Vincenzo Monti (poète)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Monti et Vincenzo Monti.
Vincenzo Monti
Description de l'image VincenzoMonti.jpg.
Nom de naissance Monti
Naissance
Alfonsine
Décès (à 74 ans)
Milan

Vincenzo Monti (Alfonsine, - Milan, ) est un poète, écrivain, dramaturge, traducteur italien. Il est communément reconnu comme le principal représentant du néoclassicisme italien, bien que sa production comporte différents styles littéraires parfois proches de la sensibilité romantique. En tant que traducteur, il est renommé pour la traduction de l'Iliade. Il a été au service aussi bien de la cour papale que de celle napoléonienne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Vincenzo Monti est né à Alfonsine, une ville située dans l'actuelle province de Ravenne, en Émilie-Romagne, alors dans les États pontificaux. Fils de Fedele et Domenica Maria Mazzari, des propriétaires fonciers, il fait ses études au séminaire à Faenza et à l'Université de Ferrare, où il étudie la médecine et le droit.

En 1775, il est admis à l'Académie d'Arcadie et l'année suivante, son premier livre est publié : La visione di Ezechiello.

En 1778, Monti se déplace à Rome sur invitation du cardinal Scipione Borghese, légat papal à Ferrare. Il épouse Teresa Pikler, qui lui donne une fille, Costanza et un fils, Francesco qui meurt à l'âge de deux ans. En 1779, il compose son ode Prosopopea di Pericle qui est un manifeste officieux du néo-classicisme[1].

En 1797 il quitte Rome et se rend d'abord à Bologne puis à Venise et finalement s'installe à Milan. D'abord fervent opposant à la Révolution française, comme il l'a exprimé dans Bassvilliana, il devient ensuite un partisan de la toute nouvelle République cisalpine.

En 1799, après la défaite des troupes françaises et la chute de la République cisalpine, il est forcé de quitter la ville de Milan, où il revient deux ans après la bataille de Marengo (1800).

En 1800, Vincenzo Monti séjourne à Paris où il consacre son temps à des traductions à partir du français et du latin. Ces traductions sont considérées par la critique comme étant ses meilleures œuvres : il publie La Pucelle d'Orléans de Voltaire, puis les Satires de Perse et l'Iliade d'Homère.

Le 5 octobre 1806, lors de l'inauguration de la Loge Reale Eugenio à Milan, Vincenzo Monti (qui est franc-maçon), y récite la cantate L'asilo della Verità[2].

Après la chute de Napoléon Ier en 1815, Vincenzo Monti tente de se rapprocher du régime autrichien avec ses derniers poèmes « Il mistico omaggio » et « Il ritorno di Astrea », avant de se consacrer pendant ses dernières années de vie au développement de la linguistique italienne.

Critique[modifier | modifier le code]

La critique a donné des opinions différentes sur la valeur du poète. Deux facteurs sont généralement pris en compte :

  • le manque d'authenticité et d'idéaux,
  • ses compétences techniques élevées,

Dans la rapide mutation politique qui caractérise son époque, Vincenzo Monti ne semble pas être à la hauteur de ses idéaux. Son comportement politique est changeant, D'abord il s'oppose à la Révolution française, puis affiche son soutien à Napoléon Ier, puis finalement devient partisan de l'Empire autrichien.

Dans le même contexte, la critique lui reproche un manque de sincérité dans l'expression de ses sentiments dans ses œuvres et de s'occuper uniquement des aspects formels de ses productions.

Dans une période caractérisée par l'idéal politique fort du Risorgimento et les passions intérieures du romantisme, les représentants de la littérature italienne comme Ugo Foscolo et Giacomo Leopardi considèrent ces défauts impardonnables, car à leur avis, un poète ne doit jamais renoncer à ses croyances en échange d'avantages pratiques et la technique littéraire aussi raffinée soit elle doit s'effacer derrière un contenu digne.

Note[modifier | modifier le code]

  1. Christian Bec et François Livi, La littérature italienne : De l’Arcadie au « Risorgimento » (XVIIIe-XIXe siècles) (ISBN 9782130536406, lire en ligne), « Néo-classicisme, préromantisme. L’époque napoléonienne : Vincenzo Monti »(inscription nécessaire) – via Cairn.info.
  2. Vittorio Gnocchini, L'Italia dei Liberi muratori, Roma-Milano, 2005, p. 191.

Principales œuvres[modifier | modifier le code]

