Vrigne-aux-Bois

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Vrigne-aux-Bois
Ancienne Mairie
Ancienne Mairie
Blason de Vrigne-aux-Bois
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine
Département Ardennes
Arrondissement Sedan
Canton Sedan-1
Intercommunalité Communauté d’agglomération de Charleville-Mézières / Sedan.
Maire
Mandat
Patrick Dutertre
2014-2020
Code postal 08330
Code commune 08491
Démographie
Population
municipale
3 343 hab. (2013)
Densité 416 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 44′ 18″ N 4° 51′ 24″ E / 49.7383333333, 4.8566666666749° 44′ 18″ Nord 4° 51′ 24″ Est / 49.7383333333, 4.85666666667
Altitude Min. 152 m – Max. 248 m
Superficie 8,04 km2
Localisation

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Vrigne-aux-Bois

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Vrigne-aux-Bois

Vrigne-aux-Bois est une commune française, située dans le département des Ardennes en région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Vrigne-aux-Bois se situe à 14 km de Sedan, ses habitants au nombre de 3.699 (en 1999) s'appellent des Vrignois. Son altitude avoisine les 160 m et sa superficie 804 ha. Elle compte plusieurs hameaux, dont Tendrecourt.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la Vrigne - qui lui a donné son nom - ruisseau ou rivière de 16,5 kilomètres[1] qui conflue dans la Meuse à Vrigne-Meuse.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans les années 1250, Vrigne-aux-Bois était une paroisse et dans les années 1630 comptait 160 feux[2].

La ville a connu un rapide développement au début XIXe siècle grâce à l'industrie (Il n'y avait que 700 habitants en 1800).

Dans la Grande-Rue, on trouve une forge qui a été établie sur un schéma traditionnel, attestée ailleurs dès le XVIe siècle. L'usine métallurgique, construite pour Jean-Nicolas Gendarme en 1822 - 1823, innove cependant sur plusieurs points, et témoigne des expériences menées par ce grand maître des forges avec l'aide de ses gendres dans les Ardennes depuis la période impériale. Trois bâtiments sont alignés sous un grand étang, ici fractionné pour fournir à chacun des ateliers une force spécifique : peut-être une application des recherches menées dans le domaine de l'hydraulique par les professeurs de l'école du Génie de Mézières à la fin du XVIIIe siècle.

La forge et la fonderie-laminoir ont été regroupées en seul corps, dans lequel feux et machines ont été répartis rationnellement : l'élément essentiel y était le four à puddler fonctionnant au coke au lieu du charbon de bois traditionnel. Il y a là une adaptation partielle des méthodes développées en Angleterre dès 1709 et expérimentées au Creusot en 1782 -1787. Ici, cependant, le haut fourneau fonctionne encore au charbon de bois, stocké dans deux grands halles à charbon, pourvues de leurs pignons coupe-feu intermédiaires.

Une caserne, construite en 1825, abrite plusieurs logements ouvriers individuels pourvus d'un confort correct. Des ateliers annexes sont répartis aux alentours. À la différence de la plupart des bâtiments de forge qui sont proches de l'architecture rurale, les trois principaux bâtiments ont des façades ordonnancées, témoins des goûts ostentatoires de Jean Nicolas Gendarme que l'on retrouve à Vendresse.

Un château, situé à l'extrémité de la rue principale, a été construit au début du XIXe siècle pour Jean Nicolas Gendarme, le propriétaire de la forge.

