Fonds mondial pour la nature - France

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Fonds mondial pour la nature - France
Logo de l’association
Cadre
Forme juridique ONG
But protection de l'environnement
Zone d’influence monde entier
Fondation
Fondation
Fondateur Luc Hoffmann
Identité
Siège 35-37 Rue Baudin, 93310 Le Pré-Saint-Gervais
Président Isabelle Autissier
Secrétaire général Pascal Canfin
Méthode non-violence, lobbying, recherche, innovation
Financement 20,2 millions d'euros (2015)[1]
Site web WWF - France

Le WWF-France est la section française du Fonds mondial pour la nature (World Wide Fund for Nature), créée en 1973. Elle est présidée depuis 2009 par Isabelle Autissier et dirigée par Pascal Canfin, directeur exécutif depuis 2015.

Le WWF-France une des principales associations environnementales aux côtés de Greenpeace et des Amis de la Terre[2].

Le WWF-France mène des actions pour sauvegarder les écosystèmes et leurs espèces, assurer la promotion de modes de vie durables, favoriser une transition énergétique plus respectueuse de l’environnement, et accompagner les entreprises dans la réduction de leur empreinte écologique.

Histoire[modifier | modifier le code]

La WWF-France est créé en 1973[3]. En 2004, la Fondation WWF est reconnue d’utilité publique.

En décembre 2009, la navigatrice et vice-présidente du Grenelle de la mer, Isabelle Autissier, est élue présidente du WWF-France[4]. En septembre 2012, Serge Orru quitte ses fonctions de directeur exécutif[5] et est remplacé le 4 février 2013, par Philippe Germa[6].

Le 20 novembre 2015, Pascal Canfin, ex-député européen écologiste et ancien ministre du Développement, succède à Philippe Germa au poste de directeur exécutif du WWF France[7].

En 2015, le budget du WWF-France s’élève à 20,2 millions d’euros[1]. Le WWF-France compte 220 000 donateurs et emploie 85 personnes dans son siège à Boulogne et trois bureaux décentralisés (Marseille, Nouvelle-Calédonie et Guyane) [8].

Dans l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle de 2017 qui oppose Marine Le Pen et Emmanuel Macron, WWF appelle implicitement dans une tribune avec soixante autres associations à faire barrage à la candidate FN[9].

Gouvernance[modifier | modifier le code]

Le WWF-France compte trois principales entités juridiques :

  • La Fondation WWF, reconnue d’utilité publique, gère l’ensemble des programmes de protection de l’environnement. Elle est dirigée par huit administrateurs et trois membres de droit des ministères[10].
  • Panda EURL : créée en 1992, cette entreprise a pour tâche « de promouvoir et de communiquer toutes activités se rapportant à la protection de l’environnement ». Ses revenus et ressourcent proviennent de produits sous licence, de la vente par correspondance et des produits d’édition[3].
  • SAS Domaine de Longchamp : Société qui gère une concession de 3 hectares au sein du Bois de Boulogne. Le 30 juin 2015, le Conseil de Paris vote le projet du Domaine de Longchamp porté par la Fondation GoodPlanet, ce qui conduit à la liquidation de la SAS le 1er janvier 2016[11].

Campagnes notables[modifier | modifier le code]

Creative Awards by Saxoprint[modifier | modifier le code]

En juillet 2015, le WWF-France et Saxoprint lance la première édition des « Creative Awards by Saxoprint », présidée par Yann Arthus-Bertrand, un concours de publicité adressé aux créatifs qui vise à concevoir la prochaine campagne de sensibilisation du WWF-France dédiée aux 18-25 ans autour du dérèglement climatique[12].

La campagne gagnante, baptisée « Pandarévolution » et signée de Pierre Gaudouin et Céline Lentz, parodie le célèbre tableau La Liberté guidant le peuple d’Eugène Delacroix (1830). La figure de Marianne est remplacée par un Panda symbolisant WWF et guidant le « peuple vers cette révolution écologique inévitable »[13]. Avec pour phrase d’accroche « Pour tous changer, nous avons besoin de tous », la campagne met en scène une révolution incarnée par les 18-25 ans. La campagne, diffusée du au sur les quais du réseau parisien Métrobus en format 4 × 3, est suivie d’une campagne presse entre septembre et novembre de la même année.

