Vincennes (Indiana)

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Vincennes
Drapeau
Drapeau
Image illustrative de l'article Vincennes (Indiana)
Administration
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
État Drapeau de l'Indiana Indiana
Comté Knox
Type de localité City
Code ZIP 47591
Code FIPS 18-79208
GNIS 0445300
Démographie
Population 18 423 hab. (2010)
Densité 951 hab./km2
Géographie
Coordonnées 38° 40′ 42″ Nord 87° 30′ 58″ Ouest / 38.678333333333, -87.516111111111
Altitude 128 m
Superficie 1 937 ha = 19,37 km2
· dont terre 19,19 km2 (99,07 %)
· dont eau 0,18 km2 (0,93 %)
Fuseau horaire EST (UTC-5)
Divers
Fondation 1732
Localisation
Carte du comté de Knox
Carte du comté de Knox

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Vincennes

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Vincennes
Liens
Site web http://www.vincennes.org

Vincennes est une ville et siège du comté de Knox dans l'État de l'Indiana aux États-Unis dont la population était de 18 423 habitants en 2010.

Histoire[modifier | modifier le code]

Vincennes est la plus ancienne ville de l'Indiana, établie en 1732. Elle était à l'époque de la Nouvelle-France un poste de traite français, Fort Vincennes, ainsi nommé en l'honneur de François-Marie Bissot de Vincennes. Ce fort fut construit sur les rives de la rivière Wabash et au bord de la piste des bisons.

Rebaptisée Fort Sackville par les Britanniques, elle se révolta en 1778, fut vaincue par les troupes britanniques de Détroit, puis reprise par George Rogers Clark le , durant la campagne de l'Illinois. Les Canadiens du village aidèrent les Américains à reprendre Vincennes des Britanniques.

Vincennes fit successivement partie du Canada, transféré à la Louisiane française, ensuite à la Province de Québec, au comté d'Illinois du Commonwealth de Virginie, au comté de Knox du Territoire du Nord-Ouest, au Territoire de l'Indiana et enfin au même comté de Knox de l'État de l'Indiana.

Nouvelle-France[modifier | modifier le code]

Carte de Vincennes d'un atlas de 1876

Le premier poste de traite fut établi par Charles Juchereau de Saint-Denis, Lieutenant général de Montréal, sur la rivière Wabash. Avec l'aide de trente-quatre Canadiens, il fonda la compagnie et le poste de traite le 28 octobre 1702 pour acquérir des peaux de bisons auprès des Amérindiens. Le poste de traite fut un succès pour les premières deux années, et les traiteurs récoltèrent 13 000 peaux de bisons[1]. Lorsque Juchereau mourut, le poste de traite fut abandonné. Les Canadiens quittèrent le territoire, qu'ils considéraient hostile, pour Mobile, capitale à l'époque de la Louisiane.

Vincennes fut établie en 1732 comme deuxième poste de traite dans la région. La Compagnie des Indes nomma un officier canadien, François-Marie Bissot de Vincennes, pour la construction du poste le long de la rivière Wabash pour décourager les nations amérindiennes de faire la traite avec les Anglais[2]. de Vincennes fonda son nouveau poste au confluent de la rivière Wabash et de la rivière Blanche, et sur la route de bisons qui était déjà établie[3]. De Vincennes, qui avait vécu avec son père avec les Miamis, fut capable de convaincre les Piankashaw d'établir un village à côté du poste de traite. Il encouragea des habitants canadiens à déménager dans la région, et il commença sa propre famille pour augmenter la population du village[4]. Parce que le poste de Wabash était si éloigné de la Louisiane, Vincennes avait beaucoup de difficulté à recevoir des approvisionnements pour les nations amérindiennes, qui étaient aussi courtisés par les Britanniques.

En 1736, pendant la guerre avec la nation des Chickasaw, De Vincennes fut capturé et brûlé dans un village amérindien proche du village de Fulton[5]. Son établissement sur le Wabash fut renommé Poste Vincennes à son honneur.

