Vol 175 United Airlines

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Vol 175 United Airlines
Trajet du vol 175 d'après la commission d'enquête officielle
Trajet du vol 175 d'après la commission d'enquête officielle
Caractéristiques de l'accident
Date 11 septembre 2001
Type Attentat
Causes Détournement d'avion
Site Tour Sud du World Trade Center
Coordonnées 40° 42′ 42″ nord, 74° 00′ 45″ ouest
Caractéristiques de l'appareil
Type d'appareil Boeing 767-200ER
Compagnie United Airlines
No  d'identification N612UA
Passagers 56 (dont 5 pirates de l'air)
Équipage 9
Morts environ 900[a]
Blessés 0
Survivants 0

Géolocalisation sur la carte : New York

(Voir situation sur carte : New York)
Vol 175 United Airlines

Géolocalisation sur la carte : États-Unis

(Voir situation sur carte : États-Unis)
Vol 175 United Airlines

Le vol 175 United Airlines est un vol intérieur de passagers qui est détourné, le , par cinq terroristes d'Al-Qaïda dans le cadre des attentats du 11 septembre. Ils font délibérément s'écraser l'avion contre la tour sud du World Trade Center à New York, tuant les 60 autres personnes à bord, et un nombre non confirmé de personnes dans la zone d'impact du bâtiment. L'avion impliqué, un Boeing 767-223ER, faisait le service transcontinental quotidien de United Airlines entre l'aéroport international de Boston-Logan, à Boston dans le Massachusetts, vers l'aéroport international de Los Angeles en Californie.

D'après les conclusions de l'enquête officielle, après une demi-heure de vol, les pirates blessent plusieurs membres d'équipage et des passagers, entrent de force dans le cockpit, et maîtrisent le commandant de bord et le premier officier. Marwan al-Shehhi, un membre d'Al-Qaida et pilote entraîné, reprend le contrôle. Contrairement au vol 11 American Airlines, le vol 175 n'a jamais coupé son transpondeur et l'avion dévia de sa trajectoire pendant plusieurs minutes avant que les contrôleurs aériens de New York ne constatent ces anomalies à h 51.

L'appareil s'écrase contre la tour sud du World Trade Center à 9 h 03 locales, 17 minutes après le crash du vol 11. L'impact fut capturé en direct par les nombreuses chaînes de télévision qui couvraient le premier crash. L'impact et l'incendie qui en résulte causent l'effondrement de la tour sud, 56 minutes après le crash, ce qui cause des centaines de victimes supplémentaires. Pendant les travaux de recherches sur le site du World Trade Center, les travailleurs trouvent et identifient des dizaines de restes des victimes du vol 175, mais plusieurs morceaux de corps ne peuvent pas être identifiés.

Terroristes[modifier | modifier le code]

Les cinq terroristes étaient arrivés aux États-Unis entre 2000 et le printemps 2001. Début septembre 2001, ils arrivèrent de Floride vers Boston.

Vol[modifier | modifier le code]

N612UA, l'avion détourné, à l'aéroport international de San Francisco, en 1999

Le vol 175 était un Boeing 767 en service depuis 1983. L'équipage était composé du commandant Victor Saracini, du premier officier Michael Hoorrocks, des stewards Robert Fangman, Alfred Marchand et Michael Tarrou et des hôtesses de l'air Amy Jarret, Amy King, Kathryn Laborie et Alicia Titus. L'avion pouvait accueillir 168 personnes mais avec seulement 56 passagers le 11 septembre, il n'était rempli qu'à un tiers de sa capacité. United Airlines confirma que les mardis étaient les jours où il y avait le moins de passagers, avec un taux habituel de remplissage de 49% les mardis depuis trois mois pour le vol 175.

Embarquement et départ[modifier | modifier le code]

Les frères al-Ghamdi, arrivés en taxi à 6 h 20, furent les premiers des terroristes à enregistrer leurs bagages à l'aéroport international de Boston-Logan. Ils furent suivis par Marwan al-Shehhi à 6 h 45 puis par Fayez Banihammad et Mohand al-Shehri à 6 h 53. Tous les terroristes purent embarquer sans problème entre 7 h 23 et 7 h 28.

Le vol 175 devait décoller à 8 h 00 mais du fait du fort trafic le 11 septembre, il ne reçut la clairance pour être poussé qu'à 7 h 58. L'avion décolla finalement à 8 h 14.

À ce moment-là, la Federal Aviation Administration de Boston devait faire à une situation de crise ; le vol 11 American Airlines, lui aussi à destination de Los Angeles, venait d'être détourné.

