Vincent Allègre

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Vincent Allègre
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Fonctions
Député du Var
, (élection invalidée), (réélu en 1897) – (démissionnaire), , (décès)
Gouvernement IIIe République
Groupe politique gauche démocratique
Sénateur de la Martinique
Sénateur de la Martinique (élu)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Six-Fours (Var)
Date de décès (à 63 ans)
Lieu de décès Mèze (Hérault)

Vincent Allègre (Six-Fours (Var), - Mèze (Hérault), ), est un avocat et parlementaire français. Entre 1881 et 1888, il est en outre Gouverneur de la Martinique.

Biographie/Origines[modifier | modifier le code]

Vincent Gaëtan Allègre fait des études de droit aux termes desquelles, il devient avocat et est inscrit au barreau de Toulon. Il devient maire (républicain) de Toulon en septembre 1870, et le reste jusqu'au 24 mai 1873. Vincent Allègre est élu député du Var, le 20 février 1876. Il est nommé Gouverneur de la Martinique, le 20 juillet 1881 ce qui le contraint à démissionner de son poste de député.

Alors qu'il est Gouverneur de la Martinique, il se faire élire, en 1882, également sénateur de la Martinique mais son élection est invalidée le 1er février 1883[1]. Dans ses fonctions de Gouverneur, il écrit à son Ministre de tutelle, l'amiral Cloué, cette phrase extraordinaire pour l'époque : "J'ai de plus en plus la ferme résolution d'administrer la Martinique selon les principes républicains ; je ne me préoccupe nullement de la couleur des gens et sans distinction j'accueille avec faveur les blancs, les mulâtres et les noirs, pourvu qu'ils soient républicains (...)"[2]. Il deviendra la cible des Békés. Il quitte son poste en 1887 et est remplacé par Louis Albert Grodet.

Vincent Allègre est élu - à nouveau, sénateur de la Martinique, le 21 octobre 1888, est réélu le 3 janvier 1897[3].

Il siège jusqu'à sa mort, survenue à Mèze (Hérault), le 18 mai 1899.

Son éloge funèbre est prononcée par Armand Fallières, futur président de la République Française[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Selon le « Dictionnaire des Parlementaires français » de Jean Jolly (1960-1977). En revanche, Armand Nicolas, dans son ouvrage "Histoire de la Martinique, de 1848 à 1939" (Tome 2) L'Harmattan - 1996 ISBN 2-7384-4860-7 indique "qu'il refusa [le poste] à cause de sa fonction [de Gouverneur]", cf page 139.
  2. cité par Armand Nicolas, ibid - page 139.
  3. Le poste devenu vacant, c'est Amédée Knight qui lui succède.
  4. voir site du Sénat.

Sources[modifier | modifier le code]