Voulême

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Voulême
Voulême
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Montmorillon
Intercommunalité Communauté de communes du Civraisien en Poitou
Maire
Mandat
Alain Fonteneau
2020-2026
Code postal 86400
Code commune 86295
Démographie
Gentilé Voulêmois
Population
municipale
391 hab. (2020 en augmentation de 3,44 % par rapport à 2014)
Densité 35 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 06′ 00″ nord, 0° 13′ 56″ est
Altitude Min. 92 m
Max. 167 m
Superficie 11,12 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Ruffec
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Civray
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Voulême

Voulême est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne (région Nouvelle-Aquitaine).

Géographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Voulemois et les Voulemoises.

Localisation[modifier | modifier le code]

Voulême est situé à 2 km au sud-ouest de Saint-Macoux la plus grande ville à proximité.

La commune est située à l’extrémité sud du département de la Vienne, à la limite des départements de la Charente et des Deux-Sèvres.

C’est une commune essentiellement rurale.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La région de Voulême présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées et de vallées. Le terroir se compose[1]:

  • de Terres Rouges pour 82 % sur les plateaux. Ce sont des sols acajou, siliceux, dérivés d’argiles ferrugineuses à silex provenant d’épandages superficiels du Massif Central.
  • de 18 % de calcaire qui se trouve dans les vallées alluviales.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par 8 km de cours d'eau, avec comme rivière principale la Charente sur une longueur de 6 km.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[2]

  • Moyenne annuelle de température : 12,1 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,3 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 6,8 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 14,9 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 912 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 11,4 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,1 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Civray », sur la commune de Civray, mise en service en 1990[8] et qui se trouve à 7 km à vol d'oiseau[9],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 12,4 °C et la hauteur de précipitations de 859,4 mm pour la période 1981-2010[10]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Poitiers-Biard », sur la commune de Biard, mise en service en 1921 et à 53 km[11], la température moyenne annuelle évolue de 11,5 °C pour la période 1971-2000[12] à 11,7 °C pour 1981-2010[13], puis à 12,2 °C pour 1991-2020[14].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Les gares et les haltes ferroviaires proches de la commune :

Les aéroports les plus proches de la commune sont :

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Voulême est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[15],[16],[17].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Ruffec, dont elle est une commune de la couronne[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 30 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[18],[19].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (85,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (85,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (63,7 %), zones agricoles hétérogènes (14,7 %), forêts (12,5 %), prairies (6,9 %), zones urbanisées (2,3 %)[20].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Voulême est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à deux risques technologiques, le transport de matières dangereuses et la rupture d'un barrage[21]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[22].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Charente. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1993, 1995, 1999, 2010 et 2018[23],[21].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Voulême.

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines) et des tassements différentiels[24]. Afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, un inventaire national permet de localiser les éventuelles cavités souterraines sur la commune[25]. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie[26]. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (79,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national)[Carte 2]. Depuis le , en application de la loi ÉLAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 8],[27].

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2017 et par des mouvements de terrain en 1999 et 2010[21].

Risque technologique[modifier | modifier le code]

La commune est en outre située en aval du barrage Mas-Chaban, un ouvrage de classe A[Note 9] situé dans le département de la Charente et construit pour constituer une réserve d’eau de 14 millions de m3. Le PPI a été approuvé en 1999. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture de cet ouvrage[29].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du bourg dérive de "Volesma", graphie mentionnée en 1195. Elle devint "Voulesme" en 1398[30].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune a été occupé par l’homme dès la préhistoire. Un important outillage datant du paléolithique inférieur a été retrouvé en 1886 ainsi que des haches polies et des pointes de flèche datant du néolithique. Ces verstiges ont été découverts aux lieudits des Bois Sourds, des Petits Champs, du Coudret, autour du hameau de Nieuillet, de la cCoix de Nieuil et de la Croix de Chambe. Une partie de ces objets est exposée au Musée de Civray et une autre à la mairie de Voulême.

Plusieurs villas gallo-romaines étaient implantées sur le territoire. Des photographies aériennes ont révélé l’existence de vestiges de constructions datant de cette époque. Cette présence d’un habitat ancien a été confirmée par des découvertes au sol. En effet, lors de fouilles, des pierres et des tuiles à rebord ont pu être déterrées. De même, au lieu-dit le Rochetas, a été mis au jour un vaste domaine composé d’une villa et de son chauffage au sol, ainsi que des traces d’un vaste domaine agricole allant jusqu’aux rives de la Charente. Sur ce site, ont été découverts des ossements, des poteries, des monnaies qui sont exposés au musée de Civray.

