Violence scolaire

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La violence en milieu scolaire est un problème mondial dont les conséquences sont préjudiciables aux enfants, mais aussi à l’ensemble de la société. Les enfants subissent des douleurs et des humiliations causées par la violence qui affectent leur apprentissage, leur personnalité et leurs perspectives d’avenir. En Afrique, les formes de violences les plus répandues en milieu scolaires sont les châtiments corporels et les abus sexuels. On peut distinguer cinq formes de violence à l’école.

Différentes formes de violence à l’école[modifier | modifier le code]

Contre qui ?[modifier | modifier le code]

Violence avec les objets[modifier | modifier le code]

 Violence entre élèves[modifier | modifier le code]

Cette violence se passe souvent en dehors de l’école ou dans des endroits non surveillés. Enfants réputés «intello», «chétif», «timide», d'une «origine sociale» ou d'un «quartier» différents : tels sont les profils types des victimes des violences à l'école. Dans les pays anglo-saxons, le schoolbullying se définit comme une conduite agressive d'un ou de plusieurs élèves envers un autre. Au programme, brimades, moqueries, intimidations, rejet, violences physiques, racket. Globalement, les élèves de 8 à 12 ans se sentent bien dans leur école. Mais qui a dit qu’elle était un plaisir pour tous ? 11,7% des petits garçons et des petites filles vivent un véritable enfer dans la cour de récréation, au point de faire des cauchemars la nuit et de se rendre en cours à reculons. Plus d’un élève sur 10, en effet, sont victimes de harcèlements de toutes sortes, injures, violences morales, physiques et même sexuelles, voire rackets. C’est ce que révèle l’étude de l’Observatoire international de la violence à l’école, menée de fin 2009 à fin 2010 auprès de 12 326 écoliers dans 153 établissements.

  Violence d’élèves contre les enseignants[modifier | modifier le code]

Inexistante parmi les enfants, la violence contre enseignants se traduit parfois par des évènements tragiques allant jusqu’au meurtre commis par des jeunes, souvent avec l’arme de leurs parents. Là encore il s’agit de cas rarissimes.

   Violence des enseignants contre les élèves[modifier | modifier le code]

Cette forme de violence est malheureusement beaucoup plus fréquente que l’inverse. Au cours des années, elle est dans la majorité des cas une violence psychique (cynisme, remarques désobligeantes ou dégradantes etc.).

  Violence institutionnelle[modifier | modifier le code]

Cette forme de violence est immanente aux structures du système scolaire. Le malaise dans nos écoles (augmentation du nombre d’enfants troublés du comportement, des enfants avec des difficultés d’apprentissage etc.) montre que l’école n’est plus adaptée à l’évolution du monde extérieur. La solution de facilité consiste à chercher les coupables chez les enfants et leurs parents. Mais les conditions de vie des parents, la pauvreté, le manque d’espace vital, l’influence des médias produit un type d’enfants radicalement différent de l’élève modèle idolâtré par l’école. Le gouffre culturel entre enseignants et enfants à risque n’a jamais été si profond.

Comment ? [modifier | modifier le code]

 La violence physique[modifier | modifier le code]

Bien que la violence physique envers les élèves soit interdite depuis 1845, on constate qu’il y a toujours des enseignants qui se croient autorisés à “ corriger ” des enfants, parfois même avec le support de leurs parents. Devant les tribunaux, ces personnes sont toujours condamnées, mais il est regrettable qu’elles trouvent dans une première phase presque toujours l’appui de leurs syndicats et de leurs supérieurs. Le deuxième stade, ce sont les coups distribués pendant les interclasses, voire le racket entre un grand et un petit qui devient alors son souffre-douleur. « Pour les violences physiques, dit encore Le Figaro, 17% ont déjà été frappés souvent ou très souvent» tandis que « les vols et le racket concernent moins de 3% des élèves ».

  La violence psychique[modifier | modifier le code]

Le premier stade de la violence est psychologique. Un enfant est un peu différent des autres, par exemple, il bégaie, est un peu trop renfermé, ou alors trop sage pendant les cours, ou encore d’une origine ou d’une culture différente. Cela suffit parfois pour qu’il se retrouve marginalisé.

  Sexuellement[modifier | modifier le code]

Viennent ensuite des agressions apparemment anodines mais d’ordre sexuel : 20% des élèves confient qu’ils ont fait l’objet de voyeurisme aux toilettes, 14% ont été forcés de se déshabiller et 20% contraints d'embrasser un autre enfant. Des actes dont sont victimes aussi bien les garçons que les filles.

   Internet[modifier | modifier le code]

Internet excite aussi l’imagination des harceleurs. «Ce phénomène s'étend aux nouvelles technologies, précise Europe1: aujourd'hui, dès 8 ans, certains élèves règlent leur compte via Facebook».

