Vraignes-en-Vermandois

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Vraignes-en-Vermandois
Vraignes-en-Vermandois
La rue menant de la mairie à l'église et au monument aux morts.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Canton Péronne
Intercommunalité Haute-Somme
Maire
Mandat
Maryse Fagot
2014-2020
Code postal 80240
Code commune 80812
Démographie
Gentilé Vraignois
Population
municipale
144 hab. (2016 en diminution de 11,11 % par rapport à 2011)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 53′ 16″ nord, 3° 03′ 58″ est
Altitude Min. 67 m
Max. 103 m
Superficie 4,22 km2
Localisation

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Vraignes-en-Vermandois est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Blason populaire : pour leurs tenues excentriques et colorées, les habitants sont affublés du surnom collectif « chés djais huppès d'Vrainne » (les geais huppés de Vraignes)[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Nature du sol et du sous-sol[modifier | modifier le code]

Le sol de la commune est de nature argileuse. À l'est, le sous-sol est pierreux.

Relief, paysage, végétation[modifier | modifier le code]

Le relief de la commune est uniformément plat sur la plus grande partie du territoire constitué par un plateau. À l'est, se trouvent quelques petites collines.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Aucun cours d'eau ne traverse la commune. Un ancien ruisseau existait à l'est, il rejoignait l'Omignon. La nappe souterraine est située à 30 mètres en dessous du niveau du sol.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de la commune est tempéré océanique.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Urbanisme et aménagement du territoire[modifier | modifier le code]

La commune présente un habitat groupé.

Activité économique et de services[modifier | modifier le code]

L'activité économique de la commune est encore dominée par l'agriculture.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Vraignes est situé sur la route départementale reliant Roisel à Nesle. Au sud, le territoire communal est traversé par la route reliant Amiens à Saint-Quentin, dite « Chaussée Brunehaut ».

Transports en commun routiers[modifier | modifier le code]

La localité est desservie par les autocars du réseau inter-urbain Trans'80, chaque jour de la semaine, sauf le dimanche et les jours fériés (ligne no 49, Péronne - Roisel - Saint-Quentin)[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Vraignes-en-Vermandois
Bouvincourt-en-Vermandois Hancourt
Estrées-Mons Vraignes-en-Vermandois Pœuilly
Monchy-Lagache Tertry


Communes voisines : cliquer sur la carte pour agrandir.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Dans les documents anciens, on trouve plusieurs formes pour désigner Vraignes : Verina, Verrinaæ, Verringues, Verrignes, Vraine. Le sens du nom pourrait venir du terme Werres signifiant, combat ou du terme roman verres désignant la toison des brebis, ou étable à verrats[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Age[modifier | modifier le code]

L'abbaye Saint-Barthélémy possédait la terre de Vraignes. En 1191, la présence d'une métairie est signalée dans un document écrit pour une transaction entre l'abbaye Saint-Barthélémy de Noyon et Rainaud de Magny.

Un prieuré de la congrégation d'Arrouaise existait à Vraignes[3].

Epoque moderne[modifier | modifier le code]

En 1660, Nicolas de Lille devint prieur à Vraignes pendant plus de trente ans. L'abbaye Saint-Barthélémy de Noyon et le marquis d'Havrincourt étaient seigneurs de Vraignes au XVIIIe siècle[3].

Epoque contemporaine[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

De 1914 à 1917, Vraignes fut occupée par l'armée allemande jusqu'à son repli sur la ligne Hindenburg en février 1917. La commune repassa sous domination allemande de mars à septembre 1918.

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Après l'armistice, Thérèse Papillon, infirmières aux armées pendant la Grande Guerre, arriva à Vraignes et se mit dix-huit mois au service des populations sinistrées de l'Est du département de la Somme avant de s'installer à l'abbaye de Valloires pour y fonder un établissement pour enfants.

