Vilmorin (entreprise)

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Vilmorin SA
logo de Vilmorin SA

Logo de Vilmorin SA

Création 1743
Forme juridique Société anonyme
Action Euronext : RIN
Slogan Seed Generation
Siège social Drapeau de France La Ménitré (France)
Activité Semences,
Produits Semences potagères et d'arbres pour professionnels
Société mère Groupe Limagrain
Filiales Vilmorin Iberica (Espagne, Portugal), Vilmorin Italia (Italie), Vilmorin North America. (États-Unis, Canada), Vilmorin Do Brasil (Brésil), Vilmorin Atlas (Maroc), Vilmorin Anadolu Tohumculuk (Turquie), OOO Vilmorin (Russie), Semillas Shamrock Intenacional (Mexique, Amérique Centrale)
Effectif 750
Site web www.vilmorin.com
Chiffre d’affaires 141 millions d’euros (2014-2015)

Vilmorin est un producteur français de semences.

Historique[modifier | modifier le code]

Publicité dans Le Miroir (1914)
Vilmorin-Andrieux et Cie : couverture d'un « Extrait du catalogue spécial d'ognons à fleurs » (1925)

L'histoire de la famille Vilmorin remonte en 1743 à Paris avec un magasin vendant des semences et des oiseaux au 4, quai de la Mégisserie, sous l'enseigne du Coq de la Bonne Foy. Jeanne Diffetot qui dirige cette maison marie sa fille Claude Geffroy, reçue maîtresse grainière en 1743, à Pierre Andrieux (1713-1779), botaniste du roi Louis XV. Le couple rebaptise en 1747 le magasin Au roi des oiseaux et édite en 1766 leur premier catalogue de vente par correspondance de graines. Leur fille Jeanne Marie Adélaïde Andrieux (1756-1836) est reçue maîtresse grainière le 15 juillet 1773 et épouse, le 14 juillet 1774, un passionné de botanique, Philippe Victoire Levêque de Vilmorin (1746-1804). Ce dernier, dernier-né de dix enfants d'un père agriculteur-laboureur de Landrecourt, en Lorraine, est monté à l'âge de 13 ans sur Paris où il reçoit l'aide de son parrain Philippe Dessofy, un ancien hussard d'origine hongroise, capitaine au régiment de Linden, et de sa marraine, Victoire Claussin, fille d'un magistrat. Il suit des études de médecine puis de botanique. Philippe Victoire Levêque de Vilmorin et sa femme reprennent le magasin, et créent en 1775 la maison Vilmorin-Andrieux, qui deviendra Vilmorin-Andrieux et Cie[1].

L'arrivée d'arbres et de plantes exotiques en Europe est le fait de Philippe-Victoire de Vilmorin. À partir de 1766, il importe en France le tulipier de Virginie, la betterave champêtre (Beta vulgaris) ou encore le rutabaga. Ces végétaux qui n'étaient connus jusque-là que des botanistes vont être commercialisés à des fins d'alimentation, de fourrage et d'ornement. Il publie en 1778 le premier catalogue des plantes, arbres, arbrisseaux et arbustes[2].

Ses descendants continuent l'œuvre d'acclimatation d'espèces de végétaux : plusieurs arboretums sont créés tels que l'arboretum Vilmorin à Verrières, l'arboretum national des Barres et l'arboretum de Pézanin à Dompierre-les-Ormes.

En 1972, l'entreprise basée à Verrières-le-Buisson dans l'Essonne, en région parisienne est rachetée par René Hodée, un agriculteur angevin qui transfère alors Vilmorin à La Ménitré, en Maine-et-Loire. Celui-ci cède en 1975 l'entreprise au Groupe Limagrain qui spécialisera en 1989 les activités de sa branche potagère en France en créant différentes entités dont Oxadis, devenue Vilmorin Jardin. Cette société regroupe l'ensemble des activités : semences de légumes, fleurs et arbres, phytosanitaires et fournitures diverses de jardinerie et animalerie pour le marché amateur. À l'issue de cette restructuration, Vilmorin s'est recentré sur l'activité semences de légumes et d'arbres pour professionnels (maraîchers, producteurs de plants, pépiniéristes).

Activité[modifier | modifier le code]

L'herbier Vilmorin rassemble six générations de récoltes botaniques et effectuées par la famille de Vilmorin : Philippe-Victoire (1746-1804) ; Philippe-André (1776-1862) ; Louis (1816-1860) ; Henry (1843-1899) ; Maurice (1849-1918) ; Philippe (1872-1917) ; Roger (1905-1980). Patrimoine classé aux Monuments historiques (classement le 18 mai 2007, dans l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques), il compte plus de 56 000 planches (dont celles de l'herbier de Parmentier), 220 planches d’aquarelles japonaises, des cartes postales, un alguier, des semences. Il est transféré en 1964 au Laboratoire de Biologie Végétale de l'Université Paris-Sud (Orsay). En 1999, ce laboratoire ferme et l'herbier est sauvé de la destruction par acte de cession à titre gracieux à la commune de Verrières-le-Buisson[3].

En 2011-2012, le chiffre d'affaires mondial de Vilmorin était de 112,5 millions d’euros, et ses investissements en Recherche et Développement représentent 16% du chiffre d'affaires.[réf. nécessaire] Vilmorin réalise 70 % de son chiffre d’affaires hors d’Europe.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Claude-Marie Vadrot, La saga des Vilmorin. Grainiers depuis 1774, Delachaux & Niestlé,‎ , p. 27
  2. Philippe Victoire Levêque de Vilmorin, Catalogue des plantes, arbres, arbrisseaux et arbustes dont on trouve des graines, des bulbes et du plant, Chez Andrieux et Vilmorin,‎ , 148 p.
  3. Christine Laurent, L'herbier Vilmorin. Deux siècles de passion pour les plantes comestibles et d'ornement, Belin,‎ , 192 p.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gustave Heuzé, Les Vilmorin (1746-1899) : Philippe Victoire Levêque de Vilmorin (1746-1804); Pierre Philippe André Levêque de Vilmorin (1776-1862) ; Pierre Louis François Levêque de Vilmorin (1816-1860) ; Charles Philippe Henry Levêque de Vilmorin (1843-1899), Librairie agricole de la Maison rustique, Paris, 1899, 32 p.
  • Georges Trébuchet et Christian Gautier, Une famille, une maison : Vilmorin-Andrieux. Publication L'historique de Verrières, 1982, 119 p., nombreuses illustrations noir & blanc.
  • Le guide Clause-Vilmorin du jardin, Oxadis, Saint-Quentin-Fallavier, 2008 (35e éd.), 719 p. (ISBN 2-9512916-4-7).
  • Christine Laurent, « Les Vilmorin, des botanistes d'exception », Pour la Science, no 458,‎ .
  • Christian Ferault et André Gallais, « Les Vilmorin à l’Académie d’Agriculture de France, Présence, fonctions et activités », Notes académiques, Académie d'agriculture de France,‎ (lire en ligne)

Lien externe[modifier | modifier le code]