Violon et pipe LE QUOTIDIEN

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Violon et pipe (Le Quotidien)
Artiste
Date
Type
Huile sur toile
Dimensions (H × L)
106 × 74 cm
Mouvement
Localisation
Numéro d’inventaire
AM 3405 DVoir et modifier les données sur Wikidata

Violon et pipe (Le Quotidien) est un tableau de Georges Braque conservé au Musée national d'art moderne à Paris[1]. D'une dimension de 74 × 106 cm, il a été réalisé fin 1913 - début 1914, vers la fin des recherches de Braque sur le « cubisme analytique ». Celles-ci ont débouché l'année suivante sur le « cubisme synthétique », avec une période intermédiaire, celle des papiers-collés, dont ce tableau est un représentant.

Contexte et description[modifier | modifier le code]

Ses recherches sur la composition picturale et sur les matériaux conduisent Braque à une suite de tableaux généralement réunis sous le terme de papiers collés, car l'artiste utilise à la fois des papiers, qu'il travaille pour leur donner l'allure de faux bois, et d'autres matériaux qu'il connait bien pour avoir travaillé comme apprenti décorateur[2]. C'est le cas de ce tableau qui est composé de craie, fusain, papier collé uni, faux bois, galon de papier, papier noir, journal sur papier contrecollé sur carton, qui est une « machine à voir » selon les propos de Jean Paulhan contenus dans sa lettre du [3].. À cette époque, Braque travaille seul à Sorgues (Vaucluse)[4]. Picasso, qui suivait ses expérimentations, est reparti début octobre à Paris où il commence à s'approprier la découverte de papiers collés[5].

Après avoir travaillé en duo avec le peintre espagnol, Braque continue ses recherches seul. Il les poursuit jusqu'en août de l'année suivante, où il est appelé sur le front de la Grande Guerre, ce qui interrompt sa carrière pendant près de quatre ans.

Sans réellement marquer un retour à la couleur, les papiers collés de Braque amorcent un retour à la lumière, un « éclaircissement » dans les travaux du peintre : ce que Jean Paulhan qualifie de « Machines à voir » dans une lettre du 24 mai 1953[3].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernard Zurcher, Braque vie et œuvre, Fribourg, Office du livre, , 315 p. (ISBN 2-09-284742-2)
  • Alex Danchev, Georges Braque, le défi silencieux, Éditions Hazan, , 367 p. (ISBN 978-2-7541-0701-3)Document utilisé pour la rédaction de l’article. Première édition en 2005, par Penguin Books pour l'édition originale en langue anglaise, traduit en français par Jean-François Allain.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liste des œuvres de Georges Braque