Vivastreet

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Vivastreet.com

DV International ltd

Création 2004
Fondateurs Jean Camille Pons, Virginie Pons
Personnages clés Karim Goudiaby, Jean Camille Pons, Jeremie Berton Laurent Jack
Forme juridique Société de droit britannique
Slogan « Vous savez où trouver ! »
Siège social Saint Helier Jersey (Channel Islands)
Direction Jean Camille Pons
Actionnaires Jean Camille Pons
Activité Petites annonces
Produits Service
Société mère W3 Group
Sociétés sœurs DM Services Inc., Digital Ventures Holding, Web DMUK Ltd, W3 Ltd, IVI Ltd
Site web vivastreet.com

Vivastreet est un site internet de petites annonces Britannique, créé en 2004 par Jean Camille Pons[1], surnommé "Yannick" [2],[3] et sa sœur Virginie Pons[4]. Vivastreet met à disposition des internautes moins de 350.000 annonces actives en permanence, en France, chiffre en baisse constante depuis 3 ans[5].

Historique[modifier | modifier le code]

Vivastreet est le numéro 4 des sites de petites annonces payantes [6], derrière Le Bon Coin et Paru Vendu et Top Annonces.

Vivastreet compte huit catégories dont l’emploi, l’immobilier[7], l’auto, ou encore les animaux.

En 2014, Vivastreet a vendu sa filiale mexicaine au géant eBay[8].

Lancé de manière entrepreneuriale[9], Vivastreet est édité dans 13 pays dont la France, l’Italie, l’Angleterre, la Belgique, l'Inde, le Brésil, l’Argentine et le Chili[10],[11],[12].

En 2015, Vivastreet fête ses 10 ans en changeant de logo et en lançant une campagne télévisée d'envergure nationale, présentant ses catégories emploi et immobilier[13].

Le site[modifier | modifier le code]

Vivastreet Emploi[modifier | modifier le code]

Pour cela, Vivastreet a intégré une CVtèque[Quand ?], afin que les candidats puissent déposer leurs CVs directement sur le site. Le site a également créé la première Régie Emploi digitale, avec les sites web d'emplois Jobintree et l'Express Emploi[14].
En juin 2016, la conférence « Régie Emploi : entre transformation digitale et révolution culturelle, quels sont les nouveaux enjeux pour la fonction RH ? » a réuni une centaine de professionnels du recrutement dans les locaux de Critéo, à Paris[15].

Critiques[modifier | modifier le code]

Soupçons de proxénétisme[modifier | modifier le code]

Selon le quotidien Le Monde, Vivastreet « tire une partie importante de ses revenus de l’escorting ». Le journal estime que les annonces liées à l'escorting représenteraient ainsi en janvier 2017 plus de 40 % du chiffre d'affaires du site, soit « entre 11 millions d’euros et 21 millions d’euros par an »[16]. L'estimation des bénéfices du site est rendue difficile car sa maison-mère, le groupe W3, a son siège social dans le paradis fiscal de Jersey[16].

Les parents d'une jeune fille mineure portent plainte le contre Vivastreet pour proxénétisme. L'association du Mouvement du nid estime, après avoir eu recours à une procédure de testing, que la légalité des annonces publiées est incertaine, même si le directeur général du site assure qu'elles sont modérées[16]. Le député Guy Geoffroy souhaite encourager les poursuites pénales en la matière, et déclare : « C'est une totale hypocrisie parce qu'il y a un maquillage pour respecter l'apparence légale et derrière cela, il y a de l'argent et donc du proxénétisme. Il faut poursuivre avec les moyens que la loi nous donne pour lutter contre le proxénétisme »[6].

Le quotidien Le Télégramme pointe le rôle de Vivastreet dans le développement d'une prostitution itinérante en Bretagne[17],[18].

En avril 2017, la presse annonce que le site fait l'objet d'une enquête préliminaire pour « proxénétisme aggravé » [19]. L'enquête est confiée à l'Office central pour la répression de la traite des êtres humains (OCRTEH) dont France Inter indique qu'il « travaille depuis plusieurs années en partenariat » avec Vivastreet, la société fournissant régulièrement aux services de police des informations sur les annonces postées sur le site[20].

