Władysław Strzemiński

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Władysław Strzemiński
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ŁódźVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

Władysław Strzemiński, né le à Minsk (alors dans l'Empire russe, actuellement en Biélorussie), mort le à Łódź, est un peintre et théoricien de l'art polonais, un des penseurs du constructivisme.

Œuvre et biographie[modifier | modifier le code]

Pionnier de l'avant-garde constructiviste des années 1920-1930, il théorisa l'unisme.

En 1917, il achève ses études à l'École d'ingénieurs du génie militaire. Au cours de la Première Guerre mondiale, en 1916, alors qu'il sert comme officier du corps d'ingénieurs, il est très grièvement blessé et amputé d'un bras et d'une jambe[1].

Pendant la révolution d'Octobre, en 1918, il assiste aux cours des premiers Ateliers d'État Libre (SVOMAS) à Moscou, et prend contact avec Kasimir Malevitch et Vladimir Tatline. En 1919, il commence à travailler au Département des Beaux-Arts (IZO) du Commissariat de l'Éducation Populaire à Minsk. Il devient membre du Conseil d'administration de Moscou pour l'art et l'industrie artistique. En 1919-1920, il travaille avec le Département de l'Éducation du Gouvernement à Smolensk où, avec Katarzyna Kobro, ils dirigent un atelier artistique (IZO-studio) qui produit, entre autre, des affiches de propagande[2]. Il collabore à la même époque avec Malevitch et le groupe UNOVIS (« L'affirmation du nouveau en art ») de Vitebsk. Strzemiński présente ses travaux constructivistes dans des expositions à Moscou, Riazan et Vitebsk.

En 1921 il s'installe à Vilnius[3] et commence à enseigner l'illustration, d'abord dans le cadre des Séminaires de Diplômés Militaires de Lukasinski et plus tard à l'école intermédiaire à Vileyka. Il épouse Katarzyna Kobro en 1922[4]. En 1922-23 et 1925-26, il travaille avec le périodique Zwrotnica (« Le Lien »), publiant entre autres articles son Notatki o sztuce rosyjskiej (Notes sur l'art russe - 1922, n° 3, 1923, n° 4). En 1923, il travaille avec Vytautas Kairiūkštis dans l'organisation de l'exposition de l'art nouveau à Vilnius, qui est en fait le point de départ pour le constructivisme polonais[5]. Entre 1924 et 1926, il enseigne le dessin à Szczekociny et prend un emploi en tant que professeur d'école intermédiaire à Brzeziny.

En 1931, il s'installe à Łódź où il s'active dans l'Union des artistes plasticiens polonais (ZPAP). Il enseigne la typographie dans une école technique[6]. En 1932, il reçoit le prix de la ville de Łódź. En 1945, il devient maître de conférences à l'École nationale supérieure des arts plastiques de Łódź dont il est l'un des fondateurs. La même année, il lègue sa collection au Muzeum Sztuki de Łódź.

En 1950, Władysław Strzemiński est licencié de l'École nationale supérieure des arts plastiques de Łódź (PWSSP) sur l'ordre du ministère de la Culture. On lui reproche de ne pas respecter la doctrine du réalisme-socialiste.

Władysław est très attaché à la ville de Łódź. Dans un appartement du quartier moderniste « Polesie Konstantynowskie », il publie peu avant la guerre un journal qui constitue le manifeste du groupe artistique "A.R.". Il publie aussi « Unizm w malarstwie » (L'unisme en peinture) (1928) « Kompozycja przestrzeni ». « Obliczanie rytmu czasoprzestrzennego » (Composition de l'étendue. Évaluation du rythme de l'espace-temps) (1930). « Il y formule le principe de l'homogénéité structurelle de l'œuvre d'art et de sa désymbolisation. Il souligne l'importance de l'œuvre et un ordre social universel : l'utopie de Strzemiński est fondée sur la conviction qu'il existe un rythme commun à la perception du monde et aux changements sociaux progressistes »[7].

