Vincenzo Aiutino

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Vincenzo Aiutino
Tueur en série
Image illustrative de l'article Vincenzo Aiutino
Information
Naissance (47 ans)
à Zofingue en Drapeau de la Suisse Suisse
Surnom L'homme aux cinquante affaires
Condamnation
Sentence Prison à perpétuité
Meurtres
Victimes 3
Période -
Pays Drapeau de la France France
Régions Lorraine
Ville Longwy
Arrestation

Vincenzo Aiutino, né le , est un tueur en série français surnommé « l’homme aux cinquante affaires ». Reconnu coupable de meurtre dans trois affaires, survenues à Longwy en Meurthe-et-Moselle, il est condamné le à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une durée incompressible de 18 ans.

Biographie[modifier | modifier le code]

Vincenzo Aiutino d'origine Italienne, est né le 11 mars 1970 en Suisse, à Zofingue. Son père, maçon sicilien, déjà marié, ne le reconnait pas. La famille déménage pour la Belgique[1].

En 1975, il assiste au viol par son père d'une de ses sœurs, âgée de 7 ans[1].

En 1985, il est en stage sur un chantier. Il s'exhibe devant une femme. Il est renvoyé et fait un séjour en établissement psychiatrique[1].

En 1986, il abandonne sa scolarité, sans diplôme[1].

Adolescent, il multiplie les affaires de mœurs, obéissant à ses instincts sans aucun frein. Condamné pour attentat à la pudeur et outrages commis sur quatre femmes de Longwy, il est condamné à 3 ans de prison dont un an ferme. Alors qu'il est en détention provisoire en juillet 1990, il se marie avec Marie-Antoinette Calla, une femme divorcée qui a un jeune garçon[2].

Les faits, l'enquête[modifier | modifier le code]

Le , une jeune attachée commerciale de 20 ans, quitte son collègue de l'agence de travail temporaire « Bis » de Longwy-Haut pour aller manger avec une ami. Alors qu'elle rejoint le parking de l'hypermarché Auchan à Mont-Saint-Martin, elle est abordée par son meurtrier qui l'attire sur son chantier en lui demandant de l'aider à porter un objet lourd. Là, il s'exhibe puis tente de la violer. Le 20 octobre, deux chasseurs découvrent dans les taillis du bois de Turpange un corps nu dans un état de décomposition avancée et à moitié carbonisé. L'autopsie du corps, identifié essentiellement grâce aux bijoux que porte Isabelle, révèle qu'elle est morte d'une fracture du crâne à la suite d'un coup porté avec une barre de fer.

Entre-temps, le , Isabelle Christophe, jeune caissière de 21 ans à l'hypermarché Auchan à Mont-Saint-Martin, est également abordée par Aiutino avec le même prétexte. Il la conduit à une cave de son chantier où il la viole, l'étrangle et l'achève à coups de barre de fer. Pensant initialement à une fugue ou à un suicide, les policiers privilégient progressivement la piste du crime sexuel. Ils épluchent les dossiers des délinquants sexuels de la région et ciblent quatre hommes, dont Aiutino, maçon travaillant sur un chantier près de l'hypermarché de Mont-Saint-Martin. le , des inspecteurs de la SRPJ de Nancy interpellent Aiutino mais, faute de preuve, le relâchent après 10 heures de garde à vue. Le ,

Aiutino crève un pneu de la voiture de Bernadette Bour, visiteuse médicale de 40 ans, qui le répare. Aiutino lui propose de laver ses mains sales, ce qui lui permet de l'emmener dans le sous-sol de son domicile, tente de la violer et la tue à coups de barre de fer. Il laisse le corps dans le bois de Buré d'Orval[2]. La disparition de Bernadette Bour ayant lieu près du domicile d'Aiutino, 8, rue Joseph Labbé, les policiers décident de l'interpeller mais l'agresseur s'enfuit en 4x4.

Ce sont les policiers belges qui l'arrêtent chez son père à Aubange. L'agresseur passe des aveux complets avant de se rétracter et d'accuser son père Domenico, retardant ainsi son extradition en France où les peines de sûreté sont plus sévères. Extradé en France en 1993, il accuse son beau-frère des trois meurtres[2].

Liste des victimes connues[modifier | modifier le code]

Enlèvement Découverte Identité Âge Activité / Profession
Date Lieu Date Lieu
Parking du Auchan de Mont-Saint-Martin Forêt de Turpange Isabelle Le Nénan 20 Attachée commerciale à l'agence Bis
Longwy Forêt de Turpange Isabelle Christophe 21 Réassortisseuse au rayon épicerie du Auchan de Mont-Saint-Martin
Longwy Bois de Buré d'Orval Bernadette Bour 40 Visiteuse médicale

Procès et condamnations[modifier | modifier le code]

Le , Vincenzo Aiutino est jugé devant la Cour d'assises de la Meurthe-et-Moselle à Nancy. Les experts psychiatres diagnostiquent une personnalité très troublée, un psychopathe incurable mais responsable de ses actes.

Aiutino ne reconnaît que le meurtre de Bernadette Bour. Le , il est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une durée incompressible de 18 ans. Ayant précédemment effectué 5 ans de détention provisoire, sa libération est possible à partir de 2011, ce qui a fait naître, à tort, la rumeur selon laquelle il été remis en liberté à cette époque[3].

En , Aiutino saccage quatre cellules à la maison d’arrêt de Nancy et agresse plusieurs surveillants. Il est condamné à cinq mois de prison pour ce délit[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « Meurtre de trois femmes : un accusé déchiré » Article publié le 3 mars 1998 dans Le Télégramme
  2. a, b et c « Les disparitions de Longwy élucidées » Article de Guy Feller, Henry Pieczak et Jean-Claude Hauck publié le 29 février 1992 dans L'Est républicain.
  3. « Non, Aiutino n'a pas été remis en liberté » Article de Patrick Jacquemot publié le 18 février 2011 dans L'Essentiel
  4. « Vincenzo Aiutino, le tueur de femmes du pays haut » Article publié le 10 septembre 2013 dans L'Est républicain

Documentaire télévisé[modifier | modifier le code]

Articles de presse[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]