Vincent Michelot

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Vincent Michelot
Biographie
Naissance (57 ans)
Nationalité Drapeau de la France France
Thématique
Formation École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud-Lyon
Titres Professeur des universités à Sciences Po Lyon
Profession Professeur d'université (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Employeur Institut d'études politiques de LyonVoir et modifier les données sur Wikidata
Travaux Présidence des États-Unis - Cour suprême des États-Unis - Congrès des États-Unis
Approche Américanisme, Anglais américain
Auteurs associés
Partisans
(A influencé)
Denis Lacorne, Romain Huret, Marie-France Toinet, Alix Meyer

Vincent Michelot, né le , est un universitaire français spécialiste de l'histoire politique des États-Unis, ancien directeur de Sciences Po Lyon.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ancien élève de l'École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud (1981) agrégé d'anglais (1984), Vincent Michelot est l'auteur d'une thèse de doctorat sur les nominations à la Cour suprême des États-Unis (Les nominations à la Cour suprême des États-Unis (1937-1987) : aspects politiques), soutenue à l'Université de Provence en 1996. Il est titulaire d'une habilitation à diriger des recherches de l'Institut d'études politiques de Paris sur la dynamique des pouvoirs aux États-Unis (2004). Il est actuellement professeur des universités à l'Institut d'études politiques de Lyon où il enseigne l'histoire politique des États-Unis. Vincent Michelot a été vice-président du jury de l'agrégation externe d'anglais de 2008 à 2010.

Vincent Michelot a vécu dix ans aux États-Unis où il a fait une partie de son cursus scolaire, effectué son service militaire au Consulat de France à Houston (1986-1987) où il était attaché culturel, mais a aussi enseigné, à Amherst College, l'université Brown ou encore l'université de Virginie. À la suite de son séjour comme boursier Fulbright à Charlottesville (1991-1992), il a créé avec ses collègues américains des département de français, d'histoire et de sciences politiques un programme d'échange universitaire particulièrement actif entre l'Université de Virginie d'un côté et l'IEP de Lyon et l'Université Lyon 2 de l'autre. Directeur des relations internationales de l'IEP de Lyon entre septembre 2011 et juillet 2014, il fait profiter cette institution de sa connaissance du système universitaire américain pour l'extension du nombre de partenariats disponibles.

Il participe également régulièrement à des conférences au Miller Center of Public Affairs de l'Université de Virginie, ou au CERI (IEP de Paris). Invité fréquent des différentes chroniques de RFI, France Info et de France Culture, il contribue régulièrement à l'analyse de la vie politique américaine, notamment sur le site internet du journal Le Monde. Il est l'auteur de L'empereur de la maison blanche (2004) et de Le président des États-Unis : Un pouvoir impérial ? (2008). Auteur de nombreux articles sur la vie politique contemporaine des États-Unis dans des revues telles Le Débat, Hérodote, La Revue française d'études américaines, Politique américaine, Vingtième siècle ou encore la Revue de l'IRIS. Il est coorganisateur de l'Atelier Amérique du Nord[1]. Il a codirigé avec Olivier Richomme, Le Bilan d'Obama, paru en 2012 aux Presses de Sciences Po[2].

Il a été élu directeur de Sciences Po Lyon par le conseil d'administration de l'Institut le . Le , il quitte ses fonctions après la démission de son équipe dirigeante pour cause de désaccord[3].

Fin juillet 2015, Vincent Michelot affirme que Donald Trump « n’a aucune envie de devenir président des États-Unis » et que sa candidature « n’a aucune chance d’aboutir. Ce n’est que de la pub pour son empire immobilier et pour ses émissions télé, pub qu’il fait sur le dos du processus démocratique américain »[4]. Alors que Donald Trump est sur le point de remporter les primaires républicaines, en mai 2016, Vincent Michelot estime que ses chances d'être élu président sont « quasi nulles » et conditionnées à la survenue d'un événement exceptionnel[5]. Une fois Donald Trump élu, il concède « une faillite collective dans l'analyse de l'évolution de l'électoral américain » et « reconna[ît] avoir [lui]-même échoué à en mesurer l'ampleur »[6].

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]