En 1777, un ouragan a ravagé la région et plus particulièrement la commune. Un tiers des noyers er tous les châtaigniers, toutes les treilles et une partie des récoltes furent arrachés du sol ou détruits.

En 1830 et 1835, la commune fut frappée par une épidémie de choléra.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Depuis 2015, Voulême est dans le canton de Civray (no 6) du département Vienne. Avant la réforme des départements, Voulême était dans le canton no 5 de Civray dans la 3e circonscription.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[31]
Période Identité Étiquette Qualité
1965 2001 Pierre Gibaux PS  
mars 2001 2014 Yvon Vignaud    
2014 2020 Raymond Gallais    
2020 En cours Alain Fonteneau    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Énergies nouvelles[modifier | modifier le code]

Sur le sol de la commune, un parc, regroupant douze éoliennes, devrait voir le jour en mai 2014 après neuf ans de procédure. Ce parc, le plus grand du département de la Vienne, est à cheval sur les communes de Saint-Macoux, de Saint-Gaudent, de Lizant et de Voulême. Ce parc représente une puissance totale de 24 MW pour une production estimée à 53 GWh, soit la consommation annuelle moyenne de 26 500 habitants. Les éoliennes sont composées d'un mât de 100 m de hauteur et de pales de 50 m. Cette énergie renouvelable devrait permettre d'économiser chaque année 17 000 tonnes de CO2.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[32]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[33].

En 2020, la commune comptait 391 habitants[Note 10], en augmentation de 3,44 % par rapport à 2014 (Vienne : +1,41 %, France hors Mayotte : +1,9 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
803708642811881862864908907
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
931889839780798809817786742
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
714708698595546540516520468
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
429366368385368329350352372
2014 2019 2020 - - - - - -
378391391------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[34] puis Insee à partir de 2006[35].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, selon l’INSEE, la densité de population de la commune était de 32 hab./km2, 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

Les dernières statistiques démographiques pour la commune de Voulême ont été fixées en 2009 et publiées en 2012. Il ressort que la mairie administre une population totale de 378 personnes. À cela, il faut soustraire les résidences secondaires (6 personnes) pour constater que la population permanente sur le territoire de la commune est de 372 habitants.

La répartition par sexe de la population est la suivante :

  • en 1999 : 49,4 % d'hommes et 50,6 % de femmes.
  • en 2004 : 48,6 % d'hommes et 51,4 % de femmes.
  • en 2010 : 44,3 % d'hommes pour 55,7 % de femmes.

En 2004 :

  • Le nombre de célibataires était de : 24,2 % dans la population.
  • Les couples mariés représentaient 60,6 % de la population, les divorcés 4,2 %.
  • Le nombre de veuves et veufs était de 11 %.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Voulême dépend de l'académie de Poitiers (rectorat de Poitiers) et son école primaire dépend de l'inspection académique de la Vienne. Les communes de Lizant, Voulême et Saint-Gaudent sont en regroupement pédagogique intercommunal. Ainsi, les maternelles sont localisées à Lizant puis les CP et CE1 à l’école de Voulême et enfin les CE2, CM1 et CM2 à l’école de Saint-Gaudent.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[36], il n'y a plus que huit exploitations agricoles en 2010 contre treize en 2000.

Les surfaces agricoles utilisées ont stagné et sont passées de 1 075 hectares en 2000 à 1 035 hectares en 2010[36]. Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne 20 hectares[37].

43 % des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 29 % pour les oléagineux (colza et tournesol à parts égales), 16 % pour le fourrage et 6 % restent en herbe. En 2000, un hectare (zéro en 2010) était consacrés à la vigne[36].

Quatre exploitations en 2010 (contre cinq en 2000) abritent un élevage de bovins (468 têtes en 2010 contre 309 têtes en 2000). L'élevage de volailles a disparu au cours de cette décennie (57 têtes réparties sur trois fermes en 2000)[36].

Activité et emploi[modifier | modifier le code]

Le taux d'activité était de 64,6 % en 2004 et 60,5 % en 1999.

Le taux de chômage en 2004 était de 9,5 % et en 1999 il était de 13 %.

