Volker Beck (homme politique)

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Volker Beck
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Parti politique
Membre de
Pizza-Connection (d)
Bundesverband Homosexualität (d)
Q1005589
Lesben- und Schwulenverband in Deutschland
Commission de l’intérieur (d) ()
Committee for the Scrutiny of Elections (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web
Distinctions
Liste détaillée
Prix du courage civil de la CSD Berlin (d) ()
Chevalier de l'ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne ()
German Leo Baeck Award (d) ()
Prix Giesberts-Lewin ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Volker Beck, né le à Stuttgart, est un homme politique allemand, membre de l'Alliance 90 / Les Verts.

Biographie[modifier | modifier le code]

Études[modifier | modifier le code]

Il obtient son bac en 1980, fait des études en histoire de l'art, d'histoire et littérature à l'Université de Stuttgart.

Engagements associatifs[modifier | modifier le code]

Volker Beck s'engage dans le mouvement de la paix dans les années 1980. Il est également un des plus célèbres militants homosexuels d'Allemagne, porte-parole de 1991 à 2004 de Lesben- und Schwulenverband in Deutschland (LSVD, Association des gays et lesbiennes en Allemagne).

Carrière politique[modifier | modifier le code]

De 1987 à 1990, il est assistant parlementaire du groupe des Verts au Bundestag pour les affaires des homosexuels.

Lors des élections législatives de 1994, il est élu député au Bundestag, représentant le land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, puis réélu en 1998, 2002, 2005, 2009 et 2013[1]. De 2002 à 2013, il est premier secrétaire du groupe parlementaire de l'Alliance 90 / Les Verts.

Il est à l'origine de la loi sur le partenariat enregistré en Allemagne[1]. Entre 2001 et 2004, il est également le principal négociateur de la loi sur l'immigration[2]. Il a influencé fortement la législation contre le terrorisme après 11 septembre 2001 d'un point de vue des droits[2][réf. insuffisante].

En 2006, il se rend à Moscou pour soutenir la tenue de la Gay Pride interdite. Il y est victime de violences de la part d'opposants à la manifestation[1].

Le 2 mars 2016, il est arrêté en possession d'une substance soupçonneuse à Berlin. Il a offert tous ses fonctions parlementaires. Après avoir payé une somme à la justice il a récupéré ses fonctions (comme celle de porte-parole du groupe d'Amitié Allemagne-Israël)[3]. Une campagne de la communauté juive a soutenu son role en parliament.[4]

Fin 2016, il n'est pas nominé par son parti sur la liste des candidats pour les prochaines élections au Bundestag.[5]

Son dernier jour en parliament était la décision pour le marriage gaie il a lutté pour toute sa vie.[6]

Depuis novembre 2017 il est maître de conférences au Centre des études de la science de la religion (CERES) à l' Université de Ruhr a Bochum.[7]

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Il vit avec Jacques Teyssier, un militant LGBT français, à partir de 1992, entre Cologne, Paris et à Berlin. En 2008, ils signent en partenariat enregistré[8]. Jacques Teyssier est mort en 2009. En 2017 il a se marié de nouveau.

Honneurs[modifier | modifier le code]

Il a été fait chevalier de l'ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne par le président fédéral Johannes Rau, en raison de son action pour l'indemnisation des victimes du nazisme. Cette distinction avait été suggérée par les organisations juives Jewish Claims Conference et le Conseil fédéral des Juifs en Allemagne. Il a reçu plusieurs prix des mouvement gaies en Allemagne, Pologne et aux États-unis. En 2015 le Conseil central des Juifs en Allemagne a lui accordé le Prix Leo Baeck pour la défense de Judaisme dans la société allemande.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Xavier Héraud, « Arrêté en possession de crystal, le député gay allemand Volker Beck dans la tourmente », sur Yagg, (consulté le 9 mars 2016).
  2. a et b (de) Peter Carstens, « Einwanderungsgesetz Eine dritte Niederlage will sich Schily nicht leisten », Frankfurter Allgemeine Zeitung,‎ (ISSN 0174-4909, lire en ligne).
  3. (en) « Greens politician Volker Beck caught with crystal meth », sur Deutsche Welle, (consulté le 5 mars 2016).
  4. (de) Christian Böhme, « Namhafte Juden setzen sich für Volker Beck ein », Der Tagesspiegel Online,‎ (ISSN 1865-2263, lire en ligne)
  5. (de) Abgestraft für den Drogenskandal, zeit.de, 3 décembre 2016
  6. (en-GB) « Germany just voted to legalise gay marriage », The Independent,‎ (lire en ligne)
  7. (de) Centrum für Religionswissenschaftliche Studien CERES, « Wintersemester 2017/18: Volker Beck lehrt am CERES », sur ceres.rub.de (consulté le 28 avril 2018)
  8. Judith Silberfeld, « Jacques Teyssier, le compagnon de Volker Beck, a succombé à un cancer », sur Yagg, (consulté le 9 mars 2016).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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