Vivre (film, 1952)

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Vivre
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Affiche du film

Titre original Ikiru
(生きる?)
Réalisation Akira Kurosawa
Scénario Shinobu Hashimoto
Akira Kurosawa
Hideo Oguni
Acteurs principaux
Pays d’origine Japon
Durée 143 min.
Sortie 1952

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Vivre (生きる, Ikiru?) est un film japonais réalisé par Akira Kurosawa et sorti en 1952.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le film se divise en deux grandes parties.

Dès l'introduction, un narrateur explique que le protagoniste est atteint d'un cancer de l'estomac incurable, et qu'il ne lui reste que quelques mois à vivre. Il s'agit de Kenji Watanabe, un fonctionnaire veuf en fin de carrière, responsable d'un département des affaires publiques dans un arrondissement de Tōkyō. Sa fonction se résume à écrire ou tamponner des formulaires, sans la moindre utilité, et il a abandonné depuis longtemps toute initiative. Lors d'une visite chez un médecin, qui lui cache la vérité, il comprend néanmoins qu'il est atteint d'un cancer, car précédemment un patient qui se trouvait aussi dans la salle d'attente, lui avait décrit les symptômes du cancer et le type de discours que tiennent les médecins aux patients dans ce genre de situation. Prenant conscience qu'il va mourir, ainsi que le fait qu'il surprenne son fils et sa belle-fille parler de ses économies, lui fait réaliser de l'inanité de la vie qu'il a menée et de l'inutilité totale de son travail, et décide de faire une fugue avec une partie de ses économies sans aviser personne. Il abandonne son poste et se met à boire dans les bars. C'est là qu'il rencontre un écrivain, qui tente de lui faire connaître les plaisirs de la vie nocturne. Il rencontre une galerie de personnages hauts en couleur, mais ne parvient pas à se divertir.

Dans la rue, il rencontre une jeune collègue qui le cherchait, afin qu'il cachète son formulaire de démission, car elle a trouvé un nouvel emploi. Après un an et demi, elle a décidé d'échapper à la bureaucratie. Son enthousiasme et sa vitalité sont irrésistibles pour Watanabe, et il la convainc de l'accompagner quelque temps. Lors d'une de leur sortie, elle lui apprend qu'au bureau, ils lui ont donné comme surnom "La momie", ce qui le confirme dans l'opinion qu'il a de lui-même, lui qui s'est comporté comme tel durant pratiquement toute sa carrière. Cette fréquentation fait soupçonner à son fils que cette jeune femme va lui dilapider son argent. Durant un diner avec son fils et sa belle-fille, Watanabe ressent le besoin de se confier à son fils sur sa maladie, mais alors qu'il lui annonce qu'il voudrait lui parler de quelque chose d'important, sans qu'il puisse placer un mot, son fils s'imagine qu'il va lui avouer cette relation avec cette jeune fille, et se met à lui faire des reproches, ce qui plonge Watanabe dans un profond désarroi, car il réalise qu'il ne peut même plus communiquer avec son fils, alors qu'il avait l'impression d'avoir fait tant de sacrifices pour lui, notamment sur le fait qu'après la mort de sa mère, alors que son fils n'était qu'un enfant, il ne voulut pas refaire sa vie auprès d'une autre femme et rester veuf.

Lors d'une conversation avec cette jeune fille qui ne comprend pas pourquoi il veut s'en arrêt la voir, ce qui commence peu à peu à l'importuner en raison de son comportement étrange et mélancolique, il lui dévoile sa maladie et son désespoir, mais aussi son besoin d'être en sa présence, elle qui est pleine de vitalité, alors que lui n'en a plus, et lorsqu'il lui demande comment elle fait pour être si joyeuse, si pleine de vie, elle lui explique qu'en fabriquant des jouets pour les enfants, elle a l'impression d'être une leur amie et que son activité, contrairement à l'administration où il ne se passe rien, où ils perdent leurs tempss, son travail à un sens. En posant un des jouets qu'elle fabrique sur la table, il finit par trouver l'illumination : il consacrera le restant de sa vie aux autres, en premier lieu les enfants, en utilisant enfin sa position pour accomplir quelque chose, un parc pour que les enfants puissent jouer en toute sécurité, concrétisant ainsi une pétition de mères de famille, qui au début du film, se plaignaient que leurs enfants jouaient dans un terrain vague pollué. Pétition que lui avait présenté un de ses collaborateurs, mais que Watanabe ne prit même pas la peine d'étudier, par habitude de la lourdeur de faire bouger les choses au sein de l'administration et ne voulant pas s'impliquer davantage en prenant une quelconque responsabilité. Il avait donc ordonné à son collaborateur d'envoyer ces mères de familles et leur pétition dans d'autres services, qui s'avèreront tout aussi inefficaces et cherchant également à se décharger sur d'autres services.

La seconde partie du film se déroule cinq mois plus tard, après la mort de Watanabe, lors de la cérémonie funèbre qui réunit son fils, sa belle-fille, ses collègues et le vice-maire. Peu à peu, au cours de flashbacks successifs, les circonstances de sa mort et les détails de son dernier combat sont révélés : il s'est consacré à une cause pour laquelle il a déployé toute sa dernière énergie, la création de ce parc municipal à la place de ce terrain vague insalubre. Son combat était rendu très difficile par l'immobilisme de la bureaucratie et les luttes entre les différents services administratifs et, lors de l'inauguration du parc, son rôle a été dénigré par le vice-maire qui présidait la cérémonie. Son fils découvre aussi que son père est atteint d'un cancer et ne comprend pas pourquoi son père ne le lui a pas dit. Les circonstances de la mort de Watanabe sont révélées lors d'une des dernières scènes du film. Alors que Watanabe se trouve une nuit d'hiver dans le parc où il trouvera la mort, un agent municipal l'a observé sur une balançoire en train de chanter Gondola no Uta, et semblait heureux, mais s'imaginant qu'il avait affaire à un inconnu qui était ivre, il ne lui est pas venu en aide. Watanabe est probablement mort de froid, ainsi que de son état fragile dû à la maladie. Apprenant cela, les fonctionnaires et leur nouveau chef, après que le vice-maire s'en soit parti, ivres, s'engageront à suivre l'exemple de Watanabe, et d'agir davantage pour les citoyens. De retour au bureau, les mauvaises habitudes de renvoyer les réclamations dans d'autres services, reprendront rapidement le dessus, ce qui met dans un premier temps en colère l'un de ceux qui était présent durant cet engagement, mais devant l'immobilisme et le silence de son nouveau chef et de ses collègues face à sa réaction, il se résigne, et reprend son travail comme si rien ne s'était passé. Plus tard, alors qu'il passe devant le parc, cet homme qui avait montré sa révolte, observe les enfants jouer dans le parc, grâce à Watanabe.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]