Voulême

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Voulême
Voulême
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Montmorillon
Canton Civray
Intercommunalité Civraisien en Poitou
Maire
Mandat
Raymond Gallais
2014-2020
Code postal 86400
Code commune 86295
Démographie
Gentilé Voulêmois
Population
municipale
372 hab. (2016 en diminution de 0,53 % par rapport à 2011)
Densité 33 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 06′ 00″ nord, 0° 13′ 56″ est
Altitude Min. 92 m
Max. 167 m
Superficie 11,12 km2
Localisation

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Voulême est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne (région Nouvelle-Aquitaine).

Géographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Voulemois et les Voulemoises.

Localisation[modifier | modifier le code]

Voulême est situé à 2 km au sud-ouest de Saint-Macoux la plus grande ville à proximité.

La commune est située à l’extrémité sud du département de la Vienne, à la limite des départements de la Charente et des Deux-Sèvres.

C’est une commune essentiellement rurale.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Voulême
Saint-Macoux
Montalembert
(Deux-Sèvres)
Voulême Saint-Gaudent
Les Adjots
(Charente)
Taizé-Aizie
(Charente)
Lizant

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La région de Voulême présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées et de vallées. Le terroir se compose[1]:

  • de Terres Rouges pour 82 % sur les plateaux. Ce sont des sols acajou, siliceux, dérivés d’argiles ferrugineuses à silex provenant d’épandages superficiels du Massif Central.
  • de 18 % de calcaire qui se trouve dans les vallées alluviales.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par 8 km de cours d'eau, avec comme rivière principale la Charente sur une longueur de 6 km.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

D’une manière générale[2], le temps est assez sec et chaud pendant l’été, moyennement pluvieux en automne et en hiver avec des froids peu rigoureux.

La température moyenne est de 11 °C. Juillet est le mois le plus chaud (maximale absolue 40,8 °C en 1947). Janvier est le mois le plus froid (minimale absolue – 17,9 °C en 1985). °C à peine sépare les moyennes minimales des moyennes maximales (cette séparation est de °C en hiver et de 11 °C en été). L’amplitude thermique est de 15 °C.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Les gares et les haltes ferroviaires proches de la commune :

Les aéroports les plus proches de la commune sont :

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du bourg dérive de "Volesma", graphie mentionnée en 1195. Elle devint "Voulesme" en 1398[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune a été occupé par l’homme dès la préhistoire. Un important outillage datant du paléolithique inférieur a été retrouvé en 1886 ainsi que des haches polies et des pointes de flèche datant du néolithique. Ces verstiges ont été découverts aux lieudits des Bois Sourds, des Petits Champs, du Coudret, autour du hameau de Nieuillet, de la cCoix de Nieuil et de la Croix de Chambe. Une partie de ces objets est exposée au Musée de Civray et une autre à la mairie de Voulême.

Plusieurs villas gallo-romaines étaient implantées sur le territoire. Des photographies aériennes ont révélé l’existence de vestiges de constructions datant de cette époque. Cette présence d’un habitat ancien a été confirmée par des découvertes au sol. En effet, lors de fouilles, des pierres et des tuiles à rebord ont pu être déterrées. De même, au lieu-dit le Rochetas, a été mis au jour un vaste domaine composé d’une villa et de son chauffage au sol, ainsi que des traces d’un vaste domaine agricole allant jusqu’aux rives de la Charente. Sur ce site, ont été découverts des ossements, des poteries, des monnaies qui sont exposés au musée de Civray.

En 1777, un ouragan a ravagé la région et plus particulièrement la commune. Un tiers des noyers er tous les châtaigniers, toutes les treilles et une partie des récoltes furent arrachés du sol ou détruits.