Monti - Prose, 1832
  • 1776 - La visione di Ezechiello
  • 1779 - Prosopopea di Pericle (ode) et Saggio di poesie
  • 1781 - La bellezza dell'universo (petit poème)
  • 1782 - Sciolti a Sigismondo Chigi et Pensieri d'amore
  • 1783 - Versi
  • 1784 - Al signor di Montgolfier (ode)
  • 1787 - Aristodemo (tragédie)
  • 1788 - Galeotto Manfredi
  • 1793 - Bassvilliana/In morte di Ugo di Bassville (laissé inachevé)
  • 1794 - Lettera di Francesco Piranesi al Signor general D. Giovanni Alcon, pamphlet clandestin
  • 1797 - La Musogonia et Prometeo
  • 1800 - Poesie, Dopo la battaglia di Marengo, traduction d'œuvres de Voltaire : La Pucelle d'OrléansLa pulcella d'Orleans
  • 1802 - Mascheroniana/In morte di Lorenzo Mascheroni (poème) et Caio Gracco (tragédie)
  • 1803 - traduction: Satire (de Persio)
  • 1805 - Alla maestà di Napoleone
  • 1806 - Il bardo della Selva Nera
  • 1810 - traduction : Iliade (Homère)
  • 1815 - Il mistico omaggio
  • 1816 - Il ritorno di Astrea
  • 1825 - Sulla mitologia
  • 1817 - 1826 - Proposta di alcune correzioni ed aggiunte al Vocabolario della Crusca.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (it) Cesare Cantù, Biografia di Vincenzo Monti, Turin, Utet,
  • (it) Achille Monti, Apologia politica di Vincenzo Monti, Imola, Gabiati,
  • (it) Achille Monti, Vincenzo Monti, Rome, Tip.Barbera,
  • (it) Leone Vicchi, Vincenzo Monti, le lettere e la politica in Italia dal 1750 al 1830, vol. 4lieu= Faenza-Rome, 1879-18887
  • (it) Gnoli, Un amore di Vincenzo Monti e il Werther di Goethe in Fanfulla della domenica,
  • (it) Bonaventura Zumbini, Sulle poesie di Vincenzo Monti, Florence, Le Monnier,
  • (it) Giovagnoli, Vincenzo Monti imitatore in Meditazioni d'un brontolone, Rome, Stab. Tip. della Tribuna,
  • (it) Pietro Giordani, Ritratto di Vincenzo Monti (1830) in Prose, Rome, Ferino,
  • (it) Giorgio Trenta, Delle benemerenze di Vincenzo Monti verso gli studi danteschi e verso la letteratura moderna: studio comparativo della Bassvilliana colla Divina Commedia, Pise, Spoerri,
  • (it) Leone Vicchi, Les Français à Rome pendant la Convention, Rome, Forzani,
  • (it) Michele Kerbaker, Shakespeare e Goethe nei versi di Vincenzo Monti, Florence, Sansoni,
  • (it) Alberto Scrocca, Studi sul Monti e sul Manzoni, Naples, Pierro,
  • Paul Hazard, La révolution française et les lettres italiennes (1789-1815), Paris,
  • (it) Carlo Steiner, La vita e le opere di Vincenzo Monti, Livourne, Giusti,
  • (it) Guido Bustico, Bibliografia di Vincenzo Monti, Florence, Olschki,
  • (it) Umberto Fracchia, Le più belle pagine di Vincenzo Monti, Milan, Treves,
  • (it) Enrico Bevilacqua, Vincenzo Monti, Florence, Le Monnier,
  • (it) Vittorio Cian, Vincenzo Monti, Pavie,
  • (it) Carlo Piancastelli, Vincenzo Monti e Fusignano, Bologne,
  • (it) Arturo Pompeati, Vincenzo Monti, Bologne, Zanichelli,
  • (it) Giulio Reichenbach, Vincenzo Monti, Rome, Formiggini,
  • (it) Alfonso Bertoldi, Epistolario di Vincenzo Monti, vol. 6, Florence, Sansoni,
  • (it) Quinto Veneri, Vincenzo Monti, Turin, Paravia,
  • (it) Cesare Angelini, Carriera poetica di Vincenzo Monti, Milan, Fabbri,
  • (it) Anna Maria Balbi, La traduzione montiana dell'Iliade, Rome, Edizioni di Storia e Letteratura,
  • (it) Mario Fubini, Nel centenario di Vincenzo Monti, in Romanticismo italiano, Rome-Bari, Laterza,
  • (it) Walter Binni, Vincenzo Monti poeta del consenso, Florence, Sansoni,
  • (it) Annagiulia Angelone, Vincenzo Monti e la « memoria » di Virgilio (« Otto/Novecento », VII, n.5-6), in A. Dello Vicario, Memoria di poeti: metamorfosi della parola, Università degli Studi di Napoli L'Orientale, Dipartimento di Studi Letterari e Linguistici dell'Europa, Pubblicazione della Sezione Romanza, Naples, L'Orientale Ed.,
  • (it) Nicolò Mineo, Vincenzo Monti. La ricerca del sublime e il tempo della rivoluzione,, Pise, Giardini,
  • (it) Angelo Romano, Vincenzo Monti a Roma, Rome, Vecchiarelli, (ISBN 88-8247-076-8)
  • (it) Giulio Ferroni, Storia e testi della letteratura italiana: La rivoluzione in Europa (1789-1815) (Epoca 7), Milan, Mondadori,
  • (it) Roberto Cardini, Classicismo e Modernità. Monti, Foscolo, Leopardi, Florence, Edizioni Polistampa,
  • (it) Claudio Chiancone, Charles-Jean Lafolie traduttore di Vincenzo Monti: La Spada di Federico, La Ierogamia, Le Api Panacridi, dans Vincenzo Monti e la Francia, Atti del convegno internazionale di studi (Parigi, 24-25 febbraio 2006), éd. A. Colombo, Paris, Istituto Italiano di Cultura, 2006, pp. 265-286

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :