Volksberg

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Volksberg
Volksberg
Blason de Volksberg
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Collectivité territoriale Collectivité européenne d'Alsace
Circonscription départementale Bas-Rhin
Arrondissement Saverne
Intercommunalité Communauté de communes de l'Alsace Bossue
Maire
Mandat
Georges Stoebener
2020-2026
Code postal 67290
Code commune 67509
Démographie
Gentilé Volksbergeois
Population
municipale
353 hab. (2018 en augmentation de 2,92 % par rapport à 2013)
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 56′ 52″ nord, 7° 17′ 58″ est
Altitude Min. 248 m
Max. 408 m
Superficie 9,45 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton d'Ingwiller
Législatives Septième circonscription
Localisation
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Volksberg
Liens
Site web http://volksberg.eu/

Volksberg est une commune française du département du Bas-Rhin, en Alsace, dans la région administrative Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Map commune FR insee code 67509.png

Volksberg se trouve dans la région naturelle de l'Alsace Bossue et fait partie du parc naturel régional des Vosges du Nord.

Communes limitrophes de Volksberg
Soucht (Moselle)
Ratzwiller Volksberg Rosteig
Weislingen et Waldhambach Puberg

Écarts ou lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Roesert ;
  • Erzberg à l'ouest, ancien moulin de Volksberg ;
  • Ziegelhuette, proche de la route D 935 vers Weislingen.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Volksberg est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. La commune est en outre hors attraction des villes[4],[5].

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Dans les mentions les plus anciennes, qui remontent au XIVe siècle, le village est orthographié Follsberg ou Vollesberg, le « k » n’apparaissant que trois siècles plus tard. Or, en vieil allemand, le sanglier s’appelle « Vol ». Vol(k)sberg serait donc, non pas la « montagne du peuple », mais la « montagne des sangliers » ou la « montagne à sangliers »[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom du village apparaît pour la première fois en . Cette année-là, les seigneurs de Lichtenberg achètent la moitié du village aux seigneurs Obrecht et Johann de Byseck. L’autre moitié appartient-elle déjà aux acquéreurs ? Toujours est-il qu’en , Jacob et Louis de Lichtenberg se partagent la seigneurie du même nom, Volksberg faisant partie du lot qui échoit à Louis avec l’ensemble du bailliage d'Ingwiller. Treize ans plus tard les deux tiers du village sont entre les mains des Lichtenberg. Lorsque cette famille s’éteint en , le village entre dans le patrimoine de Simon Wecker IV, comte de Deux-Ponts et Bitche, époux d'Elisabeth, fille de Louis V de Lichtenberg.

Vers le milieu du XVIe siècle, Volksberg devient possession palatine et intègre le comté de la Petite-Pierre dont il va partager le sort jusqu’à la Révolution. Le comte palatin Georges-Jean introduit la Réforme en . Volksberg, dont l’église est placée sous le patronage de saint Sébastien, est alors une succursale de Waldhambach, siège par ailleurs de l’écoutèterie, c’est-à-dire de l’administration seigneuriale.

Avec le XVIe siècle nous découvrons, pour la première fois, les habitants du village dans leurs occupations. Depuis le début du siècle se développe à Volksberg une intense activité industrielle : des verriers sont domiciliés au village en et une verrerie pourrait être installée dès ce moment-là. Sa présence est attestée en . Une seconde verrerie, dont l'activité s’arrête en par manque de bois, s'élevait à l’ouest du village, au bord de la « Mittelbach », non loin du site du futur moulin. Un moulin qui a été construit peu après près de l’emplacement d'une ancienne verrerie sur les bords de la « Mittelbach ». Volksberg est également le siège, depuis la fin du XVIe siècle, d’une industrie métallurgique peu connue. Le comte palatin Georges-Jean, particulièrement entreprenant, y aurait créé une forge qui est encore mentionnée avant .