La reconstruction du village de Vraignes détruit pendant la guerre fut supervisée par l'architecte Louis Faille chargé de la reconstruction du canton de Roisel.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le 29 août 1944, au sud du territoire de la commune de Vraignes-en-Vermandois, en bordure de la route Amiens-Saint-Quentin, des résistants prisonniers des Allemands furent sommairement exécutés, un seul parvint à survivre. Onze résistants FTPF de Guise (Aisne), détenus à Saint-Quentin (Aisne) furent transférés à Péronne et de là, sous prétexte de manque de place, redirigés vers Saint-Quentin. Arrivés au sud du village de Vraignes, au lieu-dit « la Vallée perdue », les Allemands les firent descendre du camion qui les transportait et les abattirent. Deux prisonniers parvinrent à s'enfuir, l'un d'eux fut mortellement blessés, le second survécut et put faire le récit de cette tragédie.

Le Dr Vasselle, d’Amiens, établit la liste des fusillés :

  • Baclet Henri, 19 ans, de Guise ;
  • Bévière Alfred, 37 ans, de La Capelle (Aisne) ;
  • Chazal Suzanne, 25 ans, de Guise ;
  • Delettre Amable, 18 ans ;
  • Fontesse Jean, 24 ans, de Proix (Aisne) ;
  • Fourrier Jean, 20 ans ;
  • Cruchala Félix, 23 ans ;
  • Palfroy Jacqueline, 17 ans, de Lemé (Aisne) ;
  • Rais Vincent, 24 ans ;
  • Turquin Henri, 17 ans, de Guise.

Désiré Louis Poirette réussit à s'enfuir.

Un monument a été érigé sur le lieu de la fusillade avec cette dédicace gravée : « La commune de Vraignes à la Mémoire des victimes de la barbarie nazie le 29 août 1944 »[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 José Plaquet    
mars 2008[5] en cours Maryse Fagot Nouveau Centre Conseillère régionale
Réélue pour le mandat 2014-2020[6]

Démographie[modifier | modifier le code]

Population antérieure :52 feux en 1469 ; 30 feux en 1670 ; 40 feux en 1699 ; 42 feux en 1701 ; 57 en 1724 ; 44 en 1760 ; 78 feux en 1772[7].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[9].

En 2016, la commune comptait 144 habitants[Note 1], en diminution de 11,11 % par rapport à 2011 (Somme : +0,27 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
316324324331350320329327313
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
312322324295300270294267253
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
264266258201199195209199198
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
192154146150145148162162144
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre.
  • Mairie.
  • Monument aux morts.
  • Calvaire.
  • Statue à la Vierge, devant l'église. L'inscription « À Jésus par Marie, 1954 »[12].
  • Monument à Hector Crinon : un premier buste, détruit lors de la guerre 1914-1918, œuvre du sculpteur Georges Tattegrain, a été inauguré le 5 juin 1892[13]. Un second buste en pierre, œuvre du sculpteur Pierre Bazin, a été érigé en 1972.
  • La via Francigena qui mène à Rome traverse le village.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Hector Crinon (1807-1870), haricotier, sculpteur sur bois et poète d'expression picarde, est né et décédé à Vraignes. En 1863, il a écrit en picard : Les Satires picardes.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Paul Decagny, Roisel et ses environs, reprint partiel de Histoire de l'arrondissement de Péronne, Paris, Le Livre d'Histoire, 1990.
  • David de Sousa, Palettes et ciseaux, artistes de la Haute-Somme au XIXe siècle, Folio 7, Péronne, 2012.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le Courrier picard, édition d'Abbeville, 22 novembre 2013, page XII, d'après Alcius Ledieu, Blasons populaires, 1903
  2. « Les horaires des lignes » Lignes du réseau Trans'80 », sur trans80.hautsdefrance.fr).
  3. a b et c Paul Decagny, L'arrondissement de Péronne, ou recherches sur les villes, bourgs, villages et hameaux qui le composent, J. Quentin, , 607 p. (lire en ligne).
  4. http://maitron-fusilles-40-44.univ-paris1.fr/spip.php?article180866
  5. [xls] « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 16 mai 2009)
  6. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  7. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9606228w/f704.image.r=vraignes%20en%20vermandois?rk=42918;4
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  12. André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 260 (ASIN B000WR15W8)
  13. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6223176n/f15.image.r=vraignes%20en%20vermandois?rk=536483;2