Pour la seconde édition, qui se déroule le 15 juin 2016, le concours aborde le thème de la protection des océans et la biodiversité marine[14]. Cette édition a récompensée la campagne « Bateau Balle » de Jean-Philippe Barray et Pierre Digommet, sensibilisant aux impacts de la pêche illégale sur l’avenir de nos océans[15].

La campagne 3 200 tigres[modifier | modifier le code]

En 2010, le WWF-France lance, avec la participation de Yannick Noah, une campagne destinée à « interpeller l’opinion publique sur la situation du tigre, dont 95 % de la population a disparu au cours du 20ème siècle ». Elle est accompagnée d’un spot TV mettant en scène Yannick Noah, et d’un site internet, où figure une pétition.

Cette campagne, lancée à l’échelle mondiale, vise à sauver les 3 200 tigres vivants encore en liberté en collectant un maximum de signatures pour faire pression sur les chefs d'État des treize pays dits « du tigre » (Bangladesh, Bhoutan, Birmanie, Cambodge, Chine, Inde, Indonésie, Laos, Malaisie, Népal, Russie, Thaïlande et Vietnam)[16].

« Oui au bio dans ma cantine »[modifier | modifier le code]

En décembre 2010, WWF-France lance la campagne « Oui au bio dans ma cantine », qui vise à sensibiliser les parents et les municipalités sur l’introduction du bio dans la restauration collective et atteindre ainsi l’objectif de 20 % de bio dans les cantines en 2012 fixé lors du Grenelle de l’environnement. L’objectif de la campagne est de démontrer aux collectivités que les produits bio ne coûtent pas plus cher, à travers un livret pédagogique donnant des astuces et exemples concrets. La campagne est soutenue par diverses personnalités telles que le Dr David Servan-Schreiber, la navigatrice Maud Fontenoy ou le réalisateur Jean-Paul Jaud, auteur d’un film sur le sujet (Nos enfants nous accuseront) [17].

Rapports et études[modifier | modifier le code]

Matières renouvelables et impact environnemental des entreprises françaises[modifier | modifier le code]

En mai 2016, le WWF-France publie une étude qui identifie, depuis 2010, seize matières premières renouvelables « dont les modes d’exploitation menacent directement ses 35 écorégions prioritaires ». Le rapport met en exergue 25 entreprises françaises qui détériorent le plus les écosystèmes[18]. Parmi ces entreprises figurent prioritairement des acteurs de la grande distribution (Carrefour, Auchan, Casino, E. Leclerc, Les Mousquetaires et Système U) et 9 entreprises du CAC 40.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b [1], Site officiel de WWF – Rapport de gestion 2015
  2. « La fontaine à eau », sur Le Parisien,
  3. a et b [2], Site officiel de WWF - Informations financières et gouvernance
  4. « Isabelle Autissier présidente du WWF France », sur Libération.fr,
  5. « Serge Orru quitte WWF », sur L’Obs,
  6. « Philippe Germa, directeur général du WWF France », sur Agra Presse Hebdo,
  7. « Pascal Canfin nommé directeur du WWF France », sur Le Monde,
  8. [3], Site officiel de WWF – Rapport d’activité 2014-2015
  9. « "Le pire est malheureusement possible!" : l’appel de 61 associations et ONG avant le second tour », lejdd.fr, 29 avril 2017.
  10. [4], Site officiel de WWF – Conseil d’administration
  11. [5], Fondation GoodPlanet – Feu vert pour le Domaine de Longchamp de la Fondation GoodPlanet
  12. « Pandarévolution, la campagne pour une révolution écologique », sur blog.francetvinfo.fr,
  13. « WWF et Saxoprint interpellent le grand public sur les enjeux du réchauffement climatique », sur wwf.fr,
  14. « Mlle Pitch remporte l'organisation des creative awards by Saxoprint pour WWF France », sur CBNews,
  15. « Creative Awards 2016 : La campagne « Bateau Balle » remporte le grand prix du jury 2016 », sur wwf.fr,
  16. « Tigres/WWF: Yannick Noah en campagne », sur Le Figaro,
  17. « WWF veut instaurer le bio dans les cantines », sur wwf.fr,
  18. « WWF épingle les 25 entreprises françaises qui détériorent le plus les écosystèmes », sur Libération.fr,