Violette Lecoq

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Violette Lecoq
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Biographie
Naissance
Décès
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Nationalité
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Lieu de détention

Violette Lecoq (ou Rougier, ou Rougier-Lecoq), née le 14 août 1912 à Paris, décédée le à Paris, est une résistante française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Infirmière en 1939, elle s'engage dans la Croix Rouge et accompagne l'armée française dans sa déroute. Elle est arrêtée à Angoulême en juin 1940. Libérée en juillet à Paris, elle part pour Compiègne, où elle crée un hôpital militaire. Elle profite de sa position pour organiser l'évasion de prisonniers, leur fournissant tenues civiles et itinéraires. Fin 1940, elle rejoint Paris et intègre le réseau de renseignement "Gloria". Le réseau est infiltré et elle est arrêtée par la Gestapo en août 1942.

Internée un mois à la Prison de la Santé, onze mois à Fresnes puis trois semaines au Fort de Romainville, elle est dirigée en octobre 1943 sur le camp de Ravensbrück dans un petit convoi de 42 Françaises qualifiées de N.N. Dix jours après leur arrivée, huit sont déjà mortes.

En septembre 1944 elle est affectée comme infirmière au block 10 qui regroupe les cas de tuberculose et de psychose. Elle y fait la connaissance du docteur Louise Le Porz.

Dérobant de quoi dessiner elle témoigne de la réalité quotidienne de ce camp de concentration. Au block 32, qui regroupe les détenues NN, elle côtoie cette autre artiste de Ravensbrück, la néerlandaise Aat Breur-Hibma.

Le 22 avril 1945 Violette Lecoq est délivrée par la Croix Rouge suédoise.

En 1948, elle réunit tous ses croquis dans un album « Ravensbrück 36 dessins à la plume »[1],. La violente sincérité de son trait, qui transcende toute appréciation esthétique, donne à ces croquis une force définitive. Les Alliés ne s'y sont pas trompés qui, au Procès de Hambourg, ont considéré ses dessins comme des documents de premier ordre, témoignages accablants de l'horreur des camps.

En 1952 elle épouse Paul Rougier, ingénieur, lequel décèdera en 1973. À partir de ce moment-là, elle s’emploiera, par des conférences dans des établissements scolaires parisiens, à communiquer aux nouvelles générations le sens des valeurs qui firent la grandeur de son combat.

Violette Rougier décède à son domicile parisien le . Elle repose au côté de son mari au cimetière de Palluau sur Indre (Indre).

Hommages[modifier | modifier le code]

Ses dessins font l'objet d'une exposition à Mondeville en 2015[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]


Références[modifier | modifier le code]

  1. « Dessins de Violette Rougier-Lecoq », sur Les résistances (consulté le 10 juin 2019)
  2. « L'exposition Violette Rougier-Lecoq inaugurée », Ouest France,‎ (lire en ligne)

externes[modifier | modifier le code]