Vol Air India 101

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Vol Air India 101
Un Boeing 707 d'Air India du même modèle (Boeing 707-437)
Un Boeing 707 d'Air India du même modèle (Boeing 707-437)
Caractéristiques de l'accident
Date
TypeCollision avec le terrain, erreur de pilotage
SiteMassif du Mont-Blanc
Coordonnées 45° 52′ 40″ nord, 6° 52′ 00″ est
Caractéristiques de l'appareil
Type d'appareilBoeing 707-437
CompagnieAir India
No  d'identificationVT-DMN
PhaseVol
Passagers106
Équipage11
Morts117 (tous)
Survivants0

Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie
(Voir situation sur carte : Haute-Savoie)
Vol Air India 101
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Vol Air India 101

Le vol 101 d'Air India est un vol de passagers reliant Bombay à Londres qui s'est écrasé dans le massif du Mont-Blanc en France, le [1].

Accident[modifier | modifier le code]

Le vol 101 d'Air India était un vol régulier reliant Bombay à Londres, réalisé le jour de l'accident par un Boeing 707 immatriculé VT-DMN et nommé Kangchenjunga[2]. Après avoir quitté Bombay, il avait fait deux arrêts prévus à Delhi et Beyrouth et était en route pour un autre arrêt à Genève[2]. Au niveau de vol 190, l'équipage a été autorisé à descendre vers l'aéroport international de Genève après avoir passé le mont Blanc[2]. Le pilote, estimant qu'il avait dépassé le mont Blanc, a commencé à descendre et s'est écrasé dans le massif du Mont-Blanc en France près du rocher de la Tournette, à une altitude de 4 750 mètres (15 584 pieds)[2],[3]. Les 106 passagers et 11 membres d'équipage ont tous été tués[3].

Une autre hypothèse est formulée pour expliquer l'accident : celle d'une collision en vol avec un chasseur F 104-G Starfighter de l'Armée de l'Air italienne, utilisé dans le cadre de manœuvres de l'OTAN. Cette hypothèse se fonde sur des témoignages anciens, une opération médiatique organisée par le journaliste de radio Philippe Réal[4] et le guide de haute montagne René Desmaison, et la découverte, plus récente, de pièces mécaniques portant l'inscription « USAF »[5]. Néanmoins, si ces pièces prouvent le crash d'un appareil militaire, rien ne permet de l'associer formellement à l'accident du vol 101. Une autre équipe de journalistes est montée sur le site par Chamonix et en a rapporté plusieurs pièces d'avion militaire mises en sécurité en Isère, malgré la poursuite des gendarmes de Chamonix. Ils ont tenté de vendre leurs photos à Paris Match mais la sécurité militaire est intervenue pour l'empêcher. La pièce est toujours cachée et un des journalistes toujours vivant[réf. nécessaire][6].

En 1950, un autre vol d'Air India, le vol 245, opéré par un Lockeed L-749A Constellation baptisé Malabar Princess, s'était déjà écrasé au même endroit, causant la mort de ses 48 passagers et membres d'équipage[7].

Débris[modifier | modifier le code]

Régulièrement, des fragments humains et autres débris sont retrouvés dans la zone du crash ou rendus par le glacier des Bossons. Néanmoins, la vitesse de progression du glacier (environ 80 cm par jour) ne favorise pas une bonne conservation des débris. Une partie des débris sont retrouvés par Daniel Roche, un amateur qui s'est spécialisé dans la traque du Kangchenjunga et du Malabar Princess[8].

En , deux alpinistes découvrent une valise diplomatique comprenant des courriers et des journaux, remise officiellement aux autorités indiennes[8].

En , un alpiniste savoyard découvre une boîte contenant des bijoux et des pierres précieuses, principalement des émeraudes et des saphirs, provenant selon toute vraisemblance d'un de ces deux crashs[9],[10]. Le 4 décembre 2021, ce trésor évalué à 300 000  est partagé entre son inventeur, l'alpiniste savoyard, et la ville de Chamonix[11].

En , de nouvelles pièces, notamment de l'argenterie et les fragments d'un gilet de sauvetage, sont découvertes par Daniel Roche sur le plateau des Pyramides[12]. Un fragment d'un dispositif de prise de vue militaire est aussi retrouvé sans fournir d'information.

En , un réacteur censé provenir de l'appareil est retrouvé[13], ainsi que le bras et une jambe appartenant vraisemblablement à une femme[14].