Pendant que le vol 175 grimpait paisiblement pour atteindre son altitude de croisière, les contrôleurs aériens de Boston entendirent les voix des pirates de l'air du vol 11 dans un message adressé aux passagers contenant la phrase : « Nous détenons des avions. » Mais ils n'avaient pas encore remarqué cet avertissement. Le trafic aérien suivait son cours, il n'était pas encore question d'état d'alerte.

Ayant atteint son altitude de croisière à 8 h 33 l'avion volait tranquillement vers Los Angeles lorsque les contrôleurs aériens de Boston demandèrent à 8 h 37 aux pilotes s'ils voyaient le vol 11. Les pilotes répondirent que le vol 11 se trouvait à une altitude de 29 000 pieds ; les contrôleurs leur demandèrent d'amorcer un virage afin de l'éviter. À 8 h 40, l'avion entra dans l'espace aérien new-yorkais.

À 8 h 41, les pilotes du vol 175 rapportèrent à New York une transmission radio suspecte qui provenait du vol 11 :

« Nous avons entendu une transmission suspecte à notre départ de Boston et il semblerait que quelqu'un ait verrouillé le micro et ait dit « Restez tous assis ». »
— Victor Saracini, quelques minutes avant le détournement de l'avion[trad 1],[1]

En réalité, les pirates de l'air du vol 11 n'ont jamais prononcé la phrase rapportée par Saracini dans leurs annonces aux passagers même si la phrase « Que personne ne bouge », prononcée par Mohammed Atta, s'en rapproche.

La dernière transmission de routine du vol 175 eut lieu à h 42 min 12 s. Les pilotes n'ont cependant pas été avertis du détournement du vol 11.

Détournement[modifier | modifier le code]

La Commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis estime que le vol 175 fut détourné entre 8 h 42 et 8 h 46, une demi-heure après son décollage. D'après un documentaire tiré des évènements, les pirates de l'air Fayez Banihammad et Mohand al-Shehri auraient pénétré de force dans le cockpit et égorgé les pilotes pendant que les frères al-Ghamdi déplaçaient de force les passagers vers l'arrière de l'appareil.

Les pilotes peuvent signaler une urgence en composant un code approprié sur le transpondeur, ce qui ne prend pas plus de 2 ou 3 secondes. Il faut donc supposer que le pilote, Victor Saracini, n’a pas eu le temps de composer ce code.

À 8 h 47, l'avion changea à deux reprises de code transpondeur, passant du 1470 au 3020 puis au 3321 et commença à sortir de sa route mais le contrôleur aérien de New York chargé du vol 175, Dave Bottiglia, monopolisé par le vol 11, ne remarqua pas encore ces anomalies.

À 8 h 51, l'appareil changea d'altitude et manqua de percuter le vol 2315 Delta Airlines de 300 pieds. Dave Bottiglia comprit que le vol 175 était détourné lorsqu'il lui demanda d'amorcer un virage afin d'éviter le vol 2315 et que l'avion, piloté par Marwan al-Shehhi, accéléra au contraire en direction du vol 2315. Dave Bottiglia envoya un message d'avertissement au pilote du vol 2315 :

« Je crois qu'il est détourné. Je ne connais pas ses intentions. Prenez n'importe quelle décision nécessaire. Nous avons là un appareil dont nous ne savons ce qu'il fait. »
—Dave Bottiglia[trad 2]

Pendant les quatre minutes qui suivirent, Dave Bottiglia essaya à six reprises de contacter le vol 175 et écarta la plupart des autres avions de sa route.

Le vol 542 US Airways évita peu après lui aussi le vol 175.

Peu de temps avant de s'écraser, le vol 175 manqua à nouveau de percuter un appareil, le vol 7 Midwest Airlines, qui assurait la correspondance entre Milwaukee et New York.

À 8 h 55, le New York Center fut informé du détournement et Dave Bottiglia remarqua :

« Nous avons peut-être un détournement là-bas. Nous avons des problèmes. Je n'arrive pas à communiquer avec le vol 175 et je ne sais pas où il va. »
—Dave Bottiglia[trad 3]

Bottiglia prévint sa supérieure qui « essaya de contacter d'autres centres de contrôle régionaux mais fut informée qu'ils discutaient à propos d'un avion détourné [sans doute le vol 11] et qu'ils refusaient d'être dérangés ».

Manhattan avec, en arrière-plan le World Trade Center, cible du vol 175.

À 8 h 58, le vol 175 se trouvait au-dessus du New Jersey à 28 500 pieds, se dirigeant vers New York. Pendant les cinq minutes qui suivirent jusqu'au crash, l'avion descendit de 24 000 pieds. L'avion descendait en moyenne de 5 000 pieds par minute.

