Vrigne-aux-Bois

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Vrigne-aux-Bois
Vrigne-aux-Bois
Ancienne mairie.
Blason de Vrigne-aux-Bois
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Ardennes
Arrondissement Sedan
Canton Sedan-1
Intercommunalité Ardenne Métropole
Statut Commune déléguée
Maire délégué Patrick Dutertre
Code postal 08330
Code commune 08491
Démographie
Gentilé Vrignois, Vrignoises
Population 3 305 hab. (2014)
Densité 411 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 44′ 18″ nord, 4° 51′ 24″ est
Altitude Min. 152 m
Max. 248 m
Superficie 8,04 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d’intégration Vrigne aux Bois
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Grand Est

Voir sur la carte administrative du Grand Est
City locator 15.svg
Vrigne-aux-Bois

Géolocalisation sur la carte : Ardennes

Voir sur la carte topographique des Ardennes
City locator 15.svg
Vrigne-aux-Bois

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 15.svg
Vrigne-aux-Bois

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 15.svg
Vrigne-aux-Bois

Vrigne-aux-Bois est une ancienne commune française, située dans le département des Ardennes en région Grand Est.

Le , elle devient une commune déléguée de la commune nouvelle de Vrigne aux Bois (sans traits d'union entre les mots)[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Vrigne-aux-Bois se situe à 14 km de Sedan, ses habitants s'appellent des Vrignois. Son altitude avoisine les 160 m et sa superficie 804 ha.

Elle compte plusieurs hameaux, dont Tendrecourt.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Issancourt-et-Rumel Bosseval-et-Briancourt Bosseval-et-Briancourt Rose des vents
Vivier-au-Court N Bosseval-et-Briancourt
O    Vrigne-aux-Bois    E
S
Vrigne-Meuse Bosseval-et-Briancourt

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la Vrigne - qui lui a donné son nom - ruisseau ou rivière de 16,5 kilomètres[2] qui conflue dans la Meuse à Vrigne-Meuse.

La Claire (rivière) conflue au niveau de cette commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans les années 1250, Vrigne-aux-Bois était une paroisse et dans les années 1630 comptait 160 feux[3].

La ville a connu un rapide développement au début XIXe siècle grâce à l'industrie (Il n'y avait que 700 habitants en 1800).

Dans la Grande-Rue, on trouve une forge qui a été établie sur un schéma traditionnel, attestée ailleurs dès le XVIe siècle. L'usine métallurgique, construite pour Jean-Nicolas Gendarme en 1822-1823, innove cependant sur plusieurs points, et témoigne des expériences menées par ce grand maître des forges avec l'aide de ses gendres dans les Ardennes depuis la période impériale. Trois bâtiments sont alignés sous un grand étang, ici fractionné pour fournir à chacun des ateliers une force spécifique : peut-être une application des recherches menées dans le domaine de l'hydraulique par les professeurs de l'école du Génie de Mézières à la fin du XVIIIe siècle.

La forge et la fonderie-laminoir ont été regroupées en seul corps, dans lequel feux et machines ont été répartis rationnellement : l'élément essentiel y était le four à puddler fonctionnant au coke au lieu du charbon de bois traditionnel. Il y a là une adaptation partielle des méthodes développées en Angleterre dès 1709 et expérimentées au Creusot en 1782-1787. Ici, cependant, le haut fourneau fonctionne encore au charbon de bois, stocké dans deux grands halles à charbon, pourvues de leurs pignons coupe-feu intermédiaires.

Une caserne, construite en 1825, abrite plusieurs logements ouvriers individuels pourvus d'un confort correct. Des ateliers annexes sont répartis aux alentours. À la différence de la plupart des bâtiments de forge qui sont proches de l'architecture rurale, les trois principaux bâtiments ont des façades ordonnancées, témoins des goûts ostentatoires de Jean Nicolas Gendarme que l'on retrouve à Vendresse.

Un château, situé à l'extrémité de la rue principale, a été construit au début du XIXe siècle pour Jean Nicolas Gendarme, le propriétaire de la forge.

Le 20 juillet 1873 la Compagnie des chemins de fer de l'Est ouvre à l'exploitation la ligne de Vrigne-Meuse à Vrigne-aux-Bois qu'elle exploite pour le compte du département des Ardennes. Sur la commune se trouve la gare terminus[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1876   Evain[5]    
1892 1906 Alfred Maily[6]
(dit Maily-Camion)
FTSF
POSR
SFIO
Ouvrier métallurgiste, gérant de coopérative
Syndicaliste
Conseiller d'arrondissement (1893-1895)
1906 1925 Eugène Martin[7] POSR
SFIO
Ouvrier métallurgiste, contremaître
Syndicaliste
Conseiller d'arrondissement (1911-1919)
1925 1940 Aimé Deponthieu[8] SFIO
puis PC
à nouveau SFIO
Ouvrier métallurgiste
1944 1945 Aimé Deponthieu SFIO Ouvrier métallurgiste
1945 1947 René Pigeot[9] PCF Ouvrier métallurgiste, contremaître
Résistant
Conseiller général (1945-1949)
1965 1982 Louis Reitz[10] Soc Instituteur, professeur de collège
1982 1989 Jacques Derulle    
1989 mars 2008 Jean Stévenin PRG
(ex-PS)
Conseiller général
mars 2008[11] 12/2016 Patrick Dutertre DVG Réélu pour le mandat 2014-2020[12]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[14],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 305 habitants, en diminution de -4,51 % par rapport à 2009 (Ardennes : -1,28 %, France hors Mayotte : 2,49 %).

