Vince Taylor

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Vince Taylor
Description de l'image Vince Taylor (by Jean Thomassen).jpg.
Informations générales
Nom de naissance Brian Maurice Holden
Naissance
Isleworth, Middlesex, Angleterre
Décès (à 52 ans)
Lutry (Suisse)
Activité principale chanteur
Genre musical Rock
Rock 'n' roll
Rockabilly
Protopunk
Instruments Guitare
Années actives De 1957 à 1991
Vince Taylor (1962)

Vince Taylor, de son vrai nom Brian Maurice Holden, né le 14 juillet 1939 à Londres (Angleterre) et mort le 27 août 1991 à Lutry (Suisse), est un chanteur de rock britannique qui a fait l'essentiel de sa carrière en France. Très populaire dans les années 1960, il est l'auteur du titre Brand New Cadillac (1959), qui sera repris par de nombreux groupes dont The Clash en 1979 sur leur album London Calling.

Il reçut le surnom « l'Archange noir du rock » et sa carrière connut des hauts et surtout des bas. David Bowie affirme s'être inspiré de ce parcours erratique lorsqu'il a créé le personnage de Ziggy Stardust[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

À la fin des années 1940, il quitte l'Angleterre avec sa famille pour les États-Unis. Ils s'installent dans le New Jersey, puis en 1955, après le mariage de sa sœur Sheila avec Joe Singer, à Hollywood. Vince rêve à cette époque de devenir aviateur mais ne peut y parvenir. Il se lance alors dans la chanson, très influencé par Elvis Presley auquel il ressemble d'ailleurs un peu. En 1958, il retourne en Grande-Bretagne avec son beau-frère, pour tenter sa chance à Londres. Bien qu'étant toujours de nationalité britannique, il se présente comme un Américain, afin de mieux assurer sa crédibilité de rocker.

Vince Taylor se produit sur scène vêtu d'un costume de cuir noir, copié sur celui de Gene Vincent, qui lui donne une allure de mauvais garçon, une grosse chaîne et une médaille de Jeanne d'Arc autour du cou. Il est souvent accompagné par Brian Bennett et Tony Sheridan.

Après quelques apparitions à la télévision, il enregistre en 1958 son premier disque chez Parlophone : I Like Love / Right Behind You Baby. Il est accompagné par le groupe The Playboys composé de Brian Bennett (batterie), Brian Locking (basse) et Tony Sheridan (guitare). Le disque ne marche pas vraiment.

Vince décide de venir en France, où le rock vient de démarrer. Le second line-up du groupe lors de son arrivée en France, en 1961, est composé de Johnny Vance (basse), Alan Le Claire (piano), Bob Steel (lead guitar) et Bobbie Clarke (batterie). Leur nom n'apparaît que sur le deuxième 45 tours de Vince Taylor en 1959 : Pledgin' My Love avec, en face B, la seule composition de Vince, qui le rendra enfin célèbre : le mythique Brand New Cadillac avec l'apport de Joe Moretti à la guitare solo, responsable également de la partie solo de Shakin' All Over de Johnny Kidd and the Pirates[2].

Vince fait dès lors l'essentiel de sa carrière en France. Eddie Barclay le découvre lors d'un concert de rock anglais à l'Olympia et l'engage aussitôt, il signe un contrat avec l'Agence Audiffred. Vince Taylor enregistre des tubes d'Elvis Presley, Eddie Cochran, Chuck Berry, Little Richard, Johnny Kidd et les fait découvrir au public français. Barclay sort l'album 25 cm Le Rock C'est ça, ses interprétations de Twenty Flight Rock , Ready Teddy, Memphis Tennessee ou Shakin' All Over sont parfois plus sauvages que les originaux. Son look et ses concerts tournant souvent à l'émeute lui font la réputation du « bad boy » du rock français dont il pâtira beaucoup. Bien qu'il soit très populaire auprès du public, ses disques se vendent mal.