« Nous calculons son altitude et il descend d'environ 10 000 pieds par minute. C'est absolument anormal pour un avion de ligne. »
—Dave Bottiglia[trad 4]

À 9 h 01, la FAA du New York Center demanda l'aide de la tour de contrôle de New York pour rechercher le vol 175.

« Tour de contrôle : Quelqu'un le garde en vue [l'avion] mais il semble qu'il se dirige vers un des aéroports.

FAA de New York : Un instant. J'essaie de vous le trouver. Le voilà. Tenez.

Tour : Je l'ai maintenant à 9 500 - 9 000 [pieds].

FAA : Vous savez de quel appareil il s'agit ?

Tour : On ne sait pas de quel avion il s'agit. On a ordre de le surveiller.

FAA : Bien. Soyez attentif, il semblerait qu'un autre arrive. »

[trad 5]

Un employé de la FAA avertit le centre de Herndon au même moment :

« Nous avons d'autres problèmes qui ont lieu. Ça s'escalade très, très rapidement. Nous avons besoin de l'aide de l'armée. Nous sommes impliqués avec quelque chose d'autre, nous avons un autre avion qui aurait une situation similaire ici. »
[trad 6]

À 9 h 02, la FAA fut informée du détournement.

Appels téléphoniques[modifier | modifier le code]

À 8 h 52, le steward Robert Fangman alerta United Airlines du détournement ; il informa la compagnie que les deux pilotes étaient morts, qu'une hôtesse de l'air avait été poignardée et que les terroristes pilotaient probablement l'avion.

Au même moment, Peter Hanson, passager du vol, informa également son père Lee du détournement :

« Je crois qu'ils ont pris le contrôle du cockpit – une hôtesse de l'air a été poignardée – et quelqu'un d'autre à l'avant de l'appareil aurait été tué. L'avion fait des mouvements étranges. Appelle United Airlines – dis-leur que c'est le vol 175, de Boston à Los Angeles. »
— Peter Hanson [trad 7]

À 8 h 59, Brian David Sweeney essaya sans succès d'appeler son épouse Julie puis réussit à 9 h 00 à joindre sa mère Louise. Il l'informa que les passagers voulaient pénétrer de force dans le cockpit afin de reprendre le contrôle de l'avion.

« Nous avons été détournés et ça ne m'inspire rien de bon. »
— Message laissé par Sweeney à son épouse[trad 8]
« Je vais devoir raccrocher rapidement, nous allons essayer de faire quelque chose. — OK, fais ce que tu as à faire. »
— Conversation entre Brian Sweeney et sa mère[trad 9]

Louise Sweeney demanda à son fils où était l'avion ; il lui déclara que l'avion volait probablement au-dessus de l'Ohio.

Le joueur de hockey sur glace Garnet Bailey essaya à quatre reprises d'appeler sa femme, sans succès.

À 9 h 00 également, Peter Hanson appela une seconde fois son père :

« Ça va mal, papa. Une hôtesse de l'air a été poignardée. Je crois qu'ils ont des couteaux ou des cutters. Ils ont dit qu'ils avaient une bombe. Ça va mal à bord de l'avion. L'avion fait des mouvements saccadés. Je ne pense pas que ce soit le commandant de bord qui est en train de piloter l'appareil. Je crois que l'avion est en train de descendre. Je pense qu'ils ont l'intention d'aller à Chicago ou ailleurs et de faire s'écraser l'avion dans un immeuble. Ne t'en fais pas, papa. Si cela arrive, ça ira très vite... Oh mon Dieu... Oh mon Dieu, oh mon Dieu. »
— Peter Hanson[trad 10]

Au moment où l'appel fut coupé, Lee Hanson entendit soudainement une femme crier.

Crash[modifier | modifier le code]

À 9 h 03 min 02 s, le vol 175 United Airlines percuta le côté sud de la tour Sud (WTC 2) du World Trade Center à 950 km/h, au niveau des étages 78 et 84. Environ 637 personnes furent tuées sur le coup. La tour Sud était en cours d'évacuation depuis 9 h 02, une minute avant d'être frappée. Le crash fut vu en direct par des millions de téléspectateurs, les principales chaines de télévision ayant interrompu leurs programmes pour couvrir « l'accident » qui s'était produit dans la tour Nord.

La FAA du New York Center prévint au même moment le NEADS et le Air Traffic Control System Command Center, à Herndon en Virginie, du détournement du vol 175. Dans sa chronologie des attentats délivrée le 18 septembre, le NORAD affirmera avoir été informé du détournement à 8 h 43. La Commission Kean réfutera cette affirmation en confirmant l'heure d'avertissement à 9 h 03.