Au début du XVIIIe siècle, la croissance de la population est encore lente. Georges Fleischmann, originaire du moulin de Meisenthal, entreprend néanmoins, malgré une clientèle potentiellement réduite, de reconstruire le moulin de Volksberg, détruit ou abandonné depuis longtemps. L'autorisation lui est donnée le et, dix ans après, il cède le moulin pour 1 100 florins à un nouveau meunier. Quelques années plus tard, vers , une mine de fer est ouverte, au-dessus du moulin, sur le versant nord de la vallée, en un endroit qui s’appellera désormais « Erzberg ». Le minerai alimente le haut fourneau installé à Frohmuhl qui approvisionne lui-même le martinet de Tieffenbach[6].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Volksberg Blason
Parti : au premier coupé au I de gueules au chevron d'argent et au II d'or plain, au second d'argent au menhir de gueules adextré d'un sapin de sinople, le tout posé sur une terrasse du même.[7]
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 mai 2020 Roland Hahn[8]    
mai 2020 En cours Georges Stoebener [9]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[11].

En 2018, la commune comptait 353 habitants[Note 2], en augmentation de 2,92 % par rapport à 2013 (Bas-Rhin : +2,17 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
415430504610604636614615612
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
550583618639641624621615649
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
687681701613555494517469406
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
402368376352368337351346350
2018 - - - - - - - -
353--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Sébastien. Volksberg est l'une des quelque 50 localités d'Alsace dotées d'une église simultanée[14], accueillant simultanément le culte protestant et catholique. Église orientée datant de 1774 (date inscrite sur le linteau de la porte d'entrée), elle domine le village, entourée d'un enclos comprenant le cimetière. La nef est éclairée par trois fenêtres hautes cintrées, le chevet est plat et un campanile essenté d'ardoises se trouve au droit du pignon ouest.
  • Le cimetière, agrandi en 1849 (date inscrite sur le portail d'entrée), est également partagé par les catholiques et les protestants.
  • Spitzstein, site mégalithique.
  • Jardin des Sonneurs, primé en 2020. Jardin naturel privé visitable.[15] Il accueille une belle diversité de faune et de flore, avec notamment des sonneurs à ventre jaunes, petits batraciens qui ont donné leur nom au jardin.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le pasteur Bastian, en poste à Volksberg pendant la seconde guerre mondiale, aidé du pasteur Henri (dit Charles) Fricker de Tieffenbach, de François Jaming, surnommé "Émile", et des habitants de Volksberg, mirent en place un réseau de résistance appelé le Maquis de Volksberg. [16] Ce maquis coordonna des groupes de résistants dans le nord du Bas-Rhin ainsi que l'évasion de prisonniers de guerre français vers la France. Arrêté par la Gestapo en 1944 et déporté au camp de Schirmeck, le pasteur Bastian revint du camp au lendemain de l’Armistice du et se rendit à Volksberg, où il termina l’année, avant de s’installer à Lingolsheim. Il fut décoré de la Légion d’Honneur en 1970.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Rodolphe Brodt, Habitat rural ancien en Alsace bossue : Volksberg, Société d'histoire et d'archéologie de Saverne et environs, Saverne, 4 vol. ; vol. 1, 1995, 81 p. ; vol. 2, 1996, 72 p. ; vol. 3, 1998, 65 p. ; vol. 4, 1999, 75 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 3 avril 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 3 avril 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 3 avril 2021).
  6. a et b « Histoire de Volksberg », sur le site officiel de la commune (consulté le 11 juin 2016).
  7. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.labanquedublason2.com (consulté le 24 mai 2009).
  8. [PDF] Liste des maires au 1er avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin. « Copie archivée » (version du 8 novembre 2013 sur l'Internet Archive).
  9. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 10 septembre 2020).
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  14. Bernard Vogler, « Liste de localités ayant de nos jours une église simultanée », in Antoine Pfeiffer (dir.), Protestants d'Alsace et de Moselle : lieux de mémoire et de vie, SAEP, Ingersheim ; Oberlin, Strasbourg, 2006, p. 298 (ISBN 2-7372-0812-2).
  15. super_admin_Volksberg, « Le jardin des sonneurs - », sur volksberg.eu, (consulté le 13 janvier 2021).
  16. « Tieffenbach - Histoire », sur www.tieffenbach.fr (consulté le 13 janvier 2021).