Avec son second groupe, Le Bobbie Clarke Noise, formé en 1965, d'Alan Bugby (basse), Johnny Taylor (guitare), Bobbie Clarke (batterie), Stash (percussions) et Ralph Danks (lead guitar), il fait la première partie des Rolling Stones à l'Olympia en 1965. Dans l'enregistrement du 30 cm Vince...!, en 1965, avec ce groupe on peut entendre un époustouflant solo de batterie de près de 7 minutes de Bobbie Clarke (qui partira cette même année pour fonder son propre groupe, le Bobbie Clarke's Band). Enregistré faussement en public, le disque sera réédité plus tard débarrassé des cris et applaudissements factices. Ce disque sera pratiquement le dernier enregistrement de Vince. Les maisons de disques comme les patrons de salles ne veulent plus de lui à cause de la violence qu'il déchaîne. Il tombe alors en dépression.

Le reste de sa carrière n'est plus qu'une longue déchéance, que de nombreux come-backs plus ou moins réussis sauvent épisodiquement. De 1977 à 1979, il vit à Mâcon, au 42 rue Dufour[3], au Duo Bar où il dispose d'une salle de répétition chez la famille Olivier.

En 1983, il décide finalement de se retirer avec sa famille à Lutry en Suisse. Néanmoins, il enregistre, en 1987, The Big Beat Years pour le label français Big Beat Records.

Il meurt à 52 ans d'un cancer des os.

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums studios[modifier | modifier le code]

  • 1984 : Ave Maria titre Boppin' Charlie de la BO du film Ave Maria.
  • 2014 : The Complete Works 1958-1965, coffret de 3 CD, Barclay

Albums live[modifier | modifier le code]

Hit Singles[modifier | modifier le code]

1958

1959

  • Super 45 tours Parlophone Vince Taylor et ses Play-Boys : Brand New Cadillac (classé n° 96 en France), Pledging My Love, I Like Love, Right Behind You Baby

1960

  • 45 tours Palette Records : I'll Be Your Hero , Jet Black Machine

1961

  • 45 tours Palette Records : What'cha Gonna Do, Move Over Tiger
  • Super 45 tours Barclay : Sweet Little Sixteen (classé n° 55 en France), Love Me, C'mon Everybody (n° 73 en France), C'mon Everybody, Twenty Flight Rock
  • Super 45 tours Barclay : So Glad You're Mine (n° 35 en France), Long Tall Sally, Baby Let's Play House, Lovin' Up A Storm
  • Super 45 tours Barclay : Shakin' All Over, Don't Ever Let Me Go, Endless Sleep, Don't Leave Me Now
  • Super 45 tours Barclay : There's A Lot Of Twistin Going On, Blue Jean Bop, Ready Teddy, Dance To The Bop

1962

  • Super 45 tours Barclay : Peppermint Twist (partie 1 et 2) (n° 94 en France), Rip It Up, Mean Woman Blues
  • Super 45 tours Barclay : Mimi (en français), Have I Told You Lately That I Love You, My Babe, Big Blond Baby

1964

  • Super 45 tours Barclay : Memphis Tennessee (n° 50 en France), A Shot Of Rythm And Blues, Jour après jour, Tu changeras d'avis

1974

  • 45 tours Labrador Records : L'homme à la moto, Dancin' In The Midnight Sun

1982

  • 45 tours Big Beat Records : Space Invaders, Until The Very End

Filmographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

[réf. incomplète]

  • Vince Taylor (avec Jacques Guiod), Alias Vince Taylor, éd. Delville, 1976
  • Jean-Michel Esperet, Le Dernier come-back de Vince Taylor, éd. L’Écarlate, 2014
  • Fabrice Gaignault, Vies et mort de Vince Taylor, Paris, Fayard, 2014, 226p.  (ISBN 978-2-213-66152-0)
  • Thierry Liesenfeld, Vince Taylor le perdant magnifique, éd. Saphyr/Kalohé, 2015

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]