Vital Gayman

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Vital Gayman
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Vital Gayman (Conches-en-Ouche, 1897-1985), est un homme politique et journaliste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il obtient son baccalauréat en 1914. Mobilisé en 1916, il est décoré de la Croix de guerre en 1917. Engagé dans l'action politique, ses thèses l'emportent en 1920 au congrès de la Bellevilloise, où naît la Fédération nationale des Jeunesses socialistes-communistes. Il est élu secrétaire des Jeunesses communistes du Ve arrondissement de Paris. L'année suivante, il est élu secrétaire de la 5e section du PC. En 1923, il entre au Comité directeur du PCF et y demeure jusqu'en 1925, avant de devenir membre du Comité central (1926-1929). La direction du PC lui demande de se consacrer à plein temps à la presse communiste. Il est chef du service étranger à L'Humanité. Il y écrit de nombreux articles sur la guerre du Rif. Mais, entre janvier et novembre, il connaît plusieurs mois de disgrâce dans une période où le PC est épuré des militants soupçonnés de sympathie pour Trotski.

En 1928, lors d'une réunion du Comité central, à Choisy-le-Roi, il est de ceux qui, minoritaires, votent contre la « tactique classe contre classe ». En 1929, au congrès de Saint-Denis, il n'est pas reconduit au Comité central. En août, il est arrêté en raison de sa participation à la réunion clandestine de la direction communiste, à Villeneuve-Saint-Georges.

- 1931 : la direction du PC le sanctionne en lui retirant ses fonctions à L'Humanité.

- 1932 : les Cahiers du bolchevisme l'accusent de falsifier l'histoire du mouvement ouvrier. Toutefois, le PC l'emploie en vue de la réalisation du matériel de propagande pour les élections législatives, puis, il devient secrétaire du groupe parlementaire communiste au Palais-Bourbon. Il se marie avec une étudiante en pharmacie.

- 1935 : il devient conseiller municipal dans le quartier de Sainte-Marguerite, à Paris.

- 1936 : le PC lui demande, comme officier de réserve, de partir en Espagne pour examiner la situation militaire[1]

- 1939 : dans une déclaration, il indique que la politique du PCF est diamétralement opposée au but que s'étaient assignés ses « camarades de combat, tombés sur la terre d'Espagne ... » - 1940 : son nom apparaît dans l'appel « À tous les travailleurs, À l'opinion publique », comme membre de l'Union populaire française, formée par des démissionnaires du PCF. Au printemps, il est associé à un manifeste lu à la radio le 1er mai.

- 1942 : son épouse et lui aident des israélites et des Résistants à gagner l'Espagne.

- 1943 : les Allemands l'envoient à l'île anglo-normande d'Aurigny.

- 1944 : il réussit à s'évader. Revenu à Paris, il refuse d'être réintégré dans sa fonction de conseiller municipal. Il entre comme secrétaire de rédaction au journal parlé à la RTF[2]. Il est en contact avec François Mitterrand et son entourage dont Georges Dayan. Son statut d'apostat lui vaut la haine du PCF. Le 19 juillet 1949, Virgile Barel, député communiste des Alpes-Maritimes, dénonce à l'Assemblée nationale la mainmise de François Mitterrand, alors secrétaire d'État à l'Information et s'adressant à François Mitterrand, cite Vital Gayman comme le bras du pouvoir : « Il vous faut des hommes de confiance. Le directeur du journal parlé est M. Vital Gayman, renégat du parti communiste français. »[3]

- 1948 : il se remarie.

- 1958 : il est écarté par le nouveau pouvoir.

- 1968 : il prend sa retraite alors qu'il est secrétaire général de La Dépêche du Midi. Il avait été appelé au journal par René Bousquet[4].

Décorations[modifier | modifier le code]

  • Chevalier dans l'Ordre du Mérite postal. Nommé par arrêté du 15 janvier 1954 (BO PTT 1954, 54 Cab 4, page 36)

Source[modifier | modifier le code]

  • Jean Maitron (dir.) et Claude Pennetier, Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, Paris, Editions ouvrières, (ISBN 978-2-708-22424-7).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Il est de retour en France en 1937, sous le coup d'une accusation de détournement de fonds
  2. Il en deviendra le directeur de la rédaction
  3. Jean Montaldo, Dossier O.R.T.F Tous coupables, Albin Michel, 1974, page 34
  4. Pascale Froment, René Bousquet, Fayard, 2001, page 581