Le 20 juillet 1873 la Compagnie des chemins de fer de l'Est ouvre à l'exploitation la ligne de Vrigne-Meuse à Vrigne-aux-Bois qu'elle exploite pour le compte du département des Ardennes. Sur la commune se trouve la gare terminus[3].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Ancienne fontaine.
Blason de Vrigne-aux-Bois Blason D'argent à l'arbre arraché de sinople, chaussé ployé d'azur aux deux étoiles d'or ; le tout sommé d'un chef de gueules chargé de trois besants d'or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1876   Evain[4]    
1892 1906 Alfred Maily[5]
(dit Maily-Camion)
FTSF
POSR
SFIO
Ouvrier métallurgiste, gérant de coopérative
Syndicaliste
Conseiller d'arrondissement (1893-1895)
1906 1925 Eugène Martin[6] POSR
SFIO
Ouvrier métallurgiste, contremaître
Syndicaliste
Conseiller d'arrondissement (1911-1919)
1925 1940 Aimé Deponthieu[7] SFIO
puis PC
à nouveau SFIO
Ouvrier métallurgiste
1944 1945 Aimé Deponthieu SFIO Ouvrier métallurgiste
1945 1947 René Pigeot[8] PCF Ouvrier métallurgiste, contremaître
Résisant
Conseiller général (1945-1949)
1965 1983 Louis Reitz[9] Soc Instituteur, professeur de collège
mars 2001 mars 2008 Jean Stevenin PRG
(ex-PS)
Conseiller général
mars 2008[10] en cours
(au 10 avril 2014)
Patrick Dutertre DVG Réélu pour le mandat 2014-2020[11]
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 3 343 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
661 872 719 884 1 115 1 428 1 477 1 477 1 542
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
2 205 2 216 2 386 2 568 2 742 2 882 2 889 3 075 3 398
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
3 571 3 230 3 490 3 363 3 219 2 660 2 989 3 397 3 691
1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011 2013 -
3 763 3 897 3 771 3 668 3 506 3 497 3 406 3 343 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Famille à Vrigne-aux-Bois

  • Étudiants : 8,94 %
  • Familles Monoparentales : 11,11 %

Immobilier à Vrigne-aux-Bois

Usine, logments[14] regroupés en une même cour.
  • Propriétaires de leur résidence principale : 56,99 % (moyenne nationale : 73,56 %)
  • Résidence principale de type maisons/fermes : 68,32 % (moyenne nationale : 82,39 %)
  • Résidences principales en immeuble : 28,94 % (moyenne nationale : 6,3 %)

Emploi à Vrigne-aux-Bois

  • Taux d'activité : 79,5 % (moyenne nationale : 10,49 %)
  • Taux de chômage : 16,9 % (moyenne nationale : 10,49 %)
  • Croissance démographique sur dix ans : -0,31 % (moyenne 0,41 %)

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Médaillon sur a fontaine.
  • Église moderne et statue de saint Pierre (XVIIIe siècle). L'ancienne église paroissiale fut construite sur une parcelle de terrain du parc du château grâce à la générosité de Madame Gendarme. Endommagée durant la seconde guerre mondiale, elle fut laissée à l'abandon et détruite en 1950. Seule subsiste une chapelle, de nos jours, accolée à l'église moderne. Cette chapelle est ornée de vitraux réalisés par Claudius Lavergne[15].
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau la Vrigne (B5040300) » (consulté le 25 octobre 2015)
  2. Dom Albert Noël, Notice historique sur le canton de Monthermé,p. 46 et 113, Res Universis, Chaulnes, 1991
  3. Pascal Dumont, Olivier Geerinck, « Les voies ferrées d'intérêt local : Vrigne-Meuse - Vivier au Court », dans Sur les rails d'Ardennes et de Gaume, éditions de Borée, 2004 (ISBN 9782844942692), pp. 152 et 153-155, extrait (consulté le 27 mars 2014).
  4. Almanach historique, administratif & commercial de la Marne, de l'Aisne et des Ardennes, Matot-Braine, 1877, p241.
  5. Notice biographique sur Le Maitron, dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français
  6. Notice biographique sur Le Maitron, dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français
  7. Notice biographique sur Le Maitron, dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français
  8. Notice biographique sur Le Maitron, dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français
  9. Notice biographique sur Le Maitron, dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français
  10. Conseil général des Ardennes consulté le 23 juin 2008 (fichier au format PDF)
  11. Orianne Roger, « Le conseil élit maire Patrick Dutertre », La Semaine des Ardennes, no 239,‎ , p. 15
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.
  14. « Notice no IA08000638 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. Voir le site La Tribune de l'Art:Pour la restauration d'un vitrail de Claudius Lavergne
  16. « Notice no PA00078562 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Notice no IA08000637 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Notice no IA08000636 », base Mérimée, ministère français de la Culture