Voie sacrée (Grèce)

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Vue de l'antique voie sacrée
Partie préservée de l'ancienne Voie Sacrée, près du pont Schistoú

La voie sacrée en Grèce (en grec moderne : Ιερά Οδός - Ierá Odós) est, dans la Grèce antique, la route qui conduit d'Athènes à Éleusis. Elle est ainsi appelée du fait qu'il s'agit de la voie empruntée par la procession célébrant les mystères d'Éleusis. La procession démarre à Céramique, le cimetière athénien, le 20 Boédromion[1]. Il s'agit de la plus ancienne route en Grèce.

De nos jours, la route qui mène du centre d'Athènes à Aigáleo et Chaïdári (l'ancienne route vers Éleusis) est toujours appelée Ierá Odós du nom de l'antique voie sacrée.

Dans l'Antiquité[modifier | modifier le code]

Borne le long de la voie sacrée
Borne marquant la limite de la Voie Sacrée à Athènes. À la fin du Ve siècle av. J.-C. : L'inscription originale est remplacée par les mots: ΗΟΡΟΣ ΤΕΣ ΟΔΟ ΤΕΣ ΕΛΕΥΣΙΝΑΔΣΙ, (Borne de la route d'Éleusis). Lit de l'Éridanos. Musée archéologique du Céramique.

La voie sacrée est l'ancienne route qui reliait la ville d'Athènes à Éleusis et la plaine de Thriassion, qui fêtent chaque année les célèbres, et jusque-là inexpliqués quant à leur nature exacte, mystères d'Éleusis. D'une longueur de 22 km, à partir de la Porte Sainte dans le quartier de Céramique, elle suit pour la plupart l'actuelle voie sacrée, passant entre la montagne Aigaleo et le mont Pililou, pour aboutir au sanctuaire de Déméter à Éleusis. L'antique voie sacrée à Athènes était appelée Voie Sacrée Éleusienne.

De nos jours[modifier | modifier le code]

La voie sacrée est la plus ancienne route de la Grèce. Durant 2500 ans, elle est restée la seule route nationale reliant Athènes avec la Grèce du Nord, l'Épire et le Péloponnèse. Les infrastructures et l'asphalte remontent à 1927 à la seule différence que par endroits la voie a été élargie. Il n'existait pas autre accès à Athènes jusqu'en 1956, date à laquelle l'avenue de Kaválas est construite : celle-ci rejoint la voie sacrée à hauteur du monastère de Daphni à Chaïdári.

Puis, avec l'ouverture de la route nationale Athènes - Lamía, la croisée de Daphni cesse d'être le seul lien avec la Grèce du Nord. La voie sacrée n'a plus alors que pour fonction principale de conduire à Chaïdári.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Monographie de la Voie Sacrée Éleusienne de ses monuments et de ses souvenirs : Francois Lenormant - page 3

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Monographie de la Voie Sacrée Éleusienne de ses monuments et de ses souvenirs : Francois Lenormant - Tome premier - Librairie Hachette - 1864 Version en ligne
  • La vie religieuse dans les cités grecques aux VIe, Ve et IVe siècles : Michel Fauquier,Jean-Luc Villette - pages 125, 158, version en ligne
  • La Grèce pittoresque et historique : Christopher Wordsworth, Elias Regnault - pages 29, 77 et s. Version en ligne
  • La fille d'Athènes. La religion des filles à Athènes à l'époque classique, Volume 363 : Pierre Brulé - pages 101, 241 Version en ligne