Impact du vol 175 contre la tour Sud du World Trade Center.

Une évacuation massive de la tour commença. Au moins un escalier resta intact après l'impact, permettant ainsi à 18 personnes bloquées au-dessus de la zone d'impact de s'échapper.

Peu avant le crash, l'avion était à une altitude de 10 000 pieds avant d'arriver à moins de 1000 lors de son crash. L'avion a amorcé une descente extrêmement rapide en l'espace d'une dizaine de secondes.

Du fait que de certains angles de vue des caméras de télévision la tour Nord cachait l'image de la tour Sud, certains journalistes ont cru qu'une seconde explosion avait eu lieu dans la tour Nord suite à une possible explosion du fuselage du premier avion. En direct, les journalistes exploitant le sujet devant les spectateurs se demandèrent s'ils assistaient à une attaque terroriste ou à un très rare accident aérien.

Plusieurs témoins ont confirmé avoir vu le vol 175 amorcer un virage important afin de frapper la tour Sud, à la différence du vol 11 qui avait percuté la tour Nord perpendiculairement à son axe. Ainsi, si l'avion avait poursuivi sa route sans faire de virage, il aurait seulement percuté le complexe avec son aile gauche ou l'aurait même complètement manqué.

Débris de l'avion, dans les décombres du World Trade Center.

Selon le rapport publié par le NIST, la vitesse de l'avion lors de l'impact fut estimée à 872 km/h (542 mph)[2], ce qui lui accordait 50 % de plus d'énergie que le vol 11. Mais, frappant la tour entre les étages 78 et 84, il laissait une empreinte plus courte (26 mètres d'envergure) malgré un angle de gîte plus important (38°) car à ce niveau la structure extérieure était (deux fois) plus résistante qu'au niveau de l'étage 95. L'angulation de la direction de vol a fait que la moitié tribord de l'appareil ne pouvait pas rencontrer la structure interne des poteaux porteurs, permettant ainsi à des parties de moteur, de train d'atterrissage et de carlingue de ressortir par l'angle est du bâtiment et d'être retrouvés jusqu'à quatre cents mètres de distance. L'avion sectionna 32 des 60 colonnes extérieures de la face Sud sur cinq étages, dommages auxquels il faut ajouter ceux réalisés dans l'angle oriental par la sortie des morceaux de moteur et de train droits. L'empreinte laissée par l'avion avait une surface tout à fait comparable à celle de la tour Nord. Les dommages subis par la structure centrale sont tout aussi inconnus que ceux de la tour Nord.

Schéma montrant la dispersion des débris du vol 175 après l'impact contre le World Trade Center.

Au moment de l'effondrement, les feux donnaient des indications d'étouffement, seule une fumée noire étant visible, qui s'échappait du bâtiment. L'équipe de pompiers qui était arrivée au 78e étage avait signalé la présence de deux feux résiduels et demandé l'envoi de lances pour les éteindre. Quelques minutes plus tard, la tour s'effondrait avant que put être transmis l'ordre d'évacuation émis par le poste de commandement des urgences situé dans le WTC7.

Réactions[modifier | modifier le code]

À 9 h 04, le Boston Center interdit tous les décollages relevant de sa juridiction.

À 9 h 05, le New York Center ferma son espace aérien[3].

Au même moment le chef de cabinet de la Maison Blanche, Andrew Card, informa le président George W. Bush, en visite d'une école en Floride du deuxième crash[4].

« Un deuxième avion a frappé l'autre tour et l'Amérique est attaquée. »
— Andrew Card[trad 11]

Bush confirmera quelques mois plus tard qu'il avait décidé de continuer sa visite plutôt que d'alarmer les élèves.

À 9 h 07, les contrôleurs aériens de Boston demandèrent au Herndon Command Center d'envoyer des messages aux avions en l'air pour renforcer la sécurité dans le cockpit. Les messages ne commencèrent à être envoyés qu'à 9 h 19 :

« Attention à toute intrusion dans le cockpit. Deux avions se sont écrasés sur le World Trade Center. »
— Ed Ballinger[trad 12]

À 9 h 08, la FAA interdit de décoller à tous les avions devant survoler l'espace aérien new-yorkais. Au même moment, un officier du NEADS annonça :

« C'est ce que je prévois de faire. Nous avons besoin de discuter avec la FAA. Nous devons leur dire si ce genre de truc va continuer, nous avons besoin de ces chasseurs, nous devons les envoyer à Manhattan. C'est la meilleure chose à faire. Alors, il faut coordonner tout ça avec la FAA. Dites-leur que s'il se passe un incident supplémentaire, ce que nous ignorons, il faut les envoyer [les chasseurs] à Manhattan. Il faut que cette plaisanterie cesse. »
[trad 13]

À 9 h 09, American Airlines émit l'hypothèse que le vol 77 American Airlines était le second avion qui s'était écrasé sur la tour Sud du World Trade Center, alors qu'il était toujours dans les airs, son transpondeur coupé.

