Vintila Horia

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Vintila Horia
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Vintila Horia (ou Vintilă Horia), né le 18 décembre 1915 ( dans le calendrier grégorien) à Segarcea (Roumanie) et mort le à Collado Villalba (Espagne), est un écrivain roumain d'expression française et espagnole.

Il a été reconnu coupable de crime de guerre.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études de droit puis de lettres et philosophie, dont il accomplit une partie dans des universités italiennes et autrichiennes, il est l'un des membres de la mission diplomatique envoyée à Rome. Proche de Nichifor Crainic (en), connu pour ses théories sur le droit de la guerre, Horia est rédacteur en chef de son journal Sfarmă Piatră. Il contribue à la rédaction d'articles faisant l'éloge du fascisme italien de Benito Mussolini ("Miracolul fascist" — "Le Miracle fasciste").

Après le renversement d'alliances de la Roumanie, qui rejoint les Alliés en 1944, Horia est fait prisonnier par les autorités nazies en Italie et interné dans les camps de concentration de Karpacz et de Mariapfarr, avant d'être libéré un an plus tard par l'armée britannique. Décidant de ne pas retourner dans une Roumanie dominée de façon croissante par l'Union soviétique, Vintila Horia vit alors en Italie, où il devient l'ami de Giovanni Papini.

En 1946, devant des tribunaux roumains équivalents à ceux de Nuremberg en Allemagne, Horia est condamné à la prison à perpétuité pour avoir favorisé la pénétration des idées fascistes en Roumanie ; ce jugement n'a jamais été révoqué.

En 1948, il part pour l'Argentine, où il enseigne à l'université de Buenos Aires, puis vit en Espagne, où il est chercheur en études italiennes, à compter de mars 1953.

Couronné par 6 voix contre 4, il remporte le prix Goncourt le 21 novembre 1960[1] pour son roman Dieu est né en exil. Une cabale montée par la police politique roumaine lui forge un passé de nationaliste antisémite (il aurait été membre de la Garde de fer) et des écrits pronazis, ces pseudo-révélations étant relayées dans les colonnes de L’Humanité et des Les Lettres françaises[2]. Influencé par les révélations de L’Humanité, Jean-Paul Sartre critique durement ce livre. Pressé par l'opinion publique et vraisemblablement conseillé par les autorités françaises, Vintila Hona annonce dans une lettre renoncer au prix qui reste attribué mais non-décerné[3].

Autres prix : Médaille d'Or d'Il Conciliatore, Milan (1961) ; “Bravo para los hombres que unen en la verdad”, Madrid (1972) ; Prix “Dante Aligheri, Florence (1981).

Le centenaire de sa naissance est célébré en décembre 2015 à l'Université d'Alcalá de Henares, ainsi que dans plusieurs villes de Roumanie.

Œuvre littéraire[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

  • Acolo și stelele ard, Ed. Gorjan, Bucarest, 1942.
  • Dieu est né en exil, Fayard, Paris, 1960.
  • Le Chevalier de la Résignation, Fayard, Paris, 1961.
  • Les Impossibles, Fayard, Paris, 1962.
  • La septième lettre. Le roman de Platon, Plon, Paris, 1964.
  • Une femme pour l’Apocalypse, Julliard, Paris, 1968.
  • El hombre de las nieblas, Plaza y Janés, Barcelona, 1970.
  • El viaje a San Marcos, Magisterio Español, Madrid, 1972.
  • Marta o la segunda guerra, Plaza y Janés, Barcelona, 1982.
  • Persécutez Boèce, Lausanne, L’Age d’Homme, 1987.
  • Un sepulcro en el cielo, Planeta, Barcelona, 1987.
  • Les clefs du crépuscule, L’Age d’Homme, Lausanne, 1988.
  • Mai sus de miazănoapte, Cartea Românească, Bucarest, 1992.

Nouvelles[modifier | modifier le code]

  • El despertar de la sombra, Editora Nacional, Madrid, 1967.
  • Informe último sobre el Reino H, Plaza y Janés, Barcelona, 1981.
  • Moartea morții mele, Ed. Dacia, Cluj-Napoca, 1999.
  • El fin del exilio. Cuentos de juventud, Criterio Libros, Madrid, 2002.

Mémoires[modifier | modifier le code]

  • Journal d’un paysan du Danube, Table Ronde, Paris, 1966.
  • Memoriile unui fost sagetator, Ed. Vremea, București, 2015.

Essais[modifier | modifier le code]

  • Presencia del mito, Escelicer, Madrid, 1956.
  • Poesía y libertad, Madrid, Ateneo, 1959.
  • La rebeldia de los escritores soviéticos,Rialp, Madrid, 1960.
  • Quaderno italiano, Pisa, 1962.
  • Giovanni Papini, Wesmael-Charlier, Paris, 1963.
  • Juan Dacio, Diccionario de los Papas. Prefacio de Vintila Horia. Editorial Destino, Barcelona 1963. (Juan Dacio est le pseudonyme de Vintila Horia.)
  • Platon, personaje de novela, Ateneo, Madrid, 1964.
  • España y otros mundos,Plaza y Janés, Barcelona, 1970.
  • Viaje a los Centros de la Tierra,Plaza y Janés, Barcelona, 1971.
  • Pepi Sánchez,Prensa Española, Madrid, 1972.
  • Mester de novelista,Prensa Española, Madrid, 1972.
  • Encuesta detrás de lo visible, Plaza y Janés, Barcelona,1975.
  • Introducción a la literatura del siglo XX. (Ensayo de epistemología literaria), Gredos, Madrid, 1976.
  • Consideraciones sobre un mundo peor, Plaza y Janés, Madrid, 1978.
  • Literatura y disidencia, Ed. Rioduero, Madrid, 1980.
  • Los derechos humanos y la novela del siglo XX, Magisterio Español, Madrid, 1981.
  • Mai bine mort decât comunist, Phoenix, București, 1990.
  • Dicționarul Papilor, Editura Saeculum I.O., 1999.

