Vol d'œuvre d'art

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Le vol d'œuvre d’art désigne le fait de voler une œuvre d'art. Il concerne notamment les tableaux volés.

Le vol d'œuvre d'art peut se faire par opportunité, par effraction ou interne (vol par les propres employés de musée). Il peut s’effectuer de manière isolée, mais plusieurs évènements ou périodes sont également connus pour avoir été le sujet de très nombreux vols d'objets d'art.

Chiffres-clés[modifier | modifier le code]

En 2016, la base de données d’Interpol répertorie 49 000 œuvres d’art volées à travers le monde[1]. Entre 2000 et 2009, 289 œuvres ont été dérobées dans les musées français[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les vols durant le Premier Empire de Napoléon Ier, les vols en Europe qui ont permis la constitution du trésor des nazis sont de notoriété publique.

Les vols d'objets d'art et le pillage d'objets d'archéologiques (en) sont nombreux durant la guerre d'Irak.

Le 6 décembre 2011, la Japon a restitué 1 205 livres royaux anciens à la Corée[3] qui avait fait l’objet, lors de sa brutale colonisation par ce pays de 1910 à 1945, de très nombreux pillages de ses plus belles productions artistiques : céramique, œuvres d’art, manuscrits, etc. tandis que le reste était systématiquement détruit.

De nombreuses œuvres d'art mises à disposition à des musées, ambassades, mairies et autres administrations françaises, ayant disparu (par égarement, vol, ou destruction)[4], une Commission de récolement des dépôts d'œuvres d'art (CRDOA) est créée par un décret du 20 août 1996 et placée auprès du Ministre de la culture[5] et une base de données — la base Sherlock — qui dresse un catalogue de ces œuvres recherchées est mise en ligne publiquement en 2014. La consultation de cette base en 2016 révèle que 23 000 œuvres sont recherchées et que 1 346 d’entre elles ont donné lieu à un dépôt de plainte pour vol ou disparition[6].

Surveillance et protection[modifier | modifier le code]

Pour prévenir le vol, les propriétaires des œuvres d'art mettent en place une surveillance volumétrique (intérieure), périphérique (extérieure) et périmétrique (surface) du bâtiment abritant ces œuvres œuvres (détecteurs, vidéo-surveillance, gardes).

Il existe différents systèmes mécaniques pour protéger les œuvres d'art : cadres à claire-voie censés éviter le décrochage des tableaux de peinture par l’arrière, vis à inserts contre l’arrachage, fixations camouflées voire invisibles, et pour les œuvres les plus petites, des panneaux de présentation de grandes tailles plus difficiles à transporter. Les ateliers d’ingénierie du musée du Louvre conçoivent leurs propres systèmes mécaniques. De nombreux systèmes électroniques ont également été inventés, comme le « cocon magnétique » autour d'une œuvre (champ magnétique invisible d’alerte qui épouse le contour de l’œuvre et définit une distance de sécurité réglable, prévenant toute intrusion ou contact au sein de son aire de détection)[2].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Base de données d'Interpol », sur interpol.int (consulté le 18 septembre 2016).
  2. a et b Comment dérober la Joconde?, « Guillemin Rosi », sur blog.lemonde.fr, 58 novembre 2013.
  3. Le Japon a restitué 1 205 ouvrages royaux pillés pendant la colonisation
  4. Rapports d'activité de la commission de récolement des dépôts d'œuvres d'art , 5 novembre 2015, fiche du site culturecommunication.gouv.fr
  5. A la recherche des œuvres déposées et disparues issues des collections nationales, 3 juin 2014, fiche du site culturecommunication.gouv.fr
  6. Rouguyata Sall, « Mais où sont passées les 23 000 œuvres d'art «égarées» par l'Etat? », sur liberation.fr, .

Voir aussi[modifier | modifier le code]