Vitrimont

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Vitrimont
Vitrimont
La mairie.
Blason de Vitrimont
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Lunéville
Canton Lunéville-1
Intercommunalité Communauté de communes du Territoire de Lunéville à Baccarat
Maire
Mandat
Jacques Pister
2014-2020
Code postal 54300
Code commune 54588
Démographie
Gentilé Vitrimontois
Population
municipale
402 hab. (2016 en augmentation de 3,88 % par rapport à 2011)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 36′ 05″ nord, 6° 26′ 25″ est
Altitude Min. 217 m
Max. 331 m
Superficie 11,85 km2
Localisation

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Vitrimont est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes sont (dans le sens horaire en partant du nord) : Deuxville, Lunéville, Rehainviller, Mont-sur-Meurthe, Blainville-sur-l'Eau, Damelevières et Anthelupt.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Violents combats du 23 au 29 août 1914.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 En cours
(au 16 avril 2014)
Jacques Pister    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[2].

En 2016, la commune comptait 402 habitants[Note 1], en augmentation de 3,88 % par rapport à 2011 (Meurthe-et-Moselle : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
286222336248310380367390384
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
375347327340325304301292287
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
282265200196192184181196183
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2016
208263307324356363364393402
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Emplacement de l'ancienne ferme de Léomont, sans doute élevée sur un temple de Diane, des ex-voto divers avec ou sans inscriptions y ont été trouvés : une jambe de bronze est au Musée lorrain.
  • Maison forte du XVIe siècle, remaniée au XVIIIe.
  • Ancienne faisanderie XVIIIe du duc François III, reconstruite au XIXe, détruite en 1914, reconstruite.
  • Monument de la Division de Fer à Léomont.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Nef de l'église.
  • Église Saint-Jean-Baptiste élevée à la fin du XVe siècle. Fondation de la chapelle Notre-Dame-de-Pitié en 1489, puis par la suite de la chapelle de Sainte-Barbe. En 1846, érection du clocher. Toiture refaite après les dommages causés par la Première Guerre mondiale. Elle a été inscrite monument historique par arrêté du 26 juin 1997, à l'exclusion du clocher[5].
  • Chapelle du Souvenir (intérieur de la nécropole).
  • Chapelle Notre-Dame-de-la-Délivrance lieu-dit du Mouton Noir.
  • Ancien prieuré bénédictin à Léomont. Ferme occupant l'emplacement d'un ancien prieuré bénédictin, située à la cote 350. Elle a été le théâtre de violents combats et de bombardements du 23 août au 3 septembre 1914. Quelques pans de murs subsistent, entretenus jusqu'à présent par les Anciens combattants.

Le Léomont[modifier | modifier le code]

Statue au sommet de la colline au village au Léomont.

La butte située au Léomont, ancienne commune appartenant désormais au territoire de Vitrimont, a d'abord porté un prieuré bénédictin dépendant de Senones, et transféré ensuite à Lunéville sous le nom de prieuré de Ménil. Les bâtiments qui l'abritaient sont ensuite devenus une ferme. Des ruines y sont encore visibles[6]. Cet emplacement est classé au titre des monuments historique depuis un arrêté du 1er mai 1922[7].

Monument commémoratif de la Grande Guerre[modifier | modifier le code]

La butte a aussi été le théâtre de violents combats lors de la Première Guerre mondiale (1914-18) en raison de son importance stratégique. Un monument commémoratif à double piédestal y a été érigé. Il est surmonté d'une statue représentant un Poilu, du statuaire Gaston Broquet. Inaugurée le 18 juin 1922[8], elle fut détruite le 18 octobre 1940 par l'occupant nazi, puis reconstruite à l'identique après la Seconde Guerre mondiale, et inaugurée à nouveau le 8 octobre 1950[9]. L'axe de cette statue constitue pour l'IGN un point géodésique d'ordre 3 dans le réseau NTF[10].

Nécropole nationale de Vitrimont-Friscati[modifier | modifier le code]

Sur le lieu-dit du « Mouton Noir », sur le territoire de la commune de Vitrimont, un cimetière provisoire a été construit par Marie-Marguerite Wibrotte sur un terrain privé durant la Grande Guerre. D’août à septembre 1914, la bataille du Grand Couronné a eu lieu dans ce secteur. Marie-Marguerite Wibrotte, déléguée du Souvenir Français et institutrice,  travaillait à Lunéville durant la guerre. Dès le mois de septembre 1914, elle partait chaque matin avec un groupe d’enfants pour explorer les champs de bataille des environs où des soldats étaient tombés. [1] Avec ses jeunes, Mademoiselle Wibrotte relevait des tombes et les fleurissait. Néanmoins, ses élèves trop faibles ne pouvaient pas effectuer le travail physique qu’elle aurait souhaité, notamment la ré-inhumation des combattants. Elle sollicita l’autorité militaire qui mit des soldats à sa disposition pour qu’elle puisse continuer la recherche et le réaménagement des tombes. Avec leur aide, elle créa le cimetière du Mouton Noir sur un terrain de 10 555 m² qu’elle avait acheté en 1916. Cette ancienne ferme trouée par les obus fut alors transformée en nécropole, un chantier qui  dura de 1916 à 1919. Marie-Marguerite Wibrotte légua  le site au Souvenir Français.

