallis-et-Futuna : L'évolution dans la continuité ? sur le site du Sénat
  2. Nathalie Mrgudovic, La France dans le Pacifique Sud : 1966-2006 : enjeux et mutations (Thèse pour le Doctorat en Science Politique), , 410 p. (lire en ligne)
  3. a et b Livret SNES d'accueil à Wallis-et-Futuna : Rentrée de février 2015, SNES, (lire en ligne)