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6618727198841 1151 4281 4771 4771 542
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
2 2052 2162 3862 5682 7422 8822 8893 0753 398
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
3 5713 2303 4903 3633 2192 6602 9893 3973 691
1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014 - -
3 7633 8973 7713 6683 5063 4063 305--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Famille à Vrigne-aux-Bois

  • Étudiants : 8,94 %
  • Familles Monoparentales : 11,11 %

Immobilier à Vrigne-aux-Bois

Usine, logements regroupés en une même cour[17].
  • Propriétaires de leur résidence principale : 56,99 % (moyenne nationale : 73,56 %)
  • Résidence principale de type maisons/fermes : 68,32 % (moyenne nationale : 82,39 %)
  • Résidences principales en immeuble : 28,94 % (moyenne nationale : 6,3 %)

Sports[modifier | modifier le code]

Le club de basket-ball de l'En Avant la Vaillante Vrigne-aux-Bois a évolué pendant plus d'une saison (de juin 1993 à novembre 1994) en Pro B (deuxième niveau national) avant que le club soit liquidé judiciairement[18],[19].

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi à Vrigne-aux-Bois

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Médaillon sur la fontaine.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église moderne et statue de saint Pierre (XVIIIe siècle). L'ancienne église paroissiale fut construite sur une parcelle de terrain du parc du château grâce à la générosité de Madame Gendarme. Endommagée durant la seconde guerre mondiale, elle fut laissée à l'abandon et détruite en 1950. Seule subsiste une chapelle, de nos jours, accolée à l'église moderne. Cette chapelle est ornée de vitraux réalisés par Claudius Lavergne[20].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Ancienne fontaine.
Blason de Vrigne-aux-Bois Blason D'argent à l'arbre arraché de sinople, chaussé ployé d'azur aux deux étoiles d'or ; le tout sommé d'un chef de gueules chargé de trois besants d'or.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les hosties sanglantes de Vrigne-aux-Bois (Ardennes): trois lettres de M. l'Abbé Jules Morel, Paris & Tournai : chez H. Casterman, s.d. (peu après 1859), 118 p. [1]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « arrêté de création n 2016-588 », sur www.ardennes.gouv.fr (consulté en août 2018)
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau la Vrigne (B5040300) » (consulté le 25 octobre 2015)
  3. Dom Albert Noël, Notice historique sur le canton de Monthermé,p. 46 et 113, Res Universis, Chaulnes, 1991
  4. Pascal Dumont, Olivier Geerinck, « Les voies ferrées d'intérêt local : Vrigne-Meuse - Vivier au Court », dans Sur les rails d'Ardennes et de Gaume, éditions de Borée, 2004 (ISBN 9782844942692), pp. 152 et 153-155, extrait (consulté le 27 mars 2014).
  5. Almanach historique, administratif & commercial de la Marne, de l'Aisne et des Ardennes, Matot-Braine, 1877, p241.
  6. Notice biographique sur Le Maitron, dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français
  7. Notice biographique sur Le Maitron, dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français
  8. Notice biographique sur Le Maitron, dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français
  9. Notice biographique sur Le Maitron, dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français
  10. Notice biographique sur Le Maitron, dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français
  11. Conseil général des Ardennes consulté le 23 juin 2008 (fichier au format PDF)
  12. Orianne Roger, « Le conseil élit maire Patrick Dutertre », La Semaine des Ardennes, no 239,‎ , p. 15
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  17. « Usine de quincaillerie Jardinier, puis fonderie Gollnisch-Jardinier fils », notice no IA08000638, base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. Maxi-Basket, n°130, juin 1994, p.  93
  19. Maxi-Basket, n°135, décembre 1994, p.  70
  20. Voir le site La Tribune de l'Art:Pour la restauration d'un vitrail de Claudius Lavergne
  21. « Ancienne usine », notice no PA00078562, base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. « Usine de quincaillerie Wintemberger, puis Manufacture d'Accessoires de Réseaux Souterrains, actuellement câblerie Nexans », notice no IA08000637, base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. « Fonderie Gillet-Roquigny, puis Jardinier-Massard », notice no IA08000636, base Mérimée, ministère français de la Culture