Les retraités et les pré-retraités représentaient 36,3 % de la population en 2004 et 28,2 % en 1999.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église saint-Hilaire est un parallélogramme terminé par une abside carrée voûtée en ogive et percée de trois fenêtres en plein cintre, allongées, étroites en dehors et évasées en dedans. La nef est sans voûte. La porte ogivale, située sur le côté sud, est ornée de moulures simples. Le toit est plat et les contreforts sont peu saillants. Le clocher est carré. Il est sur deux étages. Il est percé de baies étroites et carrées comme des meurtrières. Il s'élève au-dessus du chœur. Le mur du fond de l'abside est terminée par un pignon avec une croix en pierre. La nef a été réédifiée au début du XVIe siècle.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Le logis seigneurial de Chambe est construit au lieu-dit Chambes. Le logis est le témoin de l'existence d'un ancien château du XVe siècle qui dominait la vallée de la Charente. Il ne reste que quelques traces des fortifications, une tour et une maison du XVIIIe siècle.
  • Le logis de Nieuil-sur-Charente qui date du XVe siècle.
  • Les moulins : le territoire communal est traversé par la Charente qui était bordée d’anciens moulins. Ces moulins servaient pour fabriquer de la farine ou de l’huile. Cette activité a disparu. Il ne reste plus que des vestiges de ce passé industrieux et certains moulins ont pu être depuis transformés en résidence ce qui a permis de les conserver : moulin à eau datant du Moyen Âge de l’Etourneau, situé en bas du hameau de Nieuillet et qui a gardé son mécanisme de fabrication d’huile, le moulin du Roc et le moulin de Chambes.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Coteau de l'Étourneau[modifier | modifier le code]

Le coteau de l’Étourneau est une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) qui couvre 1 % de la surface communale. Il domine la Charente qui, après avoir infléchi son cours vers le sud-ouest en aval de Civray, décrit de profonds méandres dus à la faible pente de son lit. Alors que la partie concave des boucles du fleuve, est plane et est occupée par des habitats alluviaux de plus en plus remplacés de nos jours par des cultures intensives ; la partie convexe est dominée par des coteaux avec des versants abrupts qui font passer en quelques dizaines de mètres de 130 m d’altitude sur le plateau à moins de 100 m au niveau du fleuve.

Les pentes du coteau de l’Étourneau sont orientées au nord. Son sol est composé de calcaires bajociens à silex. Les pentes sont couvertes par des chênes pédonculés et des charmes, mêlés d’érables champêtres. La strate arbustive est caractérisée par la présence du buis.

En bas de versants, sur les terrasses alluviales bordant la Charente, la chênaie-charmaie laisse la place, sur des sols franchement hydromorphes, à une aulnaie-frênaie. L’orientation au nord du coteau et la forte humidité atmosphérique entretenue par la proximité de la rivière créent, au sein du bois, un microclimat très frais qui est renforcé par le feuillage dense des essences arborées. Ces conditions particulières ont favorisé le développement d’un humus propice à l’implantation d’une flore forestière très diversifiée. Elle se répartit sur les pentes en fonction de ses exigences en humidité : Jacinthe des bois et Ornithogale des Pyrénées sur les pentes moyennes, Fétuque géante et Ail des ours à proximité de l’eau.

Sur le plan botanique, le coteau de l’Étourneau présente un grand intérêt biologique du fait de la présence de plusieurs espèces rares ou menacées qui ont justifié son classement et sa protection. Ainsi, ont été recensées :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • La famille Chambe. C'est une des familles les plus anciennes du Poitou. Jean de Chambe a été gouverneur de La Rochelle en 1460. Charles de Chambes (1549-1621), comte de Montsoreau, né vers 1543, Grand veneur d'Anjou, a épousé, en 1576, Françoise de Maridor. Charles de Chambe tua le gouverneur d'Anjou, Bussy d'Amboise, qui s'était vanté d'avoir une liaison avec la comtesse de Montsoreau.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[4].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[5].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Dans les zones classées en aléa moyen ou fort, différentes contraintes s'imposent :
    • au vendeur d'informer le potentiel acquéreur du terrain non bâti de l’existence du risque RGA ;
    • au maître d’ouvrage, dans le cadre du contrat conclu avec le constructeur ayant pour objet les travaux de construction, ou avec le maître d'œuvre, le choix entre fournir une étude géotechnique de conception et le respect des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire ;
    • au constructeur de l'ouvrage qui est tenu, soit de suivre les recommandations de l’étude géotechnique de conception, soit de respecter des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire.
  9. Le classement des barrages est fonction de deux paramètres : hauteur et volume retenu[28].
  10. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2023, millésimée 2020, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2022, date de référence statistique : 1er janvier 2020.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  2. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le )

Références[modifier | modifier le code]

  1. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charente - 2007
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  4. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  5. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  6. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  7. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Nouvelle-Aquitaine », sur nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  8. « Station Météo-France Civray - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  9. « Orthodromie entre Voulême et Civray », sur fr.distance.to (consulté le ).
  10. « Station Météo-France Civray - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  11. « Orthodromie entre Voulême et Biard », sur fr.distance.to (consulté le ).
  12. « Station météorologique de Poitiers-Biard - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Poitiers-Biard - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Station météorologique de Poitiers-Biard - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  15. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  16. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  17. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
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