À 9 h 13, les deux F-15 chargés d'intercepter le vol 11 étaient envoyés vers Manhattan. Ils furent chargés peu après de patrouiller dans l'espace aérien new-yorkais.

À 9 h 14, le président Bush se retira pour parler via téléphone avec le vice-président Dick Cheney pour s'informer en détail des attaques.

Le président George W. Bush s'informant sur les attaques.

Au même moment, la première dame des États-Unis Laura Bush était également informée :

« On savait à ce moment-là que c'était du terrorisme. »
— Laura Bush[trad 14]

À 9 h 15, NBC News reçut des rapports d'employés de United Airlines stipulant qu'un avion a été détourné avant d'être "détruit". Le NORAD fut informé au même moment du crash du vol 175.

À 9 h 17, la FAA ferma tous les aéroports de New York.

Le World Trade Center en feu après les deux crashs.

À 9 h 18, CNN confirma que l'avion précipité contre la tour Sud avait été auparavant détourné.

À 9 h 20, United Airlines fut informée du crash du vol 175. Elle confirma sa perte à 11 h 59.

Finalement le centre de commande de Herndon ordonna à 9 h 25 une interdiction de décollage sur l'ensemble du territoire des États-Unis.

À 9 h 30, l'Empire State Building, le Chrysler Building, le Rockefeller Center et le Metropolitan Museum of Art furent évacués et fermés.

Conséquences[modifier | modifier le code]

Destruction de la tour sud[modifier | modifier le code]

À 9 h 59, la tour sud du World Trade Center s'effondra, 56 minutes après l'impact du vol 175. Plusieurs équipes de pompiers ainsi que des personnes bloquées aux étages supérieurs furent tuées. Le 4 World Trade Center ainsi que le Marriott World Trade Center (WTC 3) furent partiellement détruits par l'effondrement de la tour sud.

L'effondrement de la tour Sud vu depuis Williamsburg (Brooklyn)

Quelques minutes après la dernière communication avec l'équipe de pompiers qui, ayant atteint le 78e étage, portait secours aux blessés et s'apprêtait à éteindre deux foyers résiduels, le chef pompier Ganci recevait le messager du bureau des urgences (OEM), Steve Moscillo déclarant que « les immeubles allaient s'effondrer et qu'il fallait les évacuer » (interrogé par ABC News, le maire Giuliani, membre de l'OEM, reconnaissait qu'il n'avait fait que transmettre cette information et l'origine de cette prévision reste inconnue). Quelques minutes plus tard, la section au-dessus de l'impact s'inclinait vers le Sud, une rotation qui traduisait la perte totale du soutien de la structure interne, malgré la résistance de la partie intacte de la structure externe (le « tube »). Puis, après une accélération jusqu'à un angle d'environ 25°, cette rotation cessa brusquement, laissant la place au développement d'un énorme nuage « éruptif » qui progressa à l'identique au long de la tour jusqu'à son pied, des éléments lourds (plusieurs dizaines de tonnes) étant projetés à cent vingt mètres de distance, les plus légers à plus de quatre cents mètres, le contenu des étages (ciment des sols, plâtre des cloisons, meubles, équipement, êtres humains) étant réduits en poussière ou fragments. La plupart des vestiges se sont ainsi trouvés répartis autour du pied de la tour et sur les immeubles environnants.

La tour Sud s'effondra avant la tour Nord, qui avait été frappée la première. En effet le vol 175 percuta la tour Sud à une vitesse supérieure au vol 11 ainsi qu'à une hauteur plus basse.

Revendication[modifier | modifier le code]

Dans un enregistrement, quelques mois plus tard en Afghanistan, le leader d'Al-Qaïda, Oussama ben Laden, revendique la responsabilité des attaques. L'attaque sur le World Trade Center dépasse même les attentes de Ben Laden : il s'attendait seulement à ce que les étages situés au-dessus des frappes des avions s'effondrent[5].

Boîtes noires[modifier | modifier le code]

Les boîtes noires du vol 175 n'ont jamais été retrouvées[6].