Poésie[modifier | modifier le code]

  • Procesiuni, Ed. Pavel Suru, București, 1936.
  • Cetatea cu duhuri, Ed. Pavel Suru, București, 1939.
  • Cartea omului singur, Ed. Pavel Suru, București, 1941.
  • A murit un Sfânt, Valle Hermoso (Argentina), 1952.
  • Poesia romaneasca noua. Antologie, Colecția “Meșterul Manole”, Salamanca, 1956.
  • Jurnal de copilărie, Fundația Regală Universitară Carol I, Paris, 1958.
  • Viitor petrecut, Salamanca, 1976.

Livres et thèses de doctorat qui se réfèrent à Vintila Horia[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

  • Sanda Stolojan, Au balcon de l’exil roumain à Paris: avec Cioran, Eugène Ionesco, Mircea Eliade, Vintilă Horia…, Paris, L ’Harmattan, 1999.
  • Crenguța Gânscă, Vintilă Horia. Al zecelea cerc: eseu despre o trilogie a exilului, Cluj-Napoca, Dacia, 2001.
  • Marilena Rotaru, Întoarcerea lui Vintilă Horia, Ideea, București, 2002.
  • Cecilia Latiș, Arhitecturi paralele: Marguerite Yourcenar –Vintilă Horia, Suceava, Editura Universității din Suceava, 2003.
  • Cecilia Latiș, Polifonii creatoare: paralelă între creația lui Marguerite Yourcenar și a lui Vintilă Horia, Suceava, Editura Universității din Suceava, 2003.
  • Pompiliu Crăciunescu, Vintilă Horia - Translittérature et Réalité, Editura L’Homme Indivis, Veauche, Franța, 2008.
  • Georgeta Orian, Vintilă Horia, un scriitor împotriva timpului său, Cluj-Napoca, Limes, 2008.
  • Pompiliu Crăciunescu, Vintilă Horia - Transliteratură și Realitate, București, Curtea Veche, 2011.
  • Sonia Elvireanu, Fața întunecată a lui Ianus – Vintilă Horia, Dumitru Țepeneag, Norman Manea, Gabriel Pleșa, Editura Tipo Moldova, Colecția „Academica”, Iași, 2013.
  • Nicolae Florescu, Vintilă Horia între „ieșirea din a exista și intrarea în a fi”, București, Editura Jurnalul Literar, 2014.
  • Mihaela Albu și Dan Anghelescu, Eseistica lui Vintilă Horia – deschideri către transdisciplinaritate, Craiova, Aius, 2015.
  • La correspondance de Vintila Horia avec Basarab Nicolescu : Traian D. Lazăr et Raluca Andreescu, Scrisori din exil – Arhiva literară Basarab Nicolescu, Curtea Veche, București, 2015, chapitre „Drumul spre transdisciplinaritate – Vintilă Horia-Basarab Nicolescu”, p. 215-271.
  • La correspondance de Vintila Horia avec Stéphane Lupasco: Oana Soare, Stéphane Lupasco – Infinitul și experiența. Corespondență primită, articole, interviuri, Academia Română, Fundația Națională pentru Știință și Artă, București, 2015, p. 241-258.

Thèses de doctorat[modifier | modifier le code]

  • Monica Nedelcu, La obra literaria de Vintila Horia. El espacio del exilio en cuatro novelas francesas (L’œuvre littéraire de Vintila Horia. L’espace de l’exil dans quatre romans français), Madrid, Universidad Complutense, Colección Tesis Doctorales, 1989.
  • Crenguța Gânscă, Vintilă Horia. Al zecelea cerc: eseu despre o trilogie a exilului, Facultatea de Litere, Universitatea Babeș-Bolyai, Cluj-Napoca, Cluj-Napoca, 2001.
  • Claudia Drăgănoiu, La prose littéraire d’exil : Vintilă Horia, Constantin Virgil Gheorghiu et L. M. Arcade (Proză literară de exil: Vintilă Horia, Constantin Virgil Gheorghiu și L. M. Arcade), Strasbourg, Faculté des Lettres, Université de Strasbourg, 2011.
  • Manuela Alexe, Représentations de l’espace dans la prose de Vintilă Horia (Reprezentări ale spațiului în proza lui Vintilă Horia), Școala doctorală de studii literare și culturale, Universitatea din București, 2012.
  • Renata-Simona Georgescu, L’image de la Roumanie chez Vintilă Horia, Petru Dumitriu et Paul Goma, Facultatea de Litere, Universitatea Babeș-Bolyai, Cluj-Napoca, 2013.
  • Alina Elena Costin, Vintilă Horia: Exil et création, Facultatea de Litere, Universitatea « Alexandru Ioan Cuza », Iași, 2013.
  • Sonia Elvireanu, Fața întunecată a lui Ianus – Vintilă Horia, Dumitru Țepeneag, Norman Manea, Gabriel Pleșa, Fcaultatea de Istorie și Filologie, Universitatea „1 Decembrie 1918” din Alba Iulia, 2013.


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Robichon, Le défi des Goncourt, Denoël, , p. 112.
  2. (ro) Analele Universității București, Universitatea din București, , p. 56.
  3. Palmarès sur académie-goncourt.fr

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]