Władysław Czartoryski

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Władysław Czartoryski
Władysław Czartoryski.JPG
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 65 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Lieu de travail
Activités
Diplomate, collectionneur d'artVoir et modifier les données sur Wikidata
Famille
Père
Mère
Fratrie
Conjoints
María Amparo Muñoz (en)
Marguerite d'OrléansVoir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Autres informations
Membre de
Poznań Society of Friends of Learning (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
POL COA Czartoryski.svg

blason

Le prince Władysław Czartoryski, né le à Varsovie, dans le royaume de Pologne sous tutelle russe, et mort le (à 65 ans) à Boulogne-sur-Seine, fils du prince Adam Jerzy Czartoryski, est un homme politique polonais en exil, ainsi qu'un important collectionneur d’art, fondateur du Musée Czartoryski de Cracovie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Władysław Czartoryski est le fils d'Adam Jerzy Czartoryski, ministre des Affaires étrangères du tsar Alexandre Ier (1802-1805) et personnalité de premier plan du royaume de Pologne de 1815 à 1831, de la Grande émigration polonaise après 1831. Sa mère est la princesse Anna Zofia Sapieha, aussi connue sous son nom d'épouse, Anna Czartoryska (1799-1864).

Son père ayant joué un rôle de premier plan dans l'insurrection polonaise de 1830-1831, est condamné à mort par contumace en 1831 et se réfugie en Angleterre puis à Paris. La famille vit d'abord rue du Faubourg-du-Roule (1834-1843), puis à l'hôtel Lambert[1] (rue de l'Île Saint-Louis), premier centre mondain et politique de la Grande émigration.

Après la mort de son père, le prince poursuit à l'Hôtel Lambert les activités d'opposition à la Russie impériale. Pendant l'insurrection polonaise de 1863-1864, il est le principal agent diplomatique du Gouvernement national révolutionnaire polonais (Rząd Narodowy) auprès des gouvernements britannique, italien, suédois et turc. La défaite de cette insurrection marque cependant un tournant dans l'histoire du royaume de Pologne et de l'émigration polonaise. L'espoir d'une libération devient une perspective très lointaine.

Le prince se consacre donc de plus en plus à son immense collection d’art composée de peintures, de sculptures et d’antiquités. Il est intéressé notamment par l'art égyptien qu’il acquiert dans les salles de ventes parisiennes ou directement en Égypte. Il fait don d'objets d'art à la Bibliothèque polonaise de Paris, de pièces archéologiques à l'Université Jagellonne[2]. En 1871, il offre d'autres objets au Musée polonais de Rapperswil, en Suisse.

En 1865, la Collection Czartoryski est exposée dans la « Chambre polonaise » lors de l'Exposition des Arts Décoratifs à Paris. Selon James Stourton, la collection aurait quitté l'hôtel Lambert qui en était « le siège » en 1876.

En 1878, le prince fait rouvrir le Musée Czartoryski à Cracovie, fondé sa grand-mère Izabela Czartoryska en 1801, à Puławy, domaine familial confisqué par le gouvernement russe en 1831, musée fermé depuis l'insurrection de 1830-1831.

Après sa mort à Boulogne-sur-Seine, le prince est inhumé dans la crypte familiale de Sieniawa.

Mariages et descendance[modifier | modifier le code]

Le , Władysław Czartoryski épouse à La Malmaison, près de Paris, María Amparo Muñoz y Borbón (es), comtesse de Vista Alegre (1834-1864), fille morganatique de la reine Marie-Christine d’Espagne (1806-1878) et de son second époux Augustin Fernandez Muñoz, duc de Riansares (1808/1810-1873). Ils ont un fils :

D'une liaison avec une certaine Zagorska, dont le décès en couches ne permet pas un mariage légitimant, né un second fils

Le , le prince épouse en secondes noces la princesse Marguerite d'Orléans (1846-1893)[3], fille aînée de Louis d’Orléans (1814-1896), duc de Nemours, et de son épouse Victoire de Saxe-Cobourg-Kohary (1822-1857). Le couple a deux enfants :

Ascendance[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'hôtel Lambert a appartenu à la famille Czartoryski jusqu'en 1976.
  2. Cracovie fait alors partie des possessions autrichiennes, et non russes.
  3. Une photographie non datée, a été publiée par Henri d'Orléans et Michel de Grèce dans Mon album de famille, Paris, Perrin, 1991, p. 41.
  4. Extrait de l'État Civil de Paris 1876, page 12, acte 587

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • James Stourton, Petits musées, grandes collections, Scala, 2003, p. 168 à 173).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]