Vitol

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Vitol
logo de Vitol
Logo du groupe Vitol

Création 1966
Forme juridique Besloten vennootschap met beperkte aansprakelijkheid (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Siège social Genève Drapeau de la Suisse Suisse
Site web www.vitol.com

Chiffre d’affaires en augmentation US$ 307 milliards (2013)[1]

Vitol est l'une des principales sociétés de trading pétrolier au monde. Fondé en 1966, le groupe Vitol opère dans le monde entier et constitue avec Glencore et Gunvor l’une des trois premières sociétés de courtage de pétrole brut au monde[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

En février 2014, Vitol acquiert une raffinerie et 870 stations services de Shell en Australie pour 2,6 milliards de dollars[3].

En parallèle de ses activités de négoce de pétrole brut et de produits pétroliers, Vitol a fondé en décembre 2011 avec Helios Investment Partners et Shell la société Vivo Energy pour distribuer et commercialiser les carburants et les lubrifiants de la marque Shell en Afrique. En décembre 2016, Shell a annoncé avoir cédé ses parts dans Vivo à ses partenaires [4].

En mars 2017, OMV annonce la vente de sa filiale turque de distribution Petrol Ofisi, qui possède 1 700 stations essences à Vitol pour 1,37 milliard d'euros[5]. En octobre 2017, Noble Group annonce la vente de ses activités de trading de pétrole en Amérique, à Vitol, pour 580 millions de dollars[6].


Activité[modifier | modifier le code]

Avec des revenus de plus de 150 milliards de dollars américains en 2008, la société transporte par voie maritime plus de 200 millions de tonnes de pétrole par an. Vitol opère principalement à Genève, Houston, Singapour et Londres et, outre ses activités de courtage en pétrole brut et produits dérivés, Vitol se développe également sur les marchés du gaz, de l’électricité, des émissions et des biocarburants.

Vitol dispose d’intérêts dans divers terminaux de stockage de pétrole, dans l'exploration et dans la production de projet dans le monde entier. Ce dernier inclut l'actionnariat dans Arawak[7], dont les centres de production se trouvent en Russie, au Kazakhstan et en Azerbaïdjan, l'actionnariat dans Galoc aux Philippines[8] ainsi que des actifs d'exploration au Congo et au Ghana[9].

Vitol Terminal group constitue une valeur d'actifs de plus de 1 milliard de dollars et gérera la planification de 6 millions de mètres cubes dans 4 continents d’ici 2010. Les principales villes actuelles dans lesquelles il opère comprennent Amsterdam et Europoort aux Pays-Bas et Ventspils en Lettonie où il détient 49 % des parts du terminal[10].

Outre des bureaux à Dubaï et au royaume de Bahreïn, le principal actif stratégique de Vitol au Moyen-Orient constitue la Société Limitée de Raffinerie Fujairah (FRCL), qui gère le raffinage de 82 000 barils par jour et un parc de stockage de 461 000 mètres cubes. FRCL a mis sur pied des plans de développement majeurs, qui incluent une extension du parc de stockage de 103 000 mètres cubes, la rénovation des unités d’épuration existantes et l'installation d'unités de traitement supplémentaires[11].

Organisation[modifier | modifier le code]

Les sièges sociaux de Vitol sont situés à Rotterdam, aux Pays-Bas ainsi qu’à Genève, en Suisse.

Vitol est une société indépendante, dont les salariés font partie des actionnaires, un modèle qui favorise la loyauté et les relations à long terme avec les clients.

Polémiques[modifier | modifier le code]

Affaire pétrole contre nourriture[modifier | modifier le code]

Poursuivie dans l'affaire Pétrole contre nourriture, la société Vitol a été condamnée en 2007 aux États-Unis à payer 17,5 millions de dollars. Plaidant coupable, Vitol s'est alors engagée à verser 13 millions de dollars à un fonds de développement onusien pour l'Irak. Dans la même affaire, Vitol est condamnée en appel en février 2016, à Paris[12], à une amende de 300 000 euros[13].

Affaire du diesel soufré dit « qualité africaine »[modifier | modifier le code]

En septembre 2016 une enquête de l'ONG Public eye révèle que Vitol profite des normes en vigueur dans certains pays d'Afrique[14] pour y écouler depuis 30 ans du carburant toxique[15], à haute teneur en soufre notamment: « les carburants écoulés en Afrique ont une teneur en soufre entre 200 et 1 000 fois plus élevée qu’en Europe, mettant gravement en péril la santé de populations exposées aux particules fines et à d’autres substances chimiques cancérigènes. »[16]

Ce carburant toxique provient de l'ajout au carburant, par l'entreprise, de substances toxiques très bon marché, ce qui lui permet d'augmenter ses gains. Ces mélanges ont lieu à Rotterdam, Anvers ou Amsterdam, voire en mer à proximité des ports africains[16].

Vitol, qui ne publie pas ses comptes annuels, distribue ses carburants dans seize pays d'Afrique[17]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Performances Vitol 2013, Site de Vitol. Consulté le 29 juillet 2014.
  2. Vitol Lays Out Role in Oil Market, The Wall Street Journal. 24 décembre 2008.
  3. Vitol pays $2.6 billion for Shell's Australian refinery, petrol stations, Byon Kaye et Florence Tan, Reuters, 21 février 2014
  4. [1]
  5. OMV agrees to sell Turkish unit Petrol Ofisi to Vitol for $1.45 billion, Reuters, 3 mars 2017
  6. Anshuman Daga, « Noble Group to sell oil liquids unit to Vitol, flags $1.2 billion loss », sur Reuters
  7. Rosco Announces Cash Offer For Arawak, Oil Voice, 28 octobre 2008.
  8. Galoc Oil Field Development Update, Philippines - Galoc-3 Successfully Flows Dry Oil, Oil Voice, 21 février 2008.
  9. Vitol Group - Silobreaker
  10. Vitol is Ready to Invest in Ventspils Nafta, but Expects Support from Latvian Government - The Baltic Course
  11. Retrieved on 2009-02-09 "UAE's Fujairah sells refinery stake to Vitol", Reuters, 4 mai 2007.
  12. « « Pétrole contre nourriture » : Total condamné à 750 000 euros d’amende en appel », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  13. « Pétrole contre nourriture - Total et Vitol condamnés en appel », Le Courrier,‎ (lire en ligne)
  14. « Les traders suisses accusés de déverser de l’essence sale en Afrique », Le temps,‎ (lire en ligne)
  15. (en) Alice Ross, « Trafigura, Vitol and BP exporting dirty diesel to Africa, says Swiss NGO », The Guardian,‎ (lire en ligne)
  16. a et b Simon Piel et Joan Tilouine, « Matières premières : comment les traders suisses écoulent du carburant toxique en Afrique », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  17. Joan Tilouine et Simon Piel, « Les géants du négoce pétrolier écoulent depuis des années un carburant toxique en Afrique », Le Monde,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]