En 1830 et 1835, la commune fut frappée par une épidémie de choléra.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Depuis 2015, Voulême est dans le canton de Civray (no 6) du département Vienne. Avant la réforme des départements, Voulême était dans le canton no 5 de Civray dans la 3e circonscription.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[4]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Yvon Vignaud    
2014 En cours Raymond Gallais    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Énergies nouvelles[modifier | modifier le code]

Sur le sol de la commune, un parc, regroupant douze éoliennes, devrait voir le jour en mai 2014 après neuf ans de procédure. Ce parc, le plus grand du département de la Vienne, est à cheval sur les communes de Saint-Macoux, de Saint-Gaudent, de Lizant et de Voulême. Ce parc représente une puissance totale de 24 MW pour une production estimée à 53 GWh, soit la consommation annuelle moyenne de 26 500 habitants. Les éoliennes sont composées d'un mât de 100 m de hauteur et de pales de 50 m. Cette énergie renouvelable devrait permettre d'économiser chaque année 17 000 tonnes de CO2.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6].

En 2016, la commune comptait 372 habitants[Note 1], en diminution de 0,53 % par rapport à 2011 (Vienne : +1,78 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
803708642811881862864908907
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
931889839780798809817786742
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
714708698595546540516520468
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
429366368385368329350372378
2016 - - - - - - - -
372--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, selon l’INSEE, la densité de population de la commune était de 32 hab./km2, 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

Les dernières statistiques démographiques pour la commune de Voulême ont été fixées en 2009 et publiées en 2012. Il ressort que la mairie administre une population totale de 378 personnes. À cela, il faut soustraire les résidences secondaires (6 personnes) pour constater que la population permanente sur le territoire de la commune est de 372 habitants.

La répartition par sexe de la population est la suivante :

  • en 1999 : 49,4 % d'hommes et 50,6 % de femmes.
  • en 2004 : 48,6 % d'hommes et 51,4 % de femmes.
  • en 2010 : 44,3 % d'hommes pour 55,7 % de femmes.

En 2004 :

  • Le nombre de célibataires était de : 24,2 % dans la population.
  • Les couples mariés représentaient 60,6 % de la population, les divorcés 4,2 %.
  • Le nombre de veuves et veufs était de 11 % .

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Voulême dépend de l'académie de Poitiers (rectorat de Poitiers) et son école primaire dépend de l'inspection académique de la Vienne. Les communes de Lizant, Voulême et Saint-Gaudent sont en regroupement pédagogique intercommunal. Ainsi, les maternelles sont localisées à Lizant puis les CP et CE1 à l’école de Voulême et enfin les CE2, CM1 et CM2 à l’école de Saint-Gaudent.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[9], il n'y a plus que huit exploitations agricoles en 2010 contre treize en 2000.

Les surfaces agricoles utilisées ont stagné et sont passées de 1 075 hectares en 2000 à 1 035 hectares en 2010[9]. Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne 20 hectares[10].

43 % des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 29 % pour les oléagineux (colza et tournesol à part égale), 16 % pour le fourrage et 6 % restent en herbe. En 2000, un hectare (zéro en 2010) était consacrés à la vigne[9].

Quatre exploitations en 2010 (contre cinq en 2000) abritent un élevage de bovins (468 têtes en 2010 contre 309 têtes en 2000). L'élevage de volailles a disparu au cours de cette décennie (57 têtes réparties sur trois fermes en 2000)[9].

Activité et emploi[modifier | modifier le code]

Le taux d'activité était de 64,6 % en 2004 et 60,5 % en 1999.

Le taux de chômage en 2004 était de 9,5 % et en 1999 il était de 13 %.