Théorie du complot[modifier | modifier le code]

Rapports d'enquêtes[modifier | modifier le code]

La FEMA, le MIT et le NIST ont publié des études sur ces effondrements. Ces rapports concluent à un effondrement local provoqué par les dommages résultant de l'impact des avions et des incendies. Cet effondrement local a par la suite provoqué un effondrement global par « effet domino ». Cette thèse est également défendue par Zdeněk Bažant, expert en mécanique des matériaux[7]. Son approche a été critiquée[8] par l'informaticien Jim Hoffman de même que la possibilité d'un « effet domino »[9].

Selon les tenants de la thèse de la démolition volontaire comme Gordon Ross, la chute des tours présente les caractéristiques spécifiques d'une démolition contrôlée et d'une chute quasi libre, tombant en 10 et 8 secondes[10]. Il est toutefois très délicat de chronométrer la durée de chute du fait des larges nuages de poussière qui masquent le bâtiment. La chute aurait cependant duré 12,6 secondes pour la tour 1 et 11,5 secondes pour la tour 2, soit bien plus que les 8 ou 10 secondes avancées par certains tenants de la thèse de la démolition contrôlée[11]

Toutes les thèses de démolition contrôlée se focalisent sur la présence d'explosifs permettant la démolition. Les démolitions contrôlées commencent le plus souvent au niveau du sol[12]. En effet, en détruisant les structures porteuses au sol, la simple force de gravité est utilisée pour provoquer l'effondrement successif de chaque étage. Jim Hoffman avance pour sa part que la démolition des deux tours jumelles n'a pas fait l'objet d'une méthode classique[13] puisque la progression du front de destruction s'est faite du haut vers le bas, à l'inverse de la démolition contrôlée classique. Selon Gordon Ross la démolition des tours jumelles a été accomplie « en mettant en œuvre une attaque en quatre phases. Ces attaques affaiblirent la structure, commencèrent l’effondrement, le firent progresser et enfin l’achevèrent[14]. »

Europhysics News, revue de la Société Européenne de Physique (European Physical Society) a publié en juillet-août 2016 un article dont la conclusion est que « le feu n'a jamais causé l'effondrement complet d'un gratte-ciel à structure d'acier, ni avant ni après le 11 septembre. Un évènement sans précédent s'est-il produit à trois reprises le 11 septembre 2001 ? Les rapports du NIST, qui ont cherché à soutenir cette thèse improbable, laissent non convaincus un nombre croissant d'architectes, d'ingénieurs et de scientifiques. Au contraire, le données suggèrent surabondamment que les trois bâtiments ont été détruits par démolition contrôlée. Vu les importantes implications de cette hypothèse, il est moralement impératif qu'elle soit soumise à une investigation réellement scientifique et impartiale par les autorités responsables[15]. »

Pose d'explosifs dans les tours[modifier | modifier le code]

Selon des membres du 9/11 Truth Movement comme le physicien Steven Jones, l'informaticien Jim Hoffman, le théologien David Ray Griffin, l'architecte Richard Gage ou l'auteur Webster Griffin Tarpley l'effondrement des tours du World Trade Center n'a pas été causé par les dégâts provoqués par les avions mais par des explosifs préalablement installés. En France, l'actrice Marion Cotillard déclare en 2007, dans le cadre d'une émission diffusée sur Paris Première, qu'elle était « souvent de l'avis de la théorie du complot », notamment au sujet des attentats du 11 septembre à New York . Elle pense que les « tours du 11 septembre » étaient « bourrées d'or », « un gouffre à thunes », et « qu'il était beaucoup plus cher de faire des travaux etc. que de les détruire… »[16]. Elle s'explique par la suite sur ses déclarations, expliquant qu'elles ont été « totalement sorties de leur contexte », ayant été tenues dans le cadre d'une discussion qui tournait autour de toutes les théories du complot[17].

Cette hypothèse a d'abord été suggérée en 2001 puis est devenue de plus en plus importante pour le mouvement mais elle est rejetée par les principaux médias et des ingénieurs qualifiés[18].

Témoignages d'explosions[modifier | modifier le code]

Avant l'impact des avions[modifier | modifier le code]

D'après William Rodriguez, gardien des tours, plusieurs gros grondements (« we hear like a big rumble, (...) and all of sudden we hear another rumble ») ont été entendus au sous-sol, niveau B2 ou B3 des tours, juste avant que les avions ne touchent les tours. M. Rodriguez affirme également que le centre de contrôle de la tour construit après les attentats de 1993 était vide après cette explosion. Il affirme que seule une partie des témoignages de ces bruits a été entendue par la commission d'enquête[19].