Dans sa pratique artistique, il a commencé par des expériences avec des matériaux nouveaux (dans l'esprit de Tatline)[8] et sur la dynamique des formes non-objectives (la « non-objectivité » se veut un concept plus précis que l'« abstraction »). Lors de sa pratique de l'unisme, il tend à traduire cette homogénéité par les méthodes les plus diverses. Certaines de ses toiles se rapprochent d'un certain monochrome, sur le plan coloré, tandis que la matière picturale est fortement sollicitée par d'innombrables motifs répétitifs et d'échelle progressive. Dans une démarche plus classiquement constructiviste il réalise des Compositions architectoniques « où les ensembles de formes résultent d'un principe mathématique »[9]. Son œuvre s'attache, à partir de la fin des années 1930 et ensuite dans l'après guerre « aux différentes perceptions de la nature »[10]. Il intitule cette série d'après guerre « peinture de post-vue ».

Il est enterré au Cimetière ancien de Łódź.

En 1987, son nom est donné à l'École nationale supérieure des arts plastiques de Łódź (PWSSP), aujourd'hui ASP Académie Strzemiński des beaux-arts[11].

La plus grande collection de peintures de Władysław Strzemiński se trouve au Muzeum Sztuki w Łodzi (en) à Łódź.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Film 2016 ( France, février 2017 )[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Irena Kossowska, 2001
  2. L'article de Andrzej Turowski, dans : * Gérard Durozoi (dir.), Dictionnaire de l'art moderne et contemporain, Hazan, , 676 p. (ISBN 2-85025-266-2), p. 596.
  3. Irena Kossowska, 2001
  4. L'article d'Andrzej Turowski précité.
  5. Voir aussi l'article : Constructivisme russe. Voir aussi la place de Strzemiński dans les article (Serge Lemoine (dir), 2007, p. 92-99) : « l'internationale constructiviste » et « Typo-photo-graphie »
  6. L'article d'Andrzej Turowski précité.
  7. L'article d'Andrzej Turowski précité.
  8. L'article d'Andrzej Turowski précité.
  9. L'article d'Andrzej Turowski précité.
  10. L'article d'Andrzej Turowski précité.
  11. http://www.asp.lodz.pl

Bibliographie et références de l'Internet[modifier | modifier le code]

  • (en) Irena Kossowska, « Władysław Strzemiński », sur culture.pl,‎ 2004 (consulté le 14 février 2017).
  • Olivier Vargin, Regards sur l'art polonais de 1945 à 2005, L'Harmattan, , 250 p. (ISBN 978-2-296-06138-5)
  • Serge Lemoine (dir.), L'art moderne et contemporain : peinture, sculpture, photographie, graphisme, nouveaux médias, Larousse, , 312 p., 23 cm. (ISBN 978-2-03-583945-9), p. 70, 96, 97, 98, 130
  • Stanislaw Ignacy Witkiewicz, Wladyslaw Strzeminski, Katarzyna Kobro, Henryk Stazewski, Tadeusz Kantor, Magdalena Abakanowicz, Roman Opalka, Krzysztof Wodiczko, édition établie par Elsa Marie-Saint Germain et Jeannette Zwingenberger (préf. Guy Amsellem), Scène Polonaise, coll. « Ecrits d'artistes », , 732 p., 21 cm (ISBN 2-84056-161-1)
  • Piet Mondrian, Max Bill, Wladyslaw Strzeminski : L'unisme En Peinture, Jean-Claude Lebensztejn, Yves-Alain Bois, Guy Brett, Raymonde Hébraud-Carasco et Henri Matisse, « Macula 1 », Macula, no 1,‎ (ISSN 0397-5770)
  • (de) Achim Sommer, Volker Adolphs et Städtisches Kunstmuseum Bonn, Wladyslaw Strzeminski 1893-1952 [Ausstellung], Kunstmuseum Bonn, , 180 p. (ISBN 3-929790-05-X et 3-87909-382-2)

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Sources[modifier | modifier le code]