En 1918, la nécropole Friscati-Mouton Noir regroupe les corps de 3 741 soldats français, victimes des combats de Vitrimont, du Léomont, de Crévic et de Bonviller. Parmi eux, 1 683 corps non identifiés  sont répartis en trois ossuaires.

À la fin de la guerre, un projet de monument commémoratif est lancé. Il est construit par la maison Cuny-Manguin de Lunéville. En forme d’un arc triomphal entourant un poilu, il est inauguré le 11 septembre 1927 en présence de Mademoiselle Marie-Marguerite Wibrotte et du ministre des Pensions, Louis Marin, les généraux Balfourier ancien commandant du 20e corps; Penet commandant actuel du 20e corps; de Pouydraguin qui commandait le 26e régiment d'infanterie en 1914; M. Michaud sénateur, M. Mazéran député; M. Helle Président du souvenir Français; le docteur Bichat Maire de lunéville ; M.Keller ancien Maire de lunéville[11].a Chapelle du Souvenir, construite par Le Souvenir Français à la mémoire des batailles de Léomont et de Lunéville, est érigée à côté du mémorial. Cette commémoration coincide avec le 13e anniversaire de la libération de Lunéville[12].

Au fil des années, la nécropole continue de s’agrandir.  En avril 1935, les sépultures situées dans plusieurs cimetières communaux environnants sont transférées dans le cimetière national de Friscati-Mouton Noir. Des soldats tombés en 1940 y sont aussi enterrés.

En 2007, l’ Espace Muséal Chaubet (nom d’un soldat du 81ème RI disparu au cours de la bataille) est inauguré. Ce lieu créé par la communauté de communes du Lunévillois et par Le Souvenir Français, propose la reconstitution en sons et images de l’équipement du soldat français en août 1914.

La nécropole nationale de Vitrimont-Friscati au lieu-dit du Mouton Noir abrite les sépultures des soldats tombés au champ d'honneur pour la défense de Lunéville, ainsi que trois ossuaires. Depuis juin 2007 un espace muséal comprenant une salle de projection est ouvert sur le site de Friscati ; il retrace les combats du Léomont et situe leur importance dans les opérations militaires.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean de Vitrimont, prévôt avant 1338 et mentionné comme maître échevin de 1344 à 1360, fils de Conrad de Vitrimont. Il est possessionné à la fois à Lunéville, dans les vignobles du Toulois et à Chateauneuf. Dans cette dernière ville, il possède la maison, sise devant l'église Notre-Dame, ubis ligures commorentur (1338). Il fut bienfaiteur de la collégiale Saint-Georges de Nancy (fondé par le duc Raoul, 1329-1346), il est également le fondateur, avec son épouse Catherine, fille de Vivien de Vaucouleurs, d'une chapelle Saint-Georges et Sainte-Madeleineau prieuré Notre-Dame de Nancy[13].

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à trois chevrons d'or accompagnés de deux étoiles en chef et d'un croissant en pointe le tout d'argent, au chef d'azur chargé d'un lévrier d'argent, colleté de gueules.
Commentaires : Il s'agit des armes de la famille Le Prudhomme, seigneur de Vitrimont aux XVIIe et XVIIIe siècles. Les étoiles et le croissant indiquent que le prieuré de Léomont avait des biens dans la localité.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  2. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  5. Notice no PA54000009, base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. Agence Rol Agence photographique, « Ruine de la ferme de Léomont près de Lunéville : [photographie de presse] / [Agence Rol] », sur Gallica, (consulté le 4 octobre 2016)
  7. Notice no PA00106437, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  8. L'Est Républicain, 18 juin 1922, P.1, Léomont champ de bataille éternel
  9. J. Frécaut, « Commune de Vitrimont : Le Léomont », Office de tourisme du Lunévillois.
  10. « Vitrimont I, site no 5458801 », IGN Service Géodésie et Nivellement ; point 1 : 48° 36′ 34,881″ N, 6° 26′ 05,917″ E en RGF 93.
  11. Le Gaulois : littéraire et politique, [s.n.], (lire en ligne)
  12. « Il était une fois : une histoire de cimetières - Le Souvenir Français », Le Souvenir Français,‎ (lire en ligne, consulté le 15 mars 2018)
  13. Siècles: cahiers du Centre d'histoire des entreprises et des communautés - Collectif : Université de Clermont-Ferrand II, Centre d'histoire des entreprises et des communautés - 1997 - Presses Université Blaise Pascal - pages 19 et 20