Les critiques de cette théorie font remarquer que, compte tenu de la vitesse du son dans l'acier, environ 16 fois plus élevée que la vitesse du son dans l'air, les explosions ont pu être ressenties en deux temps par les témoins, d'abord transmises le long des cages d'ascenseur, avant d'être entendues. Ce phénomène pourrait expliquer l'illusion d'explosions souterraines[20].

William Rodriguez expliqua également aux membres de la commission d'enquête qu'il était le tout dernier survivant sorti des décombres, ce qui a été établi comme inexact par la suite. Au moins 18 personnes vivantes furent sorties de la tour Nord, jusqu'à bien longtemps après lui. La dernière survivante sortie des décombres fut Genelle Guzman-McMillan, qui fut secourue quelque 26 heures plus tard, vers 12 h 30 le lendemain des attaques.

William Rodriguez affirme enfin avoir vu des dégâts matériels ainsi que des brûlés dans les sous-sols à la suite de ce bruit. Quatorze autres personnes ont ressenti et entendu le même bourdonnement. Aucune de ces 14 personnes n'a cependant été témoin d'une explosion[21].

Dans ses plus récentes interviews, notamment le 17 août 2007, William Rodriguez parle d'une explosion[22] et non plus d'un grondement (« rumble ») (« All of a sudden at 8:46 ... we hear 'BOOM!' An explosion so powerful and so loud that push us upward in the air coming from below! It was so powerful that all the walls cracked »).

Quelques secondes avant l'écroulement des tours[modifier | modifier le code]

Certains sites du 9/11 Truth Movement affirment qu'il existe des témoignages de détonations avant l'écroulement des tours[23].

William Rodriguez, l'un des gardiens de la Stour Nord, affirme que le contenu des tours (mobilier de bureau, papiers, ordinateurs...) ne permettent pas d'expliquer de telles explosions[réf. nécessaire], les bâtiments étant selon lui en conformité avec l'interdiction d'avoir recours à l'usage de conteneur à gaz potentiellement explosifs dans des bâtiments de cette importance.

Selon Alex Jones, certaines de ces explosions furent très violentes, expulsant instantanément et horizontalement des débris à plusieurs dizaines de mètres de distance, ce qui lui semble impossible dans le cas d'un effondrement vertical lié à la seule gravité.

Dans le cas des tours jumelles, des projections violentes de fumée par les fenêtres, qui sont expliquées par la commission d'enquête comme un cas classique d'évacuation de l'air par une très soudaine et forte surpression aux étages se situant en dessous de ceux qui s'écroulent, sont interprétés par des membres du 9/11 Truth Movement comme des explosions horizontales « en bouchon de champagne » appelées squibs (en) dans le jargon des démolisseurs. Ces observations ainsi que la forme des effondrements (façon « banane épluchée ») suggèrent selon eux que les tours jumelles auraient été minés à des endroits stratégiques afin d'en assurer l'effondrement.

Nationalités des personnes à bord[modifier | modifier le code]

Note : Cette liste ne comprend pas la nationalité des cinq terroristes.

Nationalité Passagers Équipage Total
Drapeau des États-Unis États-Unis 42 9 51
Drapeau du Canada Canada 1 0 1
Drapeau de l'Allemagne Allemagne 3 0 3
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 1 0 1
Drapeau d’Israël Israël 1 0 1
Drapeau du Salvador Salvador 1 0 1
Drapeau de l'Indonésie Indonésie 1 0 1
Drapeau du Népal Népal 1 0 1
Total 51 9 60
Mémorial du 11-Septembre avec ses deux bassins en .

Notes et références[modifier | modifier le code]

Citations originales[modifier | modifier le code]