Le gouverneur de la Louisiane Jean-Baptiste Le Moyne de Bienville nomma par la suite Louis Groston de Bellerive de Saint Ange pour commander le poste Vincennes après que Vincennes passa sur l'autorité de la Louisiane[6]. Avec un peu d'aide du gouverneur coloniale, Saint Ange a pu construire un petit village et attirer des nouvelles tribus amérindiennes à faire la traite. En 1742, il reçut des Piankeshaw 1 500 000 acres ( ?) au nord et à l'est du poste Vincennes[7]. L'opportunité pour des terres attira beaucoup de Canadiens, et le village en effervescence fut parfois appelé Saint-Ange[8].

Alors que les colons canadiens et de la Louisiane arrivèrent dans la région, les colons britanniques arrivèrent de l'est. Par la suite, les traiteurs britanniques attirèrent beaucoup d'Amérindiens qui avaient déjà traité avec les Canadiens. Cette compétition augmenta dans la vallée de l'Ohio jusqu'à l'éruption de la guerre de Sept Ans.

Province de Québec[modifier | modifier le code]

Diorama du Fort Sackville

Le 10 février 1763, lorsque la Nouvelle-France a été cédée à l'Empire Britannique à l'issue de la Guerre de sept ans, Vincennes est tombé sous la domination de la Grande-Bretagne. Le lieutenant britannique John Ramsey est venu à Vincennes en 1766. Il fit un recensement de la colonie, et fit construit un fort nommé Fort Sackville. La population a augmenté rapidement dans les années qui suivirent, résultant en une culture unique interdépendants d'amérindiennes et et de colons canadiens et britanniques, en plus des commerçants.

Vincennes était loin des centres du pouvoir colonial. En 1770 et 1772, le général Thomas Gage, le commandant en chef des Forces britanniques en Amérique du Nord, ont reçu des avertissements que les résidents de Vincennes n'étaient pas toujours fidèles et incitaient aux tribus indigènes contre les britanniques le long des routes de commerce riverins. Le secrétaire britannique aux colonies, Wills Hill, a ordonné que les résidents de Vincennes soient déménagés.

Gage a retardée la décision tandis que les résidents ont répondu aux accusations portées contre eux, prétendant être de paisibles colons, qui cultiver la terre de sa Majesté la plus Christienne nous a accordé. Le problème a été résolu par le successeur de Hillsborough, William Legge (1er comte de Dartmouth), qui a insisté à Gage que les résidents n'étaient pas des vagabonds sans foi ni loi, mais les sujets anglais dont les droits étaient protégés par le roi[9]. En 1778, les résidents à Poste Vincennes reçurent l'information du Traité d'alliance (1778) avec Second Congrès continental du Père Pierre Gibault et Dr Jean Laffont. Ils se sont révoltés pour supporter les américains, ainsi que la nation amérindienne locales des Piankashaws, dirigée par le chef Jeune Tabac.

Religion[modifier | modifier le code]

La basilique Saint-François-Xavier de Vincennes est la proto-cathédrale de Vincennes.

Vincennes était le siège d'un évêché catholique créé le 6 mai 1834, transféré à Indianapolis le 28 mars 1898.

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

Vincennes fut fondé par François-Marie Bissot de Vincennes en 1732. Il était officier de l'armée française en Nouvelle-France.

Vincennes était aussi le lieu de résidence du 9e président des États-Unis, William Henry Harrison, qui y vivait, dans sa résidence de Grouseland. C'est également le lieu de naissance de Sarah Knox Taylor, fille du 12e président des États-Unis Zachary Taylor et épouse de Jefferson Davis.

Jumelage[modifier | modifier le code]

Drapeau de la France Vincennes (France)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Charles B Lasselle, « The Old Indian Traders of Indiana », The Indiana Magazine of History, Indianapolis, George S. Cottman, vol. II, no 1,‎ , p. 3 (lire en ligne)
  2. Derleth, p. 4.
  3. Derleth, p. 8.
  4. Derleth, p. 9.
  5. (en) Pierre-Georges Roy, Indiana Historical Society Publications, vol. 7, Indianapolis, C. E. Pauley and Company, (lire en ligne), « Sieur de Vincennes Identified », p. 17–18
  6. Derleth, p. 14.
  7. Derleth, p. 16.
  8. Derleth, p. 17.
  9. Barnhart, p. 172 – 173.

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