Les retraités et les pré-retraités représentaient 36,3 % de la population en 2004 et 28,2 % en 1999.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église saint-Hilaire est un parallélogramme terminé par une abside carrée voutée en ogive et percée de trois fenêtres en plein cintre, allongées, étroites en dehors et évasées en dedans. La nef est sans voute. La porte ogivale, située sur le côté sud, est ornée de moulures simples. Le toit est plat et les contreforts sont peu saillants. Le clocher est carré. Il est sur deux étages. Il est percé de baies étroites et carrées comme des meurtrières. Il s'élève au-dessus du chœur. Le mur du fond de l'abside est terminée par un pignon avec une croix en pierre. La nef a été réédifiée au début du XVIe siècle.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Le logis seigneurial de Chambe est construit au lieu-dit Chambes. Le logis est le témoin de l'existence d'un ancien château du XVe siècle qui dominait la vallée de la Charente. Il ne reste que quelques traces des fortifications, une tour et une maison du XVIIIe siècle.
  • Le logis de Nieuil-sur-Charente qui date du XVe siècle.
  • Les moulins : le territoire communal est traversé par la Charente qui était bordée d’anciens moulins. Ces moulins servaient pour fabriquer de la farine ou de l’huile. Cette activité a disparu. Il ne reste plus que des vestiges de ce passé industrieux et certains moulins ont pu être depuis transformés en résidence ce qui a permis de les conserver : moulin à eau datant du Moyen Âge de l’Etourneau, situé en bas du hameau de Nieuillet et qui a gardé son mécanisme de fabrication d’huile, le moulin du Roc et le moulin de Chambes.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Coteau de l'Étourneau[modifier | modifier le code]

Le coteau de l’Étourneau est une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) qui couvre 1 % de la surface communale. Il domine la Charente qui, après avoir infléchi son cours vers le sud-ouest en aval de Civray, décrit de profonds méandres dus à la faible pente de son lit. Alors que la partie concave des boucles du fleuve, est plane et est occupée par des habitats alluviaux de plus en plus remplacés de nos jours par des cultures intensives ; la partie convexe est dominée par des coteaux avec des versants abrupts qui font passer en quelques dizaines de mètres de 130 m d’altitude sur le plateau à moins de 100 m au niveau du fleuve.

Les pentes du coteau de l’Étourneau sont orientées au nord. Son sol est composé de calcaires bajociens à silex. Les pentes sont couvertes par des chênes pédonculés et des charmes, mêlés d’érables champêtres. La strate arbustive est caractérisée par la présence du buis.

En bas de versants, sur les terrasses alluviales bordant la Charente, la chênaie-charmaie laisse la place, sur des sols franchement hydromorphes, à une aulnaie-frênaie. L’orientation au nord du coteau et la forte humidité atmosphérique entretenue par la proximité de la rivière créent, au sein du bois, un microclimat très frais qui est renforcé par le feuillage dense des essences arborées. Ces conditions particulières ont favorisé le développement d’un humus propice à l’implantation d’une flore forestière très diversifiée. Elle se répartit sur les pentes en fonction de ses exigences en humidité : Jacinthe des bois et Ornithogale des Pyrénées sur les pentes moyennes, Fétuque géante et Ail des ours à proximité de l’eau.

Sur le plan botanique, le coteau de l’Étourneau présente un grand intérêt biologique du fait de la présence de plusieurs espèces rares ou menacées qui ont justifié son classement et sa protection. Ainsi, ont été recensées :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • La famille Chambe. C'est une des familles les plus anciennes du Poitou. Jean de Chambe a été gouverneur de La Rochelle en 1460. Charles de Chambes (1549-1621), comte de Montsoreau, né vers 1543, Grand veneur d'Anjou, a épousé, en 1576, Françoise de Maridor. Charles de Chambe tua le gouverneur d'Anjou, Bussy d'Amboise, qui s'était vanté d'avoir une liaison avec la comtesse de Montsoreau.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charente - 2007
  2. Livret simplifié de la carte des pédopaysages de la Vienne – Novembre 2012, édité par la Chambre d’Agriculture de Poitou-Charentes
  3. Le Patrimoine des communes de la Vienne en 2 tomes – Edition FLOHIC – 2002 – (ISBN 2-84234-128-7)
  4. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  9. a b c et d Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  10. Agreste – Enquête Structure 2007