  1. « Sounds like someone keyed the mic and said everyone stay in your seats. »
  2. « I think he’s been hijacked. I don’t know his intentions. Take any evasive action necessary. We have an airplane that we don't know what he's doing. »
  3. « We might have a hijack over here. We have some problems over here right now... I can’t get a hold of UAL 175 at all right now and I don’t know where he went to. »
  4. « We are counting down the altitudes, and they are descending at 10,000 feet per minute. That is absolutely unheard of for a commercial jet. »
  5. « Terminal : I got somebody who keeps coasting but it looks like he's going into one of the small airports down there. FAA's New York : Hold on a second. I’m trying to bring him up here and get you— There he is right there. Hold on. Terminal : Got him just out of 9,500-9,000 now. FAA : Do you know who he is? Terminal : We're just, we just we don't know who he is. We're just picking him up now. FAA : Alright. Heads up man, it looks like another one coming in. »
  6. « We have several situations going on here. It's escalating big, big time. We need to get the military involved with us... We're, we're involved with something else, we have other aircraft that may have a similar situation going on here. »
  7. « I think they've taken over the cockpit—an attendant has been stabbed—and someone else up front may have been killed. The plane is making strange moves. Call United Airlines—tell them it's Flight 175, Boston to LA. »
  8. « We've been hijacked, and it doesn't look too good. »
  9. « I might have to hang up quickly, we’re going to try to do something about this. — Okay. Do what you have to do. »
  10. « It's getting bad, Dad. A stewardess was stabbed. They seem to have knives and Mace. They said they have a bomb. It's getting very bad on the plane. The plane is making jerky movements. I don't think the pilot is flying the plane. I think we are going down. I think they intend to go to Chicago or someplace and fly into a building. Don't worry, Dad. If it happens, it'll be very fast...Oh my God...oh my God, oh my God. »
  11. « A second plane has hit the second tower. America is under attack. »
  12. « Beware any cockpit intrusion—two a/c [aircraft] hit World Trade Center. »
  13. « This is what I foresee that we probably need to do. We need to talk to FAA. We need to tell 'em if this stuff is gonna keep on going, we need to take those fighters, put 'em over Manhattan. That's best thing, that's the best play right now. So coordinate with the FAA. Tell 'em if there’s more out there, which we don’t know, let’s get ‘em over Manhattan. At least we got some kind of play. »
  14. « We knew then that it was terrorism. »

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les 65 personnes à bord de l'avion ainsi que 637 personnes furent tuées sur le coup. L'incendie puis l'effondrement de la tour Sud a tué environ 200 autres personnes.

références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Matthew L. Wald et Kevin Sack, « A Nation Challenged: The Tapes; 'We Have Some Planes,' Hijacker Said on Sept. 11 », The New York Times,‎ (lire en ligne)
  2. (en) Final Report on the Collapse of the World Trade Center Towers (page 108), nist.gov [PDF]
  3. (en) FAA controllers detail Sept. 11 events, boston.com
  4. Context of '(9:06 a.m.) September 11, 2001, historycommons.org
  5. (en) « Transcript of Bin Laden videotape », National Public Radio, (consulté le 29 juillet 2014).
  6. (en) « 9-11 Commission Report – Notes », National Commission on Terrorist Attacks Upon the United States, (consulté le 29 juillet 2014).
  7. (en) Bažant Zdeněk P., Mathieu Verdure, Mechanics of Progressive Collapse: Learning from World Trade Center and Building Demolitions (mars 2007) J. Engrg. Mech. vol. 133 no 3 p. 308-319 www.civil.northwestern.edu [PDF]
  8. (en) Analyse sur 911research.wtc7.net
  9. (en) Analyse sur 911research.wtc7.net]
  10. (en) Momentum Transfer in WTC1
  11. Energy transfer in the WTC collapse, Frank R. Greening, 911myths.com
  12. [PDF] « Every implosion ever performed has followed the basic model of obliterating structural supports on the bottom few floors first » implosionworld.com
  13. (en) Formulation de l'hypothèse et Analyse sur 911research.wtc7.net
  14. « Comment les tours furent démolies » (traduction de l'article en français).
  15. Steven Jones, Robert Korol, Anthony Szamboti et Ted Walter, « 15 Years Later: On the Physics of High-rise Buildings Collapses », Europhysics News, juillet-août 2016, en ligne.
  16. « 11 septembre : l'affaire Cotillard », Le Nouvel Observateur, 1er mars 2008. Il est à noter que dans le même article l'actrice explique qu'elle se demande également si l'homme a vraiment marché sur la lune (cf. une autre théorie du complot : Rumeurs sur le programme Apollo).
  17. « Marion Cotillard s'excuse », Lavenir.net, 5 mars 2008
  18. Steve Clarke, « Conspiracy Theories and the Internet: Controlled Demolition and Arrested Development », Episteme, Volume 4, Issue 2, 2007, p. 167-180.
  19. Témoignage de William Rodriguez, gardien des tours et témoignages d'autres personnes en fin de document
  20. http://www.911myths.com/html/william_rodriguez.html
  21. http://rodriguezlawsuit.googlepages.com/RodriguezComplaint.pdf
  22. http://www.c-spanarchives.org/library/index.php?main_page=product_video_info&products_id=200498-1&tID=5
  23. (en) « 9/11: The WTC Collapses Part 1: Scientific evidence and 200+ mainstream testimonies virtually prove buildings brought down with thermate and explosives », sur ISGP,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]