En juin 2018, Vivastreet suspend sa rubrique "Rencontres", pour la France uniquement[21]. Son audience passe alors de 11 millions de visiteurs uniques en moyenne à moins de 4 millions (source: Similarweb).

En 2016 déjà, Vivastreet a vu son site banni dans une vaste opération menée par les autorités en Inde contre les sites d'escort[22].

Procédure judiciaire[modifier | modifier le code]

Le Parquet de Paris ouvre le 30 mai 2018 une information judiciaire pour « proxénétisme aggravé »[23].

La société s'est vu sanctionner par l'autorité de contrôle des publicités au Royaume-Uni[24]. Les dirigeants sont qualifiés de "socialement irresponsables" pour leur campagne visant à promouvoir leur rubrique "Rencontres"[25].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Register of persons with significant control | Company law | ICAEW », sur www.icaew.com (consulté le 11 septembre 2017)
  2. Marie-Dominique Dubois, « Les nouveaux acteurs du marché immobilier », sur lexpress.fr, L'Express, .
  3. Nicolas Rauline, « Face à Leboncoin, Vivastreet mise sur la France et l'Amérique latine », sur lesechos.fr, Les Échos, .
  4. « Profil LinkedIn de Virginie Pons »
  5. (en) « Internet Archive: Digital Library of Free Books, Movies, Music & Wayback Machine », sur www.archive.org (consulté le 20 septembre 2017)
  6. a et b Laetitia Saavedra, « Prostitution : VivaStreet visé dans une plainte », France Inter,‎ (lire en ligne, consulté le 9 février 2017)
  7. Laurent Verdier, « Visite au cœur de la pépinière web de Yannick Pons », sur challenges.fr, Challenges, .
  8. Le Point, magazine, « Vivastreet vend sa filiale au Mexique à eBay », (consulté le 3 octobre 2016)
  9. « Yannick Pons - VivaStreet : "La rentabilité proposée à nos investisseurs n’était pas suffisamment ambitieuse" », sur Atlantico, (consulté le 5 juin 2018).
  10. Simon Gleize, « YANNICK PONS / W3 Inc.- Grandir seul pour mieux s'entourer », sur lepetitjournal.com, .
  11. Echos Entrepreneurs à la radio, « BFM : L'entreprise BFM - 23/02 », sur bfmtv.com, BFM Business, .
  12. Marion Moreau, « VivaStreet - Yannick Pons, un entrepreneur français discret », sur frenchweb.fr, .
  13. « Vivastreet : ” Maintenant vous le savez ! “ », sur ladn.eu (consulté le 3 octobre 2016)
  14. « VivaStreet, Jobintree et L’Express forment une régie dédiée à l’emploi », sur exclusiverh.com (consulté le 3 octobre 2016)
  15. « Les enjeux de la fonction RH au cœur d’une conférence », sur exclusiverh.com (consulté le 3 octobre 2016)
  16. a b et c Laura Motet, « Vivastreet : les dessous de la prostitution par petites annonces », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 8 février 2017)
  17. Jean Le Borgne, « Prostitution à Quimper. Un phénomène d'ampleur », Le Telegramme,‎ (lire en ligne, consulté le 9 février 2017)
  18. Mathieu Pélicart, « Prostitution. À Vannes aussi », Le Telegramme,‎ (lire en ligne, consulté le 9 février 2017)
  19. « Vivastreet visé par une enquête pour «proxénétisme aggravé» », FIGARO,‎ (lire en ligne, consulté le 11 septembre 2017)
  20. Laetitia Saavedra, « La PJ est-elle la mieux placée pour enquêter sur Viva Street ? », sur le site de France Inter, (consulté le 21 septembre 2017)
  21. « Vivastreet suspend sa rubrique "Rencontres" », sur lavoixdunord.fr,
  22. (en) « Here is the entire list of 'escorts service' websites that the government has banned », sur www.indiatoday.in,
  23. Le Monde, « Vivastreet : le parquet de Paris ouvre une information judiciaire pour « proxénétisme aggravé » », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  24. Advertising Standards Authority | Committees of Advertising Practice, « W3 Ltd », sur www.asa.org.uk (consulté le 25 juin 2018)
  25. Nick McCarthy, « 'Sex adverts' are removed from bus stops after complaints from public », mirror,‎ (lire en ligne, consulté le 25 juin 2018)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]