Les causes[modifier | modifier le code]

Les causes de la violence en milieu scolaire liées au système éducatif[modifier | modifier le code]

On attribue la violence en milieu scolaire au manque de formation de certains acteurs du système, en l’occurrence à l’incapacité des enseignants de tenir compte des dimensions des apprentissages et à leur manque de performance dans la gestion de l’enseignement Les établissements les plus affectés par la violence sont ceux où les élèves jugent le plus négativement les enseignants et où il existe une mauvaise relation entre les enseignants et la direction de l’école.d

Les causes de la violence en milieu scolaire liées à l’élève[modifier | modifier le code]

Cette violence vient aussi du comportements indésirables des élèves qui troublent la bon déroulement de l’apprentissage. On pointe du doigt, le sens moral des élèves, le manque de repères, de normes et de valeurs, l’intolérance, les préjugés, le racisme, le mépris à l’égard de certains groupes ou de certaines classes sociales

Les causes de la violence en milieu scolaire liées à la famille et à la société[modifier | modifier le code]

Plusieurs facteurs sociaux sont considérés comme responsables de la violence en milieu scolaire : la crise économique, le chômage et l’exclusion a banalisation de la violence par la télévision, le cinéma, la littérature les zones défavorisées a montée de la violence dans la société et le manque de communication verbale

Les conséquences[modifier | modifier le code]

Les enfants exposés à la violence scolaire vivent des conséquences aux niveaux : psychologique, comportemental, physique et cognitif. Voici les principales conséquences associées à chacun de ces niveaux :

Conséquences psychologiques[modifier | modifier le code]

  •  Anxiété
  •  Colère et irritabilité
  •  Confusion
  •  Craintes et peurs : de la noirceur, d’être violenté(e) ou abandonné(e), d’amener des amis(es) à la maison, etc.
  •  Tristesse
  •  Inquiétude face à l’avenir, insécurité
  •  Dépression et idée suicidaire
  •  Faible estime de soi
  •  Syndrome de stress post-traumatique

Conséquences physiques[modifier | modifier le code]

  •  Retard staturo-pondéral (retard de croissance)
  •  Énurésie
  •  Eczéma, urticaire
  •  Perte de poids
  •  Troubles psychosomatiques : maux de ventre, maux de tête, etc.
  •  Perturbation des habitudes alimentaires
  •  Trouble du sommeil
  •  Cauchemar
  •  Fatigue chronique

Conséquences comportementales[modifier | modifier le code]

  • Gémissement, crise ou pleur excessif
  •  Dépendance exagérée vis-à-vis de la mère
  •  Recherche continuelle d’attention
  •  Retrait, manque de participation
  •  Comportements de manipulation ou d’opposition
  •  Hyperactivité
  •  Comportements destructeurs et antisociaux (vandalisme, vol, cruauté envers les animaux, etc.)
  • Déficience des habiletés sociales, de communication et de résolution de problèmes
  •  Violence physique et verbale à l’égard des pairs
  •  Isolement social
  •  Problème de consommation d’alcool ou de drogues
  •  Fugue
  •  Prostitution, délinquance, suicide

Conséquences cognitives et/ ou scolaires[modifier | modifier le code]

  • Déficience des habiletés verbales, intellectuelles ou motrices
  •  Problème d’apprentissage
  •  Difficulté d’attention et/ou de concentration
  •  Devoir non réalisé
  •  Retard non motivé ou absence scolaire
  •  Mauvais résultat scolaire
  • Abandon scolaire

Conséquences psychologiques[modifier | modifier le code]

  •  Anxiété
  •  Colère et irritabilité
  •  Confusion
  •  Craintes et peurs : de la noirceur, d’être violenté(e) ou abandonné(e), d’amener des amis (es) à la maison, etc.
  •  Tristesse
  •   Inquiétude face à l’avenir, insécurité
  •  Dépression et idée suicidaire
  •  Faible estime de soi
  •  Syndrome de stress post-traumatique

Conséquences physiques[modifier | modifier le code]

  •  Retard staturo-pondéral (retard de croissance)
  •  Énurésie
  •  Eczéma, urticaire′
  •  Perte de poids
  •  Troubles psychosomatiques : maux de ventre, maux de tête, etc.
  •  Perturbation des habitudes alimentaires
  •  Trouble du sommeil
  •  Cauchemar
  •  Fatigue chronique

Conséquences cognitives et/ ou scolaires[modifier | modifier le code]

  •  Déficience des habiletés verbales, intellectuelles ou motrices
  •  Problème d’apprentissage
  •  Difficulté d’attention et/ou de concentration
  •  Devoir non réalisé
  •  Retard non motivé ou absence scolaire
  •  Mauvais résultat scolaire
  •  Abandon scolaire

Les moyens de prévention[modifier | modifier le code]

Tout d’abord, les mesures de prévention qui concernent l’élève tournent autour de la promotion des grandes valeurs auprès des jeunes, de la disponibilité de l’éducation morale aux jeunes violents, et de leur implication dans les moyens de lutte contre la violence

Ensuite, les moyens concernant la famille, portent sur l’identification et l’accompagnement des familles à problèmes et de la sensibilisation aux conséquences de la violence

Finalement, les moyens de prévention ayant trait à l’école portent sur l’organisation des activités parascolaires pour impliquer les élèves et améliorer le climat, l’implication des enseignants et des chefs d’établissements scolaires, la formation adéquates des enseignants, la formulation d’attentes claires envers les enseignants, le renforcement de son corps professoral et l’équipe des surveillants, la réduction du nombre d’élèves par classe et de l’emploi d’un psychologue ou un travailleur social dans l’école.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Jean-Pierre Bellon et Bertrand Gardette, "Harcèlement et brimades entre élèves : la fasse cachée de la violence scolaire"

Liens externes[modifier | modifier le code]