Vitriol

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Le vitriol, mot issu d'ancien français vedriol « sulfate de fer », attesté dans Les Gloses de Rachi au XIe siècle, souvent synonyme de couperose, qualifiait un composé dit sulfaté, à base d'anions sulfates. Il pouvait s'agir suivant le contexte ou le lieu :

  • de sulfate ferreux, appelé aussi sulfate de protoxyde de fer, couperose, couperose verte, vitriol martial, vitriol vert, mars vitrioléetc. ;
  • de sulfate de zinc, appelé aussi vitriol blanc, couperose blanche, vitriol de zinc, zinc vitrioléetc. ;
  • de sulfate de cuivre, appelé aussi sulfate de deutoxyde de cuivre, couperose bleue, cuivre vitriolé, vitriol bleu, vitriol de cuivre, vitriol de Chypreetc.;
  • de sulfate d'ammonium ou vitriol ammoniacal;
  • de sulfate d'aluminium ou vitriol d'argile;
  • etc.

Le vitriol fumant, populairement abrégé en vitriol ou formé par ellipse savante, est un terme ancien qui correspond à l'acide sulfurique. Ce liquide dense est un acide fort d'aspect huileux, fumant, très corrosif et agressif. L'acide sulfurique était autrefois nommé par les alchimistes ou les vieux chimistes avec les termes d'huile de vitriol ou d'esprit de soufre.

Le sulfate de cuivre, de zinc ou de fer peuvent être produits au laboratoire par réaction d'oxydation ou attaque respective des métaux cuivre, zinc et fer, avec l'acide sulfurique.

Figure alchimique anagrammatique représentant VITRIOL au sens de Visita Interiora Terrae Rectificando Invenies Occultum Lapidem. Daniel Stolz von Stolzenberg, Theatrum Chymicum, 1614

En alchimie mystique, l'acronyme V.I.T.R.I.O.L. se décrypte Visita Interiora Terrae Rectificando Invenies Occultum Lapidem et se traduit par« Visite l'intérieur de la terre et, en rectifiant, tu trouveras la pierre cachée[1] ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Sébastien-Eugène Julia de Fontenelle, Henri Tollard, « Manuel de l'herboriste, de l'épicier-droguiste et du grainier-pépiniériste horticulteur ; contenant la description des végétaux, les lieux de leur naissance, leur analyse chimique et leurs propriétés médicales », t. 2, Paris, 1828 (Lire en ligne)
  • Philippe G. Kerbellec, Comment lire Raymond Roussel : Cryptanalyse, Paris, Jean-Jacques Pauvert, , 264 p. (ISBN 978-2-876-97035-9)

Liens externes[modifier | modifier le code]