En , les restes d'une valise diplomatique en toile de jute, comprenant des journaux ainsi que des courriers officiels à destination de l'ambassade de l'Inde à Washington D.C, sont retrouvés sur le glacier[15]. D'autres journaux, probablement issus de cette même valise, sont retrouvés début et sont conservés dans la cabane du Cerro à Chamonix[16].

Une vitrine d'objets provenant de cet avion, dont quelques pièces, est consacrée à ce crash au Musée de l'Aviation de Warluis, près de Beauvais dans l'Oise[réf. souhaitée].

Passagers[modifier | modifier le code]

Parmi les 106 passagers figuraient le président de la Commission indienne de l'énergie atomique Homi Jehangir Bhabha[3] et Amrit Prasad Pradhan, fondateur du Collège des sciences Amrit (en) au Népal. Il n'y avait qu'une Française à bord, l'hôtesse de l'air Josette Bonnargent[8].

Un mémorial pour les victimes des deux crash d'Air India, situé au Nid d’Aigle, à 2 412 mètres d’altitude, lieu de départ pour l’ascension du Mont-Blanc, a été dévoilé le [17]. On compte également un carré indien dans le cimetière du Fayet, à Saint-Gervais-les-Bains[8].

Appareil[modifier | modifier le code]

Le Boeing 707-437 VT-DMN avait effectué son premier vol le et a été livré neuf à Air India le . Il avait volé un total de 16 188 heures[18].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Sean Mendis, « Air India: The story of the aircraft », Airwhiners.net,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  2. a b c et d « ASN Aircraft accident Boeing 707-437 VT-DMN Mont Blanc », sur aviation-safety.net (consulté le )
  3. a b et c « The Air-India Disaster », Flight International,‎ , p. 174 (lire en ligne)
  4. Gurvan Le Guellec, « Crash, censure et pierres précieuses : les fantômes du Mont-Blanc », sur L'Obs, (consulté le ).
  5. « Collision avec un avion militaire : et si c’était vrai… », Le Dauphiné libéré,‎ (lire en ligne)
  6. « Les fantômes du Mont-Blanc », sur France Inter (consulté le ).
  7. Sean Mendis, « Air India - L'histoire de tous les avions », sur airwhiners.net, (consulté le ).
  8. a b c et d Patricia Jolly, « Mont-Blanc et merveilles », sur Le Monde, (consulté le ).
  9. « Un jeune alpiniste découvre un fabuleux trésor sur le Mont-Blanc », sur LCI, (consulté le ).
  10. Alfred Perrier, « Rubis, saphirs et émeraudes sortis du glacier des Bossons ! », sur Le Dauphiné libéré, (consulté le ).
  11. « Un trésor de 300.000 euros trouvé sur le Mont-Blanc vient d'être partagé, 8 ans après sa découverte », sur ladepeche.fr (consulté le )
  12. Jérôme Meyrand, « Chamonix : le glacier des Bossons a recraché de nouvelles pièces du crash d’Air India », sur Le Messager, .
  13. « Mont-Blanc : des restes humains et un réacteur d'avion retrouvés », sur Le Parisien, (consulté le ).
  14. « 51 ans après le crash du Boeing 707, le glacier des Bossons rend le corps d’une femme », sur Le Messager, .
  15. « AIR INDIA/CRASH 1966 MASSIF MT-BLANC/DECOUVERTES RECENTES », sur www.crash-aerien.news (consulté le ).
  16. « Mont-Blanc : des journaux, vestiges du crash d'Air India en 1966, retrouvés sur le glacier des Bossons », sur France 3 Auvergne-Rhône-Alpes (consulté le ).
  17. « Mont-Blanc: un monument à la mémoire des victimes des deux crashs d’Air India », sur Le Messager, (consulté en )
  18. Pither, p. 291


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Françoise Rey, Crash au Mont-Blanc : les fantômes du Malabar Princess, Glénat, , 447 p. (ISBN 2-7242-6688-9)
  • Françoise Rey, Crashs au Mont-Blanc : la fin des secrets ?, Grenoble, Glénat, coll. « Hommes et montagnes », , 403 p. (ISBN 978-2-344-00923-9).
  • (en) Tony Pither, The Boeing 707, 720 and C-135, Tunbridge Wells, England : Air-Britain (Historians) Ltd., , 488 p. (ISBN 978-0-851-30236-2)

Émission radio[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

  • Vol 245 Air India : autre vol d'Air India qui s'est écrasé quasiment au même endroit en 1950, causant la mort de ses 48 passagers et membres d'équipage.
  • Opération Chabert

